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Mascouche – L’Académie St-Margaret fait une croix sur 18 ans d’enseignement

Cette décision fait suite au non-renouvellement de son permis d’enseignement par le ministère de l’Éducation pour l’année scolaire 2026-2027.

« La période de validité du permis détenu par l’Académie St-Margaret, l’autorisant à offrir des services de l’éducation préscolaire (4 et 5 ans) ainsi que des services d’enseignement au primaire, arrive à échéance le 30 juin 2026 », justifie le ministère dans une communication transmise aux parents. « L’établissement a présenté une demande de renouvellement auprès du ministère de l’Éducation ; toutefois, la ministre a rendu une décision défavorable à l’égard de cette demande », lit-on dans le document.

Sur la page Facebook « Spotted Mascouche », des parents se disent sous le choc. Ils affirment avoir été pris au dépourvu et ne plus savoir à quel saint se vouer. Ils critiquent également le délai pris par la direction pour annoncer la nouvelle aux parents. « Je trouve ça ordinaire qu’ils aient attendu aussi longtemps pour l’annoncer. Ça aurait rendu service à des parents et aussi du personnel scolaire au public. Dommage pour les enfants qui devront changer d’école aussi ».

« On ferme parce qu’on est épuisé »

Le directeur exécutif de l’Académie St-Margaret, Alexandre Payeur, précise que la fermeture est due à l’épuisement physique et mental de la famille. « On n’est pas financièrement non viables. On fonctionne », affirme celui qui gère l’institution aux côtés de son épouse. « Ce n’était pas quelque chose qui était très flamboyant au niveau financier. On a toujours été proche de nos sous. Sans être sur le bord du précipice. »

« C’est une école privée où on n’est pas subventionné par le gouvernement. Donc, moi et mon épouse, on ferme parce qu’on est épuisés. »

Alexandre Payeur, directeur exécutif, Académie St-Margaret

Propriétaires de l’établissement depuis 18 ans, M. Payeur souligne qu’il ne peut tout simplement pas se faire remplacer. « Quand quelqu’un est malade à l’école, un employé est malade, on doit toujours travailler en double. Ça épuise physiquement. Ça épuise mentalement. »

Il rappelle les effets de la pandémie sur la société estimant que « les gens sont de plus en plus exigeants. Les enfants ont changé aussi. »

« Ça ne nous convient peut-être plus », ajoute-t-il.

« Perte de temps, d’argent et d’énergie »

En plus de l’épuisement physique et mental, ce que M. Payeur qualifie de fardeau administratif de plus en plus lourd imposé par le ministère de l’Éducation est également responsable de la fermeture. « […] Il y a des choses qui sont demandées, qui sont déraisonnables […] », lâche le directeur, affirmant devoir recommencer chaque année le processus de renouvellement de permis, sans obtenir d’autorisation à plus long terme.

« Pourquoi, s’ils changent le contrat, est-ce qu’ils ne nous mettent pas un nouveau contrat, tout fait, tout clé en main ? », s’interroge-t-il, dénonçant des exigences du ministère qu’il juge changeantes, notamment l’obligation de modifier régulièrement le contrat de service éducatif pour se conformer à de nouvelles règles, « sans accompagnement clair » de la part du ministère. Il soutient que ces ajustements nécessitent des démarches juridiques coûteuses et répétitives.

« Ils changent les règles, ils changent les lois, puis ils nous exigent de travailler pour changer un contrat qui fonctionnait. »

À cela s’ajoutent des exigences financières, dont la production d’états financiers vérifiés, qui représenteraient des coûts importants pour l’établissement. « Alors, c’est sûr qu’à un moment donné, ces papiers-là, on ne veut pas les fournir parce qu’on perd du temps, on perd de l’argent, on perd de l’énergie. »

Deuil

Cette décision représente, pour M. Payeur et sa famille, une perte immense, qu’il compare à un véritable deuil. « On a pris une décision qui nous fait de la peine, je vous dirais. Je suis dans la cour d’école, je regarde les élèves qui sont à l’école, je regarde les élèves qui ont passé. On s’attache à ces enfants-là. Alors, c’est un deuil », confie-t-il.

Il souligne que chaque départ vers le secondaire représentait déjà une étape chargée d’émotion, mais la fermeture de l’établissement marque cette fois une rupture plus définitive, laisse-t-il entendre.

Après près de 18 ans à placer les élèves, les familles et le personnel au cœur de leurs priorités, les responsables affirment avoir fait le choix de se recentrer sur eux-mêmes. « Moi et mon épouse, on s’est choisis. Ça fait 18 ans qu’on pense aux élèves, on pense aux familles, on pense à notre personnel avant nous-mêmes. Et puis, à un moment donné, on se choisit », soutient-il.

Du soutien aux parents

M. Payeur indique avoir contacté plusieurs établissements scolaires, dans les jours précédant l’annonce de la fermeture, afin de vérifier leur capacité d’accueil. Selon lui, tous ont confirmé pouvoir recevoir des élèves, ce qui rendait possible la relocalisation de l’ensemble des enfants.

Les coordonnées de ces écoles ont ensuite été transmises aux parents dans un mémo interne, précise-t-il, ajoutant que les options proposées tenaient compte, notamment, du lieu de résidence des familles. Il soutient que chaque élève pouvait être redirigé vers un autre établissement.

M. Payeur souligne toutefois que le choix final revenait aux parents. Certains auraient décliné certaines options en raison de la distance, des coûts ou de préférences personnelles, notamment dans le cas d’écoles privées jugées plus onéreuses. Plusieurs familles se seraient également tournées vers le réseau public.

La fermeture sera effective après la période du camp de jour. « Et nous continuerons d’accompagner les enfants avec bienveillance et stabilité jusqu’au dernier jour », indiquent les responsables qui annoncent des soutiens aux familles dans cette transition.

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Le Collège Saint-Sacrement en route pour la finale provinciale du Défi génie inventif

D’aussi loin qu’Antoine Fournier s’en souvienne, c’est la première fois que le Collège Saint-Sacrement se qualifie aussi loin dans le concours. C’est pour lui une expérience hors du commun. Le genre d’événement qu’on ne vit qu’une fois. « On ne peut pas vivre ça tout le temps. Je me sens vraiment chanceux d’avoir fait partie d’une belle équipe comme ça, qui s’entoure et qui s’encourage », déclare celui qui a remporté la médaille d’or aux côtés de ses coéquipiers Henri Bousquet, Martin Yang et Thomas Guillemette.

Un véritable travail d’équipe, jumelé à de la motivation et de la persévérance qui « nous a forcés à continuer et à aller encore plus loin […] et qui nous a vraiment marqués », confie le jeune homme, soulignant que le parcours n’a pas été sans embûches.

« Au début, on n’était pas sûrs les uns des autres que ça allait vraiment marcher, parce que Martin, Henri, Thomas et moi, on n’est pas des gens qui se côtoient. Mais on a appris à se connaître à travers ce projet et on a découvert les passions et les intérêts des uns et des autres. »

–Antoine Fournier, élève au 2e secondaire, Collège Saint-Sacrement

Trois médailles et d’autres distinctions

Des médailles d’or, de bronze et d’argent ont été attribuées aux 3 équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement. Les deux premières représenteront la région au volet national du concours. Les jeunes ont relevé le défi « Tire la chaîne » qui consiste en la fabrication d’un prototype capable de se déplacer sur la plus grande distance possible grâce à la descente d’une masse, en tirant une chaîne.

Outre les 3 premiers prix, le Collège Saint-Sacrement est reparti avec plusieurs autres distinctions, dont celui de l’inventivité remis par la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.

Ce qui les a distingués des autres équipes, croit Henri Bousquet, c’est la qualité du travail effectué. « On était la seule équipe du concours à avoir des roulements à billes. Ces roulements à billes réduisent considérablement la friction sur notre essieu en bois, ce qui a permis à notre bolide d’aller plus loin en tirant la chaîne », déclare le récipiendaire de la médaille d’or.

Pour M. Martin Dupont, enseignant responsable du projet Défi génie inventif au Collège Saint-Sacrement, ses équipes réunissaient des élèves de tous les niveaux, mais animés d’une même volonté de gagner. Il raconte qu’ils se sont donnés corps et âme dans la conception de leur bolide, peaufinant leurs ajustements jusqu’à la toute dernière minute. « C’était magnifique de les voir rayonner et être fiers de leur construction, une fois rendus à Saint-Jérôme », confie-t-il.

Ils en sont d’autant plus fiers, précise le responsable, qu’ils représenteront désormais leur région à la finale provinciale. « Pour eux, c’était une occasion en or de représenter leur collège. Ils étaient vraiment fiers de ça, ça se voyait dans leurs yeux », explique M. Dupont.

Un processus rigoureux

Depuis deux ans, l’enseignant Martin Dupont participe avec ses élèves au Défi. Cette année, il a organisé les activités à la fois en classe et en parascolaire à l’heure du midi, selon le niveau des élèves. Après avoir tenu une finale interne réunissant 25 équipes, il a retenu les trois meilleures formations pour la finale régionale. « Et puis, oui, on a eu une belle surprise […] quand on a remporté, en fait, les trois premières places », se réjouit-il.

Cette victoire a porté certains élèves à vouloir travailler encore plus fort à l’école, indique l’enseignant. Il note également que plusieurs n’avaient pas fermé l’œil la nuit précédant la compétition, signe de la pression ressentie. « C’est clairement quelque chose qui peut leur être utile dans leur vie de tous les jours, la gestion des émotions, du stress, toute l’anticipation par rapport à la compétition », estime-t-il.

Ce sont 33 jeunes qui se sont affrontés le 16 avril à l’Université du Québec en Outaouais, campus de Saint-Jérôme. Seulement quatre équipes sont admises au concours national. Les deux premières équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement représenteront la région au volet national le 23 mai 2026 à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke.

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Le cégep de Lanaudière encadre l’IA générative 

Le document encadre, soutient et harmonise l’usage de ces technologies au sein de la communauté collégiale et en établit les principes pour une utilisation responsable.

Le document enjoint à déclarer toute utilisation de l’IAG lorsque celle-ci contribue à une part significative d’un travail, et met en garde contre la soumission de données sensibles ou protégées à une plateforme d’IAG. Ces outils doivent soutenir les capacités humaines, et non les remplacer, stipule le document.

La Charte découle d’un long processus de consultation entre les membres du personnel entre autres et s’inscrit dans les recommandations des guides d’utilisation de l’IA dans les cégeps et les universités fournis par le gouvernement du Québec. Ce processus de concertation, précise la directrice générale du cégep de Lanaudière, Geneviève Perreault, a permis non seulement de dégager un consensus, mais aussi de sensibiliser la communauté collégiale aux principaux enjeux, notamment la protection des renseignements personnels. De plus, la Loi 25 à laquelle l’établissement est soumis a guidé les démarches pour baliser clairement l’utilisation de l’IA.

« Notre Cégep choisit de se positionner de manière proactive afin de soutenir une utilisation adéquate de l’IA générative. Pour nous, l’innovation doit s’accompagner d’encadrement, de transparence et d’un profond respect de nos valeurs éducatives. Cette Charte permettra à notre communauté de progresser avec confiance et intégrité, tout en demeurant à l’avant-garde des pratiques du réseau collégial », souligne Mme Perreault.

Stratégie pour une technologie en pleine évolution

Le Cégep de Lanaudière regroupe les campus de Joliette, L’Assomption et Terrebonne. S’ils jouissent chacun d’une autonomie pédagogique, ils sont tous soumis à la charte élaborée afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs, précise la directrice. « Alors, nous, on prend ça au sérieux. On a un positionnement stratégique à cet effet-là. Puis, il y a des principes avec lesquels on ne veut pas négocier », tranche Mme Perreault, précisant que « cette première mouture, bien que simple en apparence, envoie quand même des principes forts pour l’organisation ».

La charte servira de fondement pour l’élaboration de règles pédagogiques propres à chacun des trois campus du cégep de Lanaudière et à la formation continue. Il s’agit d’harmoniser les pratiques et d’accompagner les étudiants vers une utilisation responsable des technologies émergentes.

« […] Dans chacun de nos collèges constituants, il y a des comités pédagogiques qui se sont mis en place. Je vous dirais que quelque part d’ici la fin de la prochaine session, au début de la prochaine, on aura des plans beaucoup plus structurés sur [la façon dont] cette charte-là va se déployer par la suite de façon pédagogique dans l’enseignement ».

Sensibilisation

Si la charte a été bien accueillie par la communauté collégiale, le travail de sensibilisation auprès des étudiants reste à faire. « On est à l’étape de la sensibilisation, établir le plan de communication », précise Mme Perreault, ajoutant que les principes éthiques qui orientent la démarche visent avant tout à soutenir les pratiques sur le terrain.

On suppose souvent que les jeunes adoptent ces outils sans recul, soulève la directrice qui dit observer plutôt une génération lucide, consciente des enjeux sociaux et sociétaux que soulève l’intelligence artificielle. « Je pense qu’on peut leur faire confiance », affirme-t-elle, se disant satisfaite de la réception jusqu’à présent.

La directrice annonce également la mise sur pied d’un comité permanent, chargé d’alimenter les réflexions pédagogiques et d’assurer le lien avec l’institution.

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Le quartier universitaire de Terrebonne se concrétise

La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, a insisté sur l’importance de rapprocher l’université des citoyens. Montréal peut sembler à portée de main depuis Terrebonne, selon elle, mais la réalité du transport quotidien raconte une autre histoire, souligne-t-elle. Certains étudiants doivent consacrer jusqu’à trois heures par jour pour se rendre dans les établissements universitaires de grands centres, un obstacle qui peut compromettre leur persévérance scolaire et freiner leur ambition, affirme la ministre.

« Mais quand on est loin de Montréal, puis qu’on se dit, pour aller à l’université, il va falloir que j’aille dans un grand centre, est-ce que je vais être capable de le faire ? Bien, c’est un niveau de difficulté qui peut le freiner. Alors, ce qu’on fait aujourd’hui, c’est donner des outils à nos jeunes pour qu’ils aillent plus loin », précise-t-elle.

Pour la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pascale Déry, « l’accès à des programmes de formation de proximité maximise les chances de retenir nos diplômés dans la région, en plus d’augmenter le taux de diplomation. » L’avancement du projet, selon elle, n’aurait pas atteint ce stade sans les efforts colossaux investis par tous les partenaires mobilisés pour parvenir à une solution adaptée aux réalités et besoins de la population. »

Un consensus régional

Selon le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, ce projet vieux de plus de vingt ans est porté par un ensemble de partenaires régionaux, dont l’UQTR et la Ville de Terrebonne. « Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape pour le Quartier universitaire de l’UQTR à Terrebonne. Cela démontre le consensus régional autour de l’importance d’une présence universitaire forte dans Lanaudière », a indiqué M. Blanchette.

« Cet agrandissement nous donne les moyens d’augmenter l’offre de programmes universitaires, d’accroître le taux de diplomation et de répondre aux besoins de formation de la relève dans la région […] », s’est-il réjoui.

Le campus accueillera environ 1 000 étudiants pour la première phase et proposera des programmes sélectionnés pour répondre aux besoins spécifiques de la région, annonce M. Blanchette. Il s’agit de baccalauréats en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en psychologie, en sciences comptables, et en travail social, ainsi que des certificats en éducation et en comptabilité, et un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences comptables.

Un tournant pour Terrebonne

Le maire de Terrebonne a rappelé que sa ville est la seule grande ville du Québec à ne pas disposer encore d’un véritable campus universitaire. Il s’est dit fier de l’appui du gouvernement du Québec et a réaffirmé l’engagement de la Ville à permettre à ses citoyens de vivre, travailler et étudier sur son territoire.

Le maire a tenu à saluer le travail accompli par l’UQTR, et s’est dit convaincu que l’offre de programmes sera si attrayante qu’elle pourrait même attirer des étudiants de Montréal.

« On dit que [le quartier universitaire] c’est pour les jeunes de la région de Lanaudière, mais j’ai très confiance, Mme la ministre, que même des gens de Montréal pourraient traverser à contresens peut-être le pont Charles-De Gaulle pour venir profiter de certaines cartes de programmes exceptionnelles. »

Au-delà de sa vocation académique, le campus constitue aussi un moteur économique, favorisant le maillage avec les entreprises et la création d’emplois, selon M. Traversy. « On sait qu’une université, c’est très académique, mais c’est aussi économique. Ça peut mener donc à du maillage avec des industries, avec la création d’emplois, avec tout un dynamisme pour le territoire. »

Le député de Marceau, Mathieu Lemay, a pour sa part, rappelé l’importance de l’éducation comme levier porteur sur les plans économique, culturel et social. Selon lui, permettre aux citoyens d’étudier à proximité de leur lieu de résidence, sans avoir à parcourir de longues distances, fait toute la différence pour les générations futures. « Ce quartier universitaire est un projet structurant dont les retombées se feront sentir pour les décennies à venir », a-t-il conclu.