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Lanaudière et les Laurentides font front commun pour se faire entendre du gouvernement

Et parce qu’elles estiment être peu visibles et peu entendues, les deux régions décident de s’unir afin de « parler d’une voix forte auprès des décideurs politiques », pour s’assurer que leurs territoires obtiennent la juste part qui leur revient.

Les deux régions se retrouvent généralement en queue de peloton dans le soutien gouvernemental et bénéficient d’une couverture politique insuffisante, dénonce M. Lalande. Le sous-financement, dit-il, est visible dans différents secteurs. Plusieurs projets d’école ont notamment été stoppés en raison du manque de financement, alors que ces régions connaissent un fort taux de croissance démographique. « C’est là qu’il y a le plus de classes modulaires actuellement, parce que les taux de croissance démographique le demandent. » Le même constat s’impose pour les soins hospitaliers et le réseau routier. Les défis sont nombreux, soutient le préfet.

« Quand on regarde les différents indices qui démontrent l’engagement et les investissements publics dans différents secteurs, ce n’est pas rare que les régions de Lanaudière et Laurentides arrivent dernière et avant-dernière dans le soutien gouvernemental qui accompagne les investissements. Ça peut aller en récréotourisme, ça peut aller en investissement manufacturier, en nombre de ressources, par exemple, dans le domaine de la santé par population. On a plusieurs indices comme ça qui tendent à démontrer que nos deux régions sont moins bien financées qu’ailleurs. »

Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides.

Deux représentants régionaux se serrant la main devant un podium et des bannières lors d'une entente interrégionale
Photo courtoisie – Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides et Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie.

Les élections provinciales pour un meilleur impact

Cette alliance interrégionale constitue, de l’avis de la présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie, une avancée significative pour porter avec force les besoins et les réalités de « nos territoires auprès des décideurs nationaux ».

La période électorale est tout indiquée pour porter cette revendication commune puisque le paysage politique tend à se modifier. Il s’agit pour Isabelle Perreault, d’une opportunité de « s’assurer qu’on soit entendu ».

Historiquement, les Laurentides et Lanaudière ont toujours fait front commun pour défendre les intérêts de leur population. Ils sont d’ailleurs liés de manière géostratégique et partagent plusieurs défis. « C’est quand même une alliance assez naturelle », soutient Mme Perreault.

Dans les prochaines semaines, les deux territoires s’attèleront à recenser leurs enjeux prioritaires et à formuler des propositions concrètes à l’intention des partis politiques provinciaux, dans l’espoir d’obtenir des engagements fermes du gouvernement du Québec.

Notons que la Table des Préfets de Lanaudière et le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides ont scellé cette entente en marge de l’Assemblée des MRC de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui s’est tenue mercredi à Québec. La FQM a profité de l’événement pour présenter ses priorités en vue des prochaines élections.

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Infrastructures et financement gouvernemental : le maire de Mascouche n’en démord pas

En marge du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins, il a réitéré ses demandes en matière d’infrastructures et de financement.

Le maire s’est dit toutefois prêt à faire confiance aux deux dirigeants. Ni la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ni le premier ministre fédéral Mark Carney ne sont en poste depuis longtemps, a-t-il rappelé. « Je vais donner la chance aux coureurs », laisse-t-il tomber.

M. Tremblay dit percevoir chez les deux dirigeants une volonté réelle d’en arriver rapidement à des consensus et d’injecter des fonds dans les municipalités. Il souhaite néanmoins que les sommes annoncées se concrétisent rapidement dans les coffres municipaux afin de ne pas freiner les projets en cours. « On va voir », a-t-il tout de même tempéré.

Une entente attendue depuis deux ans

Le 2 juin, le premier ministre du Canada, Mark Carney et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont annoncé conjointement la conclusion de plusieurs ententes, dont le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC).

C’est près de 10 milliards de dollars qui seront versés aux municipalités québécoises pour soutenir la réalisation de projets d’infrastructures essentiels dans toutes les régions, notamment en matière de transport en commun.

Une annonce saluée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui réclamait depuis longtemps une telle entente entre les deux paliers de gouvernement. Ces sommes permettront aux municipalités de lancer ou de poursuivre des projets structurants répondant aux besoins concrets de leurs communautés.

TGV : une consultation digne de ce nom, d’abord

Sur le projet de train à grande vitesse, dont le tracé potentiel traverse la région, le maire se montre prudent, mais ferme. La MRC des Moulins n’a pas encore pris position officiellement, et pour cause, aucun tracé définitif n’a été présenté. Le maire réclame une véritable consultation citoyenne.

« Donc, on demande de rencontrer tous les citoyens pour nous assurer d’avoir un projet qui va répondre aux besoins de la population, mais aussi aux attentes en lien avec les enjeux qu’on parle d’agriculture, d’expropriation. »

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche

Les consultations tenues jusqu’ici ressemblent davantage à des exercices de communication qu’à de véritables démarches participatives, laisse-t-il entendre. « On demande de rencontrer tous les citoyens pour s’assurer d’avoir un projet qui répond aux besoins de la population », a-t-il conclu.

Photo courtoisie – Le présidente de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay salue l’entente sur Fonds pour le transport en commun du Canada.

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Terrebonne veut renforcer le sentiment de sécurité de ses citoyens

Lors de la dernière séance municipale d’avril, un groupe de citoyens et de commerçants du Vieux-Terrebonne a fait un plaidoyer contre une situation d’insécurité qu’ils jugeaient grandissante. Ils réclamaient une intervention rapide des autorités municipales. Plusieurs initiatives ont été annoncées en réponse, dont l’installation de caméras de surveillance dans des espaces stratégiques et le renforcement de la présence policière dans les points névralgiques.

Terrebonne n’en est toutefois pas à sa première initiative en matière de sécurité dans l’espace public. La Ville est généralement coansidérée comme sécuritaire et affiche un faible taux de criminalité. Selon Statistique Canada, son indice de gravité de la criminalité demeure bien en deçà de la moyenne nationale. Les autorités municipales souhaitent néanmoins aller plus loin afin de prévenir les enjeux émergents et maintenir un milieu de vie sécuritaire.

Si en 2024 un coup de sonde avait été lancé auprès de diverses communautés afin de tâter le pouls de la situation sécuritaire sur le territoire, la Ville estime aujourd’hui nécessaire de se doter d’outils supplémentaires pour mieux répondre aux préoccupations exprimées sur le terrain.

Pour une situation sécuritaire stable à Terrebonne

Il s’est ensuivi la visite du ministre de la Sécurité publique du Canada, Gary Anandasangaree, en compagnie de la députée de Terrebonne, Tatiana Auguste, dans le cadre d’une visite sur les enjeux de sécurité publique qui touchent la communauté.

Lors d’une visite au quartier général du service de police, le ministre s’est enquis des besoins de financement du milieu et a discuté avec ses homologues des ajustements législatifs nécessaires pour mieux outiller Terrebonne dans la lutte contre le crime.

La Ville a amorcé, quelques jours plus tard, l’élaboration de sa toute première Stratégie de sécurité urbaine afin de renforcer le sentiment de sécurité dans les espaces publics pour l’ensemble de la population.

Établir une meilleure sécurité dans la communauté et mettre les citoyens en confiance, en prévenant toute forme de criminalité à travers le déploiement d’outils technologiques, voilà le leitmotiv de la Ville.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, considère cette mesure préventive de la Ville comme un pilier important. La Stratégie de sécurité urbaine de Terrebonne s’appuie, dit-il, sur l’expertise locale. Elle contribuera, selon le ministre, à assurer la sécurité et le sentiment de sécurité de toute la communauté.

Le maire Mathieu Traversy a, quant à lui, dit vouloir « s’assurer que Terrebonne demeure une communauté sécuritaire ». C’est une priorité pour l’élu. À l’hôtel de ville, tous s’entendent pour « créer des milieux de vie plus sécuritaires, inclusifs et accueillants pour l’ensemble de la population ». Et c’est à travers « des outils concrets, modernes et responsables pour prévenir les incidents et soutenir le travail des intervenants » que les autorités municipales entendent démontrer que « la sécurité est une responsabilité partagée ».

La vidéosurveillance comme outil de dissuasion

Il y a la décision, il y a la mise en œuvre, il y a aussi la dissuasion de commettre tout acte répréhensible. C’est là qu’entre en jeu le système de vidéosurveillance instauré par la Ville depuis quelques mois.

Certaines caméras ont déjà été installées au parc Angora au cours du mois de mai. Ces installations, réalisées en conformité avec la Politique de vidéosurveillance de la Ville, font l’objet d’un encadrement strict. Ladite politique encadre l’utilisation des caméras afin d’assurer le respect de la confidentialité et de la vie privée, indique-t-on. L’usage de ces dispositifs est strictement limité à des fins ciblées et proportionnées, exclusivement pour des raisons de sécurité publique.

« La vidéosurveillance est avant tout un outil de prévention et de dissuasion face aux risques de violence et de criminalité et s’inscrit en complément des actions de prévention sociale et communautaire déjà en place », soutient la conseillère municipale et présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, Lindsay Jean.

La Ville instaurera, d’ici la fin de l’année, un registre volontaire des caméras privées afin de faciliter la coordination avec les autorités en cas d’incident et d’améliorer l’efficacité des interventions, indique le directeur du Service de police de Terrebonne, Benoît Bilodeau.

L’UMI en renfort

Depuis le 17 mai, le Service de police de Terrebonne déploie les activités saisonnières de son Unité mobile d’intervention (UMI) dans le cadre même de cette stratégie de sécurité urbaine. Cette équipe de sept policiers a pour mandat de veiller à l’application rigoureuse de la réglementation municipale, provinciale et fédérale, de mener des opérations ciblées et d’assurer une présence visible dans les parcs, les espaces publics et les zones scolaires, à pied, à vélo ou en véhicule de patrouille.

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Société

Richard Mercier, ou la vie d’un homme au grand cœur

« Richard aura été un exemple d’implication, de détermination et d’altruisme », écrit le maire de Mascouche Guillaume Tremblay qui a rendu un hommage personnel à l’homme sur ses réseaux sociaux. Le maire le remercie de l’avoir accompagné et orienté dans ses débuts en politique.

« Je t’aime, mon ami », conclut-il.

Né le 16 juin 1939 à Cap-Saint-Ignace, au bas du fleuve, Richard Mercier a grandi sur une « terre de roche », dans une famille modeste où le travail manuel et l’entraide étaient des valeurs fondamentales. C’est dans ce Québec rural que se sont forgées les convictions qui allaient guider toute sa vie.

Militant dans l’âme

Avant de se faire héros du militantisme, Richard Mercier a été employé chez Dominion, se distinguant par sa capacité à abhorrer l’injustice. Gérant des fruits et légumes et syndiqué, il est alors propulsé dans le milieu syndical. Alors que le local est en tutelle sous la main mise d’une centrale américaine, indigné, il prend une décision assumée, et se lance dans l’action.

Sa carrière syndicale le mène au cœur du mouvement ouvrier québécois. Il devient une figure respectée du syndicat des travailleurs de l’alimentation et du commerce. Il contribue ensuite à l’affiliation à la FTQ et noue des liens étroits avec Louis Laberge, dont il est proche au point d’être pressenti pour lui succéder un jour.

Ces années le mènent jusqu’aux plus hautes sphères, où il assiste, admiratif, aux échanges entre Laberge et René Lévesque : « […] Louis m’amenait toujours dans ses rencontres et ô combien de rencontres avec M. Lévesque. Ça a été une expérience extraordinaire de voir deux grands visionnaires, deux personnes qui pouvaient se parler de la société québécoise avec autant de passion […] », confiera-t-il à la Société d’histoire de Mascouche dans une entrevue réalisée en 2023.

La SODAM aux premières loges de son histoire

La Société d’histoire de Mascouche a rendu un vibrant hommage à M. Mercier, invitant la communauté à réécouter cette entrevue dans laquelle il se confie sur son enfance, son parcours de syndicaliste, son arrivée à Mascouche et son engagement pour la cause des aînés.

« Tous se souviendront de cet homme généreux, brillant et engagé », peut-on lire sur le compte Facebook de la SODAM.

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20 M$ pour moderniser le parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche

La Ville en déboursera 10 M$ ce qui permettra de réduire les coûts d’intérêts et de préserver sa capacité financière à long terme. 

« Nous posons un geste fort et responsable en y consacrant 10 M$ qui seront payés comptant pour transformer ce lieu unique en un grand parc de plein air, accessible à deux pas de chez vous », affirme le maire Guillaume Tremblay.

La Communauté métropolitaine de Montréal offrira, elle aussi, un soutien financier de 1 M$.

Le projet prévoit notamment le développement d’un réseau totalisant près de 25 km de sentiers pédestres et cyclables ainsi que l’aménagement d’un espace intégré aux bâtiments patrimoniaux visant à accueillir les visiteurs.

La Ville met les bouchées doubles afin de rendre accessible la portion de la forêt située au nord de la rivière Mascouche. Des travaux préparatoires sont en cours et aboutiront en 2029.

« On va créer et relier des sentiers pédestres et équestres. On va offrir un accès à la rivière Mascouche. On va connecter ce site-là à notre réseau de mobilité active déjà existant. On va mettre en valeur un patrimoine naturel exceptionnel. Et on va créer une destination majeure pour Mascouche et pour la grande région », a promis le maire Guillaume Tremblay lors du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins.

Ce projet revêt une valeur immense pour Mascouche, affirme le maire qui s’engage à en faire « un lieu identitaire et rassembleur pour les générations actuelles et futures. »

Offrir un accès privilégié aux citoyens

Le parc offrira aux citoyens un accès à des milieux naturels à proximité de leur domicile, dans un environnement connecté à la rivière Mascouche, aux sentiers et au réseau de mobilité active de la Ville.

Ce sera une destination phare de plein air qui rendra Mascouche plus attractif.

Entre l’annonce d’un projet et sa concrétisation, le chemin est rarement sans embûches, rappelle le maire, soulignant l’importance du projet pour la communauté.

« Aucun manuel de gestion ne vous apprend à prévoir », a-t-il lancé, prenant en exemple la présence d’un martinet ramoneur niché dans une vieille cheminée patrimoniale du site qui, selon lui, ralentit les travaux.

Si le maire se dit sensible à la protection de la faune, il n’a pas caché une certaine impatience face à la situation. « La patience, je ne suis pas celui qui en a le plus », a-t-il admis avec humour.

Le domaine seigneurial, une fois livré, devrait avoir des retombées positives pour résidents de Mascouche, et stimuler l’économie locale. Le maire s’attend à ce que les visiteurs attirés par le site fréquentent les restaurants, les cafés et les commerces du secteur, contribuant ainsi à la vitalité du vieux Mascouche et du centre-ville.

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Le Vieux-Terrebonne obtient officiellement le statut de site patrimonial

Le Décret 745-2026 s’appuie sur la recommandation du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, qui avait préalablement obtenu l’avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous annonce aujourd’hui que le Conseil des ministres a officialisé la protection du Vieux-Terrebonne comme 14e site en importance au Québec en termes de centre-ville patrimonial », a déclaré le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, sur sa page Facebook.

Cette reconnaissance, de l’avis du maire, constituera un legs hors du commun pour les générations futures de Terrebonne. Avec plus de 350 ans d’histoire, Terrebonne est très loin de l’image de banlieue-dortoir qui lui est attribuée, défend le maire « On a un centre-ville historique hors du commun qui fait notre fierté », a-t-il déclaré.

Carte des secteurs du Vieux-Terrebonne illustrant les limites de plusieurs zones, dont le cœur historique, le bourg villageois, le faubourg est et ouest, le long d’un cours d’eau.
Photo courtoisie – Le territoire du PIIA Vieux-Terrebonne.

« Un ancien bourg » reconnu plus tôt que prévu

Le conseiller du district 12-Vieux-Terrebonne, Charles Messier, souligne que si la nouvelle avait été annoncée en juillet dernier, il ne s’attendait pas à ce que le processus s’officialise aussi rapidement. Ce type de démarche peut habituellement s’étaler sur trois ans, fait-il remarquer. Il admet également qu’une certaine inquiétude planait quant à un éventuel changement de gouvernement qui aurait pu compromettre le projet « mais là, avec la CAQ, qui est encore en pouvoir, puis qui vient d’officialiser ça, on est content. »

La Gazette officielle rappelle le rôle déterminant joué par l’ancien bourg juché dans la Seigneurie de Terrebonne dans le développement économique de la région de Montréal et du Québec, particulièrement durant la première moitié du XIXᵉ siècle.

Elle souligne notamment la richesse et la diversité des sites archéologiques du secteur, qui témoignent d’activités industrielles, domestiques et institutionnelles. La trame orthogonale des rues, héritée du XVIIIᵉ siècle, et la densité des grands îlots bâtis sont toujours reconnaissables dans le paysage urbain actuel, indique le document.

C’est un site qui revêt une importance capitale pour les résidents du Vieux-Terrebonne qui ont accueilli la nouvelle avec liesse. Selon Charles Messier, la mobilisation citoyenne autour du patrimoine du Vieux-Terrebonne remonte à plus de 60 ans, bien que le mouvement se soit nettement accéléré au cours des six ou sept dernières années.

Personne posant devant un bâtiment patrimonial en brique rouge entouré de jardins fleuris et de bannières institutionnelles
Photo Dany Baribeau
Charles Messier, conseiller municipal du district 12 – Vieux-Terrebonne et président de la Commission
de l’aménagement et du patrimoine ainsi que du Conseil local du patrimoine, se réjouit de la reconnaissance officielle du Vieux-Terrebonne à titre de site patrimonial.

Une reconnaissance et des exigences

Le site patrimonial compte désormais 200 bâtiments protégés, alors que, jusqu’ici, seuls 7 étaient classés et 31 cités. L’entretien des bâtiments sera soumis à certaines exigences supplémentaires. L’enveloppe extérieure étant déjà encadrée, les contraintes au quotidien devraient demeurer relativement mineures, indique le conseiller.

Charles Messier rappelle qu’un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) est déjà en vigueur à Terrebonne, couvrant un périmètre allant de la rue Moody jusqu’au parc Donat-Belisle et légèrement au nord de la rue Saint-Louis. Ce plan régit déjà le choix des matériaux pour les fenêtres, portes, revêtements extérieurs et balcons. Dans le périmètre du site patrimonial désigné, ces normes seront maintenues, auxquelles s’ajouteront quelques exigences particulières.

Photo Dany Baribeau

Selon le conseiller, certains travaux, comme l’abattage d’arbres ou les excavations dépassant sept pouces de profondeur, nécessiteront un permis spécial, « parce qu’on peut toujours trouver des vestiges archéologiques dans le sol », fait-il remarquer.

L’avantage principal réside dans l’achalandage touristique que le site devrait générer à l’échelle du Québec. « Ce ne sera que de bonnes nouvelles pour les commerçants qui sont en traitement en lien avec les touristes », se réjouit M. Messier.

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Terrebonne : Les citoyens appelés à préparer le futur parc du Boisé

Pelles, pinces et brouettes à la main, les bénévoles procéderont au déblaiement des déchets accumulés depuis la fermeture de l’ancien terrain de golf, contribuant ainsi à la remise en état d’un site de 7,6 millions de pieds carrés.

« C’est l’occasion pour les citoyens engagés de découvrir le parc nature avant tout le monde […] et de démontrer leur engagement envers la ville et leur amour pour ce parc qui est très palpable présentement », affirme Robert Auger, conseiller municipal du district 13 – Coteau-des-Vignobles et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine.

C’est connu à Terrebonne. Les citoyens mettent régulièrement l’épaule à la roue lors d’activités communautaires. La corvée de nettoyage du parc nature du Boisé s’inscrit dans cette tradition d’engagement citoyen, soutient le conseiller.

Un legs pour les générations futures

La Ville de Terrebonne a acquis en 2025 l’ancien terrain de golf, fermé depuis une dizaine d’années, afin d’y aménager le parc nature du Boisé. Le propriétaire souhaitait y développer un quartier résidentiel dense, mais la municipalité a plutôt choisi de préserver cet espace vert stratégiquement situé au cœur de son territoire.

Des démarches ont également été entreprises auprès de la Communauté métropolitaine de Montréal afin d’obtenir une subvention dans le cadre de la Trame verte et bleue, dans le but de protéger ce « poumon vert », indique Robert Auger.

« […] Ce sera bien sûr un beau legs pour les citoyens, et les générations qui vont suivre […] 7,6 millions de pieds carrés, c’est vraiment énorme. C’est plus gros que le parc Maisonneuve à Montréal; je pense que c’est deux fois le parc La Fontaine. »

Depuis l’abandon du terrain il y a une dizaine d’années, la nature a progressivement repris ses droits. Les arbres ont colonisé le site et les anciens bassins de rétention des eaux pluviales se sont transformés en plans d’eau naturels, observe le conseiller.

« C’étaient des lacs qui parcouraient le golf. Ces lacs sont encore existants, donc c’est très beau. Les gens vont être surpris », croit-il.

Ouvert à tous

Pour l’instant, Terrebonne en est à l’étape de la consultation citoyenne. Le processus, qui vise à faire en sorte que le futur parc nature reflète les aspirations de la communauté, se déroule en ligne sur le site internet de la Ville.

La corvée, encadrée notamment par la Brigade verte de la Ville et le Complexe Enviro-Connexions, est ouverte à tous. Le rendez-vous est fixé au parc nature du Boisé.

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Dîner du maire : Guillaume Tremblay fait connaitre ses priorités

D’entrée de jeu, le maire a mis le doigt sur des infrastructures qu’il estime en péril face à un financement insuffisant des gouvernements fédéral et provincial. Il rappelle des chiffres présentés aux assises de l’UMQ, précisant que les municipalités prennent à leur compte environ 60 % des infrastructures publiques du Québec, mais ne reçoivent que 4,4 % des investissements prévus au Plan québécois des infrastructures, soit environ la moitié de ce qu’elles touchaient en 2018.

« Un tuyau, une route, ça ne se remplace pas seulement avec de bonnes intentions, ça prend de l’argent », a-t-il lancé sans détour, comparant une ville à une maison dont les fondations menacent de s’effondrer si on ne fait que changer les rideaux.

De nouveaux projets

Guillaume Tremblay dit prioriser les infrastructures, même si c’est moins spectaculaire, tout en appelant Québec et Ottawa à des actions concrètes. « On est prêts à faire de l’or et à investir plus, mais il faut que les gouvernements supérieurs investissent.

D’ici 2028, Mascouche investira dans des axes stratégiques, dont la montée Masson, le boulevard Mascouche, le chemin des Anglais et l’avenue de la Gare, avant de s’attaquer aux travaux dans les rues de quartier. « Ce sont des axes stratégiques, oui, pour la fluidité, pour la sécurité, le développement du territoire, mais surtout pour la qualité de vie », indique M. Tremblay.

Il annonce par ailleurs une nouvelle bretelle à la sortie de l’autoroute 640. Les travaux devraient débuter à l’été 2026. La levée de servitude du MTQ ayant été accordée, l’appel d’offres pour les travaux est donc lancé, précise le maire, soulignant l’importance du projet pour la fluidité « de nos déplacements ».

Pour une meilleure collaboration régionale

La Ville prévoit convertir la salle du conseil municipal en petite salle de spectacle d’environ 80 places, et travaille à l’implantation d’un complexe hôtelier dans le secteur du Smart Center. Un programme de crédit de taxes a d’ailleurs été adopté pour attirer ce type de projet structurant, qui soutiendrait l’offre événementielle et les commerces locaux, y compris ceux de la ville voisine de Terrebonne.

Sur le plan technologique, Mascouche a formé plus de 150 employés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, en misant sur la plateforme Munia, développée en partenariat avec l’entreprise 40 Solutions, qui garantit la confidentialité des données municipales. Il s’agit, selon le maire, de mieux planifier, mieux gérer, et mieux protéger. « Pas pour remplacer le jugement humain, mais pour être plus efficaces », indique le maire.

La ville présentera également, dans les prochains jours, un plan de résilience climatique, assorti d’un programme annuel de 100 000 $ pour appuyer les interventions préventives des citoyens sur leurs propriétés. « Repousser les décisions en matière de climat, c’est un peu comme voir de la fumée dans son grenier et se dire qu’on regardera ça l’année prochaine », a averti le maire.

« Chaque dollar investi en prévention, en adaptation, en avertissement intelligent, en gestion durable de l’eau, c’est un dollar qui peut nous éviter des coûts beaucoup plus importants que le dollar. « 

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche de collaboration avec la MRC Les Moulins.

Le Vieux-Mascouche au-delà de la carte postale

La Ville veut poursuivre ses efforts en matière de rénovation patrimoniale grâce à l’adoption d’un nouveau programme de subventions tenant compte de la valeur historique des bâtiments. « Un secteur historique vivant, comme le Vieux-Mascouche, ce n’est pas juste beau sur une carte postale », affirme Guillaume Tremblay.

C’est un espace que les gens ont envie d’arpenter, où ils s’arrêtent, consomment et participent à la vie collective, dit-il. Un véritable atout économique et culturel, mais avant tout un marqueur identitaire fort pour la communauté.

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Culture

Mascouche, finaliste aux prix Les Arts et la Ville catégorie Aménagement

« C’est une très grande reconnaissance de pouvoir être finaliste dans une catégorie aussi prestigieuse que celle de l’aménagement », souligne Isabelle Castonguay, régisseuse culturelle à la Ville de Mascouche, précisant que cette distinction reflète des choix politiques et culturels assumés.

Décerné par l’organisation Les Arts et la Ville qui regroupe des municipalités et des acteurs culturels engagés dans le développement culturel des territoires, le prix Les Arts et la Ville allume les projecteurs sur les projets d’art visant à transformer le Vieux-Mascouche.

Le Vieux Mascouche transformé par l’art

Ces dernières années, Mascouche a choisi de mettre le développement culturel au centre de ses priorités, souligne Isabelle Castonguay, précisant que les projets réalisés en 2025 faisaient déjà partie de la planification municipale, avant d’être déposés dans le cadre de l’appel de candidatures. « On a fait de l’aménagement culturel par l’art à différents niveaux. Donc, on a souhaité rendre esthétique et mettre en valeur notre Vieux-Mascouche. »

Le premier projet, une murale en arts visuels, est réalisé directement sur un bâtiment privé du chemin Sainte-Marie par le collectif Art du commun. « On y aperçoit en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie datant d’une centaine d’années, des terres agricoles, le plein air, une famille multiculturelle et l’aspect festif de la ville », explique Mme Castonguay. « Les Mascouchois s’y retrouvent », affirme-t-elle.

Le deuxième a consisté à embellir huit transformateurs sur socle appartenant à Hydro-Québec, situés entre l’hôtel de ville et la place du village Dionis-Chaput. Hydro-Québec a autorisé la transformation de ce haut lieu culturel et touristique, précise Mme Castonguay. Un appel d’artistes professionnels en arts visuels a été lancé en partenariat avec le Festival des Arts de Mascouche afin de transformer ces boîtiers habituellement gris ou beiges en véritables œuvres d’art dans l’espace public, précise la responsable.

Une traverse piétonne colorée a été aménagée entre le stationnement du Vieux-Mascouche et le chemin Sainte-Marie. Au-delà de son aspect esthétique — des pas japonais peints au sol dans les couleurs du Vieux-Mascouche — cette traverse permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder directement à la rue Sainte-Marie, ce qui, auparavant, n’était pas possible.

Sentiment d’appartenance

Au-delà du souci d’embellissement, ces projets visent à créer un sentiment d’appartenance envers ce secteur historique de Mascouche. Ils confèrent, par ailleurs, un caractère unique au Vieux-Mascouche, en faisant de ce secteur un espace plus beau, plus vivant et où il fait véritablement bon s’installer. « On veut surprendre par l’art. On veut que les gens qui prennent une marche tombent sur notre murale », explique la régisseuse culturelle, ajoutant que l’art contribue au bien-être des citoyens.

En intégrant des œuvres dans des espaces du quotidien, la municipalité souhaite également redéfinir l’expérience du centre historique et renforcer son identité culturelle. « Puis, c’est sûr que notre murale qui a été peinte vraiment sur un bâtiment dans le Vieux-Mascouche a quand même une connotation d’identité », souligne-t-elle. « Elle est très identitaire pour nos citoyens parce qu’on peut voir en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie. »

Si le prix Aménagement est attribué par un jury professionnel, le public peut toutefois voter pour le prix « coup de cœur ». La murale en arts visuels au cœur du Vieux-Mascouche est soumise au vote citoyen, permettant aux résidents de soutenir l’initiative.

La Ville invite la population à participer en votant sur la plateforme officielle de Les Arts et la Ville, où le projet du Vieux-Mascouche est en lice.

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Actualités Politique

Samuel Poulin met en garde contre le saupoudrage électoral

C’est un ministre des Affaires municipales qui arrive les mains pleines de promesses à Terrebonne qui a lancé une mise en garde contre les largesses préélectorales, alors que le prochain scrutin provincial se profile à l’horizon et que le mandat du gouvernement caquiste tire à sa fin. La visite s’inscrit dans une tournée provinciale de consultation amorcée depuis quelques semaines par le ministre.

Il a fait savoir que le logement et l’accès à la propriété figurent parmi ses « grandes priorités », et que des projets à Terrebonne pourraient bénéficier d’une collaboration gouvernementale. « L’enjeu de la performance municipale fait également partie de nos priorités et on pourra faire ça ensemble évidemment. Surtout, c’est de propulser nos régions du Québec qui demeurent importantes », soutient M. Poulin.

Il a également annoncé la tenue, d’ici le 24 juin, des États généraux sur le coût des infrastructures et leur financement. Le ministre promet aussi, pour la même échéance, un programme concernant le prolongement des réseaux d’eau potable. « C’est une annonce que j’ai faite à l’Union des municipalités du Québec et que je réitère. Il y aura des sommes pour les villes au cours des prochaines semaines et des prochains mois », a déclaré le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin. Il promet également d’impliquer le secteur privé dans ces consultations. « Pendant trop d’années, on a tenu loin le secteur privé du gouvernement du Québec et des villes », a-t-il reconnu.

Autonomie municipale, l’exigence de l’heure

Le maire Mathieu Traversy, qui a initié la visite, plaide en faveur d’une plus grande autonomie municipale et exprime la volonté de la Ville de collaborer avec le gouvernement sur les enjeux qui touchent Terrebonne. Il réclame notamment l’obtention d’une charte constitutive propre à la municipalité, à l’image d’autres grandes villes québécoises. « Une telle évolution permettrait de mieux répondre aux réalités du terrain, particulièrement dans un contexte de développement urbain, d’accès à la propriété », a insisté le maire.

Sur la question de l’itinérance, le ministre a indiqué que son collègue Lionel Carmant travaille à définir les programmes d’aide aux municipalités en matière de santé mentale et d’itinérance. « Nous avons déjà fait une annonce à Québec qui concernait certaines villes. Mais notre priorité, c’est de cibler également d’autres villes qui vivent des situations d’itinérance, dans la première ou deuxième couronne de Montréal », a-t-il précisé.