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Hausse de taxes foncières : « il ne faut pas faire peur aux citoyens »

Certaines recommandations font tiquer et soulèvent des questions pour les contribuables. Parmi ses recommandations figure notamment une augmentation des taxes foncières. Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay cherche à dédramatiser la situation, estimant qu’il s’agit d’une hausse modeste pour des retombées majeures.

L’infime augmentation envisagée ne devrait pas alarmer les citoyens, croit M. Tremblay qui la chiffre à environ 1,5 %. Ce qui, selon lui, représenterait entre 30 et 50 dollars supplémentaires par année sur le compte de taxes d’une maison moyenne. En contrepartie, cette contribution permettrait d’injecter des milliards de dollars dans les infrastructures municipales à travers tout le Québec. « Je pense que comme position responsable, ça en vaut la chandelle », affirme-t-il.

« Mais au bout de la ligne, il faut juste bien s’entendre pour ne pas faire peur aux citoyens. »

– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

Il insiste sur l’urgence d’agir, notamment pour les générations futures, soulignant que l’inaction aurait un coût bien plus élevé à long terme. « On se doit d’avoir ce positionnement pour les familles et pour les générations futures parce que je n’ai pas le goût de laisser à mes enfants des infrastructures qui pètent de partout. »

Mascouche, déjà avant-gardiste

Le maire souligne que Mascouche n’attend pas les recommandations du rapport pour agir. La Ville s’est déjà dotée d’un fonds dédié aux infrastructures, financé directement par une portion du compte de taxes des citoyens. « C’est déjà la réalité mascouchoise », soutient-il, précisant que la Ville procède cette année à d’importants travaux de réfection sur plusieurs artères, dont Montée Masson.

Pour M. Tremblay, une partie du défi est aussi d’ordre éducatif. Il observe que les citoyens perçoivent différemment les hausses selon le palier de gouvernement concerné. Les augmentations d’impôts provinciaux ou les hausses de tarifs d’Hydro-Québec passent souvent inaperçues, soutient-il, affirmant que le compte de taxes municipal, reçu une fois par année avec un montant clairement affiché, fait davantage réagir.

« Le gouvernement du Québec, sur ton compte de taxes annuellement, t’augmente d’environ 300 à 400 $ par année parce que si ton salaire augmente, tes impôts augmentent. Mais les gens ne s’en rendent pas compte », expose M. Tremblay.

Il reconnaît que dans un contexte de hausse du coût de la vie, toute augmentation supplémentaire sera scrutée à la loupe. Mais il maintient qu’il s’agit d’un choix incontournable et responsable. « Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des citoyens et des citoyennes », conclut-il.

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Budget 2026 de Terrebonne : une hausse de 2,94 % du compte de taxes

Malgré cette augmentation globale significative, l’administration Traversy a réussi à contenir la hausse du compte de taxes résidentiel moyen à 2,94 %, soit moins que le taux d’inflation de la région métropolitaine, fixé à 3,3 % au moment du dépôt.

« L’augmentation des taxes, limitée à 2,94 %, a été réfléchie pour rester juste et raisonnable, en tenant compte du coût de la vie », affirme Serge Villandré, directeur général de la Ville.

Ce budget 2026, indique le maire Mathieu Traversy, s’inscrit dans la continuité de « nos engagements envers la population ». Il s’agit également d’une nécessité de répondre aux nouveaux défis auxquels font face la ville de Terrebonne et toutes les villes du Québec, dit-il.

« Du point de vue financier, notre premier engagement demeure celui d’un ajustement du compte de taxes résidentiel moyen qui ne dépasse pas l’inflation », promet-il.

Pour une maison moyenne évaluée à 499 796 $, le compte de taxes passera de 3 721,12 $ à 3 830,52 $, soit une augmentation annuelle de 109,40 $. Cette hausse se répartit entre une augmentation de 2,00 % pour la taxe foncière et de 0,94 % pour le Fonds bleu, une réserve dédiée aux infrastructures liées à l’eau. Les tarifs d’assainissement et de compensation pour l’eau demeurent quant à eux inchangés.

Le Fonds bleu, priorité environnementale

La contribution au Fonds bleu passe de 2 millions en 2025 à 4 millions de dollars en 2026. Cette réserve financière est destinée à financer des travaux d’infrastructures liés à la gestion des eaux, en réponse aux événements climatiques extrêmes, notamment les pluies torrentielles qui ont frappé la région au cours des dernières années. Il s’agit, selon les responsables municipaux d’une mesure d’anticipation pour les générations futures.

La masse salariale, à 142,5 millions de dollars, se retrouve en hausse de 7,51 %. Cette progression s’explique notamment par les ajustements salariaux prévus aux conventions collectives, ainsi que par une charge comptable de 4 millions de dollars liée à la nouvelle évaluation actuarielle du régime de retraite.

Le service de la dette brute augmente pour sa part de 7,66 %, atteignant 75,7 millions, en raison des investissements réalisés dans des projets d’infrastructures majeurs. La Ville a par ailleurs doublé son paiement comptant des immobilisations, de 2 à 4 millions de dollars, afin de réduire son recours à l’endettement.

La contribution à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) progresse également de 0,8 million, pour atteindre 17,2 millions, tandis que la quote-part versée à la Régie d’assainissement des eaux Terrebonne-Mascouche bondit de 19,54 % pour s’établir à 3,3 millions.

Du côté des commerces et industries, la hausse est légèrement plus marquée : 3,34 % pour les petits commerces et 4,20 % pour le secteur industriel.

Pour atténuer l’impact du nouveau rôle d’évaluation triennale 2026-2028 — dont la croissance globale atteint 24,66 % par rapport au rôle précédent —, la Ville maintient la mesure d’étalement en ne taxant qu’un tiers de la croissance de la valeur des propriétés pour 2026. Le paiement du compte de taxes en cinq versements demeure également disponible.

Des revenus soutenus par l’immobilier

Sur le plan des revenus, la Ville profite d’une forte progression des droits de mutation immobilière, en hausse de 12 millions de dollars par rapport à 2025. C’est un bond de 100 % qui reflète la vigueur du marché immobilier et les projets de développement prévus. Les redevances des promoteurs immobiliers sont également en forte hausse, totalisant 4,4 millions. Pour équilibrer son budget, la Ville devra tout de même puiser 1,4 million dans son excédent de fonctionnement non affecté.

Dans ce budget, la Ville rappelle sa volonté de développer l’écoparc industriel Tera 8, de poursuivre ses démarches pour l’implantation du Quartier universitaire. Terrebonne entend également obtenir l’organisation des Jeux du Québec 2029, et planifier l’aménagement du golf Le Boisé en grand parc nature.

L’administration prévoit également implanter un service de premiers répondants en 2026, allouer 200 000 $ au développement de projets liés à l’intelligence artificielle, et mettre en œuvre un programme d’aide à l’achat d’une première propriété pour les citoyens.

« Nous connaissons les défis qui nous attendent et ils rejoignent ceux identifiés par les Terrebonniens eux-mêmes : la congestion routière, l’efficacité du transport collectif, la sécurité, la qualité de notre environnement, la propreté des espaces publics et privés, les besoins en logements, la réfection de nos infrastructures », a reconnu le maire, ajoutant que « beaucoup d’autres dossiers nécessitent continuellement notre attention et nos actions. »

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CCIM – Pierre Berthiaume et la tempête entrepreneuriale

Et c’est avec une certaine fierté que son président-directeur général, Pierre Berthiaume, a fait visiter les locaux de l’organisation à La Voix à la suite d’un entretien mettant en lumière les activités et services offerts par la CCIM, mais surtout, aura permis de découvrir le parcours étonnamment éclaté de l’homme derrière l’organisation.

« On se maintient généralement autour de la 9e ou 10e position au Québec. Ça varie un peu selon les années », explique-t-il simplement.

En poste depuis 2011, Pierre Berthiaume semble avoir tranquillement façonné une organisation à son image. Porte-parole unique de la CCIM et omniprésent dans les différents réseaux économiques et politiques de la région, l’ancien conseiller municipal (Sainte-Anne-des-Plaines) préfère manifestement garder un œil attentif sur l’ensemble des rouages de l’organisation.

Gourvernance

Ce souci de cohérence se reflète également dans le modèle de gouvernance adopté par la CCIM. Contrairement à plusieurs chambres de commerce où les rôles de président et de directeur général sont séparés, Pierre Berthiaume agit ici à titre de président-directeur général et siège lui-même au conseil d’administration.

Après s’être joint à la Chambre de commerce de Terrebonne en 2011, il a accompagné la fusion des chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche en 2013, donnant naissance à l’actuelle CCIM, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

Il assume également personnellement les prises de position publiques de la Chambre. Une façon, explique-t-il, de protéger les administrateurs bénévoles et les entrepreneurs impliqués au sein de l’organisation d’éventuelles répercussions liées à certains dossiers plus sensibles.

Une approche centralisée qui semble, jusqu’ici du moins, contribuer à la stabilité de la CCIM, alors que plusieurs organisations similaires ont traversé des périodes plus fragiles au cours des dernières années.

Cette stabilité aura toutefois été mise à rude épreuve pendant la pandémie, puis plus récemment dans le contexte économique incertain provoqué par les tensions commerciales et les tarifs douaniers américains.

« C’est probablement une des années les plus difficiles où on doit redoubler d’ardeur, où on doit se réinventer », affirme Pierre Berthiaume.

Parcours

Mais derrière le dirigeant et le visage public de la Chambre se cache aussi un parcours étonnamment éclaté. Électronique, vente, assurance, redressement d’entreprises, politique municipale, animation, mentorat : Pierre Berthiaume donne parfois l’impression d’avoir traversé plusieurs vies professionnelles avant d’atterrir où il est.

« J’aime apprendre. J’aime bouger », résume celui qui affirme également vivre avec un TDAH et une hyperactivité qui semblent avoir alimenté une bonne partie de son parcours.

Derrière cette énergie, le dirigeant revient constamment à un même thème : l’équilibre. Et il s’éloigne tranquillement du discours économique traditionnel pour aborder plus franchement les défis humains liés à l’entrepreneuriat.

Dans la tempête

« Tu poses la question à n’importe quel homme d’affaires et il va te répondre que ça va super bien. Le business va bien. La semaine a été bonne. Mais il ne te dira pas que ça va mal, qu’il est dans le brouillard total ou qu’il ne sait plus où il s’en va », lance-t-il.

Pour lui, l’entrepreneuriat ressemble davantage à « une mer qui devient parfois houleuse », où le rôle du capitaine consiste surtout à garder son équipage en sécurité jusqu’au retour du calme.

« Le soleil va revenir. Mais en attendant, il faut réussir à traverser la tempête. »

Cette vision semble d’ailleurs avoir tranquillement trouvé sa place dans l’approche de la Chambre, notamment à travers le mentorat et les différents services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. Une approche qui leur a d’ailleurs valu de recevoir la certification « Organisation humainement distinctive » remise par BonBoss.

« Il faut ventiler. Il faut parler. Ce n’est pas toujours des choses que tu peux partager avec ton conjoint ou ta conjointe. Comme entrepreneur, des fois, tu as besoin de quelqu’un qui comprend vraiment ce que tu vis. »

Pierre Berthiaume reconnaît d’ailleurs avoir lui-même connu plusieurs périodes de déséquilibre au fil de sa carrière.

« Il y a des moments où je penchais trop d’un bord. Il a fallu que je me réaligne. L’important, c’est toujours de revenir à l’essentiel. »

Cette réflexion semble aujourd’hui influencer plusieurs sphères de sa vie, y compris son rapport à l’entrepreneuriat lui-même.

Associé depuis plus de 20 ans à l’Artisan Chocolatier avec sa conjointe, il admet d’ailleurs regarder tranquillement vers la suite de cette aventure entrepreneuriale.

“On est plus sur la sortie maintenant”, laisse-t-il tomber avec lucidité.

Une transition qui ne semble toutefois pas s’appliquer à son implication au sein de la CCIM, où Pierre Berthiaume continue visiblement de trouver une grande partie de son énergie.

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Défi Osentreprendre – des entreprises de Lanaudière récompensées

Plusieurs organisations se sont démarquées dans différentes catégories liées à l’entrepreneuriat, à l’innovation et au développement durable.

OSEntreprendre est un organisme qui soutient les entrepreneurs et qui vise à préserver « l’esprit d’entreprendre » afin de contribuer à un Québec innovant. Avec ses partenaires, l’organisation met en place chaque année des défis locaux, régionaux et nationaux dans plusieurs volets, notamment scolaire, étudiant et création d’entreprise. C’est dans cette dernière catégorie que plusieurs entreprises lanaudoises ont été récompensées.

Commerce

Simple Plant s’est démarquée dans la catégorie Commerce. L’entreprise propose des campagnes de financement basées sur la vente de plantes afin de soutenir différents projets éducatifs, sportifs et culturels. Les campagnes varient selon les saisons.

Économie sociale

Dans la catégorie Économie sociale, l’entreprise Autiste à la ferme a obtenu le titre de lauréat. Située dans la MRC de Matawinie, l’organisation mise sur l’inclusion et l’épanouissement des personnes autistes grâce au travail à la ferme et au contact avec les animaux. Des ateliers et des activités éducatives sont également offerts afin de favoriser le développement de l’autonomie et de la confiance.

Exploitation, transformation, production

La brasserie rurale 40 Arpents, située dans la MRC de D’Autray, a remporté les honneurs dans la catégorie Exploitation, transformation, production. L’entreprise pratique également l’agriculture régénératrice, une approche visant à améliorer la santé des écosystèmes et la fertilité des sols.

Innovations technologiques et techniques

Fenil Technology inc. s’est illustrée dans la catégorie Innovations technologiques et techniques grâce à sa plateforme Joblinks. Celle-ci facilite le recrutement de travailleurs dans le domaine de la vidéo en mettant de l’avant des profils interactifs et la culture des entreprises. Cette initiative provient de la MRC Les Moulins.

Deux personnes devant un fond orange avec logos, tenant un certificat encadré dans un contexte d’événement officiel.
Photo tirée de Facebook
Évo Forêt a remporté les honneurs dans la catégorie Services aux entreprises lors du Défi OSEntreprendre régional. Sur la photo : Marilyne Vallière, présidente d’honneur du Défi OSEntreprendre, et Danny Houde-Dauphinais, représentant de l’entreprise.

Services aux entreprises

Évo Forêt a remporté le titre de lauréat dans la catégorie Services aux entreprises, en plus de recevoir le prix Coup de cœur du développement durable. Cette entreprise spécialisée en aménagement forestier offre notamment des services de coupe d’éclaircie, de débardage, de débroussaillage ainsi que de construction et de réfection de chemins forestiers. Sa mission est de contribuer à la protection des forêts.

Services aux individus

Deux entreprises ont été récompensées dans la catégorie Services aux individus.

Perfo Golf, située dans la MRC Les Moulins, offre des entraînements spécialisés et des cours techniques de golf. L’entreprise se présente comme un centre multidisciplinaire axé sur l’innovation dans le domaine.

Septech a également obtenu le titre de lauréat. L’entreprise se spécialise dans l’entretien, l’optimisation et la régénération des installations septiques résidentielles. Elle offre notamment des inspections, des évaluations et des services de nettoyage professionnels.

Duo devant un mur orange avec motifs, présentant un cadre de reconnaissance lors d’une remise en intérieur.
Photo tirée de Facebook
ConsulTerre a remporté le prix Réussite inc. lors du Défi OSEntreprendre régional. Sur la
photo : Moez Dridi, directeur du développement des affaires chez Promutuel Assurance
Lanaudière, et Alexandre Désy, représentant de l’entreprise.

Réussite inc.

Le prix Réussite inc. a été remis à ConsulTerre, une entreprise de la MRC de D’Autray spécialisée en gestion-conseil environnementale. L’entreprise développe des plans d’action et des programmes destinés notamment au milieu municipal, aux industries, aux manufacturiers, aux organismes à but non lucratif et aux coopératives afin de soutenir leurs engagements environnementaux et sociaux.

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Défi PME 2026 au Cégep de Terrebonne

Le concept est simple : pendant quelques heures, les étudiants en Techniques de comptabilité et de gestion deviennent les ambassadeurs d’une entreprise locale. Réunis dans le café étudiant, ils présentent produits et services à leurs pairs, aux visiteurs de passage et aux enseignants, qui évaluent leur performance selon les critères du programme.

Au-delà de l’exercice académique, l’événement met en lumière un double mouvement : celui d’une relève entrepreneuriale en formation, et celui d’entreprises bien ancrées dans le tissu économique moulinois. « C’est bien de voir des jeunes qui s’intéressent au commerce ici, qui en parlent avec autant d’énergie et qui donnent le goût d’encourager nos commerces locaux », souligne le conseiller municipal de Terrebonne Charles Messier, également enseignant au cégep.

Plusieurs élus étaient d’ailleurs sur place, dont la mairesse suppléante de Mascouche, Lise Gagnon, ainsi que le conseiller Pierre Nevraumont.

Un pont concret entre la théorie et le terrain, où l’achat local prend tout son sens.

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Lanaudière : Appel de projet de 500 000 $ pour lutter contre la pauvreté

Ce projet s’inscrit dans le cadre du déploiement de la Démarche lanaudoise et vise à soutenir financièrement des initiatives intervenant à la fois sur les causes et les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Les sommes attribuées proviennent du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité de Lanaudière, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

« Cet appel de projets témoigne de l’importance que nous accordons à la solidarité dans nos collectivités », a déclaré la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, dans un communiqué. Elle souhaite, par cette initiative, « soutenir des projets porteurs d’entraide, d’inclusion et de soutien concret aux personnes plus vulnérables. » Elle estime que « chaque projet peut réellement changer les choses dans la vie des gens et contribuer à bâtir une communauté plus forte ».

Des priorités locales

Les projets soumis doivent être en lien avec au moins l’une des six priorités locales de la MRC Les Moulins, à savoir l’accès à une alimentation abordable, saine et diversifiée pour les personnes vulnérables, l’ouverture à la diversité et le vivre-ensemble inclusif, l’accès au logement et la gestion d’un budget équilibré, la santé physique et mentale de la population, le développement des enfants et des jeunes dans toutes les sphères de leur vie, ainsi que le sentiment de sécurité pour l’ensemble des résidents du territoire.

« Dans un contexte où les défis sociaux sont de plus en plus préoccupants, nous avons la responsabilité collective d’agir concrètement pour faire une différence dans la qualité de vie des gens, et plus particulièrement dans la MRC Les Moulins dans le cadre du présent appel de projets », a déclaré Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Elle se dit convaincue que les réponses les plus efficaces émergent des communautés elles-mêmes, précisant que c’est par la concertation et l’entraide que des actions concrètes pourront voir le jour et améliorer durablement le bien-être des gens.

Les sommes disponibles pour cet appel de projets représentent le montant résiduel de l’enveloppe totale pour la MRC Les Moulins et s’ajoutent aux sommes déjà dévoilées en octobre 2025. Un nouvel appel de projets sera bientôt annoncé pour les autres territoires de la MRC et les projets régionaux. Les projets devront être soumis au plus tard le 18 mai 2026, et leur réalisation est prévue le 1er juillet 2026, avec une clôture des activités au plus tard le 31 mars 2029.

Les organismes qui souhaitent soumettre un projet doivent consulter le site Internet de la Table des préfets afin d’accéder à l’ensemble des documents liés à l’annonce, tels que le guide d’information, le formulaire de dépôt de projet et le formulaire budgétaire.

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L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif bientôt à Terrebonne

Le chantier de 164 nouvelles unités résidentielles s’installe sur le boulevard Lucille-Teasdale, dans un secteur en forte croissance démographique, et vient palier l’enjeu de pénurie de logements de la ville de Terrebonne.

Le projet, qui en est à sa première phase, est soutenu par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’innovation en construction en bois (PICB), qui découle du Plan pour une économie verte 2030. « Dès que nos critères seront atteints, on pourra déclencher la phase 2, sur le même terrain, qui, elle, va amener le projet jusqu’à 424 unités, la phase 2 étant prévue à 18 étages », annonce Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier de solidarité FTQ.

L’objectif, selon lui, est de reproduire ce modèle dans les milieux urbains qui s’y prêtent. La nature même du projet, un immeuble d’une si grande hauteur, le limite aux zones densément peuplées. Une fois, la première phase complétée et le modèle éprouvé, le projet sera déployé à plus grande échelle partout où les conditions le permettront, explique-t-il.

Façade moderne composée de panneaux verticaux brun texturé et bandes sombres, surface répétitive avec lignes régulières et ambiance extérieure.
Photo Iona Mousli – Le Fonds de solidarité FTQ inaugure son chantier de construction d’un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif à Terrebonne.

Innovation

Pour des raisons environnementales, le Fonds immobilier de solidarité FTQ mise sur le bois massif, un matériau à faible empreinte carbone. La conception est axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’efficacité énergétique, les principes de réemploi des matériaux et le confort thermique des occupants. En privilégiant le bois massif, le Fonds contribue à la décarbonation de son portefeuille immobilier, une priorité inscrite dans sa stratégie, soutient le vice-président.

Pour la première fois en Amérique du Nord, le projet aura recours à la technologie québécoise Upbrella, un procédé de construction abritée qui protège les matériaux des intempéries tout en améliorant la sécurité des travailleurs sur le chantier. Le bois massif utilisé sera quant à lui fourni par Nordic Structures – Chantiers Chibougamau, un partenaire de longue date du Fonds.

Le premier projet du genre, d’une douzaine d’étages, avait été construit en 2017 à Québec. « Ce projet-là a déjà commencé à faire changer, à son époque, certains critères du Code national du bâtiment. Et chacun des nouveaux projets, comme nous on le fait présentement, vient influencer les futurs codes », explique M. Cormier.

Un projet très attendu

Le maire de Terrebonne souligne que ce projet reflète la vision de développement que la Ville entend poursuivre, soit augmenter l’offre de logements sur son territoire tout en privilégiant des approches innovantes et respectueuses de l’environnement. Il aura des retombées tangibles sur le quotidien des résidents de Terrebonne, en s’attaquant aux défis de pénurie de logements et de changements climatiques auxquels la ville est confrontée, ajoute-t-il.

Réagissant sur ses réseaux sociaux, la députée de Terrebonne du Parti québécois, Catherine Gentilcore, estime que ce projet est un excellent exemple d’innovation en matière de construction résidentielle, alliant durabilité, rapidité et rentabilité.

« Ces nouveaux logements, construits de manière durable avec du bois du Québec, viendront donner un bon coup de pouce pour augmenter l’offre de logements et ainsi contribuer à résorber la pénurie. Leur emplacement aux abords des grands axes routiers et de transport en commun constitue également un exemple d’aménagement urbain responsable et moderne », écrit-elle.

Le Parti québécois partage le constat du Fonds quant à la nécessité de réduire les coûts de construction au Québec et propose plusieurs mesures en ce sens, notamment l’harmonisation des normes, l’assouplissement de certaines exigences jugées excessives et la simplification des démarches administratives pour les promoteurs, précise-t-elle.

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« Il est minuit moins une » pour le transport en commun au Québec

En vigueur depuis le 1er avril dernier, le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) répartit une enveloppe de 25 milliards de dollars entre l’ensemble des provinces.

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce qu’il appelle le manque de volonté des deux paliers de gouvernement à s’entendre sur un cadre de financement pour les projets de transport collectif à travers la province.

« Ce serait inacceptable de perdre cet argent qui pourrait servir à améliorer la mobilité dans nos communautés », martèle-t-il. « Pendant ce temps, d’autres provinces reçoivent leur part du gâteau pour réaliser des projets structurants », ajoute-t-il, appelant à une entente rapide. « Il est minuit moins une dans ce dossier ».

La Saint-Jean, échéance ultime

Le Québec est la seule province canadienne sans projet approuvé, alors que toutes ses voisines ont déjà encaissé leur part. Si l’argent continue de dormir à Ottawa, il pourrait être redirigé vers d’autres provinces, et ce sont les citoyens québécois qui en feraient les frais, déplore le maire.

Guillaume Tremblay fixe la fête nationale comme échéance pour que Québec signe cette entente. Il craint que l’arrivée imminente d’un nouveau gouvernement provincial ne complique encore davantage le dossier. « Le temps que le nouveau ministre des Transports comprenne les dossiers, ça va prendre encore bien du temps. C’est ça, notre crainte. »

Des projets structurants s’accumulent pendant que des promesses tardent à se concrétiser et que la population, elle, attend, affirme M. Tremblay. « On trouve ça vraiment malheureux que ce soit la population qui soit prise en otage pour des enjeux possiblement politiques », déplore-t-il, citant notamment le REM de l’Est parmi les nombreux projets qui, partout au Québec, sont toujours en attente de financement.

« On est un peu déçus de la situation. Encore une fois, c’est le monde municipal, ce sont les citoyens de nos villes qui sont toujours pris en otage à cause d’un manque de volonté des paliers de gouvernement à bien s’entendre », conclut Guillaume Tremblay.

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Économie

Terrebonne sur le point de conclure une entente historique

La Ville et le Groupe Montoni sont actuellement en discussions finales autour du développement de Terra 8, dont la conclusion est attendue à l’été 2026, assure M. Traversy.

L’entente de principe avec le Groupe Montoni, annoncée en novembre dernier, prévoit une période de vérification diligente de neuf mois, qui devrait se conclure aux alentours de juillet 2026. Le maire s’est dit très optimiste quant à l’issue des discussions, soulignant l’engagement sérieux de la société de développement depuis le début du processus d’appel de propositions.

« J’ai vu l’entreprise s’investir beaucoup dans l’appel de propositions qu’on a fait pour avoir un écoparc industriel. Je pense qu’ils sont très sérieux. J’ai confiance qu’on va trouver un terrain d’entente. Je suis très optimiste pour une grande annonce au niveau du développement économique à Terrebonne », confirme le maire.

Un levier de développement économique

Cet écoparc s’inscrit dans la vision de transition écologique de la Ville de Terrebonne. Il sera conçu comme un pôle d’emplois mixte, misant sur le développement de l’économie circulaire et l’autosuffisance énergétique, affirme la Ville. Le projet vise à offrir une flexibilité d’aménagement aux entreprises souhaitant adopter une approche de développement durable et intégrer des pratiques écoresponsables dans leur modèle d’affaires, indique-t-on.

Pour le maire, la proximité de l’écoparc Terra 8 avec le site d’enfouissement de Lachenaie peut se révéler un véritable atout, en attirant des entreprises capables de tirer profit des ressources générées par le site, notamment le gaz naturel renouvelable, le compost agro-industriel et la récupération des eaux filtrées.

« Je sais aussi que CEC travaille beaucoup sur le déploiement potentiel de d’autres types d’énergies renouvelables. Ça pourrait être au bénéfice des créateurs d’emplois et des industries qui viendront choisir Terrebonne comme siège social », dit-il.

Un projet d’envergure

Le projet de l’écoparc industriel, situé dans le secteur de Lachenaie, est conçu dans une perspective de développement durable. Il sera développé sur un terrain de 13 millions de pieds carrés, dont cinq millions seront attribués à la préservation des milieux naturels et humides.

Des principes de biophilie seront intégrés dans l’aménagement du site et l’architecture des bâtiments, de même que des pratiques d’économie circulaire. Terrebonne se positionne ainsi à l’avant-garde en matière d’intégration harmonieuse de l’architecture, des milieux naturels et de la qualité du milieu de vie au sein d’un espace économique à vocation écologique, indique la Ville.