Les bureaux de vote, dont la liste est disponible sur le site d’Élections Canada, sont ouverts jusqu’à 20 h 30. Les électeurs doivent s’y présenter avec une preuve d’identité et d’adresse. Selon l’organisme électoral, les électeurs de la circonscription de Terrebonne qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale peuvent tout de même voter, à condition de s’inscrire directement au bureau de vote le jour du scrutin.
« Les électeurs qui votent par bulletin spécial dans leur circonscription et qui n’ont pas encore posté leur bulletin rempli doivent le déposer en personne au bureau local d’Élections Canada; ils ont jusqu’à la fermeture des bureaux de vote dans leur circonscription pour le faire », écrit Élections Canada, précisant que les bulletins de vote reçus après la fermeture des bureaux de vote ne seront pas comptés.
Cette élection se distingue par l’utilisation d’un bulletin de vote en blanc, sur lequel l’électeur doit impérativement inscrire le nom et le prénom du candidat choisi. Si un électeur écrit uniquement le nom du parti, son bulletin ne sera pas comptabilisé. Pour un électeur avec qui la rédaction s’est entretenue, « cela ne fait aucun sens ». Selon lui, un bulletin de vote adapté pourrait créer des inégalités.
Une véritable bataille
Cette joute électorale est une reprise de l’élection fédérale de 2025, remportée par une seule voix par la candidate libérale Tatiana Auguste. La Cour suprême avait invalidé les résultats à la suite des contestations du Bloc Québécois et d’une bataille judiciaire menée par la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.
Depuis, les deux candidates sont engagées dans une véritable bataille, chacune défendant des enjeux qu’elles jugent cruciaux pour Terrebonne. Pour Mme Auguste, la construction de l’échangeur Urbanova figure parmi les principales préoccupations des électeurs, tandis que Mme Sinclair-Desgagné met de l’avant le projet du TGV Alto et les potentielles expropriations qu’il implique.
Cette bataille oppose le Bloc Québécois, qui veut reconquérir son château fort, au Parti libéral, déterminé à obtenir une majorité absolue. « On va tout faire pour gagner », a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Le Bloc Québécois, de son côté, entend tout faire pour empêcher les libéraux d’atteindre leur objectif.
Perdre Terrebonne serait un véritable affront pour le Bloc Québécois, estime Daniel Béland, professeur James McGill au département de science politique de l’Université McGill. « Le Bloc veut défendre sa position au Québec et montrer que le parti demeure important, malgré le fait que les libéraux se dirigent vers un gouvernement majoritaire », souligne ce spécialiste de la politique canadienne. Il soutient qu’en cas d’échec du Bloc, le parti pourrait voir son influence diminuer à Ottawa.
« S’il y a assez de sièges, ils n’auront plus le même rôle dans les comités parlementaires. Évidemment, les votes de confiance ne joueront plus vraiment un rôle. Alors, cela va réduire l’influence politique du Bloc, peu importe ce qui se passe lundi », explique le professeur Béland.
À moins d’une surprise dans les deux circonscriptions ontariennes, une victoire du Bloc à Terrebonne constituerait tout de même un baume pour le parti, relativise le spécialiste.
En plus de la circonscription de Terrebonne, où se tient la reprise de l’élection d’avril 2025, les comtés torontois de University–Rosedale et de Scarborough–Sud-Ouest voteront eux aussi pour leur prochain représentant à la Chambre des communes. Dans ces derniers, les libéraux misent respectivement sur Danielle Martin et Doly Begum.
Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.