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Terrebonne se positionne pour accueillir les Jeux du Québec

Ils ont contribué à hauteur de plus d’un million de dollars à ce projet d’envergure. Plus de 50 partenaires sont déjà confirmés à l’étape 2 de la candidature, annonce la Ville.

« Terrebonne démontre une fois de plus sa capacité à rassembler et à se dépasser. Notre ville n’a encore jamais accueilli une Finale des Jeux du Québec, et en tant que 10e plus grande ville de la province, nous estimons que le moment est venu : c’est à notre tour », a déclaré le maire Mathieu Traversy. Selon le maire, « la force et la diversité de nos partenaires », sont la preuve que « notre communauté est prête ».

Le sprint décisif

Si les partenaires financiers se confirment déjà, ce n’est qu’à l’automne 2026 que la ville hôte des jeux se confirmera. Terrebonne est actuellement en finale contre Sorel-Tracy dans ce qui s’annonce comme un dernier sprint décisif, indique le maire soulignant une subvention de 5 millions de dollars prévue par le gouvernement pour la ville gagnante. « Donc, cette compétition peut nous aider à revitaliser nos infrastructures sportives à Terrebonne qui, dans certains secteurs, en ont grandement besoin », affirme M. Traversy.

Depuis le lancement du processus, élus, partenaires et organisations sportives locales et régionales se mobilisent afin de démontrer que Terrebonne dispose déjà du savoir-faire et de la volonté nécessaires afin d’accueillir cet événement sportif, indique la Ville dans un communiqué.

Les équipes poursuivent leur démarche sur le terrain, lors de multiples événements sportifs et culturels, afin de recueillir de nouvelles adhésions, selon le communiqué.

« La mobilisation que nous observons est exceptionnelle, autant en ampleur qu’en qualité. Ce soutien massif confirme que Terrebonne ne se contente pas de présenter une candidature : elle construit déjà les fondations d’une Finale inspirante, innovante et profondément rassembleuse », déclare pour sa part, le président du comité de candidature Julien Trussart.

La Ville de Terrebonne déposera son cahier de candidature final en juin, conformément à l’échéancier établi par Sports Québec. Un comité présentera la candidature devant un jury. Et c’est Sports Québec qui annoncera l’hôte de la 63e Finale des Jeux du Québec.

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Les libéraux à la conquête de Terrebonne

Les citoyens de 50 ans et plus qui se trouvaient aux premières loges s’accordent à dire qu’il s’agit d’une visite inédite dans leur mémoire collective. Le maire lui-même, Mathieu Traversy, 41 ans, n’en revient pas. Il s’agit pour lui d’une première dans l’histoire récente de Terrebonne.

L’enjeu est de taille. Minoritaire à la Chambre des communes, le Parti libéral du Canada joue ses meilleures cartes afin d’atteindre la majorité, et ce, en remportant la circonscription de Terrebonne lors de la prochaine élection partielle.

Notons que la Cour suprême a invalidé les résultats de l’élection fédérale d’avril 2025 dans la circonscription. La candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, avait mené une bataille judiciaire après avoir été défaite par une seule voix au profit de la libérale Tatiana Auguste. Pour cause, le vote par la poste d’une électrice qui affirmait avoir appuyé le Bloc québécois n’était jamais parvenu au bureau de scrutin

Le premier ministre du Canada Mark Carney lors de son passage dans la circonscription de Terrebonne en février 2026
Photo courtoisie Tatiana Auguste – Le premier ministre du Canada Mark Carney déploie ses stratégies dans Terrebonne en vue de l’élection partielle.

Stratégie ?

Le 17 février, le premier ministre Mark Carney a effectué une visite à Terrebonne, où il a rencontré la candidate libérale Tatiana Auguste, qui multiplie les porte-à-porte dans la circonscription.

« La semaine dernière, j’ai eu la chance de m’arrêter à Terrebonne et de rencontrer les dirigeants communautaires, les entrepreneurs et les résidents qui font de cette ville un endroit si spécial. Merci de m’avoir fait visiter, Tatiana », lit-on sur le compte Facebook officiel du premier ministre.

Quelques jours plus tard, c’est le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, qui débarque. « Merci de m’avoir accueilli à Terrebonne », lance-t-il à Mme Auguste. « Je pense que prochainement, on va avoir de bonnes nouvelles à Terrebonne », annonce-t-il, confiant.

Le premier ministre du Canada Mark Carney en compagnie de Tatiana Auguste lors de sa visite à Terrebonne en février 2026
Photo Courtoisie Tatiana Auguste

Une visite fructueuse

Pour le maire, c’est « un contexte politique qui favorise beaucoup la Ville de Terrebonne ». Mathieu Traversy affirme avoir sensibilisé le premier ministre du Canada à plusieurs enjeux touchant directement les citoyens. « J’ai profité de la présence de M. Carney la semaine dernière pour rappeler quelques engagements dont les citoyens de Terrebonne aimeraient bénéficier de la part du gouvernement fédéral », a précisé le maire.

Il a notamment mentionné le secteur Urbanova, où l’arrivée d’un échangeur est attendue depuis plusieurs années. Il souligne au passage les travaux de déminage des terres de la Défense nationale dans le secteur des Champs-Élysées. Le maire précise avoir sollicité une aide financière du gouvernement fédéral afin de couvrir ces opérations. « On lui a demandé un coup de pouce pour éponger une facture quand même assez salée de 1,7 million de dollars concernant le déminage du secteur Urbanova, qui nous permettrait de commencer à construire notre échangeur », indique M. Traversy.

Mark Carney, Tatiana August et Robert Auger posent dans un restaurant aux murs de pierre, éclairé par des suspensions, avec des verres suspendus au bar.
Photo: Courtoisie Tatiana Auguste – Tatiana Auguste, candidate libérale dans Terrebonne, Robert Auger, conseiller municipal du district 13 – Coteau-des-Vignobles, et Mark Carney, premier ministre du Canada, lors de leur passage à Terrebonne.

Il a également abordé le projet de train à grande vitesse, qui a suscité beaucoup de réactions dans la communauté lachenoise, notamment en ce qui concerne les tracés potentiels envisagés. « On a rappelé au premier ministre du Canada que la Ville de Terrebonne était contre les expropriations et qu’on voulait valoriser des ententes de gré à gré, de bonne foi, à l’amiable avec l’ensemble de la population », a-t-il précisé. Le maire reconnaît les avantages que pourrait représenter l’implantation d’un transport collectif lourd au Québec, mais a tenu à préciser que cela ne devait pas se faire à n’importe quel prix.

Mathieu Traversy a également rappelé au premier ministre la volonté de Terrebonne d’acquérir des terrains fédéraux afin de favoriser la construction de logements. « Si le gouvernement fédéral est prêt à se départir de certaines propriétés, la Ville pourrait être intéressée », a-t-il indiqué.

Une demande officielle, faisant état des enjeux soulevés par la Ville, a été transmise à Mark Carney, a confié le maire de Terrebonne.

Terrebonne, vitrine politique

Le maire s’est dit ravi de voir Terrebonne s’imposer comme un incontournable sur la scène politique québécoise et canadienne. Car, outre que MM. Carney et Philippe-Champagne, la ville a accueilli de nombreuses autres personnalités politiques récemment, dont les deux candidats à la succession de M. François Legault, à savoir, Mme Christine Fréchette et M. Bernard Drainville.

M. Charles Milliard, le nouveau chef du Parti libéral du Québec, est lui aussi venu à Terrebonne, mais pour rencontrer la Chambre de commerce, a indiqué le maire.

La dernière personnalité en lice est le chef du Bloc québécois, venu  confirmer la candidature de Nathalie Sinclair-Desgagné dans la circonscription.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Terrebonne sur le point de conclure une entente historique

La Ville et le Groupe Montoni sont actuellement en discussions finales autour du développement de Terra 8, dont la conclusion est attendue à l’été 2026, assure M. Traversy.

L’entente de principe avec le Groupe Montoni, annoncée en novembre dernier, prévoit une période de vérification diligente de neuf mois, qui devrait se conclure aux alentours de juillet 2026. Le maire s’est dit très optimiste quant à l’issue des discussions, soulignant l’engagement sérieux de la société de développement depuis le début du processus d’appel de propositions.

« J’ai vu l’entreprise s’investir beaucoup dans l’appel de propositions qu’on a fait pour avoir un écoparc industriel. Je pense qu’ils sont très sérieux. J’ai confiance qu’on va trouver un terrain d’entente. Je suis très optimiste pour une grande annonce au niveau du développement économique à Terrebonne », confirme le maire.

Un levier de développement économique

Cet écoparc s’inscrit dans la vision de transition écologique de la Ville de Terrebonne. Il sera conçu comme un pôle d’emplois mixte, misant sur le développement de l’économie circulaire et l’autosuffisance énergétique, affirme la Ville. Le projet vise à offrir une flexibilité d’aménagement aux entreprises souhaitant adopter une approche de développement durable et intégrer des pratiques écoresponsables dans leur modèle d’affaires, indique-t-on.

Pour le maire, la proximité de l’écoparc Terra 8 avec le site d’enfouissement de Lachenaie peut se révéler un véritable atout, en attirant des entreprises capables de tirer profit des ressources générées par le site, notamment le gaz naturel renouvelable, le compost agro-industriel et la récupération des eaux filtrées.

« Je sais aussi que CEC travaille beaucoup sur le déploiement potentiel de d’autres types d’énergies renouvelables. Ça pourrait être au bénéfice des créateurs d’emplois et des industries qui viendront choisir Terrebonne comme siège social », dit-il.

Un projet d’envergure

Le projet de l’écoparc industriel, situé dans le secteur de Lachenaie, est conçu dans une perspective de développement durable. Il sera développé sur un terrain de 13 millions de pieds carrés, dont cinq millions seront attribués à la préservation des milieux naturels et humides.

Des principes de biophilie seront intégrés dans l’aménagement du site et l’architecture des bâtiments, de même que des pratiques d’économie circulaire. Terrebonne se positionne ainsi à l’avant-garde en matière d’intégration harmonieuse de l’architecture, des milieux naturels et de la qualité du milieu de vie au sein d’un espace économique à vocation écologique, indique la Ville.

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Actualités

Sous-traitance et transport en commun : un pari risqué, selon l’IRIS

L’étude présente exo comme le seul organisme public de transport en commun qui sous-traite l’entièreté de ses services et comme celui qui affiche le pire bilan en matière de qualité du service. Selon l’IRIS, cette stratégie risquerait même de réduire la fiabilité des réseaux.

L’étude révèle qu’entre 2022 et 2024, le réseau d’exo a affiché un taux de bris de service moyen deux fois plus élevé que celui des sociétés de transport en commun du Grand Montréal. Le taux moyen de plaintes par 100 000 déplacements d’exo a été plus de quatre fois supérieur à celui des sociétés de transport du Grand Montréal dans la dernière année. L’étude souligne également que la Société de transport de Lévis, qui sous-traite en partie ses services, affiche, elle aussi, l’un des taux de plaintes les plus élevés parmi les dix principales sociétés de transport du Québec.

« On a comparé la performance des sociétés de transport du Québec sur le plan de la qualité du service et on a découvert que la société de transport qui sous-traite entièrement ses services de transport, la seule à le faire, exo, est aussi la société qui affiche le pire bilan en matière de qualité du service », indique Colin Pratte, chercheur à l’IRIS et responsable de l’étude.

Crise de fiabilité

Le chercheur met en cause les conditions de travail moins avantageuses qu’offre exo par rapport aux sociétés publiques, comme la STM ou la STL, ce qui aurait engendré une pénurie de personnel à la base des bris de service. « Les coupures annoncées chez exo sont préoccupantes dans un contexte où il s’agissait déjà d’un réseau qui battait de l’aile », a déclaré M. Pratte, estimant que ces coupures n’aident en rien la fiabilité et la qualité du service d’exo. Se fier davantage au privé pour réduire les dépenses ne ferait que diminuer la satisfaction des usagers ainsi que la qualité des services, mentionne-t-il.

La qualité du transport en commun est déterminante, particulièrement dans les couronnes nord et sud du Grand Montréal, indique M. Pratte. « La qualité du transport en commun est particulièrement critique […] dans les banlieues parce que la concurrence de la voiture est importante. Mais c’est actuellement à l’inverse qu’on assiste, c’est-à-dire que ce sont les banlieues qui sont les moins bien desservies en transport en commun, ce qui renforce la dépendance à la voiture des ménages qui habitent les couronnes », précise Colin Pratte.

Pour un transport de qualité

En octobre 2024, la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) a réalisé, à la demande du ministère des Transports du Québec (MTQ), un audit de performance des principales sociétés de transport en commun du Québec. Près de la moitié des économies identifiées dans cet audit découlent du recours intensif à la sous-traitance.

M. Pratte souligne que la mise en œuvre de cette recommandation pourrait entraîner une détérioration des services offerts par les réseaux de transport en commun et forcerait les usagers à se motoriser davantage. Or, l’enjeu est précisément de convaincre le plus grand nombre de ménages et d’automobilistes de délaisser la voiture au profit du transport collectif, souligne Colin Pratte. La condition « incontournable » demeure un service de qualité, plaide le chercheur.

Il recommande l’augmentation du financement public du transport collectif, notamment par l’impôt. Une approche qui, selon lui, serait bénéfique non seulement sur le plan écologique, mais aussi pour les ménages. Il rappelle qu’en moyenne, les ménages consacrent 15 % de leur budget à la voiture, et qu’une offre de transport en commun de qualité constituerait une réponse à la crise du coût de la vie.

Exo se défend

La société de transport desservant les couronnes nord et sud affirme, dans un communiqué, que son modèle d’affaires demeure adapté aux réalités des territoires qu’elle dessert. Elle rappelle qu’elle couvre un territoire trois fois plus vaste que ceux de Laval, Longueuil et Montréal, regroupant 84 municipalités, ce qui rendrait toute comparaison directe avec les autres sociétés de transport difficile, soutient-elle.

Concernant la pénurie de main-d’œuvre de 2022-2023, le transporteur exo fait valoir que les mesures déployées ont permis d’améliorer significativement la fiabilité de ses services. La société indique que son taux de livraison de service serait passé de 97 % à 99,6 %, que les annulations auraient diminué de moitié et que le manque d’effectifs ne représenterait plus que 2,1 % des perturbations, contre 37 % en 2022.

« Ces données confirment la capacité d’exo, à travers son modèle d’affaires, à répondre efficacement aux enjeux qui affectent ses opérations et à garantir des services fiables à ses usagers », lit-on dans le communiqué.