Categories
Actualités

Mascouche : la passerelle du pont Saint-Henri bientôt accessible

Les travaux de réhabilitation permettant la réouverture de la passerelle sont prévus pour 2027. L’évaluation de la structure du pont par le ministère autorise ainsi la planification de ces travaux.

« Nous avons eu l’aval du Ministère pour procéder aux travaux qui mèneront à la réouverture de la passerelle. Le tout sera en préparation cette année pour une réalisation l’an prochain », indiquent les responsables. Ils précisent que le couloir temporaire aménagé sur la chaussée demeure en place pour assurer les déplacements des usagers, tout en rappelant l’enjeu de sécurité lié à la passerelle. Autant les piétons que les cyclistes peuvent continuer d’utiliser ce passage temporaire.

Une brigadière additionnelle est déployée, depuis septembre dernier, du côté de la rue Jeannotte afin d’assurer la sécurité des élèves lors de leurs déplacements.

Des mesures en place depuis 2025

Un rapport d’analyse était venu confirmer un enjeu de sécurité lié à la structure de la passerelle piétonnière du pont Saint-Henri. La conclusion en exigeait la fermeture afin d’assurer la sécurité des usagers.

La structure du pont, elle, est jugée solide et sécuritaire.

La Ville étudiait différents scénarios permettant de rendre sécuritaire le couloir notamment en prévision de la rentrée scolaire et de la période hivernale afin d’en permettre l’entretien pendant les opérations de déneigement.

Categories
Économie

Hausse de taxes foncières : « il ne faut pas faire peur aux citoyens »

Certaines recommandations font tiquer et soulèvent des questions pour les contribuables. Parmi ses recommandations figure notamment une augmentation des taxes foncières. Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay cherche à dédramatiser la situation, estimant qu’il s’agit d’une hausse modeste pour des retombées majeures.

L’infime augmentation envisagée ne devrait pas alarmer les citoyens, croit M. Tremblay qui la chiffre à environ 1,5 %. Ce qui, selon lui, représenterait entre 30 et 50 dollars supplémentaires par année sur le compte de taxes d’une maison moyenne. En contrepartie, cette contribution permettrait d’injecter des milliards de dollars dans les infrastructures municipales à travers tout le Québec. « Je pense que comme position responsable, ça en vaut la chandelle », affirme-t-il.

« Mais au bout de la ligne, il faut juste bien s’entendre pour ne pas faire peur aux citoyens. »

– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

Il insiste sur l’urgence d’agir, notamment pour les générations futures, soulignant que l’inaction aurait un coût bien plus élevé à long terme. « On se doit d’avoir ce positionnement pour les familles et pour les générations futures parce que je n’ai pas le goût de laisser à mes enfants des infrastructures qui pètent de partout. »

Mascouche, déjà avant-gardiste

Le maire souligne que Mascouche n’attend pas les recommandations du rapport pour agir. La Ville s’est déjà dotée d’un fonds dédié aux infrastructures, financé directement par une portion du compte de taxes des citoyens. « C’est déjà la réalité mascouchoise », soutient-il, précisant que la Ville procède cette année à d’importants travaux de réfection sur plusieurs artères, dont Montée Masson.

Pour M. Tremblay, une partie du défi est aussi d’ordre éducatif. Il observe que les citoyens perçoivent différemment les hausses selon le palier de gouvernement concerné. Les augmentations d’impôts provinciaux ou les hausses de tarifs d’Hydro-Québec passent souvent inaperçues, soutient-il, affirmant que le compte de taxes municipal, reçu une fois par année avec un montant clairement affiché, fait davantage réagir.

« Le gouvernement du Québec, sur ton compte de taxes annuellement, t’augmente d’environ 300 à 400 $ par année parce que si ton salaire augmente, tes impôts augmentent. Mais les gens ne s’en rendent pas compte », expose M. Tremblay.

Il reconnaît que dans un contexte de hausse du coût de la vie, toute augmentation supplémentaire sera scrutée à la loupe. Mais il maintient qu’il s’agit d’un choix incontournable et responsable. « Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des citoyens et des citoyennes », conclut-il.

Categories
Actualités Environnement

Pour une gestion plus équitable des matières dangereuses résiduelles

Pour les élus, les enjeux liés aux matières dangereuses dépassent largement les considérations techniques. Ils touchent directement l’aménagement du territoire, la sécurité publique, l’environnement ainsi que l’acceptabilité sociale.

« Les choix métropolitains de gestion des matières dangereuses produisent des impacts durables sur nos communautés. Il est essentiel que ces décisions reposent sur une vision intégrée, transparente et équitable, respectueuse des réalités territoriales », soutient Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne.

Dans le cadre des consultations publiques menées par la CMM, la MRC s’est jointe aux autres MRC de la Couronne Nord afin de déposer un mémoire commun réclamant une gouvernance métropolitaine mieux structurée, plus transparente et davantage axée sur l’équité territoriale.

Une forte pression sur certains territoires

Le mémoire met en lumière ce que les signataires décrivent comme un déséquilibre territorial important, notamment dans la Couronne Nord, où certaines activités liées à l’élimination des matières dangereuses seraient davantage concentrées.

Selon la MRC Les Moulins, cette situation entraîne des pressions environnementales et sociales importantes pour les collectivités concernées. L’organisation estime également que le modèle actuel de prise de décision demeure trop fragmenté, ce qui complique la planification à l’échelle métropolitaine.

« Une gouvernance efficace doit permettre d’anticiper les impacts, de mieux répartir les responsabilités et d’assurer une cohérence entre les choix d’aménagement, les impératifs environnementaux et les préoccupations des citoyens », affirme Guillaume Tremblay, préfet suppléant de la MRC Les Moulins et maire de Mascouche.

M. Tremblay précise avoir demandé, lors de ces consultations, un meilleur encadrement des contaminants émergents, dont les PFAS font partie. Les PFAS, soit des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) formant une famille de milliers de composés chimiques d’origine humaine, soulèvent des préoccupations quant à leurs impacts potentiels sur l’environnement et la santé publique, explique le maire.

« Il est essentiel que la réglementation soit modernisée pour en tenir compte », insiste-t-il.

Des recommandations

Les MRC de la Couronne Nord proposent dix recommandations dans leur mémoire, afin de corriger ces déséquilibres.

Parmi celles-ci figurent notamment la création d’un observatoire métropolitain des matières dangereuses intégrant un indice de pression environnementale territoriale, l’accélération de la réduction à la source à l’aide de cibles territorialisées ainsi que le développement de symbioses industrielles favorisant l’économie circulaire.

Le document recommande également un encadrement plus strict du recours à l’élimination des matières dangereuses, qui devrait être autorisé uniquement lorsqu’aucune autre solution viable n’est possible.

Les élus proposent aussi l’instauration d’une redevance à l’élimination, dont une partie des revenus serait redistribuée aux territoires d’accueil afin de compenser les impacts subis.

Ces mesures permettraient de renforcer la planification métropolitaine tout en favorisant une transition vers des pratiques plus durables et plus équitables, selon la MRC Les Moulins.