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Terrebonne – Altex reçoit plus de 5 M$ pour automatiser sa production

Ce financement servira à automatiser certaines étapes de production, dont l’usinage de l’aluminium et l’assemblage de la technologie exclusive Newton High-Speed Lite-Lift. Ces changements permettront à l’entreprise d’augmenter sa capacité manufacturière, d’améliorer la qualité de ses produits et de réduire de plus de 15 % ses besoins en main-d’œuvre directe.

« Au cours des dernières années, nous avons pris des décisions structurantes afin de renforcer notre compétitivité tout en poursuivant nos investissements », affirme Gilles Dumoulin, président-directeur général de l’entreprise.

Selon lui, l’entreprise a aujourd’hui les reins assez solides pour franchir une nouvelle étape de son développement et répondre à une demande qui continue de croître au Canada comme aux États-Unis.

Bâtiment de l’entreprise Altex, situé au 3530, avec plusieurs véhicules stationnés devant l’entrée principale.
Altex reçoit plus de 5 M$ d’Investissement Québec et de la Banque de développement du Canada afin d’automatiser une partie de sa production.

Période de forte croissance

L’entreprise traverse une période de forte croissance des deux côtés de la frontière, notamment grâce à de nouveaux partenariats. Au Canada, l’entente avec Sun-Brite, principal distributeur commercial ontarien pour les tours résidentielles et les immeubles locatifs, a rapporté 1,8 million de dollars en commandes en seulement quatre mois. Altex anticipe environ 4 millions de dollars de commandes cette année grâce à ce partenariat, puis 7 millions en 2027.

Plus de 10 millions de dollars en nouveaux contrats ont été signés dans le secteur architectural depuis le début de 2026, ce qui dépasse déjà la cible révisée que l’entreprise s’était fixée pour l’année.

Pour son exercice financier se terminant le 31 août 2026, Altex table sur des ventes dépassant 50 millions de dollars, soit une hausse annuelle d’environ 15 %. Le secteur commercial et architectural tire la croissance au Canada, tandis que de nouveaux partenariats permettent à l’entreprise de percer plus rapidement le marché américain.

La pression de la guerre tarifaire, une opportunité?

Depuis le début de la guerre tarifaire en 2024, Altex a dû resserrer ses opérations pour rester compétitive. L’entreprise a coupé plus de 1,3 million de dollars dans ses dépenses fixes, simplifié son offre de produits et optimisé ses façons de faire, tout en continuant d’investir dans sa croissance.

Aux États-Unis, l’entente avec Standard Textile — un acteur majeur des secteurs hôtelier, scolaire et de la santé — a permis à Altex d’accroître sa présence sur le marché américain. Standard Textile a récemment obtenu une licence pour fabriquer les systèmes d’Altex dans son usine texane de Brownsville. Le partenariat a mené à la livraison de toiles pour 18 écoles californiennes ainsi qu’à une première commande du district scolaire de Los Angeles, qui compte près de 1 300 établissements.

Altex a mis sur pied Newton Global Commercial, une coentreprise formée avec le fabricant américain Echota afin d’appuyer cette expansion américaine. Cette structure lui permet de fabriquer localement pour le marché américain, limitant les effets des tarifs douaniers.

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Des bières d’ici à découvrir : le guide brassicole de Terrebonne-Mascouche

Entre microbrasseries, boutiques spécialisées et restaurants qui misent sur le local, l’offre est là, et elle est bonne. Ce qu’on y trouve surtout, c’est une raison de se rassembler, de prendre le temps et de tisser des liens autour de quelque chose de fait ici, par des passionnés d’ici. Voici un tour d’horizon pour les curieux et les amateurs.

Ruisseau Noir : de la cuve au verre

Installée dans le quartier industriel de Terrebonne, la Microbrasserie Ruisseau Noir offre quelque chose d’assez rare : déguster ses bières directement à côté de là où elles sont brassées. Le salon de dégustation, attenant à la salle de brassage, donne un côté authentique à l’expérience. Pour ceux qui préfèrent une ambiance plus pub, Ruisseau Noir a aussi ouvert un second emplacement au cœur du Vieux-Terrebonne. Des cruchons réutilisables sont disponibles pour ramener ses préférées à la maison.

L’Albatros : bois, briques et terrasse

À Mascouche, L’Albatros a pris ses quartiers dans le noyau villageois avec un décor qui marie le bois, le métal et les briques. La brasserie artisanale propose ses propres bières accompagnées d’un menu bistro simple et local. La grande terrasse boisée est probablement ce qui revient le plus souvent dans les conversations — unique en ville, selon les habitués. Des artistes invités et des événements culturels y sont organisés régulièrement.

Mille-Îles : une bière pour les 350 ans de Terrebonne

La Brasserie Mille-Îles, c’est d’ici. Fondée par les frères Étienne et Maxime Lapointe, qui ont grandi dans le coin, tout a commencé dans un sous-sol familial en 2008 avant que la brasserie soit officiellement fondée en 2013. Aujourd’hui, elle a franchi une nouvelle étape avec l’ouverture d’un salon de dégustation. L’occasion aussi de goûter à leur création spéciale pour le 350e anniversaire de Terrebonne.

Espace Houblon : le magasin de bonbons pour adultes

C’est ainsi que ses fondateurs décrivent Espace Houblon, situé sur la montée Masson à Mascouche. La boutique spécialisée met en valeur les produits de différentes microbrasseries, avec des dégustations organisées tous les samedis. On y trouve aussi des épices, sauces BBQ et produits pour les amateurs de cuisine. Pour les groupes ou les entreprises, des services comme la réservation de barils ou des menus de bières sur mesure sont disponibles.

Soif & Fringale : 100 % d’ici

Sur la montée des Pionniers à Lachenaie, Soif & Fringale mise sur une sélection 100 % québécoise : bières de microbrasserie, vins, cidres et produits du terroir. De quoi explorer sans sortir de la région.

Et dans les assiettes aussi

La bière artisanale ne se limite pas aux comptoirs de dégustation. Plusieurs restaurants de la région proposent des bières locales en accompagnement ou les intègrent carrément dans leur cuisine. C’est le cas notamment du Bâtiment B, de Bières et compagnie Terrebonne, de Chez Simon Cuisine Urbaine, de La Buvette du Vieux-Terrebonne, de La Confrérie, de Lana’s Bistro et Bar à vin, de Lazio – Artisan culinaire, des Fous-Braques, du Pub Saint-Patrick et du Tabernacle.

Que ce soit pour une sortie en terrasse, une dégustation entre amis ou simplement pour ramener quelque chose de bon à la maison, la région a de quoi satisfaire les amateurs de bière artisanale.

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12,5 millions de dollars investis dans le Groupe ADF

Lors d’une conférence de presse au siège social de l’entreprise, la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly, a annoncé cet investissement du gouvernement fédéral.

« On ne peut certainement pas contrôler ce qui se passe à la Maison-Blanche, mais on peut contrôler ici ce qui se passe chez nous », a-t-elle affirmé à la suite de son annonce.

La guerre tarifaire avec les États-Unis touche particulièrement les industries de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile ainsi que des produits forestiers.

Investissement Québec a aussi annoncé qu’elle offrirait un prêt de 10 millions de dollars à l’entreprise pour moderniser les installations du Groupe LAR. Situé dans la région de Métabetchouan, le Groupe LAR a récemment été acheté par le Groupe ADF.

Ces investissements permettront à l’entreprise de diversifier ses marchés d’exportation, de préserver les emplois existants et d’en créer de nouveaux.

Hydro-Québec investit

Bernard Drainville, ministre provincial de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, aussi présent lors de la conférence de presse, a mentionné qu’Hydro-Québec prévoit investir 200 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour « construire de nouvelles infrastructures, construire des champs éoliens, mettre à jour des barrages, mettre à jour des centrales d’hydroélectricité ».

« Ça va prendre des lignes de transport pour transporter cette énergie », souligne-t-il.

Le Groupe ADF a obtenu un contrat de 300 millions de dollars avec la société d’État pour produire des pylônes d’acier au cours des cinq prochaines années.

« On garde l’argent chez nous pour créer des jobs chez nous, des retombées économiques chez nous », affirme Jean-François Boursier, chef de la direction financière du Groupe ADF.

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UGO Cycle lance son premier vélo cargo électrique conçu pour la famille

Un vélo cargo électrique de type « long tail » destiné aux familles pour leurs déplacements quotidiens.

Atlas se distinguent des modèles entièrement intégrés offerts sur le marché par sa conception modulaire, qui sépare le système électrique du cadre, son poids inférieur à 34 kg (75 lb) et son coût dit en dessous de la moyenne du marché pour un vélo cargo à moteur au pédalier.

« Le vélo cargo n’est plus un modèle marginal. Il entre de plus en plus dans le quotidien de familles québécoises à la recherche de solutions fiables pour leurs déplacements courants », a souligné Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle.

Une modularité héritée de la conversion

Selon M. Déligny, le principe de l’Atlas découle de la combinaison d’un vélo cargo traditionnel et d’une trousse d’électrification modulaire. Il explique avoir constaté, au fil des ans, une demande pour des vélos électriques performants, mais pas trop lourds. Cette combinaison, dit-il, est rarement offerte à prix abordable.

La configuration de l’Atlas en facilite la réparation, la réutilisation des composantes et l’adaptation du vélo à l’évolution des besoins, explique-t-il. Il s’agit d’éviter de recourir au remplacement complet d’un produit dont l’électrification est intégrée de manière permanente, souligne M. Déligny.

« Nous voulions concevoir un vélo cargo qui puisse évoluer dans le temps, sans devenir obsolète après quelques années, et qui soit réparable plutôt que jetable. Cette approche est exactement la même que celle appliquée aux vélos traditionnels que nous transformons ».

Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle

La clientèle historique d’UGO Cycle se situe surtout entre 55 et 85 ans. Des gens qui « veulent utiliser le vélo de manière sociale, dans des groupes, pour des excursions », explique le concepteur. L’Atlas vise à élargir cette base vers les jeunes familles. « Avec l’augmentation du coût de la vie, la majorité des déplacements en ville, c’est moins de 10 kilomètres », soutient-il, estimant que ces trajets pourraient être remplacés par le vélo.

Un marché à Mascouche

UGO Cycle, qui compte cinq employés, exploite deux boutiques. Une à Saint-Hubert et l’autre à Mascouche, ouverte l’an dernier pour desservir la clientèle de la Rive-Nord. Le choix de Mascouche n’est pas fortuit, précise M. Deligny : l’emplacement est « relativement central entre Laval, Oka, Joliette et Saint-Jérôme ».

L’entreprise dit ne pas avoir de plans d’expansion immédiats. M. Déligny précise qu’« on est en pleine saison […] on commence à regarder les prochaines étapes » à l’automne, indique-t-il, précisant vouloir d’abord éviter les délais pour sa clientèle actuelle avant d’envisager toute croissance géographique ou tout nouveau modèle.

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Promenades Terrebonne : Quand l’habitation s’invite au centre commercial

Le projet compte 237 unités locatives intégrées directement au site des Promenades Terrebonne. Développé par l’entreprise immobilière Forum sur un terrain qu’elle détenait déjà, le complexe regroupe logements, commerces et services au sein d’un même secteur.

Cette formule, qui vise à rapprocher les lieux de résidence des services du quotidien, s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’avenir de certains grands pôles commerciaux. À Rosemère, les consultations entourant le programme particulier d’urbanisme (PPU) de Place Rosemère ont notamment mis en lumière l’intérêt de réfléchir à de nouveaux usages pour ce vaste secteur commercial.

Sans comparer directement les deux projets, Lustra permet néanmoins d’illustrer à quoi peut ressembler l’intégration de fonctions résidentielles à proximité immédiate de commerces déjà établis.

Immeuble résidentiel en brique beige avec balcons vitrés, entouré d'arbres aux couleurs automnales sous un ciel bleu
Photo courtoisie
Le projet Lustra compte 237 unités locatives intégrées au pôle commercial.

Aux Promenades Terrebonne, les résidents ont notamment accès à différents commerces et services, dont une épicerie IGA, à quelques pas de leur domicile.

L’entreprise Forum assure aujourd’hui la gestion du complexe après avoir participé à sa conception, à son développement et à sa construction.

Une évolution du modèle commercial

Pendant des décennies, les grands centres commerciaux ont principalement été conçus comme des destinations d’achat. Aujourd’hui, plusieurs projets misent davantage sur la mixité des usages en intégrant logements, commerces, services et espaces de vie dans un même environnement.

Le complexe Lustra s’inscrit dans cette évolution observée dans plusieurs régions du Québec.

Forum, qui célèbre cette année son 25e anniversaire, poursuit par ailleurs ses activités dans différents marchés au pays. À Terrebonne, le projet Lustra demeure l’un de ses développements résidentiels les plus visibles, au cœur d’un secteur commercial qui continue lui aussi de se transformer.

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Objectif de 120 commerces – La MRC Les Moulins en mode achat local

Portée par la MRC Les Moulins et ses partenaires, l’initiative revient pour une troisième année afin de promouvoir les entreprises de proximité du territoire.

« Le but principal, c’est de stimuler l’achat local, l’achat de proximité, la fierté et la mise en valeur de la vitalité des commerces d’ici », explique Marie-Pierre Beaulieu.

La campagne poursuit sa progression depuis son lancement. Après avoir regroupé 81 commerces lors de sa première édition en 2024, elle en comptait 100 l’an dernier. Les organisateurs espèrent maintenant atteindre le cap des 120 entreprises participantes.

Pour y parvenir, l’accent demeure mis sur les commerces indépendants. Les grandes chaînes et les bannières nationales ne font pas partie des entreprises admissibles.

« On n’accepte pas des bannières ou des chaînes. On veut vraiment stimuler les petits commerces de proximité », résume Mme Beaulieu.

Des entreprises comme la Confiserie de la Vieille École ou la Pépinière Villeneuve, qui ont participé au tournage de la campagne promotionnelle de cette année, illustrent bien cette volonté de mettre en valeur des commerces enracinés dans leur communauté.

La campagne repose sur une collaboration entre la MRC Les Moulins, la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins ainsi que les villes de Terrebonne et de Mascouche. Ensemble, les partenaires mettent en commun leurs réseaux et leurs outils de communication afin d’offrir une vitrine aux entreprises participantes et de renforcer le réflexe d’achat local à l’échelle du territoire.

Les commerces admissibles peuvent adhérer gratuitement à l’initiative. Cette année, les organisateurs souhaitent également maintenir la visibilité de la campagne au-delà de son lancement grâce à différentes vagues promotionnelles qui mettront en valeur les entreprises participantes tout au long de l’année.

Le lancement officiel de la campagne est prévu le 18 juin à 16 h.

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CentrOparc de Mascouche – Alubase : une plus grande usine pour un plus grand marché

L’entreprise pourra ainsi élargir son offre de produits d’aluminium et créer de nouveaux emplois.

Alubase, l’usine appartenant à Stéphane Plante, fabrique des supports pour climatiseurs, thermopompes et génératrices qu’elle distribue essentiellement au Canada, au Québec, dans les Maritimes et en Ontario. En augmentant sa surface de fabrication et sa main-d’œuvre, Alubase pourra compléter son offre, qui se décline tout de même en 150 produits, et espère développer davantage son marché commercial vers l’Ouest canadien.

Collaborateurs et gens d’affaires s’étaient réunis dans le CentrOparc de Mascouche en cette matinée venteuse et ensoleillée, qualifiée par certains d’heureux présage pour cet immense chantier qui s’est amorcé au début du mois de mai. Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, n’a pas boudé son plaisir d’assister à ce lancement de projet d’usine qu’il se dit honoré d’accueillir sur son territoire.

« Merci pour cette belle nouvelle économique ; on en a besoin en ce moment un peu plus difficile économiquement, même si de bonnes nouvelles comme celle-là, on en a toujours besoin », a commenté le maire de Mascouche.

Deux intervenants au podium lors du lancement d'un chantier devant les bannières d'Alubase et de Guimond Construction
Photo Reine Côté – Le président et propriétaire de l’usine Alubase, Stéphane Plante, et le président de Guimond Construction, bien heureux de procéder au lancement de la construction du nouveau bâtiment qui abritera l’usine dans quelques mois.

Plus de produits, plus d’employés

Pour Stéphane Plante, qui a lancé les prémisses de cette usine de supports d’aluminium avec son père au tournant des années 1990, c’est tout un chemin parcouru. M. Plante ouvrira un nouveau local de 3000 pieds carrés en 2004 pour les opérations d’usinage puis un plus grand en 2012 de 33 000 pieds carrés, qu’il revend.

Ce 3e bâtiment, qui sera situé sur l’avenue de la Gare, a nécessité un investissement de 18 millions de dollars et sa construction a été confiée à Guimond Construction, qui en assure entièrement la charge. Il s’agit donc d’un projet mené en mode collaboratif, auquel la Ville de Mascouche apporte son soutien.

Alors qu’Alubase s’était initialement établie à Terrebonne, cette nouvelle adresse lui offrira un deuxième souffle, confirme M. Plante, puisque l’espace y sera presque doublé et que des employés additionnels y seront ajoutés à la vingtaine qui s’affaire déjà à la fabrication de produits en aluminium.

Modernité et espace doublé

Le futur bâtiment d’une superficie totale de 63 768 pieds carrés comprendra une surface au sol de 55 446 pieds carrés ainsi qu’un étage de 8 322 pieds carrés. Cette infrastructure épurée sera dotée d’une fenestration abondante et une haute efficacité énergétique grâce à un système de récupération de chaleur. Conçu pour le bien-être des équipes, le site intégrera une terrasse sur le toit, une salle multifonctionnelle dotée d’un gym, de vestiaires et de douches, ainsi que des bornes de recharge pour véhicules électriques.

La structure sera érigée le 9 juin. Et l’on assure pouvoir livrer le bâtiment fini avant l’hiver, soit en novembre.

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Hausse de taxes foncières : « il ne faut pas faire peur aux citoyens »

Certaines recommandations font tiquer et soulèvent des questions pour les contribuables. Parmi ses recommandations figure notamment une augmentation des taxes foncières. Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay cherche à dédramatiser la situation, estimant qu’il s’agit d’une hausse modeste pour des retombées majeures.

L’infime augmentation envisagée ne devrait pas alarmer les citoyens, croit M. Tremblay qui la chiffre à environ 1,5 %. Ce qui, selon lui, représenterait entre 30 et 50 dollars supplémentaires par année sur le compte de taxes d’une maison moyenne. En contrepartie, cette contribution permettrait d’injecter des milliards de dollars dans les infrastructures municipales à travers tout le Québec. « Je pense que comme position responsable, ça en vaut la chandelle », affirme-t-il.

« Mais au bout de la ligne, il faut juste bien s’entendre pour ne pas faire peur aux citoyens. »

– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

Il insiste sur l’urgence d’agir, notamment pour les générations futures, soulignant que l’inaction aurait un coût bien plus élevé à long terme. « On se doit d’avoir ce positionnement pour les familles et pour les générations futures parce que je n’ai pas le goût de laisser à mes enfants des infrastructures qui pètent de partout. »

Mascouche, déjà avant-gardiste

Le maire souligne que Mascouche n’attend pas les recommandations du rapport pour agir. La Ville s’est déjà dotée d’un fonds dédié aux infrastructures, financé directement par une portion du compte de taxes des citoyens. « C’est déjà la réalité mascouchoise », soutient-il, précisant que la Ville procède cette année à d’importants travaux de réfection sur plusieurs artères, dont Montée Masson.

Pour M. Tremblay, une partie du défi est aussi d’ordre éducatif. Il observe que les citoyens perçoivent différemment les hausses selon le palier de gouvernement concerné. Les augmentations d’impôts provinciaux ou les hausses de tarifs d’Hydro-Québec passent souvent inaperçues, soutient-il, affirmant que le compte de taxes municipal, reçu une fois par année avec un montant clairement affiché, fait davantage réagir.

« Le gouvernement du Québec, sur ton compte de taxes annuellement, t’augmente d’environ 300 à 400 $ par année parce que si ton salaire augmente, tes impôts augmentent. Mais les gens ne s’en rendent pas compte », expose M. Tremblay.

Il reconnaît que dans un contexte de hausse du coût de la vie, toute augmentation supplémentaire sera scrutée à la loupe. Mais il maintient qu’il s’agit d’un choix incontournable et responsable. « Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des citoyens et des citoyennes », conclut-il.

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Budget 2026 de Terrebonne : une hausse de 2,94 % du compte de taxes

Malgré cette augmentation globale significative, l’administration Traversy a réussi à contenir la hausse du compte de taxes résidentiel moyen à 2,94 %, soit moins que le taux d’inflation de la région métropolitaine, fixé à 3,3 % au moment du dépôt.

« L’augmentation des taxes, limitée à 2,94 %, a été réfléchie pour rester juste et raisonnable, en tenant compte du coût de la vie », affirme Serge Villandré, directeur général de la Ville.

Ce budget 2026, indique le maire Mathieu Traversy, s’inscrit dans la continuité de « nos engagements envers la population ». Il s’agit également d’une nécessité de répondre aux nouveaux défis auxquels font face la ville de Terrebonne et toutes les villes du Québec, dit-il.

« Du point de vue financier, notre premier engagement demeure celui d’un ajustement du compte de taxes résidentiel moyen qui ne dépasse pas l’inflation », promet-il.

Pour une maison moyenne évaluée à 499 796 $, le compte de taxes passera de 3 721,12 $ à 3 830,52 $, soit une augmentation annuelle de 109,40 $. Cette hausse se répartit entre une augmentation de 2,00 % pour la taxe foncière et de 0,94 % pour le Fonds bleu, une réserve dédiée aux infrastructures liées à l’eau. Les tarifs d’assainissement et de compensation pour l’eau demeurent quant à eux inchangés.

Le Fonds bleu, priorité environnementale

La contribution au Fonds bleu passe de 2 millions en 2025 à 4 millions de dollars en 2026. Cette réserve financière est destinée à financer des travaux d’infrastructures liés à la gestion des eaux, en réponse aux événements climatiques extrêmes, notamment les pluies torrentielles qui ont frappé la région au cours des dernières années. Il s’agit, selon les responsables municipaux d’une mesure d’anticipation pour les générations futures.

La masse salariale, à 142,5 millions de dollars, se retrouve en hausse de 7,51 %. Cette progression s’explique notamment par les ajustements salariaux prévus aux conventions collectives, ainsi que par une charge comptable de 4 millions de dollars liée à la nouvelle évaluation actuarielle du régime de retraite.

Le service de la dette brute augmente pour sa part de 7,66 %, atteignant 75,7 millions, en raison des investissements réalisés dans des projets d’infrastructures majeurs. La Ville a par ailleurs doublé son paiement comptant des immobilisations, de 2 à 4 millions de dollars, afin de réduire son recours à l’endettement.

La contribution à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) progresse également de 0,8 million, pour atteindre 17,2 millions, tandis que la quote-part versée à la Régie d’assainissement des eaux Terrebonne-Mascouche bondit de 19,54 % pour s’établir à 3,3 millions.

Du côté des commerces et industries, la hausse est légèrement plus marquée : 3,34 % pour les petits commerces et 4,20 % pour le secteur industriel.

Pour atténuer l’impact du nouveau rôle d’évaluation triennale 2026-2028 — dont la croissance globale atteint 24,66 % par rapport au rôle précédent —, la Ville maintient la mesure d’étalement en ne taxant qu’un tiers de la croissance de la valeur des propriétés pour 2026. Le paiement du compte de taxes en cinq versements demeure également disponible.

Des revenus soutenus par l’immobilier

Sur le plan des revenus, la Ville profite d’une forte progression des droits de mutation immobilière, en hausse de 12 millions de dollars par rapport à 2025. C’est un bond de 100 % qui reflète la vigueur du marché immobilier et les projets de développement prévus. Les redevances des promoteurs immobiliers sont également en forte hausse, totalisant 4,4 millions. Pour équilibrer son budget, la Ville devra tout de même puiser 1,4 million dans son excédent de fonctionnement non affecté.

Dans ce budget, la Ville rappelle sa volonté de développer l’écoparc industriel Tera 8, de poursuivre ses démarches pour l’implantation du Quartier universitaire. Terrebonne entend également obtenir l’organisation des Jeux du Québec 2029, et planifier l’aménagement du golf Le Boisé en grand parc nature.

L’administration prévoit également implanter un service de premiers répondants en 2026, allouer 200 000 $ au développement de projets liés à l’intelligence artificielle, et mettre en œuvre un programme d’aide à l’achat d’une première propriété pour les citoyens.

« Nous connaissons les défis qui nous attendent et ils rejoignent ceux identifiés par les Terrebonniens eux-mêmes : la congestion routière, l’efficacité du transport collectif, la sécurité, la qualité de notre environnement, la propreté des espaces publics et privés, les besoins en logements, la réfection de nos infrastructures », a reconnu le maire, ajoutant que « beaucoup d’autres dossiers nécessitent continuellement notre attention et nos actions. »

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CCIM – Pierre Berthiaume et la tempête entrepreneuriale

Et c’est avec une certaine fierté que son président-directeur général, Pierre Berthiaume, a fait visiter les locaux de l’organisation à La Voix à la suite d’un entretien mettant en lumière les activités et services offerts par la CCIM, mais surtout, aura permis de découvrir le parcours étonnamment éclaté de l’homme derrière l’organisation.

« On se maintient généralement autour de la 9e ou 10e position au Québec. Ça varie un peu selon les années », explique-t-il simplement.

En poste depuis 2011, Pierre Berthiaume semble avoir tranquillement façonné une organisation à son image. Porte-parole unique de la CCIM et omniprésent dans les différents réseaux économiques et politiques de la région, l’ancien conseiller municipal (Sainte-Anne-des-Plaines) préfère manifestement garder un œil attentif sur l’ensemble des rouages de l’organisation.

Gourvernance

Ce souci de cohérence se reflète également dans le modèle de gouvernance adopté par la CCIM. Contrairement à plusieurs chambres de commerce où les rôles de président et de directeur général sont séparés, Pierre Berthiaume agit ici à titre de président-directeur général et siège lui-même au conseil d’administration.

Après s’être joint à la Chambre de commerce de Terrebonne en 2011, il a accompagné la fusion des chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche en 2013, donnant naissance à l’actuelle CCIM, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

Il assume également personnellement les prises de position publiques de la Chambre. Une façon, explique-t-il, de protéger les administrateurs bénévoles et les entrepreneurs impliqués au sein de l’organisation d’éventuelles répercussions liées à certains dossiers plus sensibles.

Une approche centralisée qui semble, jusqu’ici du moins, contribuer à la stabilité de la CCIM, alors que plusieurs organisations similaires ont traversé des périodes plus fragiles au cours des dernières années.

Cette stabilité aura toutefois été mise à rude épreuve pendant la pandémie, puis plus récemment dans le contexte économique incertain provoqué par les tensions commerciales et les tarifs douaniers américains.

« C’est probablement une des années les plus difficiles où on doit redoubler d’ardeur, où on doit se réinventer », affirme Pierre Berthiaume.

Parcours

Mais derrière le dirigeant et le visage public de la Chambre se cache aussi un parcours étonnamment éclaté. Électronique, vente, assurance, redressement d’entreprises, politique municipale, animation, mentorat : Pierre Berthiaume donne parfois l’impression d’avoir traversé plusieurs vies professionnelles avant d’atterrir où il est.

« J’aime apprendre. J’aime bouger », résume celui qui affirme également vivre avec un TDAH et une hyperactivité qui semblent avoir alimenté une bonne partie de son parcours.

Derrière cette énergie, le dirigeant revient constamment à un même thème : l’équilibre. Et il s’éloigne tranquillement du discours économique traditionnel pour aborder plus franchement les défis humains liés à l’entrepreneuriat.

Dans la tempête

« Tu poses la question à n’importe quel homme d’affaires et il va te répondre que ça va super bien. Le business va bien. La semaine a été bonne. Mais il ne te dira pas que ça va mal, qu’il est dans le brouillard total ou qu’il ne sait plus où il s’en va », lance-t-il.

Pour lui, l’entrepreneuriat ressemble davantage à « une mer qui devient parfois houleuse », où le rôle du capitaine consiste surtout à garder son équipage en sécurité jusqu’au retour du calme.

« Le soleil va revenir. Mais en attendant, il faut réussir à traverser la tempête. »

Cette vision semble d’ailleurs avoir tranquillement trouvé sa place dans l’approche de la Chambre, notamment à travers le mentorat et les différents services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. Une approche qui leur a d’ailleurs valu de recevoir la certification « Organisation humainement distinctive » remise par BonBoss.

« Il faut ventiler. Il faut parler. Ce n’est pas toujours des choses que tu peux partager avec ton conjoint ou ta conjointe. Comme entrepreneur, des fois, tu as besoin de quelqu’un qui comprend vraiment ce que tu vis. »

Pierre Berthiaume reconnaît d’ailleurs avoir lui-même connu plusieurs périodes de déséquilibre au fil de sa carrière.

« Il y a des moments où je penchais trop d’un bord. Il a fallu que je me réaligne. L’important, c’est toujours de revenir à l’essentiel. »

Cette réflexion semble aujourd’hui influencer plusieurs sphères de sa vie, y compris son rapport à l’entrepreneuriat lui-même.

Associé depuis plus de 20 ans à l’Artisan Chocolatier avec sa conjointe, il admet d’ailleurs regarder tranquillement vers la suite de cette aventure entrepreneuriale.

“On est plus sur la sortie maintenant”, laisse-t-il tomber avec lucidité.

Une transition qui ne semble toutefois pas s’appliquer à son implication au sein de la CCIM, où Pierre Berthiaume continue visiblement de trouver une grande partie de son énergie.