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Société

Commerçants et résidents dénoncent une situation préoccupante dans le Vieux-Terrebonne

Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.

Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.

Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.

Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.

La séance municipale comme tribune

Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.

Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »

Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »

Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.

« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.

Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.

Citoyenne prenant la parole au podium lors d'un conseil municipal de Terrebonne, élus assis au banc devant les drapeaux
Photo Dany Baribeau

Une réalité difficile à mesurer

Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.

Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.

Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.

Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.

La Ville en prend acte

Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.

Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.

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Économie

Un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif bientôt à Terrebonne

Le chantier de 164 nouvelles unités résidentielles s’installe sur le boulevard Lucille-Teasdale, dans un secteur en forte croissance démographique, et vient palier l’enjeu de pénurie de logements de la ville de Terrebonne.

Le projet, qui en est à sa première phase, est soutenu par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’innovation en construction en bois (PICB), qui découle du Plan pour une économie verte 2030. « Dès que nos critères seront atteints, on pourra déclencher la phase 2, sur le même terrain, qui, elle, va amener le projet jusqu’à 424 unités, la phase 2 étant prévue à 18 étages », annonce Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier de solidarité FTQ.

L’objectif, selon lui, est de reproduire ce modèle dans les milieux urbains qui s’y prêtent. La nature même du projet, un immeuble d’une si grande hauteur, le limite aux zones densément peuplées. Une fois, la première phase complétée et le modèle éprouvé, le projet sera déployé à plus grande échelle partout où les conditions le permettront, explique-t-il.

Façade moderne composée de panneaux verticaux brun texturé et bandes sombres, surface répétitive avec lignes régulières et ambiance extérieure.
Photo Iona Mousli – Le Fonds de solidarité FTQ inaugure son chantier de construction d’un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif à Terrebonne.

Innovation

Pour des raisons environnementales, le Fonds immobilier de solidarité FTQ mise sur le bois massif, un matériau à faible empreinte carbone. La conception est axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’efficacité énergétique, les principes de réemploi des matériaux et le confort thermique des occupants. En privilégiant le bois massif, le Fonds contribue à la décarbonation de son portefeuille immobilier, une priorité inscrite dans sa stratégie, soutient le vice-président.

Pour la première fois en Amérique du Nord, le projet aura recours à la technologie québécoise Upbrella, un procédé de construction abritée qui protège les matériaux des intempéries tout en améliorant la sécurité des travailleurs sur le chantier. Le bois massif utilisé sera quant à lui fourni par Nordic Structures – Chantiers Chibougamau, un partenaire de longue date du Fonds.

Le premier projet du genre, d’une douzaine d’étages, avait été construit en 2017 à Québec. « Ce projet-là a déjà commencé à faire changer, à son époque, certains critères du Code national du bâtiment. Et chacun des nouveaux projets, comme nous on le fait présentement, vient influencer les futurs codes », explique M. Cormier.

Un projet très attendu

Le maire de Terrebonne souligne que ce projet reflète la vision de développement que la Ville entend poursuivre, soit augmenter l’offre de logements sur son territoire tout en privilégiant des approches innovantes et respectueuses de l’environnement. Il aura des retombées tangibles sur le quotidien des résidents de Terrebonne, en s’attaquant aux défis de pénurie de logements et de changements climatiques auxquels la ville est confrontée, ajoute-t-il.

Réagissant sur ses réseaux sociaux, la députée de Terrebonne du Parti québécois, Catherine Gentilcore, estime que ce projet est un excellent exemple d’innovation en matière de construction résidentielle, alliant durabilité, rapidité et rentabilité.

« Ces nouveaux logements, construits de manière durable avec du bois du Québec, viendront donner un bon coup de pouce pour augmenter l’offre de logements et ainsi contribuer à résorber la pénurie. Leur emplacement aux abords des grands axes routiers et de transport en commun constitue également un exemple d’aménagement urbain responsable et moderne », écrit-elle.

Le Parti québécois partage le constat du Fonds quant à la nécessité de réduire les coûts de construction au Québec et propose plusieurs mesures en ce sens, notamment l’harmonisation des normes, l’assouplissement de certaines exigences jugées excessives et la simplification des démarches administratives pour les promoteurs, précise-t-elle.

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Sports

Deux duels entre les Hawks et le Titan pour débuter le calendrier préparatoire

Le Titan, c’est l’ancien Mobux de McMaster, rebaptisé en vue de la saison estivale 2026.

Les deux clubs se sont affrontés à deux reprises le 18 avril, dans des duels consécutifs.

Et les deux fois, ce sont les Mirabellois qui sont sortis gagnants : 5-1, puis 5-3.

Tommy Bouffard s’est imposé face aux Lavallois. Deux buts et deux mentions d’aide dans la première rencontre. Deux autres buts dans la seconde. Devant le filet, Isac Sévigny a effectué 28 arrêts.

La saison n’est pas encore commencée que déjà les politesses s’échangent. En fin de soirée, les arbitres ont distribué des pénalités pour inconduite de partie, abus verbal et conduite antisportive.

La LNHB lance officiellement sa saison vendredi 1er mai. Le Titan reprendra l’action samedi face au ProStyle Lettrage de Lévis.

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Sports

Les Titans misent sur la jeunesse… sans attendre

Nouvellement relancée à la suite du transfert de l’organisation du Mobux, l’équipe lavalloise appartient désormais au même groupe que les Hawks de Mirabel mené par Éric Lachapelle. Une acquisition qui vise autant à occuper un marché stratégique qu’à créer une rivalité naturelle dans la région.

« On cherchait une équipe pour venir créer une rivalité avec les Hawks de Mirabel et Joliette. Laval, c’était un beau marché », explique le propriétaire.

Contrairement aux Hawks, bâtis sur plusieurs années et portés par un noyau expérimenté, les Titans prennent un virage différent dès le départ. L’équipe sera jeune. Très jeune.

« C’est une jeune, jeune équipe. On va faire un peu le même principe qu’avec les Hawks, monter tranquillement vers l’objectif ultime », poursuit-il.

Sur papier, l’écart est frappant. Lors des premiers matchs face aux Hawks, il y avait presque 200 matchs d’expérience de différence entre les deux formations. Mais à Laval, ce n’est pas un défaut. C’est le plan.

Pour encadrer cette relève, l’organisation mise sur un duo bien connu dans le milieu : Benoît Desrosiers à la barre, épaulé par Jean-Sébastien Plante. Deux profils expérimentés, passés par différents formats de jeu et reconnus pour leur compréhension du hockey balle.

« Ce sont des passionnés. Des gars qui ont joué à l’international et qui amènent beaucoup aux joueurs. On a déjà des commentaires très positifs de la ligue », souligne Jean-Philippe, le président.

Le mélange entre jeunesse et encadrement est au cœur du projet. Plusieurs vétérans doivent encore se greffer à l’alignement, avec l’objectif clair d’accélérer la progression des plus jeunes.

Mais derrière ce discours de développement, l’ambition est assumée.

« On veut faire du bruit. On veut déranger dès cette année », assure Jean-Philippe.

Un pari audacieux, surtout considérant que la formation d’origine avait terminé au dernier rang la saison précédente.

Le défi est grand, mais nourrit par de bonnes rivalités et du sang neuf, la saison de hockey balle s’annonce prometteuse chez les Titans.

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Sports

Alexis Joseph et Thomas Rousseau seront de l’équipe canadienne des moins de 18 ans

Les deux hockeyeurs viennent tout juste de compléter leur saison dans la LHJMQ.

Des Sea Dogs de Saint John, Alexis Joseph a conclu sa première campagne dans le circuit Cecchini avec 24 buts et 60 points en 54 rencontres. Originaire de la MRC des Moulins, le premier choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ s’est taillé une place sur l’équipe étoile des recrues.

Il avait également porté les couleurs du Canada lors du Défi mondial des M17, à l’automne. Il avait terminé le tournoi au sommet des pointeurs avec 13 points en cinq matchs.

Thomas Rousseau, natif de Saint-Eustache, sort pour sa part d’une longue série opposant le Phoenix de Sherbrooke aux Cataractes de Shawinigan. Ces derniers ont finalement eu le meilleur en sept rencontres.

La saison n’est toutefois pas terminée pour l’ancien des Vikings de Saint-Eustache. Auteur de 22 buts et 52 points, Rousseau a terminé au deuxième rang des marqueurs du Phoenix. Il aura maintenant l’occasion de défendre le titre du programme canadien.

Les deux joueurs feront partie d’un groupe de quatre Québécois invités au camp de l’équipe nationale. Coéquipier de Joseph à Saint John, Cameron Chartrand s’ajoute à la brigade défensive. Giorgos Pantelas complète le quatuor. Né à Laval, il a terminé son hockey mineur à Kelowna, en Colombie-Britannique, et évolue aujourd’hui avec les Wheat Kings de Brandon, dans la WHL.

Le Championnat mondial des moins de 18 ans s’amorcera le 22 avril, précédé de deux rencontres préparatoires les 17 et 19 avril. Les villes de Bratislava et Trenčín, en Slovaquie, accueilleront le tournoi jusqu’au 2 mai.

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Culture

Sylvie Froment lance le troisième tome des Belles de Lanaudière

Ce troisième volet raconte l’histoire de la grand-mère maternelle de l’auteure, une femme forte qui accompagne sa famille à travers la crise économique, les maladies, le début du féminisme et le déclin de la foi religieuse au Québec. L’action se déroule à Joliette entre 1920 et 1970.

Après Alphonsine la soumise et Laura la fille-fleur, Sylvie Froment poursuit son œuvre de mémoire en abordant les thèmes de la bienveillance, de la solidarité familiale et de la résilience. Originaire de Montréal, l’auteure puise dans l’histoire de sa famille de Joliette pour dresser un portrait des familles lanaudoises d’autrefois.

Photo courtoisie — L’auteure Sylvie Froment entourée des tomes de sa saga Les Belles de Lanaudière.

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Actualités Politique

Terrebonne :« une défaite crève-cœur pour le Bloc québécois »

La démonstration libérale est de taille, portée par une machine électorale à plein régime. L’effet Carney, dans toute sa splendeur et l’incertitude mondiale dont Donald Trump est le symbole, viennent couronner le succès des libéraux dans cette circonscription historiquement souverainiste.

Yves-François Blanchet en est conscient. Le lendemain du scrutin, devant les médias, il a soutenu que « […] dans le contexte d’insécurité qui caractérise encore la réalité canadienne et québécoise, les folies de Donald Trump et les incertitudes économiques ont fait en sorte que cet effondrement du vote des conservateurs et du NPD est allé renforcer le vote du Parti libéral ».

Pour le professeur Daniel Béland, « il n’y a pas grand-chose que Yves-François Blanchet et le Bloc puissent faire en ce moment, sinon essayer de sauver les meubles. ». Toutefois, souligne M. Béland, « le Bloc […] c’est un parti qui constitue quand même le deuxième choix des Québécois. »

« Quant au Bloc, c’est sûr que la défaite d’hier, c’était une défaite crève-cœur. Mais en même temps, ils voulaient vraiment l’emporter. Ils ont mis beaucoup d’efforts dans cette course-là. »

– Daniel Béland, professeur James McGill, département de science politique, Université McGill.

Le Bloc n’a pas dit son dernier mot

La majorité obtenue par le Parti libéral, notamment en glanant des transfuges et à travers l’élection partielle du 13 avril, confère à Mark Carney les coudées franches pour une durée d’environ trois ans et demi. M. Blanchet compte profiter de ce laps de temps pour continuer à parler de souveraineté et rappeler aux Québécois « les avantages pour le Québec d’être un pays à part entière. »

« Tôt ou tard, plutôt tôt que tard, il faudra que le Québec reprenne son chemin. Le chemin qui lui est propre. Le chemin de la souveraineté. Dès que les Québécois le voudront. »

– Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois

La Chambre des communes sera pour le chef ce haut lieu « d’une nécessaire réflexion sur l’appropriation par le Québec de tous les attributs de la souveraineté ». Se disant fier de la performance de son parti, M. Blanchet rappelle que « la balle est dans la cour de M. Carney ».

« Désormais, et pour la première fois depuis 2015, notre travail s’inscrit dans la durée », insiste M. Blanchet, qui se dit très patient.

Résultat « décevant »

La libérale Tatiana Auguste a remporté l’élection partielle avec 48,3 % des voix, contre 46,9 % pour sa rivale Nathalie Sinclair-Desgagné. Adrienne Charles du Parti conservateur a récolté seulement 3,3 % des votes, tandis que le NPD n’en a recueilli que 0,5 %.

Le chef du Bloc estime ses résultats plus performants que l’année dernière, où son parti avait obtenu 38,7 %, lors des élections de 2025. Il admet toutefois que le résultat du 13 avril 2026 est « décevant », mais pas du tout gênant.

Avec un tel résultat, les conservateurs se sont écroulés et le NPD a complètement disparu de la carte, soutient le professeur Daniel Béland. Le parti de Pierre Poilievre est passé de 18,2 % en 2025 à 3,3 %. Quant au NPD, il a chuté de 6,3 % à 0,5 %. « Mais les autres partis doivent se poser des questions. Les conservateurs et le NPD, qu’est-ce qu’il leur reste au Québec ? », poursuit-il, qualifiant d’alarmants les résultats de ces deux partis.

Heureusement pour eux, observe le professeur Béland, il n’y a pas d’élection générale à l’horizon, car selon lui, ces deux formations politiques se feraient battre à plate couture. Il estime que cette période de trois ans donnera « peut-être » le temps au NPD et aux conservateurs de se reconstruire.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Culture

Festival Grande Tribu – Mascouche et Terrebonne accueillent la 11e édition

Le festival de musique émergente propose trois jours de spectacles gratuits, répartis en trois soirées thématiques, mettant en vedette une vingtaine d’artistes aux styles variés.

Les festivités s’ouvriront le jeudi 30 avril dès 17 h sur la place publique du Vieux-Terrebonne avec la soirée Cric Crac Rock! DJMA lancera le bal en entraînant le public dans un univers musical éclectique. Les groupes Fangus et KLAUS prendront ensuite possession de la scène principale, mêlant énergie rock et folie créative. Sons of Arrakis clôturera cette première soirée au Pub St-Patrick avec une prestation de rock immersif.

En parallèle des concerts, la place publique proposera une offre gourmande avec le camion de rue La Queue du diable, de la Confrérie, ainsi qu’un kiosque de boissons alcoolisées. Quêtes & Café et le Joker Pub Ludique animeront des expériences ludiques, tandis que la tatoueuse Fanny Raymond complétera l’offre pour une soirée à la fois festive et originale.

Le vendredi 1er mai, le festival se déplacera sur le chemin Sainte-Marie, au cœur du Vieux-Mascouche, pour la soirée Gazon Blues. Nouveauté cette année : en plus de la scène principale et de la scène Phoque Off, une troisième scène fera son apparition à la Buanderie, où des artistes offriront des prestations en formule busking. Le groupe bluegrass Picky Pickers ouvrira le bal dès 18 h en inaugurant ce nouvel espace. Le public pourra ensuite profiter des performances de Bosko Baker, Stompin’ Trees, Josh and the Dirty Rags et Alice Bro.

Photo courtoisie Nadim Zakkour – Le Festival Grande Tribu mise sur la découverte musicale pour rassembler la communauté.

Le samedi 2 mai, la journée Global Mental prendra le relais avec une programmation qui s’étirera de 13 h à 23 h. En après-midi, LECOQ, Ammoye, Svarica et Aujourd’hui se partageront la scène avec leurs univers musicaux variés. En soirée, le voyage musical se poursuivra avec Plomberie, Ramon Chicharron, Sara et Rebecca, Ayrad, Jashim et Sonido Pesao.

Pendant les deux journées du festival à Mascouche, plusieurs restaurateurs et commerces du Vieux-Mascouche prolongeront leurs heures d’ouverture afin d’accueillir les festivaliers. Parmi les adresses à découvrir : La Bine, L’Albatros, BYGS Smoked Meat, le café Pastel et Crème, la confiserie Sucre Rose ainsi que le fleuriste Panier de fleurs.

Une zone ludique accueillera les familles en quête de divertissement, tandis que les plus téméraires pourront se laisser tenter par un tatouage réalisé par l’artiste Créathéna. Un espace terrasse convivial sera également aménagé afin de permettre aux festivaliers de profiter pleinement de l’ambiance unique de Grande Tribu, dans une atmosphère détendue.

La programmation complète du Festival Grande Tribu est disponible sur festivalgrandetribu.com. L’application mobile FEST permet également de consulter l’horaire des spectacles.

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Société

21 personnalités signent le Livre d’or de la Ville de Terrebonne

Lors de cette cérémonie annuelle, le maire a souligné l’apport de plusieurs citoyens à la vitalité de la ville et célébré l’anniversaire de huit organismes communautaires.

« La richesse d’une ville repose sur celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ce sont vos efforts, votre passion, votre créativité et votre sens du partage qui contribuent à faire de Terrebonne une communauté dynamique, engagée et inspirante », a déclaré le maire Mathieu Traversy, en présence du conseil municipal et des invités.

Cette cérémonie a été l’occasion pour la Ville et son conseil municipal d’exprimer leur reconnaissance envers ceux qui contribuent au rayonnement de Terrebonne. Notons que parmi les signataires figurent des bénévoles, des artistes, des athlètes, des entrepreneurs, des étudiants ainsi que des membres d’organismes communautaires.

À la tête d’Opti-Jeunesse depuis 11 ans, cette reconnaissance revêt pour Yvon Robert-Ricard une importance particulière. Ayant déjà signé le Livre d’or par le passé, il se dit fier d’avoir été invité par le maire Mathieu Traversy à le signer à nouveau, cette fois, en tant que président du club.

« Notre mission, c’est d’aider »

Autrefois affilié au mouvement Optimiste international basé aux États-Unis, l’organisme a choisi de prendre son indépendance. Cette autonomie lui permet de garder ses fonds au Québec et de soutenir davantage de communautés locales dans le besoin, rappelle son président.

Opti-Jeunesse soutient financièrement plusieurs organisations de la région, dont Galilée, un organisme de Terrebonne qui distribue des paniers de nourriture, ainsi que les scouts locaux. Le club organise diverses activités de financement pour multiplier ses dons. « On peut faire, par exemple, un tournoi de golf. On fait différentes activités pour aller chercher des sous, pour les distribuer », explique Yvon Robert-Ricard.

Il annonce que cet été, l’organisme prévoit soutenir les jeunes sportifs de Terrebonne qui font leurs premiers pas dans le baseball, les débutants en soccer ainsi que les jeunes hockeyeurs dans le besoin d’équipement. « Notre mission, c’est d’aider », conclut-il.

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Sports

Volleyball et basketball – Les Rafales brillent à Terrebonne

Du côté du volleyball masculin, les Rafales ont réalisé un doublé sans précédent dans l’histoire du programme en remportant à la fois le championnat de la saison régulière et le titre régional. L’équipe a dominé sa conférence de bout en bout, terminant la saison avec une impressionnante fiche de 20 victoires contre une seule défaite, en plus de remporter 41 manches contre seulement 10 revers.

En championnat régional, les Rafales ont d’abord vaincu l’Assomption en deux manches de 25-10 et 25-19. Ils ont ensuite disposé de Bois-de-Boulogne en demi-finale, par les pointages de 25-18 et 26-25, avant de compléter leur parcours en finale face à Héritage. Après avoir perdu la première manche 17-25, ils ont rebondi pour l’emporter 25-17 puis 18-16 dans un match décisif.

Cette saison a aussi permis à quatre joueurs de se distinguer sur le plan individuel. Nathan Philie-Lafontaine, Antoine Racette, Matheo Parent et Benjamin Dionne ont tous été nommés sur l’équipe d’étoiles de la conférence. Grâce à ces performances, l’équipe accédera à la division 2 la saison prochaine.

Équipe de volleyball posant avec bannière de championnat régional dans gymnase aux murs blancs
Photo courtoisie – Les Rafales du volleyball masculin ont réalisé un doublé historique en 2025-2026, remportant à la fois le titre de la saison régulière et le championnat régional du RSEQ.

Du côté du basketball masculin, les Rafales ont eux aussi signé une saison régulière dominante, conclue au premier rang de leur circuit avec une fiche de 13 victoires et 3 défaites. Ralph Stensky Ruffin et Rollandy Loiseau ont d’ailleurs été sélectionnés sur l’équipe d’étoiles de la conférence.

En séries régionales, les Rafales ont d’abord pris la mesure de l’Assomption en quart de finale par la marque de 89-77. Leur parcours s’est toutefois arrêté en demi-finale, à la suite d’une défaite serrée de 79-85 contre Maisonneuve. Ils ont ensuite vu la médaille de bronze leur échapper dans un revers de 81-88 contre Lionel-Groulx. Malgré tout, cette saison leur permet elle aussi d’accéder à la division 2 l’an prochain.

Le programme des Rafales regroupe au total huit équipes réparties dans six disciplines, soit le flag-football féminin, le volleyball masculin et féminin, le soccer intérieur masculin et féminin, le basketball masculin ainsi que le cross-country masculin. Les résultats enregistrés cette saison témoignent de la vitalité du programme sportif du cégep terrebonnien.