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Actualités Éducation

Le cégep de Lanaudière encadre l’IA générative 

Le document encadre, soutient et harmonise l’usage de ces technologies au sein de la communauté collégiale et en établit les principes pour une utilisation responsable.

Le document enjoint à déclarer toute utilisation de l’IAG lorsque celle-ci contribue à une part significative d’un travail, et met en garde contre la soumission de données sensibles ou protégées à une plateforme d’IAG. Ces outils doivent soutenir les capacités humaines, et non les remplacer, stipule le document.

La Charte découle d’un long processus de consultation entre les membres du personnel entre autres et s’inscrit dans les recommandations des guides d’utilisation de l’IA dans les cégeps et les universités fournis par le gouvernement du Québec. Ce processus de concertation, précise la directrice générale du cégep de Lanaudière, Geneviève Perreault, a permis non seulement de dégager un consensus, mais aussi de sensibiliser la communauté collégiale aux principaux enjeux, notamment la protection des renseignements personnels. De plus, la Loi 25 à laquelle l’établissement est soumis a guidé les démarches pour baliser clairement l’utilisation de l’IA.

« Notre Cégep choisit de se positionner de manière proactive afin de soutenir une utilisation adéquate de l’IA générative. Pour nous, l’innovation doit s’accompagner d’encadrement, de transparence et d’un profond respect de nos valeurs éducatives. Cette Charte permettra à notre communauté de progresser avec confiance et intégrité, tout en demeurant à l’avant-garde des pratiques du réseau collégial », souligne Mme Perreault.

Stratégie pour une technologie en pleine évolution

Le Cégep de Lanaudière regroupe les campus de Joliette, L’Assomption et Terrebonne. S’ils jouissent chacun d’une autonomie pédagogique, ils sont tous soumis à la charte élaborée afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs, précise la directrice. « Alors, nous, on prend ça au sérieux. On a un positionnement stratégique à cet effet-là. Puis, il y a des principes avec lesquels on ne veut pas négocier », tranche Mme Perreault, précisant que « cette première mouture, bien que simple en apparence, envoie quand même des principes forts pour l’organisation ».

La charte servira de fondement pour l’élaboration de règles pédagogiques propres à chacun des trois campus du cégep de Lanaudière et à la formation continue. Il s’agit d’harmoniser les pratiques et d’accompagner les étudiants vers une utilisation responsable des technologies émergentes.

« […] Dans chacun de nos collèges constituants, il y a des comités pédagogiques qui se sont mis en place. Je vous dirais que quelque part d’ici la fin de la prochaine session, au début de la prochaine, on aura des plans beaucoup plus structurés sur [la façon dont] cette charte-là va se déployer par la suite de façon pédagogique dans l’enseignement ».

Sensibilisation

Si la charte a été bien accueillie par la communauté collégiale, le travail de sensibilisation auprès des étudiants reste à faire. « On est à l’étape de la sensibilisation, établir le plan de communication », précise Mme Perreault, ajoutant que les principes éthiques qui orientent la démarche visent avant tout à soutenir les pratiques sur le terrain.

On suppose souvent que les jeunes adoptent ces outils sans recul, soulève la directrice qui dit observer plutôt une génération lucide, consciente des enjeux sociaux et sociétaux que soulève l’intelligence artificielle. « Je pense qu’on peut leur faire confiance », affirme-t-elle, se disant satisfaite de la réception jusqu’à présent.

La directrice annonce également la mise sur pied d’un comité permanent, chargé d’alimenter les réflexions pédagogiques et d’assurer le lien avec l’institution.

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Un ouvrage pour mettre en valeur les pionnières en hygiène dentaire

Les femmes présentées dans l’ouvrage ont été parmi les premières à ouvrir des cliniques d’hygiène dentaire indépendantes au Québec, souligne-t-elle.

Pour l’autrice, il s’agit non seulement de mettre en lumière le parcours de ces pionnières, mais aussi de témoigner des difficultés auxquelles elles ont fait face en démarrant leurs entreprises. « Ça a été beaucoup de travail pour finalement démarrer ces entreprises-là. Ça met un peu en lumière leur parcours, puis aussi leurs embûches, comment elles ont surmonté les difficultés », précise-t-elle.

Avant l’obtention de l’autonomie professionnelle, ouvrir un cabinet était tout simplement impossible pour les hygiénistes dentaires. « On a vraiment gagné l’autonomie professionnelle, puis c’est maintenant possible pour les hygiénistes d’ouvrir leur propre cabinet », se réjouit Mme Francoeur.

Des avancées considérables

La modification de la Loi 15 confère, depuis 2020, l’autonomie de pratique aux hygiénistes dentaires, leur permettant d’ouvrir leur propre cabinet. Mais il reste du chemin à parcourir. « Le plus difficile reste les personnes qui travaillent en clinique d’hygiène dentaire mobile. De pouvoir se déplacer, c’est plus difficile parce qu’on peut voir moins de gens par jour », souligne-t-elle, appelant à un soutien gouvernemental pour faciliter leurs déplacements.

Cette réforme a également entraîné une refonte complète du programme scolaire de technique en hygiène dentaire, qui intègre désormais des notions d’entrepreneuriat. Fannie Leblanc, hygiéniste dentaire et coéditrice de l’ouvrage, espère que ce dernier deviendra un manuel scolaire dans les cégeps, garantissant ainsi sa pérennité et son impact à long terme.

Mme Leblanc est convaincue qu’au-delà de leur mission de soigner, les hygiénistes dentaires ont aussi la responsabilité de prévenir et de former. « Ce n’est pas ce que l’hygiéniste fait une fois par six mois dans la bouche du patient qui fait la différence. C’est ce que le patient fait au quotidien à la maison. » Les contraintes de temps en cabinet ne laissaient guère de place aux enseignements d’hygiène, déplore-t-elle. C’est ce qui l’a poussée à créer sa propre entreprise d’éducation et de prévention, avec laquelle elle se déplace pour donner des ateliers et des conférences auprès de diverses clientèles.

La MRC Les Moulins n’est pas en reste en matière d’hygiène dentaire indépendante. « Plusieurs cliniques d’hygiène dentaire ont vu le jour ici. C’est une belle alternative pour vivre les soins dentaires autrement. Les hygiénistes qui ont leur propre cabinet ont plus de latitude au niveau du temps accordé aux patients et aux enseignements d’hygiène », fait remarquer Fannie Leblanc.

Les femmes sous-représentées en entrepreneuriat

Selon des données disponibles sur le site du gouvernement du Québec, près de 98 % des hygiénistes dentaires sont des femmes. Or ces dernières demeurent sous-représentées en entrepreneuriat, déplore Stéphanie Francoeur qui entend « mettre de l’avant le fait que les femmes peuvent démarrer des entreprises et vivre des réussites entrepreneuriales ».

Même si le titre de l’ouvrage est décliné au féminin, il accorde tout de même une place à un témoignage masculin, afin d’encourager d’autres hommes à rejoindre cette profession encore majoritairement féminine.

L’ouvrage s’adresse à tout public, permettant à chacun de découvrir une profession qui a connu des changements réglementaires importants. « Pour les hygiénistes, ça donne des modèles d’inspiration. Pour les décideurs, ça permet de voir tout ce que les hygiénistes peuvent apporter au système de santé québécois », explique Mme Francoeur. Le livre pourrait également orienter des jeunes en quête de carrière ou des personnes souhaitant se réorienter professionnellement.

La prévente de l’ouvrage Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises débutera le 1er avril, et la parution officielle est prévue pour juin.

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12 341 livres jeunesse distribués dans Lanaudière

Cette initiative de prévention en littératie permet la remise de 147 039 livres jeunesse neufs à des enfants de 0 à 12 ans vivant en milieux défavorisés, grâce à la mobilisation d’alliés à travers le Québec. Dans Lanaudière, 12341 ouvrages ont été distribués.

En favorisant l’accès aux livres et le plaisir de lire dès l’enfance, le programme s’inscrit dans une approche de prévention visant à soutenir la réussite éducative à long terme. Selon la Fondation, plus un enfant est mis en contact tôt avec le livre, meilleur sera son rapport à la lecture tout au long de sa vie. Aimer lire aide à mieux réussir à l’école.

Votre hebdo s’est entretenu avec Patrick Lutzy, président du conseil d’administration de La Fondation pour l’Alphabétisation, qui note une belle évolution au fil des années dans le programme La lecture en cadeau : « Il y a une dizaine d’années, on était à 25 000, 30 000 livres. On a connu, au fil du temps, une très grande progression ». 

Au Québec, près de 47 % des jeunes âgés de 16 à 24 ans présentent un niveau de littératie insuffisant pour répondre aux exigences de la vie quotidienne, des études et du travail. « Les gens sont capables de lire, mais ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Ils ne sont pas capables de se [résumer] ce qu’ils lisent », souligne Lutzy. Pour les adultes, on parle de 52 %.

Comment les livres sont-ils recueillis et distribués ?

La Fondation cible les établissements les plus défavorisés de chaque région, notamment en recourant à l’indice de milieu socioéconomique (IMSE), calculé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Les groupes d’enfants récipiendaires sont ensuite choisis selon la disponibilité des livres par groupe d’âge et de manière à assurer une répartition équitable. Les livres sont toujours distribués à un groupe d’enfants, une classe par exemple, pour ne pas stigmatiser les enfants les plus défavorisés du groupe.

Les livres doivent respecter quelques critères pour être éligibles, soit d’être neufs, de s’adresser à des enfants de 0 à 12 ans, être en français ou en anglais et être amusants. Par exemple : bandes dessinées, albums illustrés, livres cartonnés ou plastifiés, petits romans, livres sur les animaux ou les insectes, ou livres animés. Pour un enfant issu d’un milieu défavorisé, ce livre est souvent le premier livre neuf qu’il reçoit. L’enfant apprécie d’autant plus la valeur d’un livre neuf, surtout dans un contexte où ce livre a été choisi spécialement pour lui par un donateur inconnu. Pour les livres usagés (donc inéligibles), l’organisme encourage les gens à les envoyer dans leurs centres communautaires, dans des organismes de dons de vêtements et d’articles usagés ou encore dans des croques-livres.

Les autres programmes de la Fondation

Le programme Info-apprendre offre un service d’aide, d’écoute et de référence en éducation afin d’orienter les personnes vers les meilleures formations au Québec selon leurs besoins. Des milliers de Québécois y trouvent un accompagnement pour développer leurs compétences professionnelles. 

Le service Info-Alpha, pour sa part, soutient les adultes éprouvant des difficultés en lecture, en écriture et en calcul. Environ 600 ressources en alphabétisation et en formation de base, issues des secteurs public et communautaire, sont répertoriées afin de diriger les demandeurs vers les organismes appropriés dans les différentes régions.

Chaque année, les bourses Retour réussite, soutenues par la Fondation Desjardins, récompensent 20 apprenants ayant repris leurs études. Depuis leur création, 125 lauréats ont reçu un total de 165 000 $. 

L’initiative Enrichir s’adresse aux travailleurs adultes et aux organisations souhaitant promouvoir l’apprentissage en milieu de travail. Finalement, le programme interne Alpha réussite permet de mener des études sur l’alphabétisation et la littératie au Québec. Ces travaux portent également sur divers enjeux connexes, notamment les retombées économiques et des analyses comparatives à l’échelle canadienne.

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Actualités

Des expropriations accélérées pour le TGV ?

Alors que le gouvernement fédéral souhaite accélérer le développement de cette infrastructure majeure, certains élus et citoyens s’inquiètent des impacts possibles sur le territoire et des changements législatifs proposés pour faciliter l’acquisition de terrains.

Le réseau envisagé s’étendrait sur près de 1 000 kilomètres entre Québec et Toronto, avec des trains électriques pouvant atteindre environ 300 km/h et reliant notamment Québec, Trois-Rivières, Montréal, Ottawa et Toronto. Le projet est considéré comme l’un des plus importants chantiers d’infrastructures au pays et pourrait générer des dizaines de milliers d’emplois pendant sa construction.

Du train à grande fréquence au train à grande vitesse

Le projet actuel diffère toutefois de la proposition initiale de train à grande fréquence (TGF) portée par VIA Rail. Ce concept, présenté en 2016, visait surtout à améliorer la fiabilité et la fréquence du service grâce à des voies dédiées aux passagers, sans atteindre les vitesses d’un véritable TGV.

Depuis 2025, Ottawa a plutôt choisi de développer un train à grande vitesse, une solution plus rapide mais aussi beaucoup plus coûteuse. Le projet, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, est actuellement en phase de co-développement entre la société d’État Alto et un consortium privé chargé d’en préciser le tracé et les caractéristiques techniques.

Un corridor à l’étude dans le sud de Lanaudière

Le 14 janvier dernier, Alto dévoilait un corridor d’étude d’environ dix kilomètres de large de Québec à Toronto. Dans la région métropolitaine, les études préliminaires évoquent un corridor potentiel qui longerait notamment les axes autoroutiers existants, dont le secteur de Mirabel et des Laurentides, afin de déterminer un tracé plus précis cet automne.

Dans Lanaudière, le passage du train ne serait envisagé qu’à une phase ultérieure du projet. Le gouvernement fédéral a indiqué vouloir commencer par le tronçon Montréal–Ottawa avant d’étendre le réseau vers l’est et l’ouest. « On veut régler la question interprovinciale avant de prolonger le trajet de chaque côté », a mentionné M. Imbleau, PDG d’Alto, en entrevue à Laval lors des consultations publiques.

Le projet de loi C-15 au cœur des préoccupations

Le débat s’est intensifié avec l’étude du projet de loi fédéral C-15, un projet de loi omnibus lié au budget qui prévoit notamment des modifications à la Loi sur l’expropriation afin d’accélérer l’acquisition de terrains pour certains grands projets d’infrastructure.

Le député bloquiste, Jean-Denis Garon, a notamment demandé au gouvernement fédéral de renoncer à ces changements et de tenir des consultations publiques complètes avec les citoyens et les agriculteurs concernés.

« Quand on exproprie, le gros bout du bâton est toujours dans les mains de celui qui veut acheter. Si on enlève les protections juridiques au vendeur, son pouvoir de négociation disparaît », s’indigne M. Garon.

Des préoccupations partagées dans les municipalités

Plusieurs élus municipaux ont également exprimé des inquiétudes quant à la méthode employée pour présenter le projet et aux impacts possibles sur les terres agricoles.

Des consultations publiques ont par ailleurs été organisées dans différentes municipalités, dont Terrebonne au début du mois de février, afin de présenter les scénarios étudiés et de recueillir les commentaires des citoyens.

Le maire Mathieu Traversy se dit déçu du processus de portes ouvertes déployé depuis le début de l’année par Alto : « Nos citoyens doivent pouvoir participer de façon réelle et significative à l’élaboration de ce projet. C’est pourquoi nous demandons des consultations publiques en bonne et due forme qui permettront aux personnes et organisations intéressées de se faire entendre et d’obtenir des réponses à leurs préoccupations. »

Même son de cloche du côté de Guillaume Tremblay, maire de Mascouche : « L’acceptabilité sociale ne se décrète pas : elle se construit à partir d’informations complètes et d’un dialogue ouvert. Plusieurs enjeux sont soulevés, notamment sur l’acquisition des terrains, les mesures de mitigation et l’intégration au milieu. Ces éléments doivent être discutés publiquement, avec des réponses claires et des ajustements possibles. »

Un projet encore en évolution

À ce stade, aucun tracé définitif n’a été arrêté et les études environnementales ainsi que les consultations devraient se poursuivre au cours des prochaines années.

Si ses promoteurs présentent le train à grande vitesse comme un projet structurant pour l’économie et la mobilité au Canada, plusieurs collectivités souhaitent néanmoins obtenir davantage de garanties quant aux impacts territoriaux et aux mécanismes d’acquisition des terrains avant que les décisions finales ne soient prises.

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Actualités Politique

Loi 11 : La Table des préfets de Lanaudière exige la concertation

S’ils appuient l’objectif de simplification administrative, ils exigent d’être reconnus comme partenaires à part entière dans l’élaboration des règlements qui découleront du projet de loi 11.

Portée par le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et moyennes entreprises Samuel Poulin, cette réforme vise à alléger le fardeau administratif et réglementaire des entreprises. Il propose notamment de remplacer chaque nouvelle réglementation par la suppression d’une ancienne « un pour un », de prolonger la durée des permis et de mandater le ministère de l’Économie à simplifier les processus.

Les préfets de Lanaudière reconnaissent que plusieurs mesures du projet de loi répondent à des préoccupations du milieu entrepreneurial. Ils rappellent toutefois que les décisions touchant la gestion forestière, l’aménagement du territoire et l’environnement ont des répercussions directes et concrètes sur leurs municipalités, leurs citoyens et sur le développement économique à long terme. « L’allègement réglementaire ne doit pas se faire au détriment de la prévisibilité, de la concertation territoriale, ni de la protection des intérêts des communautés locales », écrivent les autorités municipales dans un communiqué.

« Nous ne pouvons accepter que des changements d’une telle portée redéfinissent l’équilibre des pouvoirs sans une implication réelle et structurante des gouvernements de proximité », déclare Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière dans un communiqué.

Pas de décisions en silo, disent les élus

Quant à la question forestière, la Table des préfets veut rester vigilante, rappelant que la révision de la tarification des bois et l’abolition de certaines structures soulèvent des questions fondamentales quant aux retombées économiques pour les territoires-ressources. Les élus réclament transparence et équité, insistant sur la nécessité d’être associés à la rédaction des nouveaux règlements.

Même exigence du côté environnemental. La Table reconnaît la volonté gouvernementale d’offrir plus de souplesse aux entreprises, elle refuse toutefois que cet assouplissement se fasse sans balise claire. « Le développement économique et la protection de la santé publique et des milieux naturels ne sont pas opposés : ils doivent progresser ensemble », lit-on dans le communiqué.

Certaines dispositions centralisatrices du projet de loi, notamment l’élargissement des pouvoirs en matière d’ententes internationales, inquiètent les préfets. Ces mesures risquent de marginaliser davantage les gouvernements de proximité dans des décisions qui touchent pourtant directement leurs territoires. « Les régions ne doivent pas seulement être consultées, martèle la Table, elles doivent être considérées comme des partenaires à part entière. »

Les élus lanaudois appuient l’objectif d’efficacité administrative, mais invitent le gouvernement à maintenir un équilibre entre allègement réglementaire, responsabilité environnementale et respect des compétences municipales. « C’est ainsi que nous pourrons véritablement propulser nos régions de manière durable et concertée », concluent-ils.

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Société

Un don à ceux qui sont toujours prêts

Dans un cercle autour d’un feu symbolique, les jeunes et leurs animateurs ont reçu une délégation du Club Opti-Jeunesse francophone de Terrebonne pour échanger sur les valeurs qu’ils partagent et leur faire un don.

Se dépasser, apprendre, prendre confiance, découvrir, être solidaire et ouvert sur le monde, voilà ce que les jeunes ont attribué à leur mouvement comme acquis et comme base solide pour leur vie. « C’est un deuxième chez-moi » d’accentuer Camille, approuvée par sa meute au grand complet dans un ban typique aux Scouts. Félix, pour sa part, a renchéri en disant que le scoutisme « me fait évoluer et socialiser » au point où il ajoute « Ici, je suis à ma place ».

De leur côté, les Optimistes ont rendu hommage aux animateurs et aux jeunes en octroyant un don destiné à financer l’une ou l’autre de leurs activités. « Vous êtes partout pour rendre service » de dire le président Yvon Ricard en soulignant « je vous admire beaucoup ». C’est à la suggestion d’un optimiste de carrière, Réal Vaillancourt (48 ans en fait) que ce don s’est concrétisé.

Outre cet échange et la remise du don, l’Opti-jeunesse francophone de Terrebonne réalise de nombreuses activités auprès des jeunes dont un concours de dessin dans les écoles pour contrer la violence, l’activité Rêve d’un jour où les jeunes accompagnent une personne dont ils rêvent de pratiquer le métier, l’Arbre de joie pour des cadeaux de Noël à ceux qui n’en ont pas et bien d’autres.

Fondé le 1er octobre 2025, le club de Terrebonne poursuit la cause du mouvement Optimistes depuis 60 ans à Terrebonne.

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Actualités

Défi 28 jours : 24 751 $ récoltés dans Lanaudière

Cette édition marquait un changement important : pour la première fois, les participants pouvaient relever le défi en janvier, en février ou pendant les deux mois. Cette nouvelle formule a attiré 288 participants dans Lanaudière et a contribué à renforcer la sensibilisation aux dépendances et aux habitudes de consommation d’alcool.

Les sommes recueillies permettront de soutenir les programmes de prévention, d’accompagnement des proches et de traitement des dépendances offerts par la Maison Jean Lapointe. Au cours du dernier exercice, 233 678 $ ont été consacrés à l’aide financière, permettant à 132 personnes — soit 26 % des résidents — d’accéder à un programme de traitement. Les initiatives de prévention de l’organisation ont également sensibilisé 1,3 million de jeunes au cours des deux dernières décennies.

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Actualités Politique

Cúram, Phénix, ArriveCAN : le Bloc veut une enquête publique

La motion doit maintenant mener à un débat et à un vote à la Chambre des communes, que le Bloc souhaite faire tenir lors de la semaine parlementaire du 23 mars.

Le député Rhéal Éloi Fortin souligne qu’il s’agit, selon lui, d’un rare consensus des libéraux sur la nécessité d’examiner ces dérapages financiers et les erreurs répétées dans les grands projets informatiques fédéraux. Il rappelle notamment que des milliers de retraités éprouvent encore des problèmes liés au versement de leur pension de vieillesse dans le dossier Cúram.

Le Bloc québécois entend poursuivre ses démarches afin d’obtenir la tenue d’une enquête publique, estimant qu’un tel exercice est nécessaire pour faire la lumière sur ces situations et assurer une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics.

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Culture

Seul au cinéma : l’album né d’une journée pluvieuse

L’idée remonte à 2023. L’auteur-compositeur était alors de passage dans la région pour un spectacle. Comme souvent en tournée, les heures précédant la représentation laissent beaucoup de temps à meubler. « On arrive tôt, on fait le test de son… puis on attend longtemps que le spectacle commence », raconte-t-il.

Ce jour-là, on lui propose d’aller passer l’après-midi dans un cinéma voisin. « Je me suis promené de salle en salle. Il pleuvait, il n’y avait presque personne. Je me sentais vraiment seul. Cette expérience-là est restée avec moi », explique Bazini. Cette impression de solitude deviendra le point de départ du projet.

L’artiste imagine alors un album construit un peu comme un film. Certaines chansons sont très courtes, presque comme des fragments d’histoire, tandis que d’autres prennent leur temps pour installer l’ambiance. Même les bruits captés dans le cinéma – ses pas dans les corridors ou les sons ambiants – se retrouveront dans l’univers sonore du disque.

Sortir de sa zone de confort

Mais le véritable défi de ce projet était ailleurs : écrire en français pour la première fois.

Après plusieurs albums en anglais, Bazini admet que le passage vers sa langue maternelle représente un saut dans l’inconnu. « Ça a été sortir de ma zone de confort », résume-t-il.

Pendant longtemps, l’écriture est restée bloquée. Puis une chanson a tout débloqué : Février et le mauve, qui ouvre l’album et en annonce les thèmes, notamment la quête identitaire et la solitude de la scène. « Des fois, il suffit d’une chanson qui devient un peu l’ancre du projet. Après ça, tout débloque », explique-t-il.

Un retour vers soi

Ce virage vers le français s’est accompagné d’une réflexion plus personnelle. Pendant la création de l’album, Bazini a décidé de retourner terminer ses études secondaires.

Un moment anodin – recevoir sa carte étudiante – a provoqué un déclic. Celui qui a tourné une vidéo inspirante dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire raconte : « Quand j’ai vu mon nom, Bobby Bazinet, sur la carte, ça m’a frappé. Je me suis rendu compte que j’avais presque deux identités : mon nom d’artiste et mon vrai nom. »

Pour lui, ce disque n’est pas un projet parallèle. « Pour moi, ce n’est pas un album à côté. Je le vois vraiment comme mon sixième album », affirme-t-il.

Et surtout, cette plongée dans le français lui a permis de redécouvrir sa propre langue. « C’est une langue magnifique et très riche. Jusqu’à la fin du projet, je changeais encore des mots pour trouver les plus beaux. »

Bobby Bazini présentera ce spectacle le 28 mars au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Une façon, peut-être, de boucler la boucle : partir d’un cinéma presque vide… pour retrouver une salle pleine.

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Actualités Politique

Élections Canada envoie les cartes d’électeur

Cette carte personnalisée précise où et quand voter, ainsi que les informations liées à l’accessibilité des lieux de vote. La majorité des électeurs devraient la recevoir d’ici le 27 mars 2026, bien que certains délais soient possibles selon la confirmation des sites de scrutin.

Les électeurs qui ne reçoivent pas leur carte ou qui constatent une erreur peuvent s’inscrire ou mettre à jour leurs renseignements en ligne, ou communiquer avec leur bureau local. Il est également possible de vérifier son inscription et les lieux de vote en entrant son code postal sur elections.ca. Toute anomalie, comme une carte au nom d’une autre personne ou d’un défunt, doit être signalée.

Pour voter, une preuve d’identité et d’adresse est requise. La carte peut servir de preuve d’adresse, mais doit être accompagnée d’une autre pièce d’identité acceptée. Elle n’est pas obligatoire, mais recommandée pour accélérer le processus. L’élection partielle se déroulera le 13 avril prochain.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.