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Culture

Sylvie Froment lance le troisième tome des Belles de Lanaudière

Ce troisième volet raconte l’histoire de la grand-mère maternelle de l’auteure, une femme forte qui accompagne sa famille à travers la crise économique, les maladies, le début du féminisme et le déclin de la foi religieuse au Québec. L’action se déroule à Joliette entre 1920 et 1970.

Après Alphonsine la soumise et Laura la fille-fleur, Sylvie Froment poursuit son œuvre de mémoire en abordant les thèmes de la bienveillance, de la solidarité familiale et de la résilience. Originaire de Montréal, l’auteure puise dans l’histoire de sa famille de Joliette pour dresser un portrait des familles lanaudoises d’autrefois.

Photo courtoisie — L’auteure Sylvie Froment entourée des tomes de sa saga Les Belles de Lanaudière.

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Actualités Politique

Terrebonne :« une défaite crève-cœur pour le Bloc québécois »

La démonstration libérale est de taille, portée par une machine électorale à plein régime. L’effet Carney, dans toute sa splendeur et l’incertitude mondiale dont Donald Trump est le symbole, viennent couronner le succès des libéraux dans cette circonscription historiquement souverainiste.

Yves-François Blanchet en est conscient. Le lendemain du scrutin, devant les médias, il a soutenu que « […] dans le contexte d’insécurité qui caractérise encore la réalité canadienne et québécoise, les folies de Donald Trump et les incertitudes économiques ont fait en sorte que cet effondrement du vote des conservateurs et du NPD est allé renforcer le vote du Parti libéral ».

Pour le professeur Daniel Béland, « il n’y a pas grand-chose que Yves-François Blanchet et le Bloc puissent faire en ce moment, sinon essayer de sauver les meubles. ». Toutefois, souligne M. Béland, « le Bloc […] c’est un parti qui constitue quand même le deuxième choix des Québécois. »

« Quant au Bloc, c’est sûr que la défaite d’hier, c’était une défaite crève-cœur. Mais en même temps, ils voulaient vraiment l’emporter. Ils ont mis beaucoup d’efforts dans cette course-là. »

– Daniel Béland, professeur James McGill, département de science politique, Université McGill.

Le Bloc n’a pas dit son dernier mot

La majorité obtenue par le Parti libéral, notamment en glanant des transfuges et à travers l’élection partielle du 13 avril, confère à Mark Carney les coudées franches pour une durée d’environ trois ans et demi. M. Blanchet compte profiter de ce laps de temps pour continuer à parler de souveraineté et rappeler aux Québécois « les avantages pour le Québec d’être un pays à part entière. »

« Tôt ou tard, plutôt tôt que tard, il faudra que le Québec reprenne son chemin. Le chemin qui lui est propre. Le chemin de la souveraineté. Dès que les Québécois le voudront. »

– Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois

La Chambre des communes sera pour le chef ce haut lieu « d’une nécessaire réflexion sur l’appropriation par le Québec de tous les attributs de la souveraineté ». Se disant fier de la performance de son parti, M. Blanchet rappelle que « la balle est dans la cour de M. Carney ».

« Désormais, et pour la première fois depuis 2015, notre travail s’inscrit dans la durée », insiste M. Blanchet, qui se dit très patient.

Résultat « décevant »

La libérale Tatiana Auguste a remporté l’élection partielle avec 48,3 % des voix, contre 46,9 % pour sa rivale Nathalie Sinclair-Desgagné. Adrienne Charles du Parti conservateur a récolté seulement 3,3 % des votes, tandis que le NPD n’en a recueilli que 0,5 %.

Le chef du Bloc estime ses résultats plus performants que l’année dernière, où son parti avait obtenu 38,7 %, lors des élections de 2025. Il admet toutefois que le résultat du 13 avril 2026 est « décevant », mais pas du tout gênant.

Avec un tel résultat, les conservateurs se sont écroulés et le NPD a complètement disparu de la carte, soutient le professeur Daniel Béland. Le parti de Pierre Poilievre est passé de 18,2 % en 2025 à 3,3 %. Quant au NPD, il a chuté de 6,3 % à 0,5 %. « Mais les autres partis doivent se poser des questions. Les conservateurs et le NPD, qu’est-ce qu’il leur reste au Québec ? », poursuit-il, qualifiant d’alarmants les résultats de ces deux partis.

Heureusement pour eux, observe le professeur Béland, il n’y a pas d’élection générale à l’horizon, car selon lui, ces deux formations politiques se feraient battre à plate couture. Il estime que cette période de trois ans donnera « peut-être » le temps au NPD et aux conservateurs de se reconstruire.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Culture

Festival Grande Tribu – Mascouche et Terrebonne accueillent la 11e édition

Le festival de musique émergente propose trois jours de spectacles gratuits, répartis en trois soirées thématiques, mettant en vedette une vingtaine d’artistes aux styles variés.

Les festivités s’ouvriront le jeudi 30 avril dès 17 h sur la place publique du Vieux-Terrebonne avec la soirée Cric Crac Rock! DJMA lancera le bal en entraînant le public dans un univers musical éclectique. Les groupes Fangus et KLAUS prendront ensuite possession de la scène principale, mêlant énergie rock et folie créative. Sons of Arrakis clôturera cette première soirée au Pub St-Patrick avec une prestation de rock immersif.

En parallèle des concerts, la place publique proposera une offre gourmande avec le camion de rue La Queue du diable, de la Confrérie, ainsi qu’un kiosque de boissons alcoolisées. Quêtes & Café et le Joker Pub Ludique animeront des expériences ludiques, tandis que la tatoueuse Fanny Raymond complétera l’offre pour une soirée à la fois festive et originale.

Le vendredi 1er mai, le festival se déplacera sur le chemin Sainte-Marie, au cœur du Vieux-Mascouche, pour la soirée Gazon Blues. Nouveauté cette année : en plus de la scène principale et de la scène Phoque Off, une troisième scène fera son apparition à la Buanderie, où des artistes offriront des prestations en formule busking. Le groupe bluegrass Picky Pickers ouvrira le bal dès 18 h en inaugurant ce nouvel espace. Le public pourra ensuite profiter des performances de Bosko Baker, Stompin’ Trees, Josh and the Dirty Rags et Alice Bro.

Photo courtoisie Nadim Zakkour – Le Festival Grande Tribu mise sur la découverte musicale pour rassembler la communauté.

Le samedi 2 mai, la journée Global Mental prendra le relais avec une programmation qui s’étirera de 13 h à 23 h. En après-midi, LECOQ, Ammoye, Svarica et Aujourd’hui se partageront la scène avec leurs univers musicaux variés. En soirée, le voyage musical se poursuivra avec Plomberie, Ramon Chicharron, Sara et Rebecca, Ayrad, Jashim et Sonido Pesao.

Pendant les deux journées du festival à Mascouche, plusieurs restaurateurs et commerces du Vieux-Mascouche prolongeront leurs heures d’ouverture afin d’accueillir les festivaliers. Parmi les adresses à découvrir : La Bine, L’Albatros, BYGS Smoked Meat, le café Pastel et Crème, la confiserie Sucre Rose ainsi que le fleuriste Panier de fleurs.

Une zone ludique accueillera les familles en quête de divertissement, tandis que les plus téméraires pourront se laisser tenter par un tatouage réalisé par l’artiste Créathéna. Un espace terrasse convivial sera également aménagé afin de permettre aux festivaliers de profiter pleinement de l’ambiance unique de Grande Tribu, dans une atmosphère détendue.

La programmation complète du Festival Grande Tribu est disponible sur festivalgrandetribu.com. L’application mobile FEST permet également de consulter l’horaire des spectacles.

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Société

21 personnalités signent le Livre d’or de la Ville de Terrebonne

Lors de cette cérémonie annuelle, le maire a souligné l’apport de plusieurs citoyens à la vitalité de la ville et célébré l’anniversaire de huit organismes communautaires.

« La richesse d’une ville repose sur celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ce sont vos efforts, votre passion, votre créativité et votre sens du partage qui contribuent à faire de Terrebonne une communauté dynamique, engagée et inspirante », a déclaré le maire Mathieu Traversy, en présence du conseil municipal et des invités.

Cette cérémonie a été l’occasion pour la Ville et son conseil municipal d’exprimer leur reconnaissance envers ceux qui contribuent au rayonnement de Terrebonne. Notons que parmi les signataires figurent des bénévoles, des artistes, des athlètes, des entrepreneurs, des étudiants ainsi que des membres d’organismes communautaires.

À la tête d’Opti-Jeunesse depuis 11 ans, cette reconnaissance revêt pour Yvon Robert-Ricard une importance particulière. Ayant déjà signé le Livre d’or par le passé, il se dit fier d’avoir été invité par le maire Mathieu Traversy à le signer à nouveau, cette fois, en tant que président du club.

« Notre mission, c’est d’aider »

Autrefois affilié au mouvement Optimiste international basé aux États-Unis, l’organisme a choisi de prendre son indépendance. Cette autonomie lui permet de garder ses fonds au Québec et de soutenir davantage de communautés locales dans le besoin, rappelle son président.

Opti-Jeunesse soutient financièrement plusieurs organisations de la région, dont Galilée, un organisme de Terrebonne qui distribue des paniers de nourriture, ainsi que les scouts locaux. Le club organise diverses activités de financement pour multiplier ses dons. « On peut faire, par exemple, un tournoi de golf. On fait différentes activités pour aller chercher des sous, pour les distribuer », explique Yvon Robert-Ricard.

Il annonce que cet été, l’organisme prévoit soutenir les jeunes sportifs de Terrebonne qui font leurs premiers pas dans le baseball, les débutants en soccer ainsi que les jeunes hockeyeurs dans le besoin d’équipement. « Notre mission, c’est d’aider », conclut-il.

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Sports

Volleyball et basketball – Les Rafales brillent à Terrebonne

Du côté du volleyball masculin, les Rafales ont réalisé un doublé sans précédent dans l’histoire du programme en remportant à la fois le championnat de la saison régulière et le titre régional. L’équipe a dominé sa conférence de bout en bout, terminant la saison avec une impressionnante fiche de 20 victoires contre une seule défaite, en plus de remporter 41 manches contre seulement 10 revers.

En championnat régional, les Rafales ont d’abord vaincu l’Assomption en deux manches de 25-10 et 25-19. Ils ont ensuite disposé de Bois-de-Boulogne en demi-finale, par les pointages de 25-18 et 26-25, avant de compléter leur parcours en finale face à Héritage. Après avoir perdu la première manche 17-25, ils ont rebondi pour l’emporter 25-17 puis 18-16 dans un match décisif.

Cette saison a aussi permis à quatre joueurs de se distinguer sur le plan individuel. Nathan Philie-Lafontaine, Antoine Racette, Matheo Parent et Benjamin Dionne ont tous été nommés sur l’équipe d’étoiles de la conférence. Grâce à ces performances, l’équipe accédera à la division 2 la saison prochaine.

Équipe de volleyball posant avec bannière de championnat régional dans gymnase aux murs blancs
Photo courtoisie – Les Rafales du volleyball masculin ont réalisé un doublé historique en 2025-2026, remportant à la fois le titre de la saison régulière et le championnat régional du RSEQ.

Du côté du basketball masculin, les Rafales ont eux aussi signé une saison régulière dominante, conclue au premier rang de leur circuit avec une fiche de 13 victoires et 3 défaites. Ralph Stensky Ruffin et Rollandy Loiseau ont d’ailleurs été sélectionnés sur l’équipe d’étoiles de la conférence.

En séries régionales, les Rafales ont d’abord pris la mesure de l’Assomption en quart de finale par la marque de 89-77. Leur parcours s’est toutefois arrêté en demi-finale, à la suite d’une défaite serrée de 79-85 contre Maisonneuve. Ils ont ensuite vu la médaille de bronze leur échapper dans un revers de 81-88 contre Lionel-Groulx. Malgré tout, cette saison leur permet elle aussi d’accéder à la division 2 l’an prochain.

Le programme des Rafales regroupe au total huit équipes réparties dans six disciplines, soit le flag-football féminin, le volleyball masculin et féminin, le soccer intérieur masculin et féminin, le basketball masculin ainsi que le cross-country masculin. Les résultats enregistrés cette saison témoignent de la vitalité du programme sportif du cégep terrebonnien.

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Culture

Une programmation enlevante au POP ton été pour son 10e anniversaire

À l’occasion de son 10e anniversaire, le festival POP ton été met le paquet avec une programmation d’envergure qui plaira à tous les goûts, en y présentant des artistes aussi courus que Matt Lang et Éric Lapointe.

L’équipe organisatrice du festival a fait les choses en grand afin de souligner les dix ans de ce festival en publicisant sa programmation lors d’un lancement officiel le 2 avril dernier, au bistro L’Aparté, où s’étaient réunis tous les membres du conseil municipal et leur maire Mathieu Traversy, aux bons soins de l’inclassable animateur Luka Lemay, dont l’accueil endiablé n’avait d’égal que les bonnes nouvelles partagées par ses invités.

Présenté du 4 juin au 22 août 2026, POP ton été proposera des prestations pour tous les goûts : rock, pop, hip-hop, country, relève québécoise, et plus encore, sans oublier les fêtes familiales, présentées par Le Lait, et des soirées d’humour conviviales, proposées à différents moments de l’été.

Une fierté partagée

D’entrée de jeu, le maire de l’endroit s’est montré d’un enthousiasme contagieux.

« Que l’on habite à Lachenaie, qu’on habite à La Plaine, qu’on habite à Terrebonne-Ouest, on s’est donné cette mission de rendre accessible la culture à Terrebonne. »

« C’est sûr que, comme maire, d’avoir un festival aussi unique sur le territoire, ça me rend très fier. On l’a amené à bon niveau en 2023, pour le 350e anniversaire de notre municipalité. On continue de lui donner de l’amour et du rayonnement. Et je pense que ça contribue à faire de Terrebonne une ville très différente des autres villes de banlieue de la Couronne de Montréal. Ici, c’est vivant, il y a de l’activité. Ça bouge. Ce n’est pas une ville dortoir ; on est dans l’action et capables de faire participer la communauté à des rassemblements festifs. Cette année ne fera pas exception », a indiqué M. Traversy, sur un ton si énergique et emballé qu’il ne serait guère étonnant de l’y croiser à l’un des spectacles.

L’animateur Lemay n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que le festival a accueilli pas moins de 130 artistes en dix ans d’existence.

Au chapitre des nouveautés de l’édition 2026, on a appris que toutes les soirées prévues à l’agenda présentent deux artistes sur scène pour chacune des dates.

Place à la musique

La liste des artistes qui accueilleront les spectateurs tout à fait gratuitement, le temps d’une soirée sous les étoiles, est longue et fort prometteuse.

Pour ouvrir le festival, Matt Lang et Trudy seront au parc Louis-Gilles-Ouimet, le jeudi 4 juin, suivi le lendemain 5 juin, des artistes Loud et Rymz.

En juillet, le festival se déplace au Parc des Vignobles. Les artistes Bon Enfant et Billie du Page sont à l’affiche le 9 juillet et le groupe Classe Moyenne fera la première partie de la soirée du 10 juillet avant le spectacle de Kaïn qui effectue sa tournée d’adieu.

C’est au parc Philippe-Villeneuve que se dérouleront les dernières soirées musicales avec des invités renommés. On attend la visite d’Éric Lapointe et de son frère Hugo Lapointe le 20 août. Lors de la soirée de clôture musicale, qui se tiendra le lendemain 21 août, place à Brigitte Boisjoli avec son spectacle thématique Elvis, Bring Back ‘68, et Sylvie Desgroseillers et son hommage à Tina Turner « Tina Live ».

Sans oublier les familles et l’humour

En dehors de ces soirées musicales, le festival réserve trois journées d’activités familiales remplies d’animations, de jeux et de nouveauté cette année, des spectacles d’humour. Les rendez-vous gratuits pour les familles : le 6 juin au parc Louis-Gilles-Ouimet, le 11 juillet au parc des Vignobles et le 22 août au parc Philippe-Villeneuve.

Et puisque de nombreux festivaliers aiment rire un bon coup, les organisateurs de POP ton été ont inscrit à la programmation trois soirées d’humour en proposant la Tournée Escale, que l’on présente comme une expérience conviviale et immersive sur une scène nomade et animée par Rolly Assal : le 18 juin au parc Louis-Laberge, le 16 juillet au parc Philippe-Villeneuve, le 13 août au parc des Vignes.

Déjà dix ans

Après dix ans de festival sur son territoire, la Ville de Terrebonne peut se targuer d’avoir été à l’avant-garde sur la scène musicale. L’édition 2026 a un second défi, celui de surpasser le festival présenté en 2025, une année où la palette des invités a été exceptionnelle, se rappelle Julie Richard, la cheffe de division Art, Culture et Bibliothèque, de la Ville de Terrebonne.

L’an dernier, l’artiste Fredz a attiré pas moins de 11 000 spectateurs sur le site du parc Louis-Ouimet. Et ce n’est pas un record, selon Mme Richard. Sales Barbes avait réussi l’exploit de faire déplacer 14 000 personnes, à son spectacle présenté dans le cadre du 350e anniversaire de la ville de Terrebonne.

Et sans oublier Marjo en 2025. « Les gens étaient tellement heureux de revoir cette bête de scène à La Plaine. Ç’a été un spectacle incroyable avec près de 5000 spectateurs », se souvient Mme Richard.

Puis, il ne faut pas oublier que ce genre d’événement estival peut lancer des carrières, souligne-t-elle. C’est notamment le cas de Lou-Adriane Cassidy, qui y a pris part en 2022, alors classée comme artiste émergente.

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Culture

Le Mascouchois Félix St-Jean brille au concours Cégeps en spectacle

Pour le jeune homme de 19 ans, c’est le rêve de toute une vie qui se concrétise. Musicien dans l’âme, il s’est lancé dans les auditions pour cet événement d’envergure qui a lancé la carrière de plusieurs grands noms de la chanson québécoise, dont Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier, et Pierre Lapointe, entre autres.

Les années précédentes, Félix s’inspirait des plus grandes œuvres québécoises, reprenant ses artistes préférés. L’une de ses muses est incontestablement Lynda Lemay, dit-il. « Elle m’inspire, pas juste [à travers] l’écriture de mes textes, mais elle m’inspire aussi sur comment être un artiste, comment faire la scène, comment rencontrer le public. »

Dans le volet régional du concours, il affirme que les juges sont allés jusqu’à le comparer à Daniel Bélanger. « J’aime énormément Daniel Bélanger, confie-t-il, « avec un peu de Louis-Jean Cormier ou d’autres artistes émergents ».

Tracer sa propre voie

Depuis la dernière édition de la compétition, Félix Saint-Jean a pris la décision d’écrire ses propres chansons. Un tournant qui, selon lui, a fait toute la différence. Il décrit cette initiative comme la plus gratifiante de toute cette aventure, laquelle lui a permis de franchir une nouvelle étape au concours. Ce qui l’anime avant tout, confie le jeune artiste, c’est de faire vivre des émotions au public.

« Je pense que c’est beaucoup plus personnel. Je pense que pour un artiste, même si je suis un très jeune artiste, ça fait super longtemps que j’écris des chansons, je pense que c’est vraiment plus personnel de parler de ses émotions que ce soit mes paroles à moi, mes accords de guitare à moi. »

Le numéro proposé par l’artiste, d’une durée de dix minutes par spectacle, se décline en deux pièces différentes. La première, une forme de ballade triste, est écrite en hommage à sa grand-mère décédée. La deuxième, un titre estival et entraînant qu’il espère entendre un jour jouer à la radio, est, selon lui, la plus difficile. « Des fois, c’est plus dur de passer d’une émotion à une autre », reconnaît-il.

« Et ça me rend heureux de voir, sur ma deuxième chanson, je leur demande de taper dans les mains et je vois tout le monde dans la salle taper des mains », confesse-t-il, tout en considérant cette aventure comme sa première participation, en termes de nouveautés.

De grandes perspectives

Félix Saint-Jean a de grands rêves plein la tête. Las Vegas est sa prochaine destination, lâche-t-il en riant, avant d’annoncer, plus sérieusement, avoir été accepté, parmi 14 candidats, à l’École nationale de la chanson à Granby. Il quitte Mascouche l’an prochain afin de s’y installer. « [c’est] un peu comme l’École nationale de l’humour, mais vraiment axée sur les auteurs, compositeurs, interprètes. »

Sa deuxième chanson présentée à Cégep en spectacle, intitulée « Toi et moi », devrait être disponible sur les plateformes d’ici l’été, même si aucune date n’est encore confirmée. Félix rêve de se produire à la Saint-Jean, « qui est une de mes fêtes préférées, très proche de [mon anniversaire] », confie-t-il. 

L’étoile montante dit accueillir avec enthousiasme tout ce que 2026 pourrait lui apporter comme privilège. Qu’il s’agisse de collaborations avec d’autres artistes, de nouvelles scènes, ou de nouveau projets. Il fait de plus en plus de rencontres, notamment grâce à l’École nationale de la chanson. « Je suis dans un gros trip », confie-t-il.

Cap sur la finale

Cégeps en spectacle est une grande vitrine des arts de la scène au niveau collégial au Québec, permettant chaque année à des artistes de la relève l’occasion de se produire dans des disciplines telles le chant, la danse, le théâtre, l’humour ou les arts du cirque.

Un vote coup de cœur est ouvert au public du 2 au 22 avril 2026. Une bourse de 1000 $ offerte par Desjardins sera remise à l’artiste ou au groupe ayant obtenu le plus grand nombre de votes parmi les 10 finalistes nationaux. Les détails du vote sont inscrits sur le site du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ).

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Culture

Martha Wainwright au Vieux Théâtre de Terrebonne

Contrairement à son frère, dont la carrière s’est déployée aux quatre coins de la planète, elle est restée solidement ancrée à Montréal, nourrissant un lien direct avec le public québécois.

Au fil des années, elle s’est aussi distinguée par sa capacité à habiter d’autres répertoires, notamment avec ses relectures d’Édith Piaf, où elle s’approprie cette œuvre magistrale dans une interprétation brute, fragile et paradoxalement forte, profondément personnelle. À cela s’ajoute une tradition familiale bien vivante, alors qu’elle retrouve régulièrement Rufus sur scène pour des spectacles de Noël qui prolongent, à leur manière, l’héritage des McGarrigle. Chez les Wainwright, la scène n’est jamais bien loin de la maison.

Un premier album qui déchire

Vingt ans plus tard, Martha Wainwright revient à ce disque fondateur avec un regard lucide. Dans le texte qui accompagne le spectacle, elle replonge dans cette période déterminante où se succédaient les spectacles dans les bars, les cassettes vendues après les shows, de longues années à chercher sa voix sans savoir si elle serait entendue.

Dix ans à écrire, à tourner, à tomber et se relever, à apprendre le métier sur scène. Ce premier disque, dit-elle, raconte cette traversée-là — une vie en train de se faire, sans garantie de lendemain.

Ceux qui découvriront l’album le 26 avril ressentiront toute cette fougue, caractéristique aux premières prises de parole artistiques, le tout dans une honnêteté crue et décomplexée. On peut penser à Jagged Little Pill, d’Alanis Morissette, sorti dix ans avant celui de Martha Wainwright, comme une influence crédible. On y retrouve cette même façon de transformer une blessure intime en déclaration frontale. Mais là où Morissette explose, dans You Oughta Know par exemple, Wainwright nous prend par la main, s’installe sous un projecteur tamisé et prend le temps de nommer la blessure — une charge qui passe notamment par Bloody Mother Fucking Asshole, pièce centrale de l’album.

Donc, vingt ans plus tard, avec plusieurs albums derrière elle, des enfants, et une carrière toujours bien vivante, elle revient à ces chansons qui l’ont faite.

Sur scène, elle rejoue l’album dans son intégralité, sans nostalgie forcée, mais avec la conscience du chemin parcouru. Parce qu’au fond, comme elle le résume elle-même, il n’y a pas de Martha à 48 ans sans celle de 28.

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Actualités Politique

Les libéraux reprennent le château fort du Bloc Québécois

La libérale Tatiana Auguste l’a emporté avec 731 votes d’avance (48,4 %) contre la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné (46,8 %), soit 730 voix de plus que lors de l’élection précédente, remportée par un seul vote par Tatiana Auguste, avant d’être annulée par la Cour suprême.

« Terrebonne est à la table des décisions maintenant », a lancé Mme Auguste face à la foule de libéraux réunis pour l’occasion. Elle promet de travailler tous les jours « pour que la voix de Terrebonne soit entendue partout à Ottawa et où ça compte absolument ».

« Je vais être prête à travailler pour tous les citoyens de Terrebonne […] tous les organismes communautaires, les entreprises, tout le monde. Donc je suis prête, on se met au travail. »

– Tatiana Auguste, députée libérale élue de Terrebonne

Elle a remercié les militants, les bénévoles, les membres de sa famille, ainsi que tout le caucus pour leur travail, déclarant : « Ça va [être] un plaisir d’être de retour parmi le plus grand caucus du Québec. »

Une ambiance festive

Au rassemblement des libéraux, l’ambiance de fête était palpable. La musique battait son plein et les cris de joie à chaque décompte retentissaient dans la salle. La soirée a toutefois été serrée, les deux rivales se partageant la tête du scrutin à plusieurs reprises. À certains moments, le Bloc menait par une majorité confortable, forçant la ministre fédérale de la Santé et marraine de la campagne libérale à déclarer que, « quels que soient les résultats, nous serons toujours fiers d’elle », adoptant une certaine réserve quant à l’issue du scrutin.

Le soulagement était bien présent chez la ministre, qui a esquissé quelques pas de danse au milieu de ses partisans. Elle dit accueillir cette victoire avec beaucoup de gratitude, saluant le travail accompli par son équipe tout au long de la campagne. « Parfois on travaille fort et on n’a pas les résultats escomptés », admet-elle. « Mais cette fois-ci, on a travaillé fort, ensemble, tous ensemble, parce que c’est une victoire d’équipe. […] Et je crois que les gens de Terrebonne peuvent nous faire confiance, parce que quand une équipe est soudée, elle peut livrer encore mieux », soutient-elle.

Le député fédéral Bienvenu-Olivier Ntumba croit que « c’est le fruit d’un travail acharné », rappelant la décision de justice rendue par la Cour suprême en faveur de la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné, qui avait contesté la victoire par un seul vote de sa rivale, en raison d’une irrégularité imputable à Élections Canada. « On l’a respectée, on a dit : on retrousse les manches, on va sur le terrain. On a travaillé, ce soir les gens de Terrebonne ont tranché à nouveau et d’une manière très claire », a-t-il déclaré.

« Tatiana Auguste est la nouvelle députée fédérale de Terrebonne et on la ramène à Ottawa », a conclu le député libéral.

La candidate libérale était entourée de bénévoles, de collègues, ainsi que de membres de sa famille, dont sa mère Marceline Alexandre Auguste, qui n’a pas tari d’éloges envers sa fille. « Je suis énormément contente. J’étais stressée parce que quand je voyais ma fille, comment elle travaille. Des fois, ça me touche, mais maintenant, elle a travaillé fort, puis elle a réussi », a-t-elle déclaré.

L’effet Carney

Les libéraux ont déployé une machine redoutable afin de gagner ces élections. Le premier ministre Mark Carney s’est présenté à deux reprises à Terrebonne, en soutien à sa candidate. Plusieurs ministres et députés ont défilé à tour de rôle afin de prêter main-forte dans la bataille enclenchée pour ramener Tatiana Auguste à Ottawa.

Pour la ministre Marjorie Michel, l’influence de Mark Carney sur la victoire de la candidate est incontestable. « Il y a plein de facteurs, dont, certainement, la popularité de M. Carney. Les gens disent qu’ils se sentent en confiance avec M. Carney. C’est ce qui nous a permis de remporter de manière un peu plus solide cette victoire aujourd’hui », soutient la ministre.

« Avec presque 800 voix, je ne pense pas qu’on ira en recomptage », a-t-elle conclu.

Les trois circonscriptions en jeu lors de ces élections partielles sont désormais acquises aux libéraux, leur accordant une majorité confortable à la Chambre des communes.

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Non-classé

Le Bloc échoue à Terrebonne

Après une longue lutte serrée et acharnée dans le comté de Terrebonne, qui s’était terminée par une différence d’un seul vote, la libérale Tatiana Auguste du Parti libéral du Canada l’emporte finalement avec 48,4% des votes contre 46,8% pour la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné. Le dépouillement s’est terminé à 00 h 15.

La candidate bloquiste a tenu à souligner les efforts des bénévoles qui ont prêté main forte à son équipe électorale ainsi que ceux des députés du Bloc Québécois et du Parti Québécois qui l’ont accompagné sur le terrain.

« Ce sera à leur tour de porter les intérêts de Terrebonne », dit-elle en parlant de ses collègues siégeant à la Chambre des communes.

Du côté du Bloc Québécois, on juge que le Parti libéral n’a pas besoin d’un siège de plus, puisqu’il est en territoire majoritaire suite à la victoire de Doly Begum dans la circonscription de Scarborough-Sud-Ouest. De plus, on dénonce un financement trois fois plus élevé et des sorties du Premier ministre, Mark Carney, dans la circonscription. Des moyens qui ont été jugés inégaux.

« Malgré cela, ils l’ont remporté que par quelques centaines de votes », soutenait Mme Sinclair-Desgagné.

Sur le terrain, les militants espéraient des résultats plus convaincants. Clovis Valade, militant du Bloc Québécois, affirmait que le résultat sur le terrain serait probablement très serré, en raison d’un nombre d’indécis, lors de son porte-à-porte. « Les gens prennent souvent leur décision dans l’urne », affirmait-il.

Tatiana Auguste récupère donc, pour vrai cette fois, la circonscription de Terrebonne, circonscription que Nathalie Sinclair-Desgagné a représenté de 2021 et 2025.

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