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Galilée honore ses donateurs

L’organisme Galilée a réuni ses donateurs le jeudi 28 mai 2026, lors d’une soirée reconnaissance afin de remercier ceux qui, dans l’ombre, soutiennent la mission au quotidien.

Ils sont des particuliers, des entreprises, des partenaires qui accompagnent l’institution, l’aidant à poursuivre son idéal afin de préserver la dignité des familles, nourrir les enfants avant l’école, au-delà du simple fait de distribuer des boîtes.

La mission de Galilée repose sur le dépannage alimentaire, l’éducation alimentaire et la récupération alimentaire. En 2025, ce sont quelque 340 ménages qui ont bénéficié des services de l’organisme, pour un total d’environ 5 000 dépannages, sans compter les paniers de Noël et les autres initiatives. Chaque famille reçoit un panier d’une valeur d’environ 250 $, comprenant de viande, des produits laitiers, des fruits et légumes, pour une contribution symbolique de seulement 10 $ par mois.

À cela s’ajoutent les cuisines collectives aux deux semaines, où les membres apprennent à cuisiner le contenu de leur panier, réduisant ainsi le gaspillage alimentaire. Le frigo sympathique, ouvert 24 heures sur 24, 365 jours par année, est accessible à toute la population de Terrebonne, pour déposer ou récupérer de la nourriture librement. Galilée offre également un camp de jour à seulement 10 $ pour tout l’été.

Donner quand les dons se font plus rares

Avec un budget annuel d’environ 400 000 $, dont près de 80 000 $ proviennent de dons privés, l’apport des donateurs n’est pas symbolique. Il est structurant. Ils jouent un rôle qui n’est pas à négliger, permettant à l’organisme d’enrichir ses paniers, et de maintenir des services de qualité, alors que le coût des aliments ne cesse d’augmenter et que les dons en denrées se font plus rares.

Pourquoi ? Parce que le contexte a changé.

L’arrivée d’une chaîne de magasins de liquidation alimentaire a bouleversé la chaîne de distribution. Les fournisseurs, qui donnaient auparavant leurs surplus aux banques alimentaires, préfèrent désormais les vendre. Résultat : Galilée et ses partenaires, dont Moisson Laurentides, reçoivent moins de denrées qu’avant.

« Donc, ça impacte beaucoup notre budget. On reçoit moins de denrées qu’avant de nos partenaires. Puis, il reste beaucoup moins de choses pour les banques alimentaires.

Même pour Moisson-Laurentides, avec qui on fait affaire, on remarque qu’il y a vraiment une baisse. Ce n’est pas de leur faute. »

Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme Galilée

Les subventions gouvernementales, elles, ne représentent que 32 % du budget de l’organisme, et le financement par projet, souvent limité dans le temps, ne permet pas d’assurer une stabilité durable. « Le gouvernement ne croit pas souvent que les organismes communautaires, c’est un investissement. Il voit ça plutôt comme une charge et ça ne devrait pas, parce que c’est vraiment un investissement au niveau de la communauté », souligne Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme.

« Sans eux, on aurait beaucoup de difficultés. […] Mais c’est sûr que ce n’est pas assez », plaide la responsable.

Galilée peut compter sur quelque 2 000 bénévoles par année. Une subvention avait permis de financer une ressource pour assurer la coordination des services et encadrer les bénévoles, mais à son terme, la ressource a dû être abandonnée.

« Donc, il faut que je trouve une autre subvention pour payer cette personne-là », plaide la responsable.

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