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Lanaudière et les Laurentides font front commun pour se faire entendre du gouvernement

Et parce qu’elles estiment être peu visibles et peu entendues, les deux régions décident de s’unir afin de « parler d’une voix forte auprès des décideurs politiques », pour s’assurer que leurs territoires obtiennent la juste part qui leur revient.

Les deux régions se retrouvent généralement en queue de peloton dans le soutien gouvernemental et bénéficient d’une couverture politique insuffisante, dénonce M. Lalande. Le sous-financement, dit-il, est visible dans différents secteurs. Plusieurs projets d’école ont notamment été stoppés en raison du manque de financement, alors que ces régions connaissent un fort taux de croissance démographique. « C’est là qu’il y a le plus de classes modulaires actuellement, parce que les taux de croissance démographique le demandent. » Le même constat s’impose pour les soins hospitaliers et le réseau routier. Les défis sont nombreux, soutient le préfet.

« Quand on regarde les différents indices qui démontrent l’engagement et les investissements publics dans différents secteurs, ce n’est pas rare que les régions de Lanaudière et Laurentides arrivent dernière et avant-dernière dans le soutien gouvernemental qui accompagne les investissements. Ça peut aller en récréotourisme, ça peut aller en investissement manufacturier, en nombre de ressources, par exemple, dans le domaine de la santé par population. On a plusieurs indices comme ça qui tendent à démontrer que nos deux régions sont moins bien financées qu’ailleurs. »

Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides.

Deux représentants régionaux se serrant la main devant un podium et des bannières lors d'une entente interrégionale
Photo courtoisie – Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides et Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie.

Les élections provinciales pour un meilleur impact

Cette alliance interrégionale constitue, de l’avis de la présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie, une avancée significative pour porter avec force les besoins et les réalités de « nos territoires auprès des décideurs nationaux ».

La période électorale est tout indiquée pour porter cette revendication commune puisque le paysage politique tend à se modifier. Il s’agit pour Isabelle Perreault, d’une opportunité de « s’assurer qu’on soit entendu ».

Historiquement, les Laurentides et Lanaudière ont toujours fait front commun pour défendre les intérêts de leur population. Ils sont d’ailleurs liés de manière géostratégique et partagent plusieurs défis. « C’est quand même une alliance assez naturelle », soutient Mme Perreault.

Dans les prochaines semaines, les deux territoires s’attèleront à recenser leurs enjeux prioritaires et à formuler des propositions concrètes à l’intention des partis politiques provinciaux, dans l’espoir d’obtenir des engagements fermes du gouvernement du Québec.

Notons que la Table des Préfets de Lanaudière et le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides ont scellé cette entente en marge de l’Assemblée des MRC de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui s’est tenue mercredi à Québec. La FQM a profité de l’événement pour présenter ses priorités en vue des prochaines élections.

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Infrastructures et financement gouvernemental : le maire de Mascouche n’en démord pas

En marge du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins, il a réitéré ses demandes en matière d’infrastructures et de financement.

Le maire s’est dit toutefois prêt à faire confiance aux deux dirigeants. Ni la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ni le premier ministre fédéral Mark Carney ne sont en poste depuis longtemps, a-t-il rappelé. « Je vais donner la chance aux coureurs », laisse-t-il tomber.

M. Tremblay dit percevoir chez les deux dirigeants une volonté réelle d’en arriver rapidement à des consensus et d’injecter des fonds dans les municipalités. Il souhaite néanmoins que les sommes annoncées se concrétisent rapidement dans les coffres municipaux afin de ne pas freiner les projets en cours. « On va voir », a-t-il tout de même tempéré.

Une entente attendue depuis deux ans

Le 2 juin, le premier ministre du Canada, Mark Carney et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont annoncé conjointement la conclusion de plusieurs ententes, dont le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC).

C’est près de 10 milliards de dollars qui seront versés aux municipalités québécoises pour soutenir la réalisation de projets d’infrastructures essentiels dans toutes les régions, notamment en matière de transport en commun.

Une annonce saluée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui réclamait depuis longtemps une telle entente entre les deux paliers de gouvernement. Ces sommes permettront aux municipalités de lancer ou de poursuivre des projets structurants répondant aux besoins concrets de leurs communautés.

TGV : une consultation digne de ce nom, d’abord

Sur le projet de train à grande vitesse, dont le tracé potentiel traverse la région, le maire se montre prudent, mais ferme. La MRC des Moulins n’a pas encore pris position officiellement, et pour cause, aucun tracé définitif n’a été présenté. Le maire réclame une véritable consultation citoyenne.

« Donc, on demande de rencontrer tous les citoyens pour nous assurer d’avoir un projet qui va répondre aux besoins de la population, mais aussi aux attentes en lien avec les enjeux qu’on parle d’agriculture, d’expropriation. »

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche

Les consultations tenues jusqu’ici ressemblent davantage à des exercices de communication qu’à de véritables démarches participatives, laisse-t-il entendre. « On demande de rencontrer tous les citoyens pour s’assurer d’avoir un projet qui répond aux besoins de la population », a-t-il conclu.

Photo courtoisie – Le présidente de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay salue l’entente sur Fonds pour le transport en commun du Canada.

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Terrebonne veut renforcer le sentiment de sécurité de ses citoyens

Lors de la dernière séance municipale d’avril, un groupe de citoyens et de commerçants du Vieux-Terrebonne a fait un plaidoyer contre une situation d’insécurité qu’ils jugeaient grandissante. Ils réclamaient une intervention rapide des autorités municipales. Plusieurs initiatives ont été annoncées en réponse, dont l’installation de caméras de surveillance dans des espaces stratégiques et le renforcement de la présence policière dans les points névralgiques.

Terrebonne n’en est toutefois pas à sa première initiative en matière de sécurité dans l’espace public. La Ville est généralement coansidérée comme sécuritaire et affiche un faible taux de criminalité. Selon Statistique Canada, son indice de gravité de la criminalité demeure bien en deçà de la moyenne nationale. Les autorités municipales souhaitent néanmoins aller plus loin afin de prévenir les enjeux émergents et maintenir un milieu de vie sécuritaire.

Si en 2024 un coup de sonde avait été lancé auprès de diverses communautés afin de tâter le pouls de la situation sécuritaire sur le territoire, la Ville estime aujourd’hui nécessaire de se doter d’outils supplémentaires pour mieux répondre aux préoccupations exprimées sur le terrain.

Pour une situation sécuritaire stable à Terrebonne

Il s’est ensuivi la visite du ministre de la Sécurité publique du Canada, Gary Anandasangaree, en compagnie de la députée de Terrebonne, Tatiana Auguste, dans le cadre d’une visite sur les enjeux de sécurité publique qui touchent la communauté.

Lors d’une visite au quartier général du service de police, le ministre s’est enquis des besoins de financement du milieu et a discuté avec ses homologues des ajustements législatifs nécessaires pour mieux outiller Terrebonne dans la lutte contre le crime.

La Ville a amorcé, quelques jours plus tard, l’élaboration de sa toute première Stratégie de sécurité urbaine afin de renforcer le sentiment de sécurité dans les espaces publics pour l’ensemble de la population.

Établir une meilleure sécurité dans la communauté et mettre les citoyens en confiance, en prévenant toute forme de criminalité à travers le déploiement d’outils technologiques, voilà le leitmotiv de la Ville.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, considère cette mesure préventive de la Ville comme un pilier important. La Stratégie de sécurité urbaine de Terrebonne s’appuie, dit-il, sur l’expertise locale. Elle contribuera, selon le ministre, à assurer la sécurité et le sentiment de sécurité de toute la communauté.

Le maire Mathieu Traversy a, quant à lui, dit vouloir « s’assurer que Terrebonne demeure une communauté sécuritaire ». C’est une priorité pour l’élu. À l’hôtel de ville, tous s’entendent pour « créer des milieux de vie plus sécuritaires, inclusifs et accueillants pour l’ensemble de la population ». Et c’est à travers « des outils concrets, modernes et responsables pour prévenir les incidents et soutenir le travail des intervenants » que les autorités municipales entendent démontrer que « la sécurité est une responsabilité partagée ».

La vidéosurveillance comme outil de dissuasion

Il y a la décision, il y a la mise en œuvre, il y a aussi la dissuasion de commettre tout acte répréhensible. C’est là qu’entre en jeu le système de vidéosurveillance instauré par la Ville depuis quelques mois.

Certaines caméras ont déjà été installées au parc Angora au cours du mois de mai. Ces installations, réalisées en conformité avec la Politique de vidéosurveillance de la Ville, font l’objet d’un encadrement strict. Ladite politique encadre l’utilisation des caméras afin d’assurer le respect de la confidentialité et de la vie privée, indique-t-on. L’usage de ces dispositifs est strictement limité à des fins ciblées et proportionnées, exclusivement pour des raisons de sécurité publique.

« La vidéosurveillance est avant tout un outil de prévention et de dissuasion face aux risques de violence et de criminalité et s’inscrit en complément des actions de prévention sociale et communautaire déjà en place », soutient la conseillère municipale et présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, Lindsay Jean.

La Ville instaurera, d’ici la fin de l’année, un registre volontaire des caméras privées afin de faciliter la coordination avec les autorités en cas d’incident et d’améliorer l’efficacité des interventions, indique le directeur du Service de police de Terrebonne, Benoît Bilodeau.

L’UMI en renfort

Depuis le 17 mai, le Service de police de Terrebonne déploie les activités saisonnières de son Unité mobile d’intervention (UMI) dans le cadre même de cette stratégie de sécurité urbaine. Cette équipe de sept policiers a pour mandat de veiller à l’application rigoureuse de la réglementation municipale, provinciale et fédérale, de mener des opérations ciblées et d’assurer une présence visible dans les parcs, les espaces publics et les zones scolaires, à pied, à vélo ou en véhicule de patrouille.

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20 M$ pour moderniser le parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche

La Ville en déboursera 10 M$ ce qui permettra de réduire les coûts d’intérêts et de préserver sa capacité financière à long terme. 

« Nous posons un geste fort et responsable en y consacrant 10 M$ qui seront payés comptant pour transformer ce lieu unique en un grand parc de plein air, accessible à deux pas de chez vous », affirme le maire Guillaume Tremblay.

La Communauté métropolitaine de Montréal offrira, elle aussi, un soutien financier de 1 M$.

Le projet prévoit notamment le développement d’un réseau totalisant près de 25 km de sentiers pédestres et cyclables ainsi que l’aménagement d’un espace intégré aux bâtiments patrimoniaux visant à accueillir les visiteurs.

La Ville met les bouchées doubles afin de rendre accessible la portion de la forêt située au nord de la rivière Mascouche. Des travaux préparatoires sont en cours et aboutiront en 2029.

« On va créer et relier des sentiers pédestres et équestres. On va offrir un accès à la rivière Mascouche. On va connecter ce site-là à notre réseau de mobilité active déjà existant. On va mettre en valeur un patrimoine naturel exceptionnel. Et on va créer une destination majeure pour Mascouche et pour la grande région », a promis le maire Guillaume Tremblay lors du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins.

Ce projet revêt une valeur immense pour Mascouche, affirme le maire qui s’engage à en faire « un lieu identitaire et rassembleur pour les générations actuelles et futures. »

Offrir un accès privilégié aux citoyens

Le parc offrira aux citoyens un accès à des milieux naturels à proximité de leur domicile, dans un environnement connecté à la rivière Mascouche, aux sentiers et au réseau de mobilité active de la Ville.

Ce sera une destination phare de plein air qui rendra Mascouche plus attractif.

Entre l’annonce d’un projet et sa concrétisation, le chemin est rarement sans embûches, rappelle le maire, soulignant l’importance du projet pour la communauté.

« Aucun manuel de gestion ne vous apprend à prévoir », a-t-il lancé, prenant en exemple la présence d’un martinet ramoneur niché dans une vieille cheminée patrimoniale du site qui, selon lui, ralentit les travaux.

Si le maire se dit sensible à la protection de la faune, il n’a pas caché une certaine impatience face à la situation. « La patience, je ne suis pas celui qui en a le plus », a-t-il admis avec humour.

Le domaine seigneurial, une fois livré, devrait avoir des retombées positives pour résidents de Mascouche, et stimuler l’économie locale. Le maire s’attend à ce que les visiteurs attirés par le site fréquentent les restaurants, les cafés et les commerces du secteur, contribuant ainsi à la vitalité du vieux Mascouche et du centre-ville.

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Le Vieux-Terrebonne obtient officiellement le statut de site patrimonial

Le Décret 745-2026 s’appuie sur la recommandation du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, qui avait préalablement obtenu l’avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous annonce aujourd’hui que le Conseil des ministres a officialisé la protection du Vieux-Terrebonne comme 14e site en importance au Québec en termes de centre-ville patrimonial », a déclaré le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, sur sa page Facebook.

Cette reconnaissance, de l’avis du maire, constituera un legs hors du commun pour les générations futures de Terrebonne. Avec plus de 350 ans d’histoire, Terrebonne est très loin de l’image de banlieue-dortoir qui lui est attribuée, défend le maire « On a un centre-ville historique hors du commun qui fait notre fierté », a-t-il déclaré.

Carte des secteurs du Vieux-Terrebonne illustrant les limites de plusieurs zones, dont le cœur historique, le bourg villageois, le faubourg est et ouest, le long d’un cours d’eau.
Photo courtoisie – Le territoire du PIIA Vieux-Terrebonne.

« Un ancien bourg » reconnu plus tôt que prévu

Le conseiller du district 12-Vieux-Terrebonne, Charles Messier, souligne que si la nouvelle avait été annoncée en juillet dernier, il ne s’attendait pas à ce que le processus s’officialise aussi rapidement. Ce type de démarche peut habituellement s’étaler sur trois ans, fait-il remarquer. Il admet également qu’une certaine inquiétude planait quant à un éventuel changement de gouvernement qui aurait pu compromettre le projet « mais là, avec la CAQ, qui est encore en pouvoir, puis qui vient d’officialiser ça, on est content. »

La Gazette officielle rappelle le rôle déterminant joué par l’ancien bourg juché dans la Seigneurie de Terrebonne dans le développement économique de la région de Montréal et du Québec, particulièrement durant la première moitié du XIXᵉ siècle.

Elle souligne notamment la richesse et la diversité des sites archéologiques du secteur, qui témoignent d’activités industrielles, domestiques et institutionnelles. La trame orthogonale des rues, héritée du XVIIIᵉ siècle, et la densité des grands îlots bâtis sont toujours reconnaissables dans le paysage urbain actuel, indique le document.

C’est un site qui revêt une importance capitale pour les résidents du Vieux-Terrebonne qui ont accueilli la nouvelle avec liesse. Selon Charles Messier, la mobilisation citoyenne autour du patrimoine du Vieux-Terrebonne remonte à plus de 60 ans, bien que le mouvement se soit nettement accéléré au cours des six ou sept dernières années.

Personne posant devant un bâtiment patrimonial en brique rouge entouré de jardins fleuris et de bannières institutionnelles
Photo Dany Baribeau
Charles Messier, conseiller municipal du district 12 – Vieux-Terrebonne et président de la Commission
de l’aménagement et du patrimoine ainsi que du Conseil local du patrimoine, se réjouit de la reconnaissance officielle du Vieux-Terrebonne à titre de site patrimonial.

Une reconnaissance et des exigences

Le site patrimonial compte désormais 200 bâtiments protégés, alors que, jusqu’ici, seuls 7 étaient classés et 31 cités. L’entretien des bâtiments sera soumis à certaines exigences supplémentaires. L’enveloppe extérieure étant déjà encadrée, les contraintes au quotidien devraient demeurer relativement mineures, indique le conseiller.

Charles Messier rappelle qu’un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) est déjà en vigueur à Terrebonne, couvrant un périmètre allant de la rue Moody jusqu’au parc Donat-Belisle et légèrement au nord de la rue Saint-Louis. Ce plan régit déjà le choix des matériaux pour les fenêtres, portes, revêtements extérieurs et balcons. Dans le périmètre du site patrimonial désigné, ces normes seront maintenues, auxquelles s’ajouteront quelques exigences particulières.

Photo Dany Baribeau

Selon le conseiller, certains travaux, comme l’abattage d’arbres ou les excavations dépassant sept pouces de profondeur, nécessiteront un permis spécial, « parce qu’on peut toujours trouver des vestiges archéologiques dans le sol », fait-il remarquer.

L’avantage principal réside dans l’achalandage touristique que le site devrait générer à l’échelle du Québec. « Ce ne sera que de bonnes nouvelles pour les commerçants qui sont en traitement en lien avec les touristes », se réjouit M. Messier.

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Terrebonne : Les citoyens appelés à préparer le futur parc du Boisé

Pelles, pinces et brouettes à la main, les bénévoles procéderont au déblaiement des déchets accumulés depuis la fermeture de l’ancien terrain de golf, contribuant ainsi à la remise en état d’un site de 7,6 millions de pieds carrés.

« C’est l’occasion pour les citoyens engagés de découvrir le parc nature avant tout le monde […] et de démontrer leur engagement envers la ville et leur amour pour ce parc qui est très palpable présentement », affirme Robert Auger, conseiller municipal du district 13 – Coteau-des-Vignobles et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine.

C’est connu à Terrebonne. Les citoyens mettent régulièrement l’épaule à la roue lors d’activités communautaires. La corvée de nettoyage du parc nature du Boisé s’inscrit dans cette tradition d’engagement citoyen, soutient le conseiller.

Un legs pour les générations futures

La Ville de Terrebonne a acquis en 2025 l’ancien terrain de golf, fermé depuis une dizaine d’années, afin d’y aménager le parc nature du Boisé. Le propriétaire souhaitait y développer un quartier résidentiel dense, mais la municipalité a plutôt choisi de préserver cet espace vert stratégiquement situé au cœur de son territoire.

Des démarches ont également été entreprises auprès de la Communauté métropolitaine de Montréal afin d’obtenir une subvention dans le cadre de la Trame verte et bleue, dans le but de protéger ce « poumon vert », indique Robert Auger.

« […] Ce sera bien sûr un beau legs pour les citoyens, et les générations qui vont suivre […] 7,6 millions de pieds carrés, c’est vraiment énorme. C’est plus gros que le parc Maisonneuve à Montréal; je pense que c’est deux fois le parc La Fontaine. »

Depuis l’abandon du terrain il y a une dizaine d’années, la nature a progressivement repris ses droits. Les arbres ont colonisé le site et les anciens bassins de rétention des eaux pluviales se sont transformés en plans d’eau naturels, observe le conseiller.

« C’étaient des lacs qui parcouraient le golf. Ces lacs sont encore existants, donc c’est très beau. Les gens vont être surpris », croit-il.

Ouvert à tous

Pour l’instant, Terrebonne en est à l’étape de la consultation citoyenne. Le processus, qui vise à faire en sorte que le futur parc nature reflète les aspirations de la communauté, se déroule en ligne sur le site internet de la Ville.

La corvée, encadrée notamment par la Brigade verte de la Ville et le Complexe Enviro-Connexions, est ouverte à tous. Le rendez-vous est fixé au parc nature du Boisé.

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Dîner du maire : Guillaume Tremblay fait connaitre ses priorités

D’entrée de jeu, le maire a mis le doigt sur des infrastructures qu’il estime en péril face à un financement insuffisant des gouvernements fédéral et provincial. Il rappelle des chiffres présentés aux assises de l’UMQ, précisant que les municipalités prennent à leur compte environ 60 % des infrastructures publiques du Québec, mais ne reçoivent que 4,4 % des investissements prévus au Plan québécois des infrastructures, soit environ la moitié de ce qu’elles touchaient en 2018.

« Un tuyau, une route, ça ne se remplace pas seulement avec de bonnes intentions, ça prend de l’argent », a-t-il lancé sans détour, comparant une ville à une maison dont les fondations menacent de s’effondrer si on ne fait que changer les rideaux.

De nouveaux projets

Guillaume Tremblay dit prioriser les infrastructures, même si c’est moins spectaculaire, tout en appelant Québec et Ottawa à des actions concrètes. « On est prêts à faire de l’or et à investir plus, mais il faut que les gouvernements supérieurs investissent.

D’ici 2028, Mascouche investira dans des axes stratégiques, dont la montée Masson, le boulevard Mascouche, le chemin des Anglais et l’avenue de la Gare, avant de s’attaquer aux travaux dans les rues de quartier. « Ce sont des axes stratégiques, oui, pour la fluidité, pour la sécurité, le développement du territoire, mais surtout pour la qualité de vie », indique M. Tremblay.

Il annonce par ailleurs une nouvelle bretelle à la sortie de l’autoroute 640. Les travaux devraient débuter à l’été 2026. La levée de servitude du MTQ ayant été accordée, l’appel d’offres pour les travaux est donc lancé, précise le maire, soulignant l’importance du projet pour la fluidité « de nos déplacements ».

Pour une meilleure collaboration régionale

La Ville prévoit convertir la salle du conseil municipal en petite salle de spectacle d’environ 80 places, et travaille à l’implantation d’un complexe hôtelier dans le secteur du Smart Center. Un programme de crédit de taxes a d’ailleurs été adopté pour attirer ce type de projet structurant, qui soutiendrait l’offre événementielle et les commerces locaux, y compris ceux de la ville voisine de Terrebonne.

Sur le plan technologique, Mascouche a formé plus de 150 employés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, en misant sur la plateforme Munia, développée en partenariat avec l’entreprise 40 Solutions, qui garantit la confidentialité des données municipales. Il s’agit, selon le maire, de mieux planifier, mieux gérer, et mieux protéger. « Pas pour remplacer le jugement humain, mais pour être plus efficaces », indique le maire.

La ville présentera également, dans les prochains jours, un plan de résilience climatique, assorti d’un programme annuel de 100 000 $ pour appuyer les interventions préventives des citoyens sur leurs propriétés. « Repousser les décisions en matière de climat, c’est un peu comme voir de la fumée dans son grenier et se dire qu’on regardera ça l’année prochaine », a averti le maire.

« Chaque dollar investi en prévention, en adaptation, en avertissement intelligent, en gestion durable de l’eau, c’est un dollar qui peut nous éviter des coûts beaucoup plus importants que le dollar. « 

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche de collaboration avec la MRC Les Moulins.

Le Vieux-Mascouche au-delà de la carte postale

La Ville veut poursuivre ses efforts en matière de rénovation patrimoniale grâce à l’adoption d’un nouveau programme de subventions tenant compte de la valeur historique des bâtiments. « Un secteur historique vivant, comme le Vieux-Mascouche, ce n’est pas juste beau sur une carte postale », affirme Guillaume Tremblay.

C’est un espace que les gens ont envie d’arpenter, où ils s’arrêtent, consomment et participent à la vie collective, dit-il. Un véritable atout économique et culturel, mais avant tout un marqueur identitaire fort pour la communauté.

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Handfield porte les couleurs du PQ dans Masson

Il promet de défendre les intérêts de la couronne nord face à ce qu’il décrit comme un abandon du gouvernement provincial.

Un député « enraciné » contre l’abandon de la couronne nord

Le ton était ferme dès le discours d’investiture. « Ça n’a aucun sens que le gouvernement Legault/Fréchette ait abandonné Masson et la couronne nord. Nos concitoyens méritent un député qui sera le porte-parole des citoyens auprès du gouvernement, pas le porte-parole du gouvernement auprès des citoyens. Pour ma part, je serai un député enraciné, présent et engagé à 100% », a déclaré M. Handfield.

Le candidat a ciblé plusieurs dossiers qu’il entend prioriser s’il est élu : l’amélioration de la mobilité dans la couronne nord, l’accès au réseau de santé, les places en CPE, le transport collectif et le soutien au projet du Domaine seigneurial de Mascouche. Il a aussi mis en évidence la sécurisation de l’intersection de la sortie des Anglais et de l’autoroute 640, un carrefour aux antécédents accidentogènes.

Ces enjeux locaux s’inscrivent dans une vision plus large portée par Handfield, qui estime que les problèmes structurels du Québec — en santé, en éducation et en infrastructures — ne peuvent être résolus qu’avec tous les leviers d’un État souverain. L’indépendance du Québec, dit-il, demeure « la seule chose qui n’a jamais été essayée ».

Un profil ancré dans le territoire

Handfield n’est pas un inconnu à Mascouche. Avocat spécialisé en droit de l’immigration, il a siégé à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié avant de pratiquer en cabinet privé. Il a également complété deux mandats comme conseiller municipal dans sa ville avant de se tourner vers la politique provinciale.

De 2023 à 2026, il a occupé le poste de co-porte-parole en immigration au sein du Parti Québécois. Son profil juridique et son expérience municipale sont présentés comme des atouts pour défendre les dossiers complexes qui touchent la circonscription de Masson, notamment en matière d’infrastructures et de services à la population.

Au terme de son discours, le candidat a salué les militants de longue date et les nouvelles recrues du parti, remerciant au passage le chef Paul St-Pierre Plamondon d’avoir « redonné au Parti Québécois sa fierté ».

L’objectif : reprendre Masson

La circonscription de Masson, qui couvre notamment Mascouche et une partie de la couronne nord de Montréal, est actuellement détenue par la Coalition Avenir Québec. Le Parti Québécois y voit une cible réaliste dans le contexte de la remontée nationale du parti sous la direction de St-Pierre Plamondon.

« Ensemble, avec vous, avec Paul, avec le Parti Québécois, nous allons regagner Masson », a conclu Handfield devant ses partisans. La date du déclenchement des prochaines élections générales provinciales n’est pas encore confirmée, mais le scrutin doit se tenir au plus tard à l’automne 2026.

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Terrebonne met en service deux nouveaux camions-incendie plus verts et plus sécuritaires

Ces véhicules combinent technologies de pointe, protection des pompiers contre les contaminants et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Un investissement dans la sécurité et l’environnement

La Ville a fait le choix d’équiper ses casernes de véhicules conçus autant pour l’efficacité d’intervention que pour la santé de ses équipes sur le terrain. Les deux nouvelles autopompes remplacent des unités vieillissantes et modernisent la flotte du Service de sécurité incendie de Terrebonne.

« Ces nouveaux camions représentent un investissement concret dans la sécurité de notre population et dans les conditions de travail de nos pompiers. Grâce à des équipements modernes et à des technologies plus performantes, nous renforçons notre capacité d’intervention tout en posant des gestes concrets pour réduire notre empreinte environnementale », souligne le maire Mathieu Traversy.

Le conseiller municipal Raymond Berthiaume, vice-président de la Commission de l’inclusion sociale et la sécurité publique, y voit un bénéfice double. « Cet investissement bénéficie à la fois à nos pompiers, qui pourront compter sur des équipements adaptés à la réalité de leur travail, et à l’ensemble de la population, qui profite d’un service de sécurité incendie moderne et performant », dit-il.

Moins d’exposition aux contaminants pour les pompiers

L’une des caractéristiques les plus significatives de ces nouveaux véhicules touche directement la santé des pompiers. Chacune des deux autopompes est dotée d’un coffre spécial, séparé de la cabine principale, destiné à recevoir les équipements souillés après une intervention.

Cette conception réduit le temps de contact entre les pompiers et les substances potentiellement dangereuses ramassées sur les scènes d’incendie. « Ce compartiment permet notamment de réduire le temps d’exposition de nos pompiers aux contaminants potentiellement dangereux auxquels ils doivent déjà faire face lors des interventions », explique Guy Dussault Jr, directeur du Service de sécurité incendie.

La question de l’exposition aux contaminants est un enjeu croissant dans le milieu des services d’incendie, des études établissant un lien entre certains cancers et l’exposition répétée aux résidus de combustion. L’aménagement de ce compartiment s’inscrit dans une tendance plus large de prévention en santé au travail pour les pompiers.

Le moteur se coupe automatiquement pour réduire les émissions

Sur le plan environnemental, les deux autopompes sont équipées d’un système d’arrêt automatique du moteur. Celui-ci s’enclenche lorsque trois conditions sont simultanément réunies : le bloc-moteur est inutilisé depuis plus d’une minute, le frein de stationnement est appliqué et la pompe n’est pas engagée.

Même moteur éteint, les véhicules restent opérationnels pour les fonctions essentielles. Une batterie suffisamment puissante alimente les feux d’urgence, les lumières de travail et les feux de position. Le système fonctionne jusqu’à une température de -3 °C, ce qui le rend viable dans le contexte climatique québécois une bonne partie de l’année.

Un fournisseur québécois et une entreprise locale dans le projet

Pour ce projet d’acquisition, la Ville s’est tournée vers Techno Feu, distributeur des camions E-ONE pour le Québec. Elle a également fait appel à Cyberkar, une entreprise établie à Terrebonne même, qui a assuré la configuration et l’installation des solutions technologiques dans les deux véhicules.

La mise à jour régulière de la flotte de véhicules d’urgence représente des investissements importants pour les municipalités, mais Terrebonne y voit une nécessité pour maintenir un niveau de service adéquat à sa population en croissance. La Ville n’a pas précisé la valeur totale de cet achat dans son communiqué.

La mise en service aux casernes 1 et 2 marque une première étape ; la Ville n’a pas exclu de poursuivre le renouvellement de sa flotte dans les prochaines années au rythme de la croissance du territoire.

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Exo modifie ses horaires d’autobus dans les Laurentides dès le 22 juin

Exo met en vigueur son horaire estival dès le 22 juin 2026, avec des suppressions de lignes, des modifications d’horaires et des changements d’arrêts touchant plusieurs municipalités de la couronne nord.

Quatre lignes suspendues pour l’été dans les Laurentides

Dans le secteur Laurentides, quatre lignes seront retirées du service pour la durée de la saison estivale : les lignes 405, 508, 509 et 605. Les usagers qui les empruntent régulièrement devront trouver un autre moyen de transport ou adapter leurs déplacements jusqu’à la rentrée.

Par ailleurs, une vingtaine de lignes verront leurs horaires modifiés, soit les lignes 220, 221, 225, 226, 227, 228, 230, 232, 233, 235, 236, 237, 239, 240, 241, 247, 249, 250, 600, 610, 708 et 709. L’ampleur des changements varie d’une ligne à l’autre.

Plusieurs arrêts sont également ajoutés ou supprimés de façon définitive. Les lignes 220 et 221 accueillent le nouvel arrêt du 13e Avenue / devant civique 435 dans les deux directions, tandis que la ligne 239 gagne l’arrêt Saint-Nicolas / Langlois. Les lignes 250, 317 et 514 intègrent quant à elles l’arrêt Sainte-Anne / 2e Avenue dans les deux directions.

Du côté des suppressions permanentes, la ligne 242 perd trois arrêts : Labelle / Cloutier dans les deux directions, Bouthillier / Montée Sanche et des Entreprises / Montée Sanche. La ligne 240 retire pour sa part l’arrêt des Entreprises / Montée Sanche.

Des changements aussi dans Terrebonne–Mascouche et L’Assomption

Les modifications ne se limitent pas aux Laurentides. Dans le secteur Terrebonne–Mascouche, quatre lignes sont suspendues pour l’été : les 11C, 22, 24C et 27. Les horaires des lignes 19, 23, 30 et 512 sont modifiés.

Dans le secteur L’Assomption, les horaires de sept lignes sont revus : les 1, 8, 11, 14, 100, 200 et 400. La ligne 2 déplace deux arrêts — notamment en début et fin de ligne vers Iberville / devant le CHSLD Émile-McDuff — et supprime définitivement l’arrêt Iberville / Jacques-Plante. La ligne 200 cesse quant à elle de desservir la station de métro Honoré-Beaugrand.

La ligne 6 dans ce même secteur gagne quatre nouveaux arrêts autour de la 2e Avenue et Notre-Dame, mais en perd trois sur la 1re Avenue et des Sulpiciens, des changements qui réorganisent concrètement les trajets de marche pour les résidents concernés.

Exo recommande de planifier ses déplacements à l’avance

Face à l’ampleur des modifications, exo recommande à sa clientèle de consulter les nouveaux horaires dès maintenant, avant l’entrée en vigueur des changements le 22 juin. L’application Chrono permet de vérifier les trajets mis à jour et d’activer des alertes en temps réel pour suivre l’état du service sur les lignes utilisées.

Deuxième société de transport collectif en importance dans la région métropolitaine, exo dessert près d’une centaine de municipalités sur les couronnes nord et sud, incluant le transport adapté. Les nouvelles grilles horaires sont dès à présent accessibles sur l’ensemble des plateformes de l’organisme.

Pour les résidents des Laurentides touchés par la suspension des lignes estivales, la question du retour du service à l’automne reste à surveiller — exo n’ayant pas précisé de date de rétablissement dans son annonce.