Photo tirée de la page Facebook de Guillaume Tremblay - Richard Mercier était animé par l’amour de l’autre et une aversion pour l’injustice.
« Richard aura été un exemple d’implication, de détermination et d’altruisme », écrit le maire de Mascouche Guillaume Tremblay qui a rendu un hommage personnel à l’homme sur ses réseaux sociaux. Le maire le remercie de l’avoir accompagné et orienté dans ses débuts en politique.
« Je t’aime, mon ami », conclut-il.
Né le 16 juin 1939 à Cap-Saint-Ignace, au bas du fleuve, Richard Mercier a grandi sur une « terre de roche », dans une famille modeste où le travail manuel et l’entraide étaient des valeurs fondamentales. C’est dans ce Québec rural que se sont forgées les convictions qui allaient guider toute sa vie.
Militant dans l’âme
Avant de se faire héros du militantisme, Richard Mercier a été employé chez Dominion, se distinguant par sa capacité à abhorrer l’injustice. Gérant des fruits et légumes et syndiqué, il est alors propulsé dans le milieu syndical. Alors que le local est en tutelle sous la main mise d’une centrale américaine, indigné, il prend une décision assumée, et se lance dans l’action.
Sa carrière syndicale le mène au cœur du mouvement ouvrier québécois. Il devient une figure respectée du syndicat des travailleurs de l’alimentation et du commerce. Il contribue ensuite à l’affiliation à la FTQ et noue des liens étroits avec Louis Laberge, dont il est proche au point d’être pressenti pour lui succéder un jour.
Ces années le mènent jusqu’aux plus hautes sphères, où il assiste, admiratif, aux échanges entre Laberge et René Lévesque : « […] Louis m’amenait toujours dans ses rencontres et ô combien de rencontres avec M. Lévesque. Ça a été une expérience extraordinaire de voir deux grands visionnaires, deux personnes qui pouvaient se parler de la société québécoise avec autant de passion […] », confiera-t-il à la Société d’histoire de Mascouche dans une entrevue réalisée en 2023.
La SODAM aux premières loges de son histoire
La Société d’histoire de Mascouche a rendu un vibrant hommage à M. Mercier, invitant la communauté à réécouter cette entrevue dans laquelle il se confie sur son enfance, son parcours de syndicaliste, son arrivée à Mascouche et son engagement pour la cause des aînés.
« Tous se souviendront de cet homme généreux, brillant et engagé », peut-on lire sur le compte Facebook de la SODAM.
Photo courtoisie - Des étudiants de l’antenne MRC des Moulins bien attentifs lors d’une séance de formation de l’UTA, qui célèbre cette année ses 50 ans.
Fondée en 1976, l’UTA a accueilli plus de 100 000 étudiants depuis ses débuts. Pas de prérequis, pas de notes, pas d’examen. Et ce qui surprend souvent : c’est la programmation qui est bâtie par les étudiants eux-mêmes, pas par l’université. Ce sont eux qui choisissent les sujets et recrutent les conférenciers.
Une équipe de bénévoles au cœur du projet
L’antenne MRC des Moulins tourne grâce à une poignée de bénévoles. Yvon Groleau, responsable de l’antenne, dit que c’est d’abord la soif d’apprendre qui l’a amené à s’impliquer, il y a plusieurs années. « C’est une bonne façon de se tenir en forme intellectuellement », dit-il, et il y voit aussi une façon de rester connecté socialement.
L’équipe comprend un conseil d’administration et des responsables de cours bénévoles. Comme dans bien des organismes, ça bouge : des départs en fin de session, un recrutement qui repart. Pour trouver ses conférenciers, l’antenne puise dans un répertoire en ligne de plus de 30 000 cours et conférences géré par l’Université de Sherbrooke. Des conférenciers viennent parfois de Montréal ou de la Montérégie pour animer une séance dans la région.
225 personnes au lancement régional
Le 20 mars dernier, plus de 225 personnes se sont déplacées à Mascouche pour une conférence marquant le 50e anniversaire.
Pour ceux qui hésitent à s’inscrire, Groleau n’a pas l’air trop inquiet. Le taux de satisfaction tourne entre 85 et 90 %. « L’essayer, c’est l’adopter », résume-t-il. Juste, comme dit le slogan officiel : « le plaisir d’apprendre ».
Dans le cadre du 50e, un grand rassemblement réunissant toutes les antennes du Québec a eu lieu le 8 mai à Sherbrooke. L’UTA a aussi lancé une campagne de financement pour assurer la pérennité de ses activités.
Photo Dany Baribeau
Une dizaine de citoyennes et de commerçantes ont pris la parole au conseil municipal de Terrebonne pour dénoncer une montée des agressions et un sentiment d’insécurité dans le Vieux-Terrebonne depuis la fermeture du poste de quartier.
Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.
Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.
Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.
Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.
La séance municipale comme tribune
Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.
Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »
Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »
Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.
« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.
Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.
Photo Dany Baribeau
Une réalité difficile à mesurer
Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.
Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.
Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.
Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.
La Ville en prend acte
Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.
Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.
Photo courtoisie - Le maire Mathieu Traversy est accompagné de la directrice générale adjointe Nathalie Reniers et des conseillers municipaux Raymond Berthiaume, Lindsay Jean, Valérie Doyon, Michel Corbeil, Charles Messier, Marie-Ève Couturier, Vicky Mokas, Robert Auger et Éric Fortin.
Lors de cette cérémonie annuelle, le maire a souligné l’apport de plusieurs citoyens à la vitalité de la ville et célébré l’anniversaire de huit organismes communautaires.
« La richesse d’une ville repose sur celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ce sont vos efforts, votre passion, votre créativité et votre sens du partage qui contribuent à faire de Terrebonne une communauté dynamique, engagée et inspirante », a déclaré le maire Mathieu Traversy, en présence du conseil municipal et des invités.
Cette cérémonie a été l’occasion pour la Ville et son conseil municipal d’exprimer leur reconnaissance envers ceux qui contribuent au rayonnement de Terrebonne. Notons que parmi les signataires figurent des bénévoles, des artistes, des athlètes, des entrepreneurs, des étudiants ainsi que des membres d’organismes communautaires.
À la tête d’Opti-Jeunesse depuis 11 ans, cette reconnaissance revêt pour Yvon Robert-Ricard une importance particulière. Ayant déjà signé le Livre d’or par le passé, il se dit fier d’avoir été invité par le maire Mathieu Traversy à le signer à nouveau, cette fois, en tant que président du club.
« Notre mission, c’est d’aider »
Autrefois affilié au mouvement Optimiste international basé aux États-Unis, l’organisme a choisi de prendre son indépendance. Cette autonomie lui permet de garder ses fonds au Québec et de soutenir davantage de communautés locales dans le besoin, rappelle son président.
Opti-Jeunesse soutient financièrement plusieurs organisations de la région, dont Galilée, un organisme de Terrebonne qui distribue des paniers de nourriture, ainsi que les scouts locaux. Le club organise diverses activités de financement pour multiplier ses dons. « On peut faire, par exemple, un tournoi de golf. On fait différentes activités pour aller chercher des sous, pour les distribuer », explique Yvon Robert-Ricard.
Il annonce que cet été, l’organisme prévoit soutenir les jeunes sportifs de Terrebonne qui font leurs premiers pas dans le baseball, les débutants en soccer ainsi que les jeunes hockeyeurs dans le besoin d’équipement. « Notre mission, c’est d’aider », conclut-il.
Photo courtoisie - Les ambassadeurs entourés de membres du conseil municipal.
C’est un montant sans précédent pour ce programme municipal visant à soutenir l’excellence et le dépassement de soi. La Ville de Mascouche honore chaque année des athlètes et des artistes, entre autres pour leurs réalisations exceptionnelles sur les scènes provinciale, nationale et internationale.
Pour le maire de Mascouche, M. Guillaume Tremblay : « Cette année exceptionnelle prouve que l’ambition de notre jeunesse est sans limites ». La détermination de ces ambassadeurs est une réelle source d’inspiration, souligne le maire. « En leur remettant cette bourse, la Ville ne fait pas que reconnaître leurs succès, elle investit dans les modèles et les leaders de demain », a-t-il déclaré.
Cette année, c’est un nombre record de 116 jeunes ambassadrices et ambassadeurs que la Ville de Mascouche a honorés le 17 mars dernier, lors de la cérémonie de reconnaissance annuelle tenue au Pavillon du Grand-Coteau.
Maya Labad, attaquante professionnelle de hockey, évoluant au sein de la Victoire de Montréal dans la Ligue professionnelle de hockey féminin, était présente à cette cérémonie. Ancienne ambassadrice, elle a rencontré les jeunes ambassadeurs.
Photo Ville de Terrebonne - Rodger Brulotte a reçu, en 2025, la Médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes, du maire Mathieu Traversy.
Chroniqueur, animateur et commentateur sportif, il aura marqué le Québec tout entier par sa passion du baseball, sa voix ainsi que son énergie.
Le maire Mathieu Traversy a offert, au nom de la Ville de Terrebonne, ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Brulotte. Son départ, dit-il, est une grande perte pour les milieux sportif, journalistique, scolaire et communautaire. « Homme actif, généreux et profondément engagé, M. Brulotte avait réellement le feu de la passion et il savait la transmettre. »
« Bonsoir, il est parti… pour la dernière fois », écrit la Ville sur son compte Facebook, rappelant le mantra de celui qui a marqué le paysage sportif québécois. « Pour plusieurs générations, il était bien plus qu’un descripteur sportif : il était un passeur d’émotions, un passionné et un ambassadeur du sport ainsi qu’un visage familier qui faisait vibrer nos soirées », a commenté le maire.
Au-delà du micro
Rodger Brulotte était un homme profondément engagé, indique le maire, soulignant son implication, notamment à titre de coprésident du Relais pour la vie 2026 de la Société canadienne du cancer. Ce qui, souligne M. Traversy, témoignait de sa générosité et de son immense humanité. « Et voilà que la maladie qu’il combattait avec courage nous l’enlève aujourd’hui ».
En 2025, la Ville de Terrebonne a décerné la médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes à M. Brulotte, afin de souligner son parcours et son implication sportive et communautaire. M. Brulotte était également président d’honneur de son comité municipal de candidature pour l’accueil de la 63e Finale des Jeux du Québec à l’été 2029.
Il a aussi marqué son passage dans le milieu éducatif en tant que président de la Fondation pour l’encouragement scolaire, et contribué à la réussite des élèves en soutenant la mission éducative des écoles du Centre de services scolaire des Affluents.
« Aujourd’hui, c’est tout un monument qui nous quitte. Mais son souvenir, sa voix et sa passion continueront de résonner longtemps dans nos cœurs. Pour une dernière fois, tous ensemble… « bonsoir, il est parti. »
M. Mathieu Traversy a déclaré qu’il revenait désormais à la communauté de poursuivre son engagement et de faire rayonner l’amour de M. Brulotte pour le sport ainsi que pour les jeunes.
Réal Vaillancourt, initiateur de la remise d’un don y procède aux côtés du président Yvon Ricardde l’Opti-jeunesse Terrebonne. La cheffe de file de patrouille Emy Ayotte le reçoit. Sont réunis à l’avant les Aventuriers Camille Beaudet, Sasha Brunelle, Félix Saint-Pierre, Gabriel Larivière, Yani Amrani, Zachary Marcotte et Dan Bircea. Les accompagnent Francine Gélinas, Cécile Villeneuve, Pierrette Ricard, Denis Poitras et Normand Nantel des Opti-Jeunesse ainsi que les animateurs Scouts Mélanie Ayotte, Sophie Mousseau et Sophie Riou.
Dans un cercle autour d’un feu symbolique, les jeunes et leurs animateurs ont reçu une délégation du Club Opti-Jeunesse francophone de Terrebonne pour échanger sur les valeurs qu’ils partagent et leur faire un don.
Se dépasser, apprendre, prendre confiance, découvrir, être solidaire et ouvert sur le monde, voilà ce que les jeunes ont attribué à leur mouvement comme acquis et comme base solide pour leur vie. « C’est un deuxième chez-moi » d’accentuer Camille, approuvée par sa meute au grand complet dans un ban typique aux Scouts. Félix, pour sa part, a renchéri en disant que le scoutisme « me fait évoluer et socialiser » au point où il ajoute « Ici, je suis à ma place ».
De leur côté, les Optimistes ont rendu hommage aux animateurs et aux jeunes en octroyant un don destiné à financer l’une ou l’autre de leurs activités. « Vous êtes partout pour rendre service » de dire le président Yvon Ricard en soulignant « je vous admire beaucoup ». C’est à la suggestion d’un optimiste de carrière, Réal Vaillancourt (48 ans en fait) que ce don s’est concrétisé.
Outre cet échange et la remise du don, l’Opti-jeunesse francophone de Terrebonne réalise de nombreuses activités auprès des jeunes dont un concours de dessin dans les écoles pour contrer la violence, l’activité Rêve d’un jour où les jeunes accompagnent une personne dont ils rêvent de pratiquer le métier, l’Arbre de joie pour des cadeaux de Noël à ceux qui n’en ont pas et bien d’autres.
Fondé le 1er octobre 2025, le club de Terrebonne poursuit la cause du mouvement Optimistes depuis 60 ans à Terrebonne.
Photo Courtoisie - La gastronomie de la MRC Les Moulins à l’honneur à travers l’événement Terrebonne-Mascouche à table
L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.
Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.
L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.
« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.
Opération de marketing et de rentabilité
Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »
Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.
Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.
Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.
La MRC mise sur sa culture et sa table
L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.
« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.
Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.
Photo courtoisie - Des travailleurs du milieu communautaire ont pris part à des actions de mobilisation pour dénoncer le sous-financement des organismes.
En cause : un sous-financement chronique qui, selon eux, fragilise dangereusement le filet social et menace la survie de plusieurs organismes.
Rassemblés sous la bannière du mouvement Le communautaire à boutte, les groupes réclament une indexation et un rehaussement significatif et récurrent du financement à la mission, inscrits de façon durable dans les budgets gouvernementaux.
Une mobilisation devenue nationale
À l’automne dernier, une centaine d’organismes de la Mauricie et d’autres régions avaient participé à une première semaine de grève. Ce qui devait être une mobilisation locale s’est rapidement transformé en mouvement de solidarité d’ampleur provinciale.
« Ce que nous vivons n’est pas isolé. On constate tous les jours que les groupes communautaires partagent la même réalité. Oui, c’est difficile de fermer des services indispensables et précieux pendant deux semaines pour se faire entendre. Mais si rien ne change, des fermetures définitives vont se multiplier. Il est là le vrai risque. », affirme Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement.
Des revendications structurantes
Les organismes communautaires rappellent qu’ils jouent un rôle central dans le maintien du filet social, particulièrement dans un contexte de précarité grandissante. Or, sans financement stable et adéquat, leur capacité d’action serait compromise.
Le mouvement formule cinq grandes revendications : – des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs ; – un financement suffisant à la mission ; – une reconnaissance pleine et entière des organismes ; – la protection de leur autonomie et la fin du financement précaire ; – un engagement clair du gouvernement à investir dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.
« Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire. », soutient Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole.
Un point culminant à Québec
Des actions sont prévues dans l’ensemble des régions au cours des prochaines semaines. La mobilisation culminera le 2 avril à Québec, devant l’Assemblée nationale, où des milliers de travailleuses et travailleurs se rassembleront pour interpeller directement les décideurs.
« Ça fait des semaines que nous constatons que la classe politique manque clairement de considération envers le travail des groupes communautaires. Combien de groupes devons-nous encore mobiliser ? Doit-on toujours prendre la rue au Québec pour être pris au sérieux et entamer des discussions officielles avec les représentants du gouvernement ? », souligne Mathieu Gélinas, co-porte-parole.
Le message des organisateurs se veut sans équivoque : le mouvement s’élargit et entend obtenir des engagements concrets.