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Culture

La Florida sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne

La Florida s’installe donc au Théâtre du Vieux-Terrebonne, du 26 juin au 1er août inclusivement, avec sept comédiens sur scène fins prêts à accueillir leurs invités.

La direction de La Nouvelle Société a profité du dévoilement de sa programmation estivale du Vieux-Terrebonne pour faire la promotion de son activité culturelle vedette de l’été. Il faut se rappeler que La Florida a connu un succès historique au box-office québécois en 1993.

Trente ans après son triomphe au cinéma et son Prix Bobine d’Or, La Florida renaît donc sur scène et avec une équipe de comédiens chevronnés : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard, présents lors du dévoilement estival tenu le 19 mai dernier, à l’Île-des-Moulins.

Pour rappel, cette histoire, c’est d’abord celle qui sent bon les vacances. Puis celle d’un paradis salé. « Léo Lespérance, Ginette, les enfants et Pépère partent pour Hollywood Beach, convaincus d’y trouver leur paradis, jusqu’à ce que leur rêve prenne l’eau, au fond de la piscine. Entre clients capricieux, voisins intimidants et rénovations sans fin, le Motel Ginette devient l’endroit où le rêve américain prend une bonne tasse d’eau salée et de réalité », décrit-on au scénario.

Adaptée du film culte pour le théâtre par Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce La Florida est mise en scène par Charles Dauphinais.

Deux filles parmi cinq gars

Dans une courte entrevue, les comédiennes Lauren Hartley et Anne-Élisabeth Bossé ont raconté leur expérience théâtrale avec ce succès populaire où elles campent respectivement Carmen et sa mère, Ginette, personnages qu’elles reprennent avec un plaisir évident, que l’on devine à leur mine enthousiaste.

Elles sont ravies de redonner vie à Ginette et Carmen sur scène, dans une adaptation qui s’accorde quelques libertés par rapport au film original. « On a gardé ce qui était le plus marquant, tout ce qui était culte, mais les personnages sont les mêmes », assure Anne-Elisabeth, soulignant qu’une adaptation théâtrale exige tout de même des ajustements visuels.

Les comédiennes se montrent fort élogieuses à propos du travail du metteur en scène. « On crée une espèce de version 2.0 du film. Charles sait où il s’en va. Il travaille avec une grande générosité. Il est très efficace au niveau de la comédie. C’est drôle et ça marche. Il y a une grosse couche d’humanité aussi. C’est pas niaiseux. C’est du vrai monde qui dit des vraies affaires », assure Anne-Élisabeth Bossé.

Du cinéma au théâtre

Mais la transposition au théâtre a aussi permis de bonifier l’histoire de la famille. « On a étoffé certains aspects qui demeuraient plus discrets, subtils, dans le film. On essaie d’étoffer certains personnages pour leur donner plus de couleurs », souligne la comédienne Bossé, en expliquant que le comédien Didier Lucien interprète deux personnages tirés du film combinés en un seul.

Les comédiens se sont donné comme règle de ne pas faire une copie des personnages originaux ni de leurs interprètes, leur énergie différant de celle des acteurs d’origine. « On essaie de trouver vraiment sa propre voix. La courroie de transmission, c’est le texte. Le reste, c’est à nous d’en faire ce qu’on veut », fait observer Anne-Élisabeth Bossé.

Lauren Hartley, quant à elle, a pu justement revisiter le personnage de Carmen qu’elle campe et dont le rôle était plus ténu au grand écran. « Disons qu’elle était très observée, mais n’avait pas beaucoup de rôles dans l’engrenage. On a essayé de l’étoffer un peu plus », affirme la comédienne Hartley.

Dans un texte transmis plus tôt à la presse, le metteur en scène Charles Dauphinais assurait que la nouvelle mouture de La Florida promettait un grand moment de plaisir. « Revisiter La Florida sur scène, c’est offrir au public un vrai voyage dans le temps et dans leurs souvenirs, avec le soleil et la folie de Hollywood Beach en toile de fond. La distribution est parfaite pour cette pièce : elle redonne vie aux personnages que tout le monde aime et fait rire toutes les générations ».