Categories
Actualités

Un ouvrage pour mettre en valeur les pionnières en hygiène dentaire

Les femmes présentées dans l’ouvrage ont été parmi les premières à ouvrir des cliniques d’hygiène dentaire indépendantes au Québec, souligne-t-elle.

Pour l’autrice, il s’agit non seulement de mettre en lumière le parcours de ces pionnières, mais aussi de témoigner des difficultés auxquelles elles ont fait face en démarrant leurs entreprises. « Ça a été beaucoup de travail pour finalement démarrer ces entreprises-là. Ça met un peu en lumière leur parcours, puis aussi leurs embûches, comment elles ont surmonté les difficultés », précise-t-elle.

Avant l’obtention de l’autonomie professionnelle, ouvrir un cabinet était tout simplement impossible pour les hygiénistes dentaires. « On a vraiment gagné l’autonomie professionnelle, puis c’est maintenant possible pour les hygiénistes d’ouvrir leur propre cabinet », se réjouit Mme Francoeur.

Des avancées considérables

La modification de la Loi 15 confère, depuis 2020, l’autonomie de pratique aux hygiénistes dentaires, leur permettant d’ouvrir leur propre cabinet. Mais il reste du chemin à parcourir. « Le plus difficile reste les personnes qui travaillent en clinique d’hygiène dentaire mobile. De pouvoir se déplacer, c’est plus difficile parce qu’on peut voir moins de gens par jour », souligne-t-elle, appelant à un soutien gouvernemental pour faciliter leurs déplacements.

Cette réforme a également entraîné une refonte complète du programme scolaire de technique en hygiène dentaire, qui intègre désormais des notions d’entrepreneuriat. Fannie Leblanc, hygiéniste dentaire et coéditrice de l’ouvrage, espère que ce dernier deviendra un manuel scolaire dans les cégeps, garantissant ainsi sa pérennité et son impact à long terme.

Mme Leblanc est convaincue qu’au-delà de leur mission de soigner, les hygiénistes dentaires ont aussi la responsabilité de prévenir et de former. « Ce n’est pas ce que l’hygiéniste fait une fois par six mois dans la bouche du patient qui fait la différence. C’est ce que le patient fait au quotidien à la maison. » Les contraintes de temps en cabinet ne laissaient guère de place aux enseignements d’hygiène, déplore-t-elle. C’est ce qui l’a poussée à créer sa propre entreprise d’éducation et de prévention, avec laquelle elle se déplace pour donner des ateliers et des conférences auprès de diverses clientèles.

La MRC Les Moulins n’est pas en reste en matière d’hygiène dentaire indépendante. « Plusieurs cliniques d’hygiène dentaire ont vu le jour ici. C’est une belle alternative pour vivre les soins dentaires autrement. Les hygiénistes qui ont leur propre cabinet ont plus de latitude au niveau du temps accordé aux patients et aux enseignements d’hygiène », fait remarquer Fannie Leblanc.

Les femmes sous-représentées en entrepreneuriat

Selon des données disponibles sur le site du gouvernement du Québec, près de 98 % des hygiénistes dentaires sont des femmes. Or ces dernières demeurent sous-représentées en entrepreneuriat, déplore Stéphanie Francoeur qui entend « mettre de l’avant le fait que les femmes peuvent démarrer des entreprises et vivre des réussites entrepreneuriales ».

Même si le titre de l’ouvrage est décliné au féminin, il accorde tout de même une place à un témoignage masculin, afin d’encourager d’autres hommes à rejoindre cette profession encore majoritairement féminine.

L’ouvrage s’adresse à tout public, permettant à chacun de découvrir une profession qui a connu des changements réglementaires importants. « Pour les hygiénistes, ça donne des modèles d’inspiration. Pour les décideurs, ça permet de voir tout ce que les hygiénistes peuvent apporter au système de santé québécois », explique Mme Francoeur. Le livre pourrait également orienter des jeunes en quête de carrière ou des personnes souhaitant se réorienter professionnellement.

La prévente de l’ouvrage Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises débutera le 1er avril, et la parution officielle est prévue pour juin.

Categories
Actualités Politique

Loi 11 : La Table des préfets de Lanaudière exige la concertation

S’ils appuient l’objectif de simplification administrative, ils exigent d’être reconnus comme partenaires à part entière dans l’élaboration des règlements qui découleront du projet de loi 11.

Portée par le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et moyennes entreprises Samuel Poulin, cette réforme vise à alléger le fardeau administratif et réglementaire des entreprises. Il propose notamment de remplacer chaque nouvelle réglementation par la suppression d’une ancienne « un pour un », de prolonger la durée des permis et de mandater le ministère de l’Économie à simplifier les processus.

Les préfets de Lanaudière reconnaissent que plusieurs mesures du projet de loi répondent à des préoccupations du milieu entrepreneurial. Ils rappellent toutefois que les décisions touchant la gestion forestière, l’aménagement du territoire et l’environnement ont des répercussions directes et concrètes sur leurs municipalités, leurs citoyens et sur le développement économique à long terme. « L’allègement réglementaire ne doit pas se faire au détriment de la prévisibilité, de la concertation territoriale, ni de la protection des intérêts des communautés locales », écrivent les autorités municipales dans un communiqué.

« Nous ne pouvons accepter que des changements d’une telle portée redéfinissent l’équilibre des pouvoirs sans une implication réelle et structurante des gouvernements de proximité », déclare Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière dans un communiqué.

Pas de décisions en silo, disent les élus

Quant à la question forestière, la Table des préfets veut rester vigilante, rappelant que la révision de la tarification des bois et l’abolition de certaines structures soulèvent des questions fondamentales quant aux retombées économiques pour les territoires-ressources. Les élus réclament transparence et équité, insistant sur la nécessité d’être associés à la rédaction des nouveaux règlements.

Même exigence du côté environnemental. La Table reconnaît la volonté gouvernementale d’offrir plus de souplesse aux entreprises, elle refuse toutefois que cet assouplissement se fasse sans balise claire. « Le développement économique et la protection de la santé publique et des milieux naturels ne sont pas opposés : ils doivent progresser ensemble », lit-on dans le communiqué.

Certaines dispositions centralisatrices du projet de loi, notamment l’élargissement des pouvoirs en matière d’ententes internationales, inquiètent les préfets. Ces mesures risquent de marginaliser davantage les gouvernements de proximité dans des décisions qui touchent pourtant directement leurs territoires. « Les régions ne doivent pas seulement être consultées, martèle la Table, elles doivent être considérées comme des partenaires à part entière. »

Les élus lanaudois appuient l’objectif d’efficacité administrative, mais invitent le gouvernement à maintenir un équilibre entre allègement réglementaire, responsabilité environnementale et respect des compétences municipales. « C’est ainsi que nous pourrons véritablement propulser nos régions de manière durable et concertée », concluent-ils.

Categories
Actualités Politique

Terrebonne : Le Bloc Québécois veut reprendre son château fort

Conquérir Terrebonne ne sera pas aussi facile pour les libéraux. Les bloquistes le croient dur comme fer. Il s’agit, d’ailleurs, de leur château fort. Outre la vague orange de 2011, depuis 1993, la circonscription est au Bloc ce que Gatineau est aux libéraux. « Si les libéraux pensent qu’ils vont l’avoir facile à Terrebonne, ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris que ça n’a jamais été un territoire libéral depuis que le Bloc québécois existe », met en garde la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné, réaffirmant sa détermination de reprendre la circonscription.

« Quand je me bats, c’est pour gagner », écrit-elle sur ses réseaux sociaux.

Pour Yves-François Blanchet, la prochaine députée de Terrebonne ne sera nulle autre que Nathalie Sinclair-Desgagné. Et il compte travailler dur pour atteindre cet objectif. « Moi, je vais faire du porte-à-porte à Terrebonne. Je vais venir beaucoup dans Terrebonne », promet-il.

Voter pour Nathalie et non pour Carney

M. Blanchet n’a absolument rien contre l’adversaire de sa candidate. Il croit même que c’est une « une excellente personne ». Toutefois, il pense que l’élection ne tourne pas autour d’elle, mais autour de son chef Mark Carney. « Et, parce que la décision appartient aux gens, il y a une question que je vais poser à chaque porte, et je vous invite à faire pareil. Qu’a fait Mark Carney pour le Québec ? [..] Pendant les cinq à dix jours où il a été au Québec, qu’est-ce qu’il a fait pour le Québec », s’interroge-t-il.

Selon Yves-François Blanchet, le premier ministre Mark Carney n’aurait rien fait pour les Québécois depuis son arrivée au pouvoir, hormis le programme Curam pour les retraités, qui dit-il, est un vaste échec. « On veut banaliser [le fait que] que 85 000 personnes n’ont pas eu le bon montant au bon moment, à la bonne adresse », déplore le chef, appelant son équipe à questionner le bilan du premier ministre lors des porte-à-porte. « C’est légitime, on est en démocratie, on va poser la question, justifie-t-il.

Le Bloc veut poursuivre le travail déjà entamé dans Terrebonne, tout en sachant que beaucoup restent à faire. Pour y parvenir, dit Blanchet, la solution est d’élire Nathalie Sinclair-Desgagné, et non une « porte-parole du gouvernement ».

Les gens de Terrebonne « méritent une députée de la trempe de Nathalie qui va se consacrer pleinement à leurs priorités et qui va travailler d’arrache-pied pour eux, de cette manière efficace qu’on lui connaît et qui lui a valu cette victoire historique devant le tribunal de plus haute instance ».

Le Parti Québécois en renfort

Déjà présente sur le terrain pour soutenir la candidate bloquiste, la députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a participé au lancement de la campagne aux côtés du chef bloquiste Yves-François Blanchet et de sa candidate. Il s’agit pour elle de montrer l’appui entier du PQ à la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Madame Gentilcore promet une présence constante sur le terrain, en renforcement au Bloc. « On va être là du début à la fin. Mes collègues députés ont l’intention de venir également. Moi, je vais être là énormément », déclare la députée, précisant avoir fait libérer son agenda pour être présente sur le terrain.

« Je vais être là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Ça va me faire extrêmement plaisir d’y être. Parce qu’on est derrière le Bloc, derrière Nathalie. Pas à 90 %, pas à 95 %, à 150 % ».

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

Categories
Actualités Politique

Les libéraux déterminés à ramener leur candidate à la Chambre des communes

Marc-Etienne Vien, président du parti, prédit, d’ailleurs, un moment historique pour le parti. Selon lui, « ce sera la première fois dans l’histoire du pays qu’un candidat gagnera le même comté deux fois dans le même temps ».

« Parce que Tatiana […] a gagné le comté le 28 avril dernier. Parce qu’il y a plus d’électeurs dans Terrebonne qui ont voté pour elle que n’importe quel autre candidat. Et c’est exactement ce qui va se reproduire le 13 avril prochain », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule de militants.

La ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel de son côté, rappelle que « c’est la première fois qu’on avait gagné Terrebonne dans notre histoire du Parti libéral du Canada », « Et on va le regagner », martèle-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité de travailler sans relâche, d’aller à la rencontre des électeurs et de les écouter. « Oui, on va avoir une majorité, c’est évident, mais on est à leur service. On sera à leur écoute et on va les représenter à Ottawa », lance-t-elle.

Poursuivre le travail déjà commencé

La candidate Tatiana Auguste dit se battre pour être réélue et poursuivre le travail déjà commencé à la Chambre des communes. « Depuis plusieurs mois, j’ai eu le privilège de représenter les citoyens de Terrebonne. J’ai écouté vos réalités, vos défis, vos ambitions. J’ai piloté des dossiers importants pour la région et je veux les mener à terme », souhaite la candidate qui s’engage à placer Terrebonne « au centre de la transformation de notre pays ». Elle veut que la ville fasse partie de la solution et soit à la table des décisions.

Mme Auguste met en avant le déminage du terrain de l’ancien chantier Saint-Maurice qui permettra la construction de l’échangeur Urbanova, la prévention de la violence chez les jeunes ainsi que la construction de logements abordables.

« Ce que nous avons bâti ici à Terrebonne est formidable, c’est précieux. Et ce que nous sommes en train de bâtir, ce que nous allons bâtir est précieux », promet-elle.

Des poids lourds à Terrebonne

Plusieurs députés fédéraux et provinciaux ont accompagné la candidate, dont les députés Greg Fergus, Steven Guilbeault, ainsi que le député de Québec-Centre Jean-Yves Duclos, entre autres. M. Duclos a estimé sur son compte Facebook que « Terrebonne mérite une voix forte au gouvernement, et Tatiana est la personne tout indiquée pour défendre les familles, appuyer les emplois et bâtir l’avenir ».

Deux autres candidats s’ajoutent à la course électorale à Terrebonne. Il s’agit du néo-démocrate Maxime Beaudoin et Benjamin Rankin du parti vert. Outre qu’à Terrebonne, des élections seront déclenchées à University-Rosedale au centre-ville de Toronto et à Scarborough Sud-Ouest, le 13 avril 2026.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

Categories
Actualités Politique

Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

Categories
Société

Terrebonne-Mascouche à table revient pour une deuxième édition

L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.

Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.

L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.

« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.

Opération de marketing et de rentabilité

Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »

Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.

Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.

Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.

La MRC mise sur sa culture et sa table

L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.

« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.

Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.

Categories
Actualités Environnement

Déversements d’eaux usées à Terrebonne

Ces interventions sont prévues dans la nuit du 9 mars, dans le secteur de Lachenaie, de 21 h à 5 h, et dans le secteur de La Plaine, les 10 et 11 mars, de 22 h à 4 h.

Face aux épisodes de fortes pluies, la Ville de Terrebonne, comme plusieurs municipalités québécoises, peut être contrainte de déverser des eaux usées non traitées dans la rivière lorsque les réseaux d’égouts atteignent leur capacité maximale, explique le maire Mathieu Traversy. Il a tenu à rassurer les citoyens que ces surverses demeurent des situations exceptionnelles et peu fréquentes.

Mieux répondre

La Ville dispose de différents types d’infrastructures selon les secteurs. Les étangs aérés assurent le traitement des eaux dans certaines zones, notamment à Lachenaie, tandis que les secteurs centres et Terrebonne-Ouest bénéficient désormais de la nouvelle station d’épuration, dotée de technologies de pointe, affirme le maire. Ces investissements permettent à la Ville d’être mieux outillée pour faire face aux changements climatiques et aux situations de surcharge, assure-t-il, tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire.

« L’ouragan Debby nous a donné des leçons desquelles on veut tirer des conclusions pour améliorer la situation », soutient le maire, soulignant que ces événements climatiques ont servi de leçon à la Ville et alimentent la réflexion dans le cadre de la stratégie bleue que Terrebonne entend déployer au cours des prochaines années.

Une mobilisation collective

Si la Ville invite les citoyens à réduire leur consommation d’eau lors de ces épisodes, elle rappelle que les secteurs commercial et industriel ont également leur rôle à jouer. Le maire a précisé que la sécurité civile mobilise et informe l’ensemble des acteurs dès qu’une situation potentiellement problématique est anticipée.

Le maire dit miser sur la collaboration de tous pour traverser ces moments.

Categories
Actualités

Terrebonne appuie le mouvement contre l’abolition du PEQ

La résolution demande au gouvernement du Québec d’instaurer une clause de droits acquis dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise. La conseillère Anna Guarnieri, qui donnait lecture de la résolution, a déclaré que la Ville joint ainsi sa voix à celle de l’UMQ pour réclamer un traitement équitable envers les travailleurs et étudiants déjà établis sur le territoire.

« Nous demandons au gouvernement d’agir avec équité en instaurant une clause grand-père pour les travailleurs et étudiants déjà établis ici. On ne peut pas changer les règles du jeu en plein milieu de la partie pour ceux qui contribuent déjà activement à notre communauté », a-t-elle déclaré.

La course à la chefferie de la CAQ, décisive pour le PEQ

Terrebonne entend maintenir la pression dans l’attente de la fin de la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Les deux candidats à la succession de François Legault se sont déjà positionnés sur le dossier, indique Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, ce qui, selon lui, laisse espérer des avancées. La candidate à la chefferie de la CAQ s’engage à relancer le PEQ, tandis que M. Drainville, lui, promet une clause de droits acquis aux personnes touchées par l’abolition du programme.

« On continue à mettre de la pression parce qu’on pense qu’une personne qui a décidé de nous faire confiance au Québec pour venir bâtir sa vie professionnelle et personnelle mérite d’aller jusqu’au bout du processus et on doit respecter notre parole envers ces gens qui nous ont fait confiance », soutient le maire.

L’UMQ a orchestré une conférence de presse à Québec il y a environ une semaine, réunissant un nombre important d’acteurs des milieux étudiant, syndical et patronal, du secteur agricole, ainsi que la Fédération québécoise des municipalités, afin de réclamer une remise en question de la décision gouvernementale. « C’est rare de voir autant d’acteurs qui sont habituellement en confrontation demander à l’unisson une remise en question d’une décision gouvernementale. On espère que le gouvernement ne fera pas la sourde oreille à ce cri du cœur », déclare-t-il.

Une main-d’œuvre qualifiée

Le maire a souligné la nécessité d’attirer une main-d’œuvre qualifiée afin de soutenir les entreprises locales dans un contexte économique incertain, dit-il, notamment, en raison des tensions avec les États-Unis. « On essaie de diversifier notre économie. Évidemment que la main-d’œuvre est un élément essentiel pour être capable d’y parvenir. Maintenant, on veut jouer sur plus qu’un tableau », argue celui qui veut attirer des travailleurs qualifiés, honorer les engagements envers ceux qui ont choisi Terrebonne, mais aussi former la relève locale.

Mathieu Traversy dit vouloir faire de Terrebonne un lieu où il fait bon vivre, travailler et étudier.

Categories
Actualités Éducation

Le quartier universitaire de Terrebonne se concrétise

La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, a insisté sur l’importance de rapprocher l’université des citoyens. Montréal peut sembler à portée de main depuis Terrebonne, selon elle, mais la réalité du transport quotidien raconte une autre histoire, souligne-t-elle. Certains étudiants doivent consacrer jusqu’à trois heures par jour pour se rendre dans les établissements universitaires de grands centres, un obstacle qui peut compromettre leur persévérance scolaire et freiner leur ambition, affirme la ministre.

« Mais quand on est loin de Montréal, puis qu’on se dit, pour aller à l’université, il va falloir que j’aille dans un grand centre, est-ce que je vais être capable de le faire ? Bien, c’est un niveau de difficulté qui peut le freiner. Alors, ce qu’on fait aujourd’hui, c’est donner des outils à nos jeunes pour qu’ils aillent plus loin », précise-t-elle.

Pour la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pascale Déry, « l’accès à des programmes de formation de proximité maximise les chances de retenir nos diplômés dans la région, en plus d’augmenter le taux de diplomation. » L’avancement du projet, selon elle, n’aurait pas atteint ce stade sans les efforts colossaux investis par tous les partenaires mobilisés pour parvenir à une solution adaptée aux réalités et besoins de la population. »

Un consensus régional

Selon le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, ce projet vieux de plus de vingt ans est porté par un ensemble de partenaires régionaux, dont l’UQTR et la Ville de Terrebonne. « Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape pour le Quartier universitaire de l’UQTR à Terrebonne. Cela démontre le consensus régional autour de l’importance d’une présence universitaire forte dans Lanaudière », a indiqué M. Blanchette.

« Cet agrandissement nous donne les moyens d’augmenter l’offre de programmes universitaires, d’accroître le taux de diplomation et de répondre aux besoins de formation de la relève dans la région […] », s’est-il réjoui.

Le campus accueillera environ 1 000 étudiants pour la première phase et proposera des programmes sélectionnés pour répondre aux besoins spécifiques de la région, annonce M. Blanchette. Il s’agit de baccalauréats en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en psychologie, en sciences comptables, et en travail social, ainsi que des certificats en éducation et en comptabilité, et un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences comptables.

Un tournant pour Terrebonne

Le maire de Terrebonne a rappelé que sa ville est la seule grande ville du Québec à ne pas disposer encore d’un véritable campus universitaire. Il s’est dit fier de l’appui du gouvernement du Québec et a réaffirmé l’engagement de la Ville à permettre à ses citoyens de vivre, travailler et étudier sur son territoire.

Le maire a tenu à saluer le travail accompli par l’UQTR, et s’est dit convaincu que l’offre de programmes sera si attrayante qu’elle pourrait même attirer des étudiants de Montréal.

« On dit que [le quartier universitaire] c’est pour les jeunes de la région de Lanaudière, mais j’ai très confiance, Mme la ministre, que même des gens de Montréal pourraient traverser à contresens peut-être le pont Charles-De Gaulle pour venir profiter de certaines cartes de programmes exceptionnelles. »

Au-delà de sa vocation académique, le campus constitue aussi un moteur économique, favorisant le maillage avec les entreprises et la création d’emplois, selon M. Traversy. « On sait qu’une université, c’est très académique, mais c’est aussi économique. Ça peut mener donc à du maillage avec des industries, avec la création d’emplois, avec tout un dynamisme pour le territoire. »

Le député de Marceau, Mathieu Lemay, a pour sa part, rappelé l’importance de l’éducation comme levier porteur sur les plans économique, culturel et social. Selon lui, permettre aux citoyens d’étudier à proximité de leur lieu de résidence, sans avoir à parcourir de longues distances, fait toute la différence pour les générations futures. « Ce quartier universitaire est un projet structurant dont les retombées se feront sentir pour les décennies à venir », a-t-il conclu.

Categories
Actualités Environnement

Le fardeau environnemental du site d’enfouissement inquiète

Un résident de Terrebonne n’a pas caché ses inquiétudes lors de la période de questions de la séance municipale du 17 février 2026, s’interrogeant sur la durée pendant laquelle la Ville continuerait à autoriser l’expansion du site d’enfouissement exploité par le Complexe Enviro Connexion (CEC). Il a également exprimé ses préoccupations quant aux conséquences environnementales engendrées sur le territoire, notamment sur les nappes phréatiques, la faune et la flore.

Il a par ailleurs estimé que Terrebonne avait largement assumé sa part de responsabilité, alors que d’autres municipalités continuent d’acheminer leurs déchets vers ce site, jour après jour.

Le site d’enfouissement de Lachenaie accueille près de 50 % des déchets des 82 municipalités de la CMM et, selon les projections, atteindra sa pleine capacité en 2027. Le site cherche à s’agrandir afin de prolonger ses activités pendant 30 ans.

Des conditions claires

Le maire admet que l’enfouissement de résidus demeurera une nécessité pour Terrebonne durant les prochaines années et que les citoyens continueront d’utiliser le bac noir sur le territoire municipal. Toutefois, il ne souhaite pas que l’agrandissement du site se fasse à n’importe quel prix ni dans n’importe quelle condition. « […] On ne voulait pas se faire imposer par Québec un agrandissement sans que la Ville ait son mot à dire, ce qu’on a vu dans d’autres dossiers ailleurs au Québec. »

M. Traversy indique avoir rencontré l’entreprise CEC afin de poser ses propres conditions. « On a demandé des efforts du côté de l’entreprise pour augmenter les redevances, pour faire payer les autres villes qui utilisent notre site, leur juste part ou le plein prix pour l’enfouissement de leurs matières résiduelles », martèle-t-il.

La Ville avait d’abord sondé les maires et mairesses de la région de Montréal pour savoir si d’autres municipalités souhaitaient accueillir un site d’enfouissement technique. Aucune n’a manifesté d’intérêt, a déploré le maire de Terrebonne, qui espère qu’un jour, « il va falloir qu’il y ait quelqu’un d’autre qui finisse aussi par lever la main ».

Mathieu Traversy annonce la création d’un véritable écocentre afin de réduire progressivement la quantité de déchets enfouis chaque année. Il s’agit, selon lui, d’améliorer les pratiques de recyclage et de compostage et d’optimiser l’utilisation des espaces disponibles. Cette décision, assure le maire, répond à un objectif commun de la Ville et de son partenaire CEC.

« Donc plutôt qu’enfouir une panoplie de déchets, les matériaux de construction, les matériels électroniques, certaines matières dangereuses vont maintenant pouvoir être récupérées par CEC. Et donc essayer justement de minimiser la quantité de matières résiduelles qu’on met dans ce site-là », assure le maire.

La prochaine étape appartient au gouvernement du Québec, à qui il revient de décider ou non de l’agrandissement du site. « Le gouvernement doit partir en bureau d’audience publique […] sur la question au cours de la prochaine année », indique le maire. La Ville y présentera son mémoire et les conditions auxquelles elle se déclarerait favorable à un agrandissement.