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Le cégep de Lanaudière encadre l’IA générative 

Le document encadre, soutient et harmonise l’usage de ces technologies au sein de la communauté collégiale et en établit les principes pour une utilisation responsable.

Le document enjoint à déclarer toute utilisation de l’IAG lorsque celle-ci contribue à une part significative d’un travail, et met en garde contre la soumission de données sensibles ou protégées à une plateforme d’IAG. Ces outils doivent soutenir les capacités humaines, et non les remplacer, stipule le document.

La Charte découle d’un long processus de consultation entre les membres du personnel entre autres et s’inscrit dans les recommandations des guides d’utilisation de l’IA dans les cégeps et les universités fournis par le gouvernement du Québec. Ce processus de concertation, précise la directrice générale du cégep de Lanaudière, Geneviève Perreault, a permis non seulement de dégager un consensus, mais aussi de sensibiliser la communauté collégiale aux principaux enjeux, notamment la protection des renseignements personnels. De plus, la Loi 25 à laquelle l’établissement est soumis a guidé les démarches pour baliser clairement l’utilisation de l’IA.

« Notre Cégep choisit de se positionner de manière proactive afin de soutenir une utilisation adéquate de l’IA générative. Pour nous, l’innovation doit s’accompagner d’encadrement, de transparence et d’un profond respect de nos valeurs éducatives. Cette Charte permettra à notre communauté de progresser avec confiance et intégrité, tout en demeurant à l’avant-garde des pratiques du réseau collégial », souligne Mme Perreault.

Stratégie pour une technologie en pleine évolution

Le Cégep de Lanaudière regroupe les campus de Joliette, L’Assomption et Terrebonne. S’ils jouissent chacun d’une autonomie pédagogique, ils sont tous soumis à la charte élaborée afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs, précise la directrice. « Alors, nous, on prend ça au sérieux. On a un positionnement stratégique à cet effet-là. Puis, il y a des principes avec lesquels on ne veut pas négocier », tranche Mme Perreault, précisant que « cette première mouture, bien que simple en apparence, envoie quand même des principes forts pour l’organisation ».

La charte servira de fondement pour l’élaboration de règles pédagogiques propres à chacun des trois campus du cégep de Lanaudière et à la formation continue. Il s’agit d’harmoniser les pratiques et d’accompagner les étudiants vers une utilisation responsable des technologies émergentes.

« […] Dans chacun de nos collèges constituants, il y a des comités pédagogiques qui se sont mis en place. Je vous dirais que quelque part d’ici la fin de la prochaine session, au début de la prochaine, on aura des plans beaucoup plus structurés sur [la façon dont] cette charte-là va se déployer par la suite de façon pédagogique dans l’enseignement ».

Sensibilisation

Si la charte a été bien accueillie par la communauté collégiale, le travail de sensibilisation auprès des étudiants reste à faire. « On est à l’étape de la sensibilisation, établir le plan de communication », précise Mme Perreault, ajoutant que les principes éthiques qui orientent la démarche visent avant tout à soutenir les pratiques sur le terrain.

On suppose souvent que les jeunes adoptent ces outils sans recul, soulève la directrice qui dit observer plutôt une génération lucide, consciente des enjeux sociaux et sociétaux que soulève l’intelligence artificielle. « Je pense qu’on peut leur faire confiance », affirme-t-elle, se disant satisfaite de la réception jusqu’à présent.

La directrice annonce également la mise sur pied d’un comité permanent, chargé d’alimenter les réflexions pédagogiques et d’assurer le lien avec l’institution.

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Le quartier universitaire de Terrebonne se concrétise

La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, a insisté sur l’importance de rapprocher l’université des citoyens. Montréal peut sembler à portée de main depuis Terrebonne, selon elle, mais la réalité du transport quotidien raconte une autre histoire, souligne-t-elle. Certains étudiants doivent consacrer jusqu’à trois heures par jour pour se rendre dans les établissements universitaires de grands centres, un obstacle qui peut compromettre leur persévérance scolaire et freiner leur ambition, affirme la ministre.

« Mais quand on est loin de Montréal, puis qu’on se dit, pour aller à l’université, il va falloir que j’aille dans un grand centre, est-ce que je vais être capable de le faire ? Bien, c’est un niveau de difficulté qui peut le freiner. Alors, ce qu’on fait aujourd’hui, c’est donner des outils à nos jeunes pour qu’ils aillent plus loin », précise-t-elle.

Pour la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pascale Déry, « l’accès à des programmes de formation de proximité maximise les chances de retenir nos diplômés dans la région, en plus d’augmenter le taux de diplomation. » L’avancement du projet, selon elle, n’aurait pas atteint ce stade sans les efforts colossaux investis par tous les partenaires mobilisés pour parvenir à une solution adaptée aux réalités et besoins de la population. »

Un consensus régional

Selon le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, ce projet vieux de plus de vingt ans est porté par un ensemble de partenaires régionaux, dont l’UQTR et la Ville de Terrebonne. « Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape pour le Quartier universitaire de l’UQTR à Terrebonne. Cela démontre le consensus régional autour de l’importance d’une présence universitaire forte dans Lanaudière », a indiqué M. Blanchette.

« Cet agrandissement nous donne les moyens d’augmenter l’offre de programmes universitaires, d’accroître le taux de diplomation et de répondre aux besoins de formation de la relève dans la région […] », s’est-il réjoui.

Le campus accueillera environ 1 000 étudiants pour la première phase et proposera des programmes sélectionnés pour répondre aux besoins spécifiques de la région, annonce M. Blanchette. Il s’agit de baccalauréats en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en psychologie, en sciences comptables, et en travail social, ainsi que des certificats en éducation et en comptabilité, et un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences comptables.

Un tournant pour Terrebonne

Le maire de Terrebonne a rappelé que sa ville est la seule grande ville du Québec à ne pas disposer encore d’un véritable campus universitaire. Il s’est dit fier de l’appui du gouvernement du Québec et a réaffirmé l’engagement de la Ville à permettre à ses citoyens de vivre, travailler et étudier sur son territoire.

Le maire a tenu à saluer le travail accompli par l’UQTR, et s’est dit convaincu que l’offre de programmes sera si attrayante qu’elle pourrait même attirer des étudiants de Montréal.

« On dit que [le quartier universitaire] c’est pour les jeunes de la région de Lanaudière, mais j’ai très confiance, Mme la ministre, que même des gens de Montréal pourraient traverser à contresens peut-être le pont Charles-De Gaulle pour venir profiter de certaines cartes de programmes exceptionnelles. »

Au-delà de sa vocation académique, le campus constitue aussi un moteur économique, favorisant le maillage avec les entreprises et la création d’emplois, selon M. Traversy. « On sait qu’une université, c’est très académique, mais c’est aussi économique. Ça peut mener donc à du maillage avec des industries, avec la création d’emplois, avec tout un dynamisme pour le territoire. »

Le député de Marceau, Mathieu Lemay, a pour sa part, rappelé l’importance de l’éducation comme levier porteur sur les plans économique, culturel et social. Selon lui, permettre aux citoyens d’étudier à proximité de leur lieu de résidence, sans avoir à parcourir de longues distances, fait toute la différence pour les générations futures. « Ce quartier universitaire est un projet structurant dont les retombées se feront sentir pour les décennies à venir », a-t-il conclu.