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Dîner du maire : Guillaume Tremblay fait connaitre ses priorités

D’entrée de jeu, le maire a mis le doigt sur des infrastructures qu’il estime en péril face à un financement insuffisant des gouvernements fédéral et provincial. Il rappelle des chiffres présentés aux assises de l’UMQ, précisant que les municipalités prennent à leur compte environ 60 % des infrastructures publiques du Québec, mais ne reçoivent que 4,4 % des investissements prévus au Plan québécois des infrastructures, soit environ la moitié de ce qu’elles touchaient en 2018.

« Un tuyau, une route, ça ne se remplace pas seulement avec de bonnes intentions, ça prend de l’argent », a-t-il lancé sans détour, comparant une ville à une maison dont les fondations menacent de s’effondrer si on ne fait que changer les rideaux.

De nouveaux projets

Guillaume Tremblay dit prioriser les infrastructures, même si c’est moins spectaculaire, tout en appelant Québec et Ottawa à des actions concrètes. « On est prêts à faire de l’or et à investir plus, mais il faut que les gouvernements supérieurs investissent.

D’ici 2028, Mascouche investira dans des axes stratégiques, dont la montée Masson, le boulevard Mascouche, le chemin des Anglais et l’avenue de la Gare, avant de s’attaquer aux travaux dans les rues de quartier. « Ce sont des axes stratégiques, oui, pour la fluidité, pour la sécurité, le développement du territoire, mais surtout pour la qualité de vie », indique M. Tremblay.

Il annonce par ailleurs une nouvelle bretelle à la sortie de l’autoroute 640. Les travaux devraient débuter à l’été 2026. La levée de servitude du MTQ ayant été accordée, l’appel d’offres pour les travaux est donc lancé, précise le maire, soulignant l’importance du projet pour la fluidité « de nos déplacements ».

Pour une meilleure collaboration régionale

La Ville prévoit convertir la salle du conseil municipal en petite salle de spectacle d’environ 80 places, et travaille à l’implantation d’un complexe hôtelier dans le secteur du Smart Center. Un programme de crédit de taxes a d’ailleurs été adopté pour attirer ce type de projet structurant, qui soutiendrait l’offre événementielle et les commerces locaux, y compris ceux de la ville voisine de Terrebonne.

Sur le plan technologique, Mascouche a formé plus de 150 employés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, en misant sur la plateforme Munia, développée en partenariat avec l’entreprise 40 Solutions, qui garantit la confidentialité des données municipales. Il s’agit, selon le maire, de mieux planifier, mieux gérer, et mieux protéger. « Pas pour remplacer le jugement humain, mais pour être plus efficaces », indique le maire.

La ville présentera également, dans les prochains jours, un plan de résilience climatique, assorti d’un programme annuel de 100 000 $ pour appuyer les interventions préventives des citoyens sur leurs propriétés. « Repousser les décisions en matière de climat, c’est un peu comme voir de la fumée dans son grenier et se dire qu’on regardera ça l’année prochaine », a averti le maire.

« Chaque dollar investi en prévention, en adaptation, en avertissement intelligent, en gestion durable de l’eau, c’est un dollar qui peut nous éviter des coûts beaucoup plus importants que le dollar. « 

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche de collaboration avec la MRC Les Moulins.

Le Vieux-Mascouche au-delà de la carte postale

La Ville veut poursuivre ses efforts en matière de rénovation patrimoniale grâce à l’adoption d’un nouveau programme de subventions tenant compte de la valeur historique des bâtiments. « Un secteur historique vivant, comme le Vieux-Mascouche, ce n’est pas juste beau sur une carte postale », affirme Guillaume Tremblay.

C’est un espace que les gens ont envie d’arpenter, où ils s’arrêtent, consomment et participent à la vie collective, dit-il. Un véritable atout économique et culturel, mais avant tout un marqueur identitaire fort pour la communauté.

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Actualités Environnement

Pour une gestion plus équitable des matières dangereuses résiduelles

Pour les élus, les enjeux liés aux matières dangereuses dépassent largement les considérations techniques. Ils touchent directement l’aménagement du territoire, la sécurité publique, l’environnement ainsi que l’acceptabilité sociale.

« Les choix métropolitains de gestion des matières dangereuses produisent des impacts durables sur nos communautés. Il est essentiel que ces décisions reposent sur une vision intégrée, transparente et équitable, respectueuse des réalités territoriales », soutient Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne.

Dans le cadre des consultations publiques menées par la CMM, la MRC s’est jointe aux autres MRC de la Couronne Nord afin de déposer un mémoire commun réclamant une gouvernance métropolitaine mieux structurée, plus transparente et davantage axée sur l’équité territoriale.

Une forte pression sur certains territoires

Le mémoire met en lumière ce que les signataires décrivent comme un déséquilibre territorial important, notamment dans la Couronne Nord, où certaines activités liées à l’élimination des matières dangereuses seraient davantage concentrées.

Selon la MRC Les Moulins, cette situation entraîne des pressions environnementales et sociales importantes pour les collectivités concernées. L’organisation estime également que le modèle actuel de prise de décision demeure trop fragmenté, ce qui complique la planification à l’échelle métropolitaine.

« Une gouvernance efficace doit permettre d’anticiper les impacts, de mieux répartir les responsabilités et d’assurer une cohérence entre les choix d’aménagement, les impératifs environnementaux et les préoccupations des citoyens », affirme Guillaume Tremblay, préfet suppléant de la MRC Les Moulins et maire de Mascouche.

M. Tremblay précise avoir demandé, lors de ces consultations, un meilleur encadrement des contaminants émergents, dont les PFAS font partie. Les PFAS, soit des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) formant une famille de milliers de composés chimiques d’origine humaine, soulèvent des préoccupations quant à leurs impacts potentiels sur l’environnement et la santé publique, explique le maire.

« Il est essentiel que la réglementation soit modernisée pour en tenir compte », insiste-t-il.

Des recommandations

Les MRC de la Couronne Nord proposent dix recommandations dans leur mémoire, afin de corriger ces déséquilibres.

Parmi celles-ci figurent notamment la création d’un observatoire métropolitain des matières dangereuses intégrant un indice de pression environnementale territoriale, l’accélération de la réduction à la source à l’aide de cibles territorialisées ainsi que le développement de symbioses industrielles favorisant l’économie circulaire.

Le document recommande également un encadrement plus strict du recours à l’élimination des matières dangereuses, qui devrait être autorisé uniquement lorsqu’aucune autre solution viable n’est possible.

Les élus proposent aussi l’instauration d’une redevance à l’élimination, dont une partie des revenus serait redistribuée aux territoires d’accueil afin de compenser les impacts subis.

Ces mesures permettraient de renforcer la planification métropolitaine tout en favorisant une transition vers des pratiques plus durables et plus équitables, selon la MRC Les Moulins.

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Économie

Défi Osentreprendre – des entreprises de Lanaudière récompensées

Plusieurs organisations se sont démarquées dans différentes catégories liées à l’entrepreneuriat, à l’innovation et au développement durable.

OSEntreprendre est un organisme qui soutient les entrepreneurs et qui vise à préserver « l’esprit d’entreprendre » afin de contribuer à un Québec innovant. Avec ses partenaires, l’organisation met en place chaque année des défis locaux, régionaux et nationaux dans plusieurs volets, notamment scolaire, étudiant et création d’entreprise. C’est dans cette dernière catégorie que plusieurs entreprises lanaudoises ont été récompensées.

Commerce

Simple Plant s’est démarquée dans la catégorie Commerce. L’entreprise propose des campagnes de financement basées sur la vente de plantes afin de soutenir différents projets éducatifs, sportifs et culturels. Les campagnes varient selon les saisons.

Économie sociale

Dans la catégorie Économie sociale, l’entreprise Autiste à la ferme a obtenu le titre de lauréat. Située dans la MRC de Matawinie, l’organisation mise sur l’inclusion et l’épanouissement des personnes autistes grâce au travail à la ferme et au contact avec les animaux. Des ateliers et des activités éducatives sont également offerts afin de favoriser le développement de l’autonomie et de la confiance.

Exploitation, transformation, production

La brasserie rurale 40 Arpents, située dans la MRC de D’Autray, a remporté les honneurs dans la catégorie Exploitation, transformation, production. L’entreprise pratique également l’agriculture régénératrice, une approche visant à améliorer la santé des écosystèmes et la fertilité des sols.

Innovations technologiques et techniques

Fenil Technology inc. s’est illustrée dans la catégorie Innovations technologiques et techniques grâce à sa plateforme Joblinks. Celle-ci facilite le recrutement de travailleurs dans le domaine de la vidéo en mettant de l’avant des profils interactifs et la culture des entreprises. Cette initiative provient de la MRC Les Moulins.

Deux personnes devant un fond orange avec logos, tenant un certificat encadré dans un contexte d’événement officiel.
Photo tirée de Facebook
Évo Forêt a remporté les honneurs dans la catégorie Services aux entreprises lors du Défi OSEntreprendre régional. Sur la photo : Marilyne Vallière, présidente d’honneur du Défi OSEntreprendre, et Danny Houde-Dauphinais, représentant de l’entreprise.

Services aux entreprises

Évo Forêt a remporté le titre de lauréat dans la catégorie Services aux entreprises, en plus de recevoir le prix Coup de cœur du développement durable. Cette entreprise spécialisée en aménagement forestier offre notamment des services de coupe d’éclaircie, de débardage, de débroussaillage ainsi que de construction et de réfection de chemins forestiers. Sa mission est de contribuer à la protection des forêts.

Services aux individus

Deux entreprises ont été récompensées dans la catégorie Services aux individus.

Perfo Golf, située dans la MRC Les Moulins, offre des entraînements spécialisés et des cours techniques de golf. L’entreprise se présente comme un centre multidisciplinaire axé sur l’innovation dans le domaine.

Septech a également obtenu le titre de lauréat. L’entreprise se spécialise dans l’entretien, l’optimisation et la régénération des installations septiques résidentielles. Elle offre notamment des inspections, des évaluations et des services de nettoyage professionnels.

Duo devant un mur orange avec motifs, présentant un cadre de reconnaissance lors d’une remise en intérieur.
Photo tirée de Facebook
ConsulTerre a remporté le prix Réussite inc. lors du Défi OSEntreprendre régional. Sur la
photo : Moez Dridi, directeur du développement des affaires chez Promutuel Assurance
Lanaudière, et Alexandre Désy, représentant de l’entreprise.

Réussite inc.

Le prix Réussite inc. a été remis à ConsulTerre, une entreprise de la MRC de D’Autray spécialisée en gestion-conseil environnementale. L’entreprise développe des plans d’action et des programmes destinés notamment au milieu municipal, aux industries, aux manufacturiers, aux organismes à but non lucratif et aux coopératives afin de soutenir leurs engagements environnementaux et sociaux.

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Actualités

Manque à gagner de 9 milliards : – L’Union des municipalités tire la sonnette d’alarme

C’est qu’il manquera au moins 9 milliards de dollars d’ici 2035 aux municipalités québécoises pour répondre à leurs besoins, un manque à gagner qui pourrait même atteindre plus de 50 milliards de dollars, démontre une étude réalisée par la firme Aviseo et commandée par l’UMQ.

Les municipalités doivent composer avec des infrastructures vieillissantes qui se détériorent plus rapidement que leur capacité à les remettre en état. La multiplication des nids-de-poule, les bris d’aqueduc plus fréquents ainsi que l’allongement des délais pour certains services sont la preuve de cette pression grandissante, dans un contexte où les coûts de construction et de réfection continuent d’augmenter.

À ces enjeux s’ajoutent de nouvelles responsabilités que les villes assument, notamment en matière d’itinérance, d’habitation et d’adaptation aux changements climatiques. Ce déséquilibre entre les besoins croissants et les ressources disponibles affecte désormais directement le quotidien des citoyens.

« Nous sommes devenues la première ligne pour l’itinérance et les changements climatiques, en plus de devoir gérer un parc d’infrastructures vieillissantes avec des coûts de construction qui explosent. On ne peut plus faire plus avec moins, » déclare Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

À bout de souffle

M. Tremblay appelle le gouvernement du Québec à assumer pleinement ses responsabilités et à investir massivement dans les infrastructures, précisant que les villes, de leur côté, sont prêtes à faire leur part. « Sans financement, sans aide de Québec, ça va être impossible », assure-t-il.

Entre 2014 et 2025, les dépenses municipales ont bondi de près de 48 %, alors que les revenus n’ont pas suivi le même rythme. Les investissements en immobilisations ont augmenté de plus de 75 % en une décennie. Pendant ce temps, les municipalités ne reçoivent qu’environ 8 % des revenus fiscaux totaux, alors qu’elles sont responsables de près de 60 % des infrastructures publiques. Leurs revenus dépendent à 70 % de l’impôt foncier, un modèle qui a atteint ses limites, indique le rapport.

« Depuis un an, les municipalités ont retourné toutes les pierres pour mieux comprendre les enjeux. Elles veulent continuer à offrir des services de qualité auxquels les gens s’attendent, et sont prêtes à collaborer pour faire évoluer le cadre fiscal pour retrouver un financement plus juste, efficace et durable. Elles ne peuvent pas y arriver sans un rééquilibrage de leurs moyens », ajoute monsieur Tremblay.

Il annonce que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine. « Les municipalités sont unies et ensemble, on peut faire bouger les choses. »

À quoi doivent s’attendre les citoyens ?

Sans aide gouvernementale, les municipalités devront soit hausser les taxes ou en créer de nouvelles, ou sabrer les autres dépenses. « On a juste à penser tout ce qu’on a à investir au courant des prochaines années pour les stations d’épuration des eaux, pour l’eau potable, pour tout ce qui est en lien avec les changements climatiques », souligne M. Tremblay.

Selon lui, plusieurs villes se sont déjà dotées de fonds dédiés afin de financer les travaux nécessaires. M. Tremblay estime toutefois qu’il n’est plus possible d’ignorer l’ampleur des besoins. « Partout au Québec, que ce soit à Montréal, Laval, Mascouche ou Terrebonne, les infrastructures montrent des signes importants de détérioration et nécessitent des investissements majeurs pour être remises à niveau », soutient-il.

À Mascouche, c’est plus de 200 millions de dollars qui doivent être investis au courant des prochaines années pour remettre à jour la station d’épuration. Encore plus important, c’est 100 millions de dollars qui ont déjà été investis juste pour respecter les normes. « Toutes ces normes coûtent excessivement cher à l’ensemble des municipalités du Québec, donc à la population. »

« Il faut revoir nos façons de faire et c’est ce qu’on compte faire au courant des prochains mois », insiste le maire, précisant que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine.

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Actualités

Bientôt 20 000 nouveaux logements dans le secteur Urbanova

La décontamination du secteur Urbanova dont la construction d’un échangeur est tant attendue a officiellement été lancée. Le secteur représente un potentiel de 20 000 nouveaux logements, indique le maire de Terrebonne.

« C’est essentiel pour la mobilité, pour le développement d’Urbanova, pour la qualité de vie des citoyens qui habitent le secteur depuis des années et qui vivent cette réalité tous les jours », a déclaré le maire.

Répondre à la crise de logement

Même si la Ville atteignait un taux d’inoccupation de 0,4 % en 2022, Terrebonne a tout de même décidé d’agir. La ville s’est fixé l’objectif de créer 1 200 logements abordables, sociaux ou communautaires d’ici 2035. « Une ville qui veut bien se développer, ce n’est pas attendre que les choses arrivent, c’est aussi se donner les moyens d’y parvenir », soutient le maire, citant différents projets de développement, dont Mission Unitaîné, qui permet à 100 personnes âgées en situation précaire d’accéder à des logements à faible coût en plein centre-ville. Une réalisation de près de 20 millions de dollars « accomplie dans des temps record », dit-il.

Le maire souligne, par ailleurs, que la phase 1 du projet Natura du groupe Mathieu-Ménard dans le secteur de La Plaine est complétée à 79 %. La prochaine phase inclura un terrain pour une nouvelle école primaire.

« Donc grâce à la collaboration des promoteurs, la ville de Terrebonne, le conseil de ville, les citoyens ont réussi à trouver des projets où l’acceptabilité sociale est au rendez-vous, et nous, on trouve des voies de passage, se réjouit le maire. Ce n’est pas toujours facile, parce qu’évidemment, chacun a ses intérêts. Mais en travaillant […] on finit par y parvenir », déclare-t-il.

M. Traversy rappelle la première pelletée de terre de la FTQ pour la construction de la plus haute tour résidentielle en bois massif qui sera bientôt construite à Terrebonne. Le projet qui accueillera 164 logements se révèle « une innovation exceptionnelle pour notre territoire. »

Pour faciliter les projets résidentiels, la Ville a mis sur pied un bureau de planification immobilière, dont la mission est d’offrir un service centralisé, dédié à l’accompagnement des promoteurs dans la réalisation de leurs projets et surtout de mettre en place un processus clair, transparent et prévisible. « C’est en travaillant de concert avec l’ensemble de nos acteurs qu’on a essayé de trouver le bon gros format pour maximiser l’accessibilité aux logements sur l’ensemble du territoire », a précisé le maire.

Grande salle de banquet comble lors du Dîner du maire de Terrebonne, tables rondes et écran de présentation
Photo Dany Baribeau

Infrastructures et résilience climatique

Le maire a insisté sur les services de base qu’il considère comme une priorité absolue pour son prochain mandat. « Le maintien de nos actifs, les services aux citoyens, ça doit devenir une obsession municipale. »

« Je sais que ce n’est pas sexy d’investir dans les tuyaux, les égouts, les bassins de rétention. Mais face à une multiplication des événements météorologiques, je pense qu’on n’a tout simplement plus le choix. »

M. Traversy en veut pour preuve les inondations de l’ouragan Debby en 2024 et les fortes pluies de l’été dernier. La stratégie bleue de la ville qui consiste en la gestion des eaux pluviales et l’entretien des infrastructures souterraines, figure au sommet des priorités.

Par ailleurs, il a présenté la mutualisation des services entre villes voisines comme l’une des innovations les plus prometteuses et les plus courageuses de son mandat. « Ça prend beaucoup de courage, soutient-il. On veut amener les villes à collaborer pour faire des économies et augmenter la qualité de service. »

Des ententes ont déjà été conclues avec Repentigny pour le remorquage et le futur dépôt à neige partagé, ainsi qu’avec Lorraine pour le service d’incendies. La Ville pourra également compter sur le logiciel d’urbanisme de Laval, offert par le maire Stéphane Boyer.

L’expérience de mutualisation avec Mascouche, qu’il décrit comme un « laboratoire expérimental », est également en cours, un modèle que le maire espère étendre au cours des prochaines années.

Présentateur parlant lors d'une conférence à l'événement CCM, avec un micro et un podium.
Un homme en costume gris parle lors d’une conférence à l’événement CCM, avec un écran en arrière-plan.

Terrebonne se veut attrayante

Le Vieux-Terrebonne est engagé dans un processus pour devenir le 14e site patrimonial reconnu au Québec, une distinction accordée par le ministre de la Culture. « Le Vieux-Terrebonne n’est pas seulement un écrin magnifique, c’est une partie de notre identité », a déclaré le maire.

L’enfouissement des fils électriques dans le secteur se poursuit en quatre phases, a-t-il précisé. La première est complétée, la deuxième se termine juste à temps pour la saison des terrasses. L’objectif est de parvenir à un Vieux-Terrebonne comparable au Vieux-Québec ou au Vieux-Montréal, « sans fil, sans poteau, avec des rues qui ont du bon sens et un éclairage sécuritaire ».

La ville prépare son huitième parc industriel, et un protocole d’entente de principe a été signé en octobre 2025 avec une entreprise pharmaceutique dont l’investissement potentiel pourrait dépasser « des centaines de millions de dollars ». « Mon but, ce n’est pas de mettre la pression sur personne, mais on espère avoir une annonce importante au mois de juillet prochain », a déclaré le maire.

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Économie

Défi PME 2026 au Cégep de Terrebonne

Le concept est simple : pendant quelques heures, les étudiants en Techniques de comptabilité et de gestion deviennent les ambassadeurs d’une entreprise locale. Réunis dans le café étudiant, ils présentent produits et services à leurs pairs, aux visiteurs de passage et aux enseignants, qui évaluent leur performance selon les critères du programme.

Au-delà de l’exercice académique, l’événement met en lumière un double mouvement : celui d’une relève entrepreneuriale en formation, et celui d’entreprises bien ancrées dans le tissu économique moulinois. « C’est bien de voir des jeunes qui s’intéressent au commerce ici, qui en parlent avec autant d’énergie et qui donnent le goût d’encourager nos commerces locaux », souligne le conseiller municipal de Terrebonne Charles Messier, également enseignant au cégep.

Plusieurs élus étaient d’ailleurs sur place, dont la mairesse suppléante de Mascouche, Lise Gagnon, ainsi que le conseiller Pierre Nevraumont.

Un pont concret entre la théorie et le terrain, où l’achat local prend tout son sens.

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Économie

Lanaudière : Appel de projet de 500 000 $ pour lutter contre la pauvreté

Ce projet s’inscrit dans le cadre du déploiement de la Démarche lanaudoise et vise à soutenir financièrement des initiatives intervenant à la fois sur les causes et les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Les sommes attribuées proviennent du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité de Lanaudière, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

« Cet appel de projets témoigne de l’importance que nous accordons à la solidarité dans nos collectivités », a déclaré la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, dans un communiqué. Elle souhaite, par cette initiative, « soutenir des projets porteurs d’entraide, d’inclusion et de soutien concret aux personnes plus vulnérables. » Elle estime que « chaque projet peut réellement changer les choses dans la vie des gens et contribuer à bâtir une communauté plus forte ».

Des priorités locales

Les projets soumis doivent être en lien avec au moins l’une des six priorités locales de la MRC Les Moulins, à savoir l’accès à une alimentation abordable, saine et diversifiée pour les personnes vulnérables, l’ouverture à la diversité et le vivre-ensemble inclusif, l’accès au logement et la gestion d’un budget équilibré, la santé physique et mentale de la population, le développement des enfants et des jeunes dans toutes les sphères de leur vie, ainsi que le sentiment de sécurité pour l’ensemble des résidents du territoire.

« Dans un contexte où les défis sociaux sont de plus en plus préoccupants, nous avons la responsabilité collective d’agir concrètement pour faire une différence dans la qualité de vie des gens, et plus particulièrement dans la MRC Les Moulins dans le cadre du présent appel de projets », a déclaré Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Elle se dit convaincue que les réponses les plus efficaces émergent des communautés elles-mêmes, précisant que c’est par la concertation et l’entraide que des actions concrètes pourront voir le jour et améliorer durablement le bien-être des gens.

Les sommes disponibles pour cet appel de projets représentent le montant résiduel de l’enveloppe totale pour la MRC Les Moulins et s’ajoutent aux sommes déjà dévoilées en octobre 2025. Un nouvel appel de projets sera bientôt annoncé pour les autres territoires de la MRC et les projets régionaux. Les projets devront être soumis au plus tard le 18 mai 2026, et leur réalisation est prévue le 1er juillet 2026, avec une clôture des activités au plus tard le 31 mars 2029.

Les organismes qui souhaitent soumettre un projet doivent consulter le site Internet de la Table des préfets afin d’accéder à l’ensemble des documents liés à l’annonce, tels que le guide d’information, le formulaire de dépôt de projet et le formulaire budgétaire.

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Économie

L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Société

Terrebonne-Mascouche à table revient pour une deuxième édition

L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.

Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.

L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.

« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.

Opération de marketing et de rentabilité

Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »

Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.

Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.

Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.

La MRC mise sur sa culture et sa table

L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.

« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.

Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.

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Actualités

La Voix : une nouvelle présence médiatique dans Les Moulins

Après avoir lancé de nouvelles éditions imprimées dans les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides au début de 2026, l’entreprise familiale, aujourd’hui pilotée par la troisième génération de la famille Langlois, étend sa portée à sept MRC, plus de 40 municipalités et rejoint désormais un bassin de près de 750 000 citoyens. Une croissance à la fois ambitieuse et structurée, qui consolide la vision éditoriale développée au fil des dernières années.

Terrebonne et Mascouche se transforment rapidement

Croissance démographique soutenue, pression accrue sur les infrastructures, défis en mobilité, développement immobilier accéléré, évolution du tissu commercial, impacts environnementaux et sociaux. Autant d’enjeux soulevés dans un contexte dynamique, la MRC les Moulins ne peut que bénéficier d’une couverture médiatique accrue, stable et continue.

La Voix, c’est une douzaine de professionnels de l’information : journalistes de terrain, rédacteurs et producteurs vidéo, réunis autour d’une même mission — offrir à la population les Moulins une information pertinente, rigoureuse et impartiale.

Vous les verrez dans les concerts, dans les conseils de ville, dans les levées de fonds et les parties de hockey. En temps de célébrations comme en temps de tragédies.

Dans un environnement médiatique en transformation, marqué par la multiplication des sources d’information et la circulation rapide de contenus parfois difficiles à vérifier, La Voix veut incarner stabilité, proximité et rigueur.

Des mises en ligne rapides et soutenues. Des cahiers thématiques et des dossiers de fond consacrés à des enjeux structurants : itinérance, développement économique, logement, condition féminine, persévérance scolaire, vitalité communautaire, le tout distribué deux fois par mois selon un modèle hybride : dans votre courrier via Postes Canada ou en point de dépôt, sur notre application mobile gratuite et sur notre site Internet.

L’ambition n’est pas de remplacer des voix existantes, mais d’ajouter une présence constante, structurée et enracinée dans le territoire.

Le journal La Voix s’inscrit ainsi dans une volonté plus large : offrir une information locale stable, indépendante et durable, dans un contexte où la pérennité des médias régionaux demeure un défi.