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MRC Les Moulins – Québec investit 592 660 $ pour lutter contre la violence conjugale

De cette somme, 290 000 $ sont alloués au programme d’agentes de liaison en violence conjugale du Service de police de Terrebonne, tandis que 302 660 $ serviront à ajouter une ressource spécialisée en intervention préventive et à reconduire le financement d’une intervenante sociale en violence conjugale à Mascouche.

Ce financement piloté par le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, s’inscrit dans le dernier volet du Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC), qui soutient 58 initiatives à travers le Québec grâce à des investissements totalisant plus de 25 M$ sur deux ans. L’ensemble des trois axes du PQLC représente des investissements cumulés de 89,8 M$, pour soutenir 215 initiatives à l’échelle de la province.

« Ces investissements permettront d’offrir un meilleur accompagnement aux personnes vivant des situations de violence, d’intervenir plus rapidement et de prévenir l’escalade des conflits », indique le député de Masson, Mathieu Lemay, qui se dit fier de soutenir les organismes et les intervenants qui travaillent chaque jour à protéger la communauté.

Trois axes prioritaires

Le Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC) vise trois champs d’action prioritaires. Il s’agit de la violence faite aux femmes et aux mineurs, y compris la violence sexuelle et l’exploitation sexuelle ; la criminalité liée aux groupes représentant une menace pour la sécurité, notamment les gangs de rue et le crime organisé ; et la cybercriminalité, qui englobe entre autres la fraude visant les personnes aînées, la cyberintimidation et les crimes motivés par la haine.

Les corps policiers ont été invités à soumettre des projets répondant aux objectifs du PQLC, et celui présenté par Terrebonne et Mascouche a été retenu, indique Lucie Lecours, qui décrit la MRC des Moulins comme un milieu particulièrement mobilisé dans la lutte contre la violence conjugale. « C’est pour ça qu’on est régulièrement en lien avec le service de police », affirme-t-elle.

Mme Lecours indique que les demandes d’aide liées à la violence conjugale sont continuelles et que cette réalité touche toutes les régions du Québec.

« Le fait d’ajouter des agentes de liaison en matière de violence conjugale va aider beaucoup parce que ce sont des agentes qui ont cette formation-là, qui sont capables d’approcher les victimes, qui sont capables de leur venir en aide. »

– Lucie Lecours, députée des Plaines

La protection des mineurs, un enjeu plus large

Lucie Lecours souligne un autre aspect de ce volet du PQLC, qui couvre aussi la violence faite aux mineurs. C’est un enjeu qui lui tient particulièrement à cœur depuis son passage, en 2009, au sein d’une commission spéciale transpartisane sur l’exploitation sexuelle des mineurs, laisse entendre l’élue. Les travaux de cette commission ont mené à plusieurs recommandations, dont la mise en place de programmes de liaison en matière de violence conjugale et de violence faite aux femmes.

Elle se réjouit que le programme cible aussi les jeunes, qui représentent selon elle des cibles faciles pour les prédateurs, notamment dans un contexte de cybercriminalité.

« [Les mineurs] sont des cibles tellement faciles. Donc, le programme d’agentes de liaison, c’est vraiment un bon programme qui va aller directement au cœur de la problématique », conclut-elle.

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Le PEQ rouvrira pour deux ans

Les travailleurs immigrants et diplômés étrangers déjà établis au Québec pourront soumettre leur demande sans devoir passer par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

Une première période de réception des demandes est prévue du 2 juillet au 31 octobre 2026, sans plafond sur le nombre de dossiers acceptés. Les dépôts débuteront le 2 juillet à 8 h 30 (heure de Montréal) dans le système Arrima, selon les mêmes conditions d’admissibilité qu’avant la suspension du programme.

Deux volets, des conditions précises

Le volet Diplômés du Québec s’adresse aux personnes ayant obtenu un baccalauréat, une maîtrise, un doctorat, un DEC technique ou un DEP (seul ou suivi d’une ASP totalisant au moins 1 800 heures), en date du 19 novembre 2025. Le volet Travailleurs étrangers temporaires exige une expérience de travail au Québec d’au moins deux ans dans les catégories 0, 1, 2 ou 3 de la Classification nationale des professions (CNP), également en date du 19 novembre 2025.

Dans les deux cas, les candidats doivent démontrer un niveau oral de français de 7, avoir l’intention de s’établir au Québec et s’engager à subvenir à leurs besoins essentiels. Une clause de droits acquis accompagne la réouverture afin d’éviter les ruptures de parcours.

L’UMQ salue la décision

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) accueille favorablement cette décision. Elle rappelle que le resserrement abrupt des règles avait déjà des répercussions dans les régions, où la rareté de main-d’œuvre fragilise les services essentiels. Le Québec compte actuellement quelque 115 000 postes vacants, dont plus de 82 000 à l’extérieur de Montréal.

« Cette décision arrive à point nommé pour l’ensemble du Québec. On ne peut pas se priver de personnes déjà bien intégrées, qui parlent français, qui étudient, travaillent et contribuent activement à la vitalité de nos milieux », a déclaré Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

En février dernier, les municipalités s’étaient mobilisées dans le cadre du mouvement des Cœurs bleus pour réclamer une transition ordonnée entre les deux programmes.

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Le député de Masson Mathieu Lemay ne se représentera pas

Il a diffusé l’annonce le 3 juin dernier sur les réseaux sociaux. La circonscription de Masson couvre Mascouche et le secteur de La Plaine, à Terrebonne.

Élu une première fois en 2014, puis réélu en 2018 et en 2022, Lemay aura siégé douze ans à l’Assemblée nationale. Il dit prendre cette décision « avec le sentiment du devoir accompli » et évoque les sacrifices personnels liés à la fonction, dont le temps passé loin de sa famille. Il souhaite poursuivre son engagement public « sous une forme différente », sans préciser laquelle. Il restera en poste jusqu’à la fin de son mandat.

Dans son bilan, le député retient l’agrandissement du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, l’arrivée d’un campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières dans la circonscription, de même que la construction d’une maison des aînés, de CPE et de nouvelles écoles. Ingénieur de formation et diplômé en gestion, il était aussi adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Son départ force la Coalition Avenir Québec à trouver un nouveau candidat dans Masson, une circonscription en croissance, en vue du scrutin du 5 octobre 2026.

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Handfield porte les couleurs du PQ dans Masson

Il promet de défendre les intérêts de la couronne nord face à ce qu’il décrit comme un abandon du gouvernement provincial.

Un député « enraciné » contre l’abandon de la couronne nord

Le ton était ferme dès le discours d’investiture. « Ça n’a aucun sens que le gouvernement Legault/Fréchette ait abandonné Masson et la couronne nord. Nos concitoyens méritent un député qui sera le porte-parole des citoyens auprès du gouvernement, pas le porte-parole du gouvernement auprès des citoyens. Pour ma part, je serai un député enraciné, présent et engagé à 100% », a déclaré M. Handfield.

Le candidat a ciblé plusieurs dossiers qu’il entend prioriser s’il est élu : l’amélioration de la mobilité dans la couronne nord, l’accès au réseau de santé, les places en CPE, le transport collectif et le soutien au projet du Domaine seigneurial de Mascouche. Il a aussi mis en évidence la sécurisation de l’intersection de la sortie des Anglais et de l’autoroute 640, un carrefour aux antécédents accidentogènes.

Ces enjeux locaux s’inscrivent dans une vision plus large portée par Handfield, qui estime que les problèmes structurels du Québec — en santé, en éducation et en infrastructures — ne peuvent être résolus qu’avec tous les leviers d’un État souverain. L’indépendance du Québec, dit-il, demeure « la seule chose qui n’a jamais été essayée ».

Un profil ancré dans le territoire

Handfield n’est pas un inconnu à Mascouche. Avocat spécialisé en droit de l’immigration, il a siégé à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié avant de pratiquer en cabinet privé. Il a également complété deux mandats comme conseiller municipal dans sa ville avant de se tourner vers la politique provinciale.

De 2023 à 2026, il a occupé le poste de co-porte-parole en immigration au sein du Parti Québécois. Son profil juridique et son expérience municipale sont présentés comme des atouts pour défendre les dossiers complexes qui touchent la circonscription de Masson, notamment en matière d’infrastructures et de services à la population.

Au terme de son discours, le candidat a salué les militants de longue date et les nouvelles recrues du parti, remerciant au passage le chef Paul St-Pierre Plamondon d’avoir « redonné au Parti Québécois sa fierté ».

L’objectif : reprendre Masson

La circonscription de Masson, qui couvre notamment Mascouche et une partie de la couronne nord de Montréal, est actuellement détenue par la Coalition Avenir Québec. Le Parti Québécois y voit une cible réaliste dans le contexte de la remontée nationale du parti sous la direction de St-Pierre Plamondon.

« Ensemble, avec vous, avec Paul, avec le Parti Québécois, nous allons regagner Masson », a conclu Handfield devant ses partisans. La date du déclenchement des prochaines élections générales provinciales n’est pas encore confirmée, mais le scrutin doit se tenir au plus tard à l’automne 2026.

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Catherine Gentilcore repart en campagne pour le PQ dans Terrebonne

La candidate, qui avait remporté l’élection partielle de mars 2025, vise cette fois à accéder au pouvoir avec un gouvernement du Parti Québécois.

Un an et demi en chambre comme tremplin

Avant de faire le saut en politique, Catherine Gentilcore avait dirigé des organisations dans les secteurs des technologies (NUMANA), des médias (Le Devoir) et de la culture (Opéra de Montréal, C2 Montréal). C’est cette expérience de gestionnaire qu’elle dit avoir mise au service de ses concitoyens depuis son entrée à l’Assemblée nationale.

Depuis Québec, l’ancienne présidente du Parti Québécois dit avoir multiplié les interventions, notamment en dénonçant ce qu’elle qualifie de gaspillage de fonds publics par le gouvernement caquiste et en défendant les médias et la culture québécoise.

« Depuis un an et demi, j’ai l’honneur de représenter les gens de Terrebonne. Cette victoire confirme que les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour du changement et veulent tourner la page sur les huit années de gouvernement caquiste. Si nous parvenons à un tel impact avec seulement sept députés à l’Assemblée nationale, imaginez tout ce que nous pourrons concrétiser pour le Québec en quatre ans au gouvernement », affirme Catherine Gentilcore.

Terrebonne sous pression : transport, santé et logement dans la mire

La candidate place les enjeux locaux au cœur de sa nouvelle campagne. Terrebonne connaît une croissance démographique rapide qui pèse lourd sur les services publics, et Gentilcore entend en faire un argument central contre le bilan de la Coalition avenir Québec.

« Terrebonne connaît une croissance sans précédent qui exerce une forte pression sur ses services. Face à cette réalité, le bilan de la CAQ à Terrebonne est intenable : il a échoué à répondre aux besoins urgents, notamment en matière de transport, de santé et de construction de logements abordables », soutient-elle.

La circonscription de Terrebonne, située dans les Basses-Laurentides, est l’une des régions à plus forte croissance au Québec. Les infrastructures de transport en commun et les délais d’accès aux soins y font régulièrement l’objet de critiques de résidents et d’élus municipaux.

Un mandat à poursuivre, dit-elle

Gentilcore présente sa candidature comme la continuité d’un travail amorcé avec les électeurs lors de la partielle de 2025. Elle mise sur sa visibilité à Québec pour asseoir sa légitimité dans la prochaine course électorale.

« Depuis un an et demi, vous m’avez vue à l’œuvre : je me suis tenue debout à Québec pour défendre leurs intérêts et porter leur voix. Je demande humblement de pouvoir continuer, en octobre prochain, le mandat que nous avons débuté ensemble. Ils peuvent compter sur moi », conclut la députée.

La date du scrutin général provincial n’a pas encore été officiellement fixée, mais les partis amorcent déjà leurs positionnements en vue de l’automne prochain. Pour le PQ, Terrebonne représente l’une des rares circonscriptions qu’il détient et un symbole de son renouveau électoral.

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Samuel Poulin met en garde contre le saupoudrage électoral

C’est un ministre des Affaires municipales qui arrive les mains pleines de promesses à Terrebonne qui a lancé une mise en garde contre les largesses préélectorales, alors que le prochain scrutin provincial se profile à l’horizon et que le mandat du gouvernement caquiste tire à sa fin. La visite s’inscrit dans une tournée provinciale de consultation amorcée depuis quelques semaines par le ministre.

Il a fait savoir que le logement et l’accès à la propriété figurent parmi ses « grandes priorités », et que des projets à Terrebonne pourraient bénéficier d’une collaboration gouvernementale. « L’enjeu de la performance municipale fait également partie de nos priorités et on pourra faire ça ensemble évidemment. Surtout, c’est de propulser nos régions du Québec qui demeurent importantes », soutient M. Poulin.

Il a également annoncé la tenue, d’ici le 24 juin, des États généraux sur le coût des infrastructures et leur financement. Le ministre promet aussi, pour la même échéance, un programme concernant le prolongement des réseaux d’eau potable. « C’est une annonce que j’ai faite à l’Union des municipalités du Québec et que je réitère. Il y aura des sommes pour les villes au cours des prochaines semaines et des prochains mois », a déclaré le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin. Il promet également d’impliquer le secteur privé dans ces consultations. « Pendant trop d’années, on a tenu loin le secteur privé du gouvernement du Québec et des villes », a-t-il reconnu.

Autonomie municipale, l’exigence de l’heure

Le maire Mathieu Traversy, qui a initié la visite, plaide en faveur d’une plus grande autonomie municipale et exprime la volonté de la Ville de collaborer avec le gouvernement sur les enjeux qui touchent Terrebonne. Il réclame notamment l’obtention d’une charte constitutive propre à la municipalité, à l’image d’autres grandes villes québécoises. « Une telle évolution permettrait de mieux répondre aux réalités du terrain, particulièrement dans un contexte de développement urbain, d’accès à la propriété », a insisté le maire.

Sur la question de l’itinérance, le ministre a indiqué que son collègue Lionel Carmant travaille à définir les programmes d’aide aux municipalités en matière de santé mentale et d’itinérance. « Nous avons déjà fait une annonce à Québec qui concernait certaines villes. Mais notre priorité, c’est de cibler également d’autres villes qui vivent des situations d’itinérance, dans la première ou deuxième couronne de Montréal », a-t-il précisé.

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Terrebonne :« une défaite crève-cœur pour le Bloc québécois »

La démonstration libérale est de taille, portée par une machine électorale à plein régime. L’effet Carney, dans toute sa splendeur et l’incertitude mondiale dont Donald Trump est le symbole, viennent couronner le succès des libéraux dans cette circonscription historiquement souverainiste.

Yves-François Blanchet en est conscient. Le lendemain du scrutin, devant les médias, il a soutenu que « […] dans le contexte d’insécurité qui caractérise encore la réalité canadienne et québécoise, les folies de Donald Trump et les incertitudes économiques ont fait en sorte que cet effondrement du vote des conservateurs et du NPD est allé renforcer le vote du Parti libéral ».

Pour le professeur Daniel Béland, « il n’y a pas grand-chose que Yves-François Blanchet et le Bloc puissent faire en ce moment, sinon essayer de sauver les meubles. ». Toutefois, souligne M. Béland, « le Bloc […] c’est un parti qui constitue quand même le deuxième choix des Québécois. »

« Quant au Bloc, c’est sûr que la défaite d’hier, c’était une défaite crève-cœur. Mais en même temps, ils voulaient vraiment l’emporter. Ils ont mis beaucoup d’efforts dans cette course-là. »

– Daniel Béland, professeur James McGill, département de science politique, Université McGill.

Le Bloc n’a pas dit son dernier mot

La majorité obtenue par le Parti libéral, notamment en glanant des transfuges et à travers l’élection partielle du 13 avril, confère à Mark Carney les coudées franches pour une durée d’environ trois ans et demi. M. Blanchet compte profiter de ce laps de temps pour continuer à parler de souveraineté et rappeler aux Québécois « les avantages pour le Québec d’être un pays à part entière. »

« Tôt ou tard, plutôt tôt que tard, il faudra que le Québec reprenne son chemin. Le chemin qui lui est propre. Le chemin de la souveraineté. Dès que les Québécois le voudront. »

– Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois

La Chambre des communes sera pour le chef ce haut lieu « d’une nécessaire réflexion sur l’appropriation par le Québec de tous les attributs de la souveraineté ». Se disant fier de la performance de son parti, M. Blanchet rappelle que « la balle est dans la cour de M. Carney ».

« Désormais, et pour la première fois depuis 2015, notre travail s’inscrit dans la durée », insiste M. Blanchet, qui se dit très patient.

Résultat « décevant »

La libérale Tatiana Auguste a remporté l’élection partielle avec 48,3 % des voix, contre 46,9 % pour sa rivale Nathalie Sinclair-Desgagné. Adrienne Charles du Parti conservateur a récolté seulement 3,3 % des votes, tandis que le NPD n’en a recueilli que 0,5 %.

Le chef du Bloc estime ses résultats plus performants que l’année dernière, où son parti avait obtenu 38,7 %, lors des élections de 2025. Il admet toutefois que le résultat du 13 avril 2026 est « décevant », mais pas du tout gênant.

Avec un tel résultat, les conservateurs se sont écroulés et le NPD a complètement disparu de la carte, soutient le professeur Daniel Béland. Le parti de Pierre Poilievre est passé de 18,2 % en 2025 à 3,3 %. Quant au NPD, il a chuté de 6,3 % à 0,5 %. « Mais les autres partis doivent se poser des questions. Les conservateurs et le NPD, qu’est-ce qu’il leur reste au Québec ? », poursuit-il, qualifiant d’alarmants les résultats de ces deux partis.

Heureusement pour eux, observe le professeur Béland, il n’y a pas d’élection générale à l’horizon, car selon lui, ces deux formations politiques se feraient battre à plate couture. Il estime que cette période de trois ans donnera « peut-être » le temps au NPD et aux conservateurs de se reconstruire.

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Les libéraux reprennent le château fort du Bloc Québécois

La libérale Tatiana Auguste l’a emporté avec 731 votes d’avance (48,4 %) contre la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné (46,8 %), soit 730 voix de plus que lors de l’élection précédente, remportée par un seul vote par Tatiana Auguste, avant d’être annulée par la Cour suprême.

« Terrebonne est à la table des décisions maintenant », a lancé Mme Auguste face à la foule de libéraux réunis pour l’occasion. Elle promet de travailler tous les jours « pour que la voix de Terrebonne soit entendue partout à Ottawa et où ça compte absolument ».

« Je vais être prête à travailler pour tous les citoyens de Terrebonne […] tous les organismes communautaires, les entreprises, tout le monde. Donc je suis prête, on se met au travail. »

– Tatiana Auguste, députée libérale élue de Terrebonne

Elle a remercié les militants, les bénévoles, les membres de sa famille, ainsi que tout le caucus pour leur travail, déclarant : « Ça va [être] un plaisir d’être de retour parmi le plus grand caucus du Québec. »

Une ambiance festive

Au rassemblement des libéraux, l’ambiance de fête était palpable. La musique battait son plein et les cris de joie à chaque décompte retentissaient dans la salle. La soirée a toutefois été serrée, les deux rivales se partageant la tête du scrutin à plusieurs reprises. À certains moments, le Bloc menait par une majorité confortable, forçant la ministre fédérale de la Santé et marraine de la campagne libérale à déclarer que, « quels que soient les résultats, nous serons toujours fiers d’elle », adoptant une certaine réserve quant à l’issue du scrutin.

Le soulagement était bien présent chez la ministre, qui a esquissé quelques pas de danse au milieu de ses partisans. Elle dit accueillir cette victoire avec beaucoup de gratitude, saluant le travail accompli par son équipe tout au long de la campagne. « Parfois on travaille fort et on n’a pas les résultats escomptés », admet-elle. « Mais cette fois-ci, on a travaillé fort, ensemble, tous ensemble, parce que c’est une victoire d’équipe. […] Et je crois que les gens de Terrebonne peuvent nous faire confiance, parce que quand une équipe est soudée, elle peut livrer encore mieux », soutient-elle.

Le député fédéral Bienvenu-Olivier Ntumba croit que « c’est le fruit d’un travail acharné », rappelant la décision de justice rendue par la Cour suprême en faveur de la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné, qui avait contesté la victoire par un seul vote de sa rivale, en raison d’une irrégularité imputable à Élections Canada. « On l’a respectée, on a dit : on retrousse les manches, on va sur le terrain. On a travaillé, ce soir les gens de Terrebonne ont tranché à nouveau et d’une manière très claire », a-t-il déclaré.

« Tatiana Auguste est la nouvelle députée fédérale de Terrebonne et on la ramène à Ottawa », a conclu le député libéral.

La candidate libérale était entourée de bénévoles, de collègues, ainsi que de membres de sa famille, dont sa mère Marceline Alexandre Auguste, qui n’a pas tari d’éloges envers sa fille. « Je suis énormément contente. J’étais stressée parce que quand je voyais ma fille, comment elle travaille. Des fois, ça me touche, mais maintenant, elle a travaillé fort, puis elle a réussi », a-t-elle déclaré.

L’effet Carney

Les libéraux ont déployé une machine redoutable afin de gagner ces élections. Le premier ministre Mark Carney s’est présenté à deux reprises à Terrebonne, en soutien à sa candidate. Plusieurs ministres et députés ont défilé à tour de rôle afin de prêter main-forte dans la bataille enclenchée pour ramener Tatiana Auguste à Ottawa.

Pour la ministre Marjorie Michel, l’influence de Mark Carney sur la victoire de la candidate est incontestable. « Il y a plein de facteurs, dont, certainement, la popularité de M. Carney. Les gens disent qu’ils se sentent en confiance avec M. Carney. C’est ce qui nous a permis de remporter de manière un peu plus solide cette victoire aujourd’hui », soutient la ministre.

« Avec presque 800 voix, je ne pense pas qu’on ira en recomptage », a-t-elle conclu.

Les trois circonscriptions en jeu lors de ces élections partielles sont désormais acquises aux libéraux, leur accordant une majorité confortable à la Chambre des communes.

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Le Bloc échoue à Terrebonne

Après une longue lutte serrée et acharnée dans le comté de Terrebonne, qui s’était terminée par une différence d’un seul vote, la libérale Tatiana Auguste du Parti libéral du Canada l’emporte finalement avec 48,4% des votes contre 46,8% pour la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné. Le dépouillement s’est terminé à 00 h 15.

La candidate bloquiste a tenu à souligner les efforts des bénévoles qui ont prêté main forte à son équipe électorale ainsi que ceux des députés du Bloc Québécois et du Parti Québécois qui l’ont accompagné sur le terrain.

« Ce sera à leur tour de porter les intérêts de Terrebonne », dit-elle en parlant de ses collègues siégeant à la Chambre des communes.

Du côté du Bloc Québécois, on juge que le Parti libéral n’a pas besoin d’un siège de plus, puisqu’il est en territoire majoritaire suite à la victoire de Doly Begum dans la circonscription de Scarborough-Sud-Ouest. De plus, on dénonce un financement trois fois plus élevé et des sorties du Premier ministre, Mark Carney, dans la circonscription. Des moyens qui ont été jugés inégaux.

« Malgré cela, ils l’ont remporté que par quelques centaines de votes », soutenait Mme Sinclair-Desgagné.

Sur le terrain, les militants espéraient des résultats plus convaincants. Clovis Valade, militant du Bloc Québécois, affirmait que le résultat sur le terrain serait probablement très serré, en raison d’un nombre d’indécis, lors de son porte-à-porte. « Les gens prennent souvent leur décision dans l’urne », affirmait-il.

Tatiana Auguste récupère donc, pour vrai cette fois, la circonscription de Terrebonne, circonscription que Nathalie Sinclair-Desgagné a représenté de 2021 et 2025.

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Le vote est ouvert dans Terrebonne

Les bureaux de vote, dont la liste est disponible sur le site d’Élections Canada, sont ouverts jusqu’à 20 h 30. Les électeurs doivent s’y présenter avec une preuve d’identité et d’adresse. Selon l’organisme électoral, les électeurs de la circonscription de Terrebonne qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale peuvent tout de même voter, à condition de s’inscrire directement au bureau de vote le jour du scrutin.

« Les électeurs qui votent par bulletin spécial dans leur circonscription et qui n’ont pas encore posté leur bulletin rempli doivent le déposer en personne au bureau local d’Élections Canada; ils ont jusqu’à la fermeture des bureaux de vote dans leur circonscription pour le faire », écrit Élections Canada, précisant que les bulletins de vote reçus après la fermeture des bureaux de vote ne seront pas comptés.

Cette élection se distingue par l’utilisation d’un bulletin de vote en blanc, sur lequel l’électeur doit impérativement inscrire le nom et le prénom du candidat choisi. Si un électeur écrit uniquement le nom du parti, son bulletin ne sera pas comptabilisé. Pour un électeur avec qui la rédaction s’est entretenue, « cela ne fait aucun sens ». Selon lui, un bulletin de vote adapté pourrait créer des inégalités.

Une véritable bataille

Cette joute électorale est une reprise de l’élection fédérale de 2025, remportée par une seule voix par la candidate libérale Tatiana Auguste. La Cour suprême avait invalidé les résultats à la suite des contestations du Bloc Québécois et d’une bataille judiciaire menée par la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Depuis, les deux candidates sont engagées dans une véritable bataille, chacune défendant des enjeux qu’elles jugent cruciaux pour Terrebonne. Pour Mme Auguste, la construction de l’échangeur Urbanova figure parmi les principales préoccupations des électeurs, tandis que Mme Sinclair-Desgagné met de l’avant le projet du TGV Alto et les potentielles expropriations qu’il implique.

Cette bataille oppose le Bloc Québécois, qui veut reconquérir son château fort, au Parti libéral, déterminé à obtenir une majorité absolue. « On va tout faire pour gagner », a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Le Bloc Québécois, de son côté, entend tout faire pour empêcher les libéraux d’atteindre leur objectif.

Perdre Terrebonne serait un véritable affront pour le Bloc Québécois, estime Daniel Béland, professeur James McGill au département de science politique de l’Université McGill. « Le Bloc veut défendre sa position au Québec et montrer que le parti demeure important, malgré le fait que les libéraux se dirigent vers un gouvernement majoritaire », souligne ce spécialiste de la politique canadienne. Il soutient qu’en cas d’échec du Bloc, le parti pourrait voir son influence diminuer à Ottawa.

« S’il y a assez de sièges, ils n’auront plus le même rôle dans les comités parlementaires. Évidemment, les votes de confiance ne joueront plus vraiment un rôle. Alors, cela va réduire l’influence politique du Bloc, peu importe ce qui se passe lundi », explique le professeur Béland.

À moins d’une surprise dans les deux circonscriptions ontariennes, une victoire du Bloc à Terrebonne constituerait tout de même un baume pour le parti, relativise le spécialiste.

En plus de la circonscription de Terrebonne, où se tient la reprise de l’élection d’avril 2025, les comtés torontois de University–Rosedale et de Scarborough–Sud-Ouest voteront eux aussi pour leur prochain représentant à la Chambre des communes. Dans ces derniers, les libéraux misent respectivement sur Danielle Martin et Doly Begum.

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