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Guide Sitôt des mots – Donna Sénécal propose d’outiller les jeunes à mieux communiquer

« Le guide de la communication relationnelle de base Sitôt des mots est le fruit d’un long cheminement. Il s’agit d’un savoir-faire tiré de mes vingt-cinq années de travail en éducation auprès des enfants », prévient l’autrice de Terrebonne en guise d’introduction de ses fascicules.

Publié à compte d’auteur, celle-ci a déployé son guide en sept fascicules abordant, avec des mots et des images, différents aspects de la communication relationnelle, offerts également en version numérique. Mme Sénécal avait envie d’offrir aux éducateurs et éducatrices des modèles de transmission afin d’outiller les tout-petits à bien communiquer, souhaitant leur éviter bien des écueils de malentendus plus tard dans leur vie.

Son parcours professionnel, mais aussi personnel n’est pas étranger à sa démarche. Marquée par une enfance ponctuée de violence et le tragique destin de sa fille, abusée puis assassinée, savoir communiquer son mal-être émotionnel n’a pas été simple pour elle.

Pendant ses vingt-cinq années d’éducatrice, ses collègues n’ont rien su des drames qu’elle a traversés. Aucune confidence. Niet. Trop peur d’être stigmatisée par ses pairs, d’être pointée du doigt.

Clé du mieux-être

Mais ce voile a fini par se déchirer. Il y a eu la longue attente avant que l’assassin soit retracé grâce à l’ADN, puis son procès, tenu quatre années plus tard. Les émotions ont fini par remonter et d’autres souffrances antérieures se sont rappelées à elle.

Communiquer est la clé de l’épanouissement, du mieux-être émotionnel, a-t-elle compris avec le temps. Ayant expérimenté de nouvelles façons de communiquer auprès des jeunes enfants, Donna Sénécal a décidé de partager ses expériences sur papier.

En sept volumes, elle propose l’apprentissage langagier sous toutes ses coutures. Il y est question de parler au « Je » pas au « tu », de verbaliser ses douleurs, d’exprimer clairement ses besoins, de l’expression non verbale et de la symbolisation.

Pédagogie démocratique

S’étant familiarisée avec la pédagogie ouverte en s’impliquant comme parent co-éducateur lorsque sa fille fréquentait l’école alternative, elle aborde la communication relationnelle selon les types de relations, les schémas de relations saines faisant contrepoids aux rapports conflictuels.

« Sitôt des mots présente des modèles d’interventions et des explications là où la vulnérabilité humaine est présentée comme une force. L’approche de la pédagogie ouverte a marqué mon parcours, en commençant par comprendre les liens significatifs tissés afin de mieux accompagner les jeunes en milieu éducatif, mais aussi pour vitaliser ma vie. »

Dans l’ensemble des fascicules, l’autrice fait part de ses observations et exprime souvent ses réflexions par des exemples bien concrets, par des situations rencontrées au fil des ans.

Il y est question également du rôle des trois cerveaux (reptilien-limbique-néocortex), de savoir exprimer ses bobos, du partage amical, de savoir affirmer ses émotions, du oui menant aux malentendus, et de privilégier la parole par le Je non culpabilisant.

Bref, un regard approfondi sur tout ce qui peut mener à une communication adéquate à travers un guide qui contribuera peut-être à former de nouvelles générations sachant mieux communiquer.

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Mascouche, finaliste aux prix Les Arts et la Ville catégorie Aménagement

« C’est une très grande reconnaissance de pouvoir être finaliste dans une catégorie aussi prestigieuse que celle de l’aménagement », souligne Isabelle Castonguay, régisseuse culturelle à la Ville de Mascouche, précisant que cette distinction reflète des choix politiques et culturels assumés.

Décerné par l’organisation Les Arts et la Ville qui regroupe des municipalités et des acteurs culturels engagés dans le développement culturel des territoires, le prix Les Arts et la Ville allume les projecteurs sur les projets d’art visant à transformer le Vieux-Mascouche.

Le Vieux Mascouche transformé par l’art

Ces dernières années, Mascouche a choisi de mettre le développement culturel au centre de ses priorités, souligne Isabelle Castonguay, précisant que les projets réalisés en 2025 faisaient déjà partie de la planification municipale, avant d’être déposés dans le cadre de l’appel de candidatures. « On a fait de l’aménagement culturel par l’art à différents niveaux. Donc, on a souhaité rendre esthétique et mettre en valeur notre Vieux-Mascouche. »

Le premier projet, une murale en arts visuels, est réalisé directement sur un bâtiment privé du chemin Sainte-Marie par le collectif Art du commun. « On y aperçoit en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie datant d’une centaine d’années, des terres agricoles, le plein air, une famille multiculturelle et l’aspect festif de la ville », explique Mme Castonguay. « Les Mascouchois s’y retrouvent », affirme-t-elle.

Le deuxième a consisté à embellir huit transformateurs sur socle appartenant à Hydro-Québec, situés entre l’hôtel de ville et la place du village Dionis-Chaput. Hydro-Québec a autorisé la transformation de ce haut lieu culturel et touristique, précise Mme Castonguay. Un appel d’artistes professionnels en arts visuels a été lancé en partenariat avec le Festival des Arts de Mascouche afin de transformer ces boîtiers habituellement gris ou beiges en véritables œuvres d’art dans l’espace public, précise la responsable.

Une traverse piétonne colorée a été aménagée entre le stationnement du Vieux-Mascouche et le chemin Sainte-Marie. Au-delà de son aspect esthétique — des pas japonais peints au sol dans les couleurs du Vieux-Mascouche — cette traverse permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder directement à la rue Sainte-Marie, ce qui, auparavant, n’était pas possible.

Sentiment d’appartenance

Au-delà du souci d’embellissement, ces projets visent à créer un sentiment d’appartenance envers ce secteur historique de Mascouche. Ils confèrent, par ailleurs, un caractère unique au Vieux-Mascouche, en faisant de ce secteur un espace plus beau, plus vivant et où il fait véritablement bon s’installer. « On veut surprendre par l’art. On veut que les gens qui prennent une marche tombent sur notre murale », explique la régisseuse culturelle, ajoutant que l’art contribue au bien-être des citoyens.

En intégrant des œuvres dans des espaces du quotidien, la municipalité souhaite également redéfinir l’expérience du centre historique et renforcer son identité culturelle. « Puis, c’est sûr que notre murale qui a été peinte vraiment sur un bâtiment dans le Vieux-Mascouche a quand même une connotation d’identité », souligne-t-elle. « Elle est très identitaire pour nos citoyens parce qu’on peut voir en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie. »

Si le prix Aménagement est attribué par un jury professionnel, le public peut toutefois voter pour le prix « coup de cœur ». La murale en arts visuels au cœur du Vieux-Mascouche est soumise au vote citoyen, permettant aux résidents de soutenir l’initiative.

La Ville invite la population à participer en votant sur la plateforme officielle de Les Arts et la Ville, où le projet du Vieux-Mascouche est en lice.

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La Florida sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne

La Florida s’installe donc au Théâtre du Vieux-Terrebonne, du 26 juin au 1er août inclusivement, avec sept comédiens sur scène fins prêts à accueillir leurs invités.

La direction de La Nouvelle Société a profité du dévoilement de sa programmation estivale du Vieux-Terrebonne pour faire la promotion de son activité culturelle vedette de l’été. Il faut se rappeler que La Florida a connu un succès historique au box-office québécois en 1993.

Trente ans après son triomphe au cinéma et son Prix Bobine d’Or, La Florida renaît donc sur scène et avec une équipe de comédiens chevronnés : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard, présents lors du dévoilement estival tenu le 19 mai dernier, à l’Île-des-Moulins.

Pour rappel, cette histoire, c’est d’abord celle qui sent bon les vacances. Puis celle d’un paradis salé. « Léo Lespérance, Ginette, les enfants et Pépère partent pour Hollywood Beach, convaincus d’y trouver leur paradis, jusqu’à ce que leur rêve prenne l’eau, au fond de la piscine. Entre clients capricieux, voisins intimidants et rénovations sans fin, le Motel Ginette devient l’endroit où le rêve américain prend une bonne tasse d’eau salée et de réalité », décrit-on au scénario.

Adaptée du film culte pour le théâtre par Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce La Florida est mise en scène par Charles Dauphinais.

Deux filles parmi cinq gars

Dans une courte entrevue, les comédiennes Lauren Hartley et Anne-Élisabeth Bossé ont raconté leur expérience théâtrale avec ce succès populaire où elles campent respectivement Carmen et sa mère, Ginette, personnages qu’elles reprennent avec un plaisir évident, que l’on devine à leur mine enthousiaste.

Elles sont ravies de redonner vie à Ginette et Carmen sur scène, dans une adaptation qui s’accorde quelques libertés par rapport au film original. « On a gardé ce qui était le plus marquant, tout ce qui était culte, mais les personnages sont les mêmes », assure Anne-Elisabeth, soulignant qu’une adaptation théâtrale exige tout de même des ajustements visuels.

Les comédiennes se montrent fort élogieuses à propos du travail du metteur en scène. « On crée une espèce de version 2.0 du film. Charles sait où il s’en va. Il travaille avec une grande générosité. Il est très efficace au niveau de la comédie. C’est drôle et ça marche. Il y a une grosse couche d’humanité aussi. C’est pas niaiseux. C’est du vrai monde qui dit des vraies affaires », assure Anne-Élisabeth Bossé.

Du cinéma au théâtre

Mais la transposition au théâtre a aussi permis de bonifier l’histoire de la famille. « On a étoffé certains aspects qui demeuraient plus discrets, subtils, dans le film. On essaie d’étoffer certains personnages pour leur donner plus de couleurs », souligne la comédienne Bossé, en expliquant que le comédien Didier Lucien interprète deux personnages tirés du film combinés en un seul.

Les comédiens se sont donné comme règle de ne pas faire une copie des personnages originaux ni de leurs interprètes, leur énergie différant de celle des acteurs d’origine. « On essaie de trouver vraiment sa propre voix. La courroie de transmission, c’est le texte. Le reste, c’est à nous d’en faire ce qu’on veut », fait observer Anne-Élisabeth Bossé.

Lauren Hartley, quant à elle, a pu justement revisiter le personnage de Carmen qu’elle campe et dont le rôle était plus ténu au grand écran. « Disons qu’elle était très observée, mais n’avait pas beaucoup de rôles dans l’engrenage. On a essayé de l’étoffer un peu plus », affirme la comédienne Hartley.

Dans un texte transmis plus tôt à la presse, le metteur en scène Charles Dauphinais assurait que la nouvelle mouture de La Florida promettait un grand moment de plaisir. « Revisiter La Florida sur scène, c’est offrir au public un vrai voyage dans le temps et dans leurs souvenirs, avec le soleil et la folie de Hollywood Beach en toile de fond. La distribution est parfaite pour cette pièce : elle redonne vie aux personnages que tout le monde aime et fait rire toutes les générations ».

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Festival Grande Tribu : les 5500 festivaliers « valaient le double »

Organisé par la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM), le festival de musique émergente a réussi à rassembler les foules dans deux secteurs patrimoniaux de la région, dont le Vieux-Terrebonne et le Vieux Mascouche. Même si la frénésie des parties de hockey et le mauvais temps ont talonné l’organisation du festival, la 11e édition tire tout de même un bilan positif.

Le directeur adjoint de la SODAM, François Tétreault, se dit satisfait des résultats. La présence de ce nombre de personnes sur les deux sites démontre l’attachement du public à ce festival qui donne le coup d’envoi à la saison printanière et aux festivals à venir, soutient-il.

« Les gens étaient très enthousiastes, ils participaient beaucoup, ça dansait énormément, il y avait des sourires sur les visages, les artistes étaient heureux. C’est un bilan très positif qu’on tire de notre 11e édition. »

François Tétreault, directeur adjoint de la SODAM

Le festival prenait ses quartiers d’abord dans le Vieux-Terrebonne, sur la place publique au coin des rues Saint-Pierre et Sainte-Marie, avant de migrer dans le Vieux-Mascouche sur le chemin Sainte-Marie, fermé à la circulation automobile pour l’occasion.

Des retombées économiques pour les commerces

Le festival génère de grandes retombées économiques pour les commerces environnants, indique M. Tétreault, précisant que certains commerçants ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 400 % pendant la fin de semaine du festival. « Le plus important, c’est qu’il y a des retombées sur la communauté », insiste-t-il.

La démarche de proximité avec les voisins commerciaux est d’ailleurs au cœur de la politique de l’événement. En transformant des espaces habituellement dédiés à la circulation automobile en zone piétonne animée, le festival invite les festivaliers à découvrir ou redécouvrir les commerces du quartier, souligne-t-il. « On souhaite que le grand public aille voir les commerçants, dépense chez eux, les découvre peut-être pour la première fois », explique le directeur adjoint.

Le festival attire de plus en plus de visiteurs de l’extérieur de la région. Selon les sondages réalisés sur place, 14 % des festivaliers provenaient cette année de Montréal et de Laval, soit le plus haut pourcentage enregistré à ce jour. « La proportion des gens de l’extérieur de la grande région métropolitaine augmente année après année », indique le responsable, se réjouissant de voir l’événement dépasser son cadre local.

Gratuit, mais viable

Fidèle à sa mission depuis sa création, le Festival Grande Tribu propose une programmation entièrement gratuite, misant sur la curiosité du public pour faire de belles découvertes musicales avec une vingtaine de groupes d’artistes émergents aux styles, origines et langues d’interprétation variés.

La gratuité est assumée et repose entièrement sur les partenariats, les subventions et les commandites. Les seules entrées d’argent directes proviennent de la vente de bière et de quelques chandails. « Nous, ça fait partie de nos valeurs d’essayer d’être accessibles le plus possible pour que la musique émergente soit accessible au plus grand nombre », précise M. Tétreault.

« Ça stimule le tourisme, donc on est capable de prouver qu’on amène du monde de l’extérieur de la région en plus grand pourcentage année après année », souligne le responsable qui a remercié chaleureusement les bailleurs de fonds sans qui l’événement ne pourrait exister.

Parmi les partenaires de cette édition figurait la députée fédérale de Terrebonne, Tatiana Auguste. Sa présence, soutient M. Tétreault, a contribué à renforcer le caractère inclusif du festival, notamment lors de la journée de musique du monde du samedi. « L’accessibilité pour moi c’est aussi l’inclusion de toutes les origines de toutes les expressions de genre de tout le monde finalement », soutient M. Tétreault.

Notons que la programmation est assurée principalement par Marie-Belle-Rose, une chargée de programmation qui multiplie les collaborations au sein de plusieurs festivals de musique émergente à travers le Québec. Le festival entretient notamment un partenariat avec le Phoque OFF, un autre festival de musique émergente basé à Québec, dont le programmateur Yannick Capuano contribue également à orienter les choix artistiques de Grande Tribu.

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Culture

L’été 2026 sera chaud en festivités à Terrebonne

Toute l’équipe de La Nouvelle Société, OBNL et principal diffuseur sur le territoire de Terrebonne, s’était réunie le 29 avril dans l’atmosphère chaleureuse de la petite salle du Moulinet, à l’île des Moulins pour présenter les artistes qui tiendront l’affiche en cette saison estivale 2026.

L’un après l’autre, Claudéric Prévost, directeur de La Nouvelle Société, Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, sont venus saluer les artistes invités tout en invitant la population à prendre part aux festivités estivales dans le Vieux-Terrebonne.

« On a tellement une belle programmation que les gens vont se déplacer puis appeler leur famille, leurs amis pour participer à nos activités. Donc, au-delà des citoyens de Terrebonne, c’est vraiment tout le Québec qu’on invite à venir nous visiter et visiter notre coin de pays pour vivre encore plus de WOW dans Terrebonne, la métropole culturelle de Lanaudière », a commenté avec enthousiasme M. Prévost, qui espère égaler le recensement de 2025 ayant atteint 126 000 participants.

Conférencier au micro devant le fond de scène de La Nouvelle Société lors du dévoilement de la programmation estivale
Photo Reine Côté – Pour une seconde année, Alexandre Da Costa se fait l’ambassadeur de la Fin de semaine classique, qui propose trois concerts pour son édition 2026.

Panoplie de festivités

La période de réjouissances estivale débutera donc par le grand spectacle de la Fête nationale, le 23 juin, avec un programme double assuré par Rock Voisine et Jay Scott, sans oublier la présence du DJ Girard et Didier Lucien à l’animation et le traditionnel feu d’artifice.

Durant le weekend du 24 juillet, place aux concerts classiques. On retrouvera donc le réputé violoniste Alexandre Da Costa à l’église Saint-Louis-de-France avec Stradivarius BaRock en soirée du 24 juillet, suivi du Grand concert Les 4 saisons d’André Gagnon Symphonique présenté à l’Île-des-Moulins le lendemain, puis du concert Sonate 1704- Noblesse et poésie du violon sous Louis XIV, le 26 juillet à l’Espace terrasse de l’Île-des-Moulins.

Ambassadeur pour une seconde année de la Fin de semaine classique, Alexandre Da Costa s’y produira accompagné de musiciens de la troupe effectuant cet été une tournée du Québec avec le Festival Stradivaria.

« On vous attend en grand nombre. On aimerait avoir au moins 125 999 des 126 000 personnes. Ce serait fantastique », a lancé avec un brin d’ironie le célèbre musicien.

Deux semaines plus tard, c’est le retour du Festival Vins & histoire de Terrebonne à l’Île-des-Moulins, les 8 et 9 août, où culture et plaisirs de la table se côtoient.

Et enfin, les 5 et 6 septembre, on propose aux visiteurs 1804 l’événement, soit un moment dans le passé avec la Compagnie du Nord-Ouest au temps de la traite de la fourrure. Une expérience complétée d’animations, de spectacles et de danses.

Voilà pour la partie événementielle, laquelle sera bonifiée par une panoplie de rendez-vous diversifiés sur le territoire de Terrebonne durant tout l’été.

Distribution de la pièce La Florida réunie pour une photo de groupe dans un espace intérieur, lors du lancement à Terrebonne
Photo Reine Côté – La Florida prend l’affiche du théâtre d’été en compagnie de : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

Une foule de rendez-vous

Du côté des expositions, on propose Motel : Mémoires et sauvegarde d’un patrimoine de vacances (Île-des-Moulins), L’Histoire avec un grand …T (Maison Bélisle), De Terrebonne à Fort Chipewyan (Bureau Seigneurial), Œuvres choisies de Jacques Hurtubise (Théâtre du Vieux-Terrebonne) et Résidence de Milutin Gubash avec Les fantômes de l’île (Moulin Neuf).

À l’offre musicale, s’ajoute une série de spectacles extérieurs tous les mercredis soir au parc René-Lévesque, les dimanches après-midi, du 5 juillet au 23 août, à l’Île-des-Moulins, et avec les Vendredis blues à la Place publique, du 3 juillet au 22 août. La Place publique tiendra par ailleurs des événements familiaux durant plusieurs samedis.

Pour ceux qui l’ignorent, une seigneurie était autrefois installée à Terrebonne, dont le territoire compte plus de 350 ans d’histoire. Il est possible d’en retracer de grands pans lors d’une visite des bâtiments anciens et des jardins historiques en compagnie d’un guide. D’autres visites guidées et animées des expositions payantes sont également possibles.

Enfin, l’événement clou de la saison estivale 2026 à Terrebonne se traduit en un court titre : La Florida. S’étant fait connaître en format cinématographique, cette comédie tiendra l’affiche tout l’été sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne, dès la fin juin, avec Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

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Marie-Nancy G plonge ses lecteurs Dans l’ombre de Dubaï

Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.

Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.

« Il attend simplement d’être libéré. »

Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Photo courtoisie – Un premier thriller policier pour la Mascouchoise Nancy Gagné.

Dans l’antre de la SQ

Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.

« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.

C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.

Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »

Une plume au service des autres

Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »

Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.

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Studio Rythmix se démarque à la compétition Bravissimo

Composée de 22 danseurs de style jazz, la troupe a remporté la 1re place au Showcase compétitif/élite avec son numéro SOLD OUT, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui vaut également une invitation à participer à l’édition française de la compétition.

La production Bienvenue chez nous, réunissant 71 danseurs âgés de 11 à 44 ans, a pour sa part obtenu la 2e place au Showcase de niveau novice/précompétitif, accompagnée d’une bourse de 750 $.

Les chorégraphies étaient signées par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière. Directrice générale et copropriétaire, Marielle Saint-Laurent Chartrand évolue dans le milieu artistique depuis près de 30 ans. Elle a cofondé le Studio Rythmix en 2015 avec Julie Labossière, professeure et chorégraphe du volet compétitif.

Les troupes de compétition de l’école évoluent dans un environnement exigeant, axé sur le développement technique, la rigueur et la rapidité d’apprentissage.

Fondée en 2010, la compétition Bravissimo est aujourd’hui un événement international présenté au Canada et en France. Elle rassemble des danseurs de tous âges et de tous niveaux, en plus d’accueillir des artistes invités et des jurys provenant de différents horizons.

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Un dernier rendez-vous pour le Festival des arts de Mascouche

Les coûts liés à l’organisation d’un événement d’une telle envergure, le recrutement de plus en plus difficile de bénévoles et le financement insuffisant auront eu raison de l’équipe derrière ce festival. Il faut dire que la permanence se résume à un seul nom, Chantal Petersen.

La directrice générale de l’organisme, Chantal Petersen, a pris cette décision à regret, elle qui s’y est fortement investie depuis si longtemps. Elle y était la seule à occuper un poste permanent, mais elle a décidé de prendre sa retraite.

Ce type d’événement relève souvent d’une équipe y œuvrant bénévolement. Or, organiser un festival sur trois jours requiert beaucoup de travail et il est de plus en plus difficile de la garder, comme l’observe Mme Petersen.

« On voit les organismes tomber les uns après les autres. Nous, on a réussi à survivre tant d’années parce que l’on pouvait compter sur une permanence, sur quelqu’un payé et qui était là, explique Chantal Petersen. Mais je ne suis pas payée à gros salaire et je travaille beaucoup parce que c’est comme mon bébé, cet événement-là. »

Et puis assurer une relève qui travaillera exactement dans les mêmes conditions qu’elle-même n’est pas simple, constate-t-elle à regret.

Forte concurrence culturelle

Surtout qu’il y a une forte concurrence d’événements culturels dans le secteur de Mascouche, tout juste à côté de Terrebonne, ce qui divise le financement et le recrutement de bénévoles.

« On s’arrache tous les mêmes poches. Ça devient de plus en plus difficile. Donc, on a pris une décision responsable : c’est-à-dire de tenir un dernier rendez-vous pour saluer tout le monde : les artistes, nos partenaires qu’on a depuis des années et la Ville de Mascouche. »

Désirant malgré tout garder vivant le rendez-vous annuel pour artistes peintres, la directrice du Festival et les membres du conseil d’administration ont convenu de confier une partie de leurs activités à la SODAM.

L’organisme SODAM est connu à Mascouche pour avoir développé une série d’activités culturelles variées et festives, incluant le cirque social, la fête nationale et le festival de musique émergente, qui se tiendra d’ailleurs les 2 et 3 mai.

En plus d’un volet patrimonial, ce que Mme Petersen voit d’un bon œil, considérant que toutes les archives des 37 dernières années du Festival des arts pourront être conservées.

Donc, plutôt que de mettre simplement la clé dans la porte, l’équipe du festival a choisi de se tourner vers la SODAM pour s’assurer d’une suite. « Mais ce ne sera pas LA suite, mais UNE suite différente », prend soin de spécifier Mme Petersen.

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Entre Street Art et Pop Art, pleins feux sur Tanya Aubut

En portant cette artiste au cœur de son événement annuel, l’équipe organisatrice du Festival des arts de Mascouche a voulu faire preuve d’audace en mettant en lumière le street art et le pop art, des styles souvent associés à la nouvelle génération.

L’artiste saguenéenne est réputée pour son art à la croisée du street art et du pop art. Ses œuvres sont affichées dans plusieurs galeries déjà. Son travail se démarque par son intensité gestuelle, son audace chromatique et l’usage expressif du collage, qu’elle intègre d’une main de maître grâce à un instinct qui côtoie un côté structuré.

C’est dans le petit pavillon du Parc du Grand-Coteau que l’on pourra découvrir son exposition d’une vingtaine d’œuvres avec une formule que l’on veut immersive en plongeant les visiteurs dans son univers libre et authentique.

Tanya Aubut conjugue pratique professionnelle et engagement dans la communauté artistique en coanimant notamment le balado Entre artistes et par son rôle de mentor pour l’école d’art Milan Art Institute.

Portrait devant un mur couvert de peintures murales colorées et d'une enseigne néon rose dans un espace artistique
Photo courtoisie – Tanya Aubut, une artiste originaire du Saguenay qui crée des œuvres inspirées des courants street art et pop art, sera la vedette de l’édition 2026 du Festival des arts de Mascouche.

Trois jours d’exposition

Autour d’elle, pas moins de 60 artistes professionnels et émergents ayant préalablement été sélectionnés par un jury feront découvrir leurs œuvres, aux styles variés. D’ailleurs, 6000 $ en prix et en bourses seront remis à l’issue de cette exposition, qui se déroulera sur deux sites.

Alors que les peintres professionnels prendront place entre les murs d’un pavillon fermé, les artistes émergents seront installés sous un immense chapiteau, ce qui permettra aux visiteurs de les découvrir à l’œuvre, en plein travail de création.

Et l’on prendra bien soin d’eux. « Nous leur offrons un service clé en main. Les artistes n’ont pas à prévoir leur petit chapiteau. Tout est fourni ; ils ont juste à s’installer. Le Festival des arts de Mascouche est le seul à offrir cette formule », souligne Tanya Aubut.

À l’occasion de ce festival qui a acquis ses lettres de noblesse au fil des ans, on propose également des classes de maîtres, une programmation d’animation pensée pour la famille.

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Sylvie Froment lance le troisième tome des Belles de Lanaudière

Ce troisième volet raconte l’histoire de la grand-mère maternelle de l’auteure, une femme forte qui accompagne sa famille à travers la crise économique, les maladies, le début du féminisme et le déclin de la foi religieuse au Québec. L’action se déroule à Joliette entre 1920 et 1970.

Après Alphonsine la soumise et Laura la fille-fleur, Sylvie Froment poursuit son œuvre de mémoire en abordant les thèmes de la bienveillance, de la solidarité familiale et de la résilience. Originaire de Montréal, l’auteure puise dans l’histoire de sa famille de Joliette pour dresser un portrait des familles lanaudoises d’autrefois.

Photo courtoisie — L’auteure Sylvie Froment entourée des tomes de sa saga Les Belles de Lanaudière.