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« Il est minuit moins une » pour le transport en commun au Québec

En vigueur depuis le 1er avril dernier, le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) répartit une enveloppe de 25 milliards de dollars entre l’ensemble des provinces.

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce qu’il appelle le manque de volonté des deux paliers de gouvernement à s’entendre sur un cadre de financement pour les projets de transport collectif à travers la province.

« Ce serait inacceptable de perdre cet argent qui pourrait servir à améliorer la mobilité dans nos communautés », martèle-t-il. « Pendant ce temps, d’autres provinces reçoivent leur part du gâteau pour réaliser des projets structurants », ajoute-t-il, appelant à une entente rapide. « Il est minuit moins une dans ce dossier ».

La Saint-Jean, échéance ultime

Le Québec est la seule province canadienne sans projet approuvé, alors que toutes ses voisines ont déjà encaissé leur part. Si l’argent continue de dormir à Ottawa, il pourrait être redirigé vers d’autres provinces, et ce sont les citoyens québécois qui en feraient les frais, déplore le maire.

Guillaume Tremblay fixe la fête nationale comme échéance pour que Québec signe cette entente. Il craint que l’arrivée imminente d’un nouveau gouvernement provincial ne complique encore davantage le dossier. « Le temps que le nouveau ministre des Transports comprenne les dossiers, ça va prendre encore bien du temps. C’est ça, notre crainte. »

Des projets structurants s’accumulent pendant que des promesses tardent à se concrétiser et que la population, elle, attend, affirme M. Tremblay. « On trouve ça vraiment malheureux que ce soit la population qui soit prise en otage pour des enjeux possiblement politiques », déplore-t-il, citant notamment le REM de l’Est parmi les nombreux projets qui, partout au Québec, sont toujours en attente de financement.

« On est un peu déçus de la situation. Encore une fois, c’est le monde municipal, ce sont les citoyens de nos villes qui sont toujours pris en otage à cause d’un manque de volonté des paliers de gouvernement à bien s’entendre », conclut Guillaume Tremblay.

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Terrebonne sur le point de conclure une entente historique

La Ville et le Groupe Montoni sont actuellement en discussions finales autour du développement de Terra 8, dont la conclusion est attendue à l’été 2026, assure M. Traversy.

L’entente de principe avec le Groupe Montoni, annoncée en novembre dernier, prévoit une période de vérification diligente de neuf mois, qui devrait se conclure aux alentours de juillet 2026. Le maire s’est dit très optimiste quant à l’issue des discussions, soulignant l’engagement sérieux de la société de développement depuis le début du processus d’appel de propositions.

« J’ai vu l’entreprise s’investir beaucoup dans l’appel de propositions qu’on a fait pour avoir un écoparc industriel. Je pense qu’ils sont très sérieux. J’ai confiance qu’on va trouver un terrain d’entente. Je suis très optimiste pour une grande annonce au niveau du développement économique à Terrebonne », confirme le maire.

Un levier de développement économique

Cet écoparc s’inscrit dans la vision de transition écologique de la Ville de Terrebonne. Il sera conçu comme un pôle d’emplois mixte, misant sur le développement de l’économie circulaire et l’autosuffisance énergétique, affirme la Ville. Le projet vise à offrir une flexibilité d’aménagement aux entreprises souhaitant adopter une approche de développement durable et intégrer des pratiques écoresponsables dans leur modèle d’affaires, indique-t-on.

Pour le maire, la proximité de l’écoparc Terra 8 avec le site d’enfouissement de Lachenaie peut se révéler un véritable atout, en attirant des entreprises capables de tirer profit des ressources générées par le site, notamment le gaz naturel renouvelable, le compost agro-industriel et la récupération des eaux filtrées.

« Je sais aussi que CEC travaille beaucoup sur le déploiement potentiel de d’autres types d’énergies renouvelables. Ça pourrait être au bénéfice des créateurs d’emplois et des industries qui viendront choisir Terrebonne comme siège social », dit-il.

Un projet d’envergure

Le projet de l’écoparc industriel, situé dans le secteur de Lachenaie, est conçu dans une perspective de développement durable. Il sera développé sur un terrain de 13 millions de pieds carrés, dont cinq millions seront attribués à la préservation des milieux naturels et humides.

Des principes de biophilie seront intégrés dans l’aménagement du site et l’architecture des bâtiments, de même que des pratiques d’économie circulaire. Terrebonne se positionne ainsi à l’avant-garde en matière d’intégration harmonieuse de l’architecture, des milieux naturels et de la qualité du milieu de vie au sein d’un espace économique à vocation écologique, indique la Ville.