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Terrebonne – Un mois en mode veille face à la hausse de la rivière des Mille-Îles

La Ville est restée en mode veille pendant un mois en raison de la hausse du niveau de la rivière des Mille-Îles et a déployé des mesures de protection dans certaines zones vulnérables.

Elle affirmait être en communication avec la direction régionale du ministère de la Sécurité publique ainsi qu’avec les villes avoisinantes. L’Organisation municipale de la sécurité civile disposait déjà d’une réserve de sacs de sable et est prête à intervenir si le niveau de l’eau devait augmenter et nécessiter leur distribution.

La veille a toutefois depuis été levée, la situation étant revenue à la normale au cours des derniers jours. La Ville a pris ses précautions en assurant une surveillance constante de la rivière avec l’appui de la firme-conseil Hydro-Météo, tandis que les équipes poursuivaient leur présence sur le terrain.

La Ville invite tout de même ses citoyens à s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence de 72 heures, à consulter les conseils en cas d’inondation sur son site internet et à s’inscrire à Alerte Terrebonne, sa plateforme d’alertes par appel ou message texte.

La rivière sous haute surveillance

Plusieurs sondes municipales ont surveillé le niveau de la rivière et une vigie a été assurée. Le niveau de risque « légèrement élevé », ne présentait déjà plus aucun risque la semaine dernière, assurait Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures.

« On va surveiller la pluie des prochains jours, mais […] d’ici la fin de la semaine, on devrait revenir à la normale », avait-il prédit.

Différents niveaux sont établis à Terrebonne pour encadrer la surveillance de la rivière : normal, veille et alerte. « En veille, on augmente la surveillance. Cela signifie que certains seuils sont atteints, sans toutefois représenter un danger ni entraîner d’inondation », précise M. Dufresne.

Selon lui, c’est au niveau d’alerte que sont déployées les mesures sur le terrain, notamment la distribution de sacs de sable pour soutenir la population. Environ 5 000 sacs de sable sont déjà prêts à être distribués. Une équipe de sécurité civile peut également être déployée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, au besoin.

Les citoyens « quand même bien préparés »

Le niveau de veille émis par la Ville de Terrebonne en prévision des crues printanières ne concerne que les citoyens en zones vulnérables, indique M. Dufresne, soulignant que ces derniers sont « quand même bien préparés. »

« Ce sont des gens qui connaissent bien la rivière, qui savent comment se préparer et déployer des sacs de sable avec lesquels on peut aussi aider. »

Les quelques résidents susceptibles d’être touchés par un débordement printanier de la rivière — environ quatre ou cinq — sont généralement bien informés de la situation. Lorsqu’il y a de nouveaux propriétaires dans ces secteurs, la Ville prend l’initiative d’aller à leur rencontre pour les informer et les accompagner, afin qu’ils soient mieux préparés à d’éventuels événements, assure le responsable.

« La crue de 2019 avait touché quatre résidences. C’est quand même une des crues historiques de la rivière des Mille-Îles au printemps. Ce n’est pas quelque chose qui touche énormément de citoyens. »

Bien que le territoire puisse être exposé à des crues plus importantes, les événements survenus en 2017 et 2019 ont eu un impact relativement restreint sur les résidences de Terrebonne, déclare-t-il.

Anticipation

La Ville rappelle avoir offert un accompagnement soutenu aux citoyens lors des crues printanières de 2017 et 2019, ainsi que lors de la tempête Debby en 2024 et des pluies diluviennes de juillet 2025. Ces événements ont d’ailleurs mené à l’adoption de sa Stratégie bleue, qui consiste en la planification d’une série d’actions concrètes visant à renforcer la résilience collective et à mieux préparer la communauté aux changements climatiques.

Cette stratégie a permis aux autorités municipales d’intensifier l’entretien de leur réseau d’égouts, de leurs bassins de rétention et des autres ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ce sont au total 77 millions qui y seront investis entre 2026 et 2028.

Aujourd’hui, Terrebonne redouble d’efforts en accélérant ses programmes d’entretien afin de mieux faire face aux changements climatiques.

Dans certains secteurs, les réseaux d’égouts ont été modifiés, affirme le directeur général adjoint. « On peut penser à l’an dernier, notamment aux travaux sur la rue Hervieux, où nous avons procédé à la séparation des réseaux », rappelle-t-il, soulignant également le nettoyage et la remise à niveau de tous les bassins de rétention.

Il annonce par ailleurs l’adoption, dans les prochaines semaines, du nouveau plan triennal d’immobilisations, qui comprendra notamment l’installation d’un bassin de rétention additionnel.

La Ville s’engage également dans des travaux structurants, dont la réfection, au cours des trois prochaines années, de plusieurs stations de pompage du réseau. Ces interventions permettront à Terrebonne d’améliorer sa capacité de gestion des eaux.

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L’échangeur Urbanova bientôt en chantier

La 2e phase liée au déplacement de la conduite de gaz naturel d’Énergir devrait, quant à elle, s’échelonner sur une autre période de six semaines.

Les travaux devraient se concrétiser au mois de juillet, précise Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures de la Ville de Terrebonne. Il souligne toutefois qu’un blocage demeure du côté du ministère de la Défense nationale. « Il nous manque un petit permis. Notre fournisseur qui a eu le contrat doit obtenir un permis du ministère fédéral. Ça devrait se concrétiser d’ici peu », affirme-t-il.

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable qui est le maître d’œuvre du projet de l’échangeur sera notamment responsable de l’appel d’offres pour les travaux, de l’octroi du contrat de surveillance ainsi que du suivi des différents mandats. Les travaux devraient débuter cet automne.

Terrebonne en attente d’une subvention du fédéral

Pour l’instant, il est prévu que l’ensemble des coûts reliés au déminage du secteur soit assuré par la Ville de Terrebonne qui agit à titre de promoteur du projet et assure le suivi de l’échéancier. « Évidemment, nous effectuons des démarches auprès du gouvernement fédéral afin qu’il en assume une partie, mais nous sommes toujours en attente d’un retour », précise Sylvain Dufresne.

La députée libérale nouvellement réélue, Tatiana Auguste, en avait fait une priorité lors de sa campagne électorale. Le maire Mathieu Traversy, qui avait plaidé la cause de ce dossier auprès du premier ministre Mark Carney lors de sa première visite électorale à Terrebonne, n’en attend pas moins de madame Auguste, qui promettait en campagne de placer Terrebonne à la table des négociations.

Pour le maire, il s’agit d’un enjeu majeur, puisque les terrains concernés pourraient permettre la construction de 20 000 logements à long terme.

Aucun risque environnemental, assure la Ville

Au moment de l’acquisition du terrain par Terrebonne, les évaluations indiquaient un faible risque de retrouver des résidus liés à l’ancien champ de tir Saint-Maurice. Cependant, lors des travaux exploratoires entrepris au printemps 2024, notamment pour préparer et nettoyer le site, certaines munitions non explosées ont été découvertes.

Cette découverte a conduit la Ville à mandater une firme spécialisée afin d’évaluer l’état du terrain et procéder au retrait sécuritaire des munitions. Le directeur général adjoint précise qu’il ne s’agit pas d’une contamination environnementale au sens traditionnel, mais plutôt d’une problématique liée à la présence d’anciens résidus militaires sur le site.

La Ville indique que le projet d’échangeur comprend la construction d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute 640, le prolongement de l’avenue Urbanova, incluant deux voies dans chaque direction, une piste cyclable et un trottoir, ainsi que quatre bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute et un accès au parc industriel.