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Théâtre du Vieux-Terrebonne : La Florida au coeur de l’été culturel

C’est maintenant sur la scène du Théâtre du Vieux-Terrebonne que la famille Lespérance va tenter, en se portant acquéreur d’un motel en Floride, de vivre son rêve américain, non sans difficultés et remous.

Mise en scène par Charles Dauphinais, à partir des textes originaux de Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce met principalement en vedette Louis Champagne, Anne-Élisabeth Bossé (remplacée par Tammy Verge pour la tournée qui suivra à travers le Québec) et Didier Lucien dans les rôles respectifs de Léo, Ginette et Roméo. On retrouve aussi, pour camper une quinzaine d’autres personnages, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

Vivre le rêve américain

Présentée en première médiatique, le jeudi 2 juillet dernier, avec tapis rouge, malgré l’orage qui s’est abattu sur le Vieux-Terrebonne, la pièce débute avec le départ de la famille Lespérance pour Hollywood Beach, en Floride, alors qu’une tempête de neige et le froid sévissent au Québec. Enfin, Léo et Ginette ont l’occasion de réaliser leur grand rêve, même si leur fille Carmen, leur fils Cyrille et « Pépère » ne partagent pas le même enthousiasme.

Arrivés sur place, Léo et Ginette vont constater que leur motel est loin d’être celui qu’ils croyaient avoir acquis. Mais, sans se décourager, Léo va demander l’apport de tous les membres de sa famille pour rénover le motel et le rendre des plus accueillants. Au passage, il devra composer avec Roméo, un chanteur de charme et restaurateur qui voit mal l’arrivée d’un nouveau concurrent, et Jay, un promoteur immobilier local dont le sourire cache des manigances.

Sur scène trône le fameux Motel Ginette, de couleur bleu-turquoise, où l’action se déroulera principalement. Le toit de l’établissement servira aussi de décor à certaines scènes de la pièce, dont celle où Léo y va de sa fameuse réplique « Envoye dans l’litte, maudite chanceuse ! » qui a marqué l’imaginaire québécois.

Une pièce divertissante

Au final, la pièce s’avère divertissante, comme se doit de l’être une pièce de théâtre d’été, et suscite plusieurs éclats de rire. Les comédiens jouent tous avec aplomb, en particulier l’inénarrable Didier Lucien, désopilant dans son rôle de Roméo Laflamme, un chanteur de charme qui a connu ses années de gloire il y a longtemps déjà et qui tente de séduire Ginette, sa grande « fan » de toujours.

La scène où on le voit revêtu d’un petit maillot de style Speedo, affrontant de sa bedaine celle de Louis Champagne, tout aussi bien pourvu en la matière, demeure l’un des moments forts de la soirée. Même les deux comédiens n’ont pu retenir leur fou rire lorsqu’ils ont joué cette scène le soir de la première.

Tout l’été à Terrebonne, puis une tournée

La présentation de cette pièce est la cinquième collaboration entre La nouvelle société, gestionnaire du Théâtre du Vieux-Terrebonne, et le Groupe Juste pour rire. Ceux-ci ont ainsi permis au public de découvrir ou redécouvrir certains classiques de la télévision et du cinéma québécois, comme « Moi… et l’autre », « Symphorien » et « Les Boys, le spectacle »; qui ont ensuite fait l’objet de tournées à travers le Québec.

Ce sera aussi le cas de la pièce « La Florida » qui, dès le mois de septembre prochain, avec une première halte à Chicoutimi, prendra la route pour une grande tournée à travers le Québec. Pour l’instant, des arrêts sont déjà prévus à la salle Le Zénith Promutuel Assurance, à Saint-Eustache (le jeudi 18 mars, à 20 h), au Théâtre Le Patriote, à Sainte-Agathe-des-Monts (le samedi 10 avril, à 20 h); et au Théâtre Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse (le samedi 1er mai, à 19 h)

Billets et renseignements

En attendant, la pièce « La Florida » sera à l’affiche de la salle Desjardins du Théâtre du Vieux-Terrebonne jusqu’au vendredi 7 août prochain. Des billets sont disponibles via le site web.

On pourra profiter de son passage dans le Vieux-Terrebonne pour visiter l’exposition « Motel : Mémoire et sauvegarde d’un patrimoine de vacances » à l’Île-des-Moulins. L’exposition, présentée jusqu’au 6 septembre prochain (du mercredi au dimanche, de 13 h à 20 h), retrace l’histoire de ces nombreux motels qui, des années 1950 à 1970, se sont implantés le long des autoroutes et routes du Québec. Les renseignements sont sur le site web.

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La Florida sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne

La Florida s’installe donc au Théâtre du Vieux-Terrebonne, du 26 juin au 1er août inclusivement, avec sept comédiens sur scène fins prêts à accueillir leurs invités.

La direction de La Nouvelle Société a profité du dévoilement de sa programmation estivale du Vieux-Terrebonne pour faire la promotion de son activité culturelle vedette de l’été. Il faut se rappeler que La Florida a connu un succès historique au box-office québécois en 1993.

Trente ans après son triomphe au cinéma et son Prix Bobine d’Or, La Florida renaît donc sur scène et avec une équipe de comédiens chevronnés : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard, présents lors du dévoilement estival tenu le 19 mai dernier, à l’Île-des-Moulins.

Pour rappel, cette histoire, c’est d’abord celle qui sent bon les vacances. Puis celle d’un paradis salé. « Léo Lespérance, Ginette, les enfants et Pépère partent pour Hollywood Beach, convaincus d’y trouver leur paradis, jusqu’à ce que leur rêve prenne l’eau, au fond de la piscine. Entre clients capricieux, voisins intimidants et rénovations sans fin, le Motel Ginette devient l’endroit où le rêve américain prend une bonne tasse d’eau salée et de réalité », décrit-on au scénario.

Adaptée du film culte pour le théâtre par Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce La Florida est mise en scène par Charles Dauphinais.

Deux filles parmi cinq gars

Dans une courte entrevue, les comédiennes Lauren Hartley et Anne-Élisabeth Bossé ont raconté leur expérience théâtrale avec ce succès populaire où elles campent respectivement Carmen et sa mère, Ginette, personnages qu’elles reprennent avec un plaisir évident, que l’on devine à leur mine enthousiaste.

Elles sont ravies de redonner vie à Ginette et Carmen sur scène, dans une adaptation qui s’accorde quelques libertés par rapport au film original. « On a gardé ce qui était le plus marquant, tout ce qui était culte, mais les personnages sont les mêmes », assure Anne-Elisabeth, soulignant qu’une adaptation théâtrale exige tout de même des ajustements visuels.

Les comédiennes se montrent fort élogieuses à propos du travail du metteur en scène. « On crée une espèce de version 2.0 du film. Charles sait où il s’en va. Il travaille avec une grande générosité. Il est très efficace au niveau de la comédie. C’est drôle et ça marche. Il y a une grosse couche d’humanité aussi. C’est pas niaiseux. C’est du vrai monde qui dit des vraies affaires », assure Anne-Élisabeth Bossé.

Du cinéma au théâtre

Mais la transposition au théâtre a aussi permis de bonifier l’histoire de la famille. « On a étoffé certains aspects qui demeuraient plus discrets, subtils, dans le film. On essaie d’étoffer certains personnages pour leur donner plus de couleurs », souligne la comédienne Bossé, en expliquant que le comédien Didier Lucien interprète deux personnages tirés du film combinés en un seul.

Les comédiens se sont donné comme règle de ne pas faire une copie des personnages originaux ni de leurs interprètes, leur énergie différant de celle des acteurs d’origine. « On essaie de trouver vraiment sa propre voix. La courroie de transmission, c’est le texte. Le reste, c’est à nous d’en faire ce qu’on veut », fait observer Anne-Élisabeth Bossé.

Lauren Hartley, quant à elle, a pu justement revisiter le personnage de Carmen qu’elle campe et dont le rôle était plus ténu au grand écran. « Disons qu’elle était très observée, mais n’avait pas beaucoup de rôles dans l’engrenage. On a essayé de l’étoffer un peu plus », affirme la comédienne Hartley.

Dans un texte transmis plus tôt à la presse, le metteur en scène Charles Dauphinais assurait que la nouvelle mouture de La Florida promettait un grand moment de plaisir. « Revisiter La Florida sur scène, c’est offrir au public un vrai voyage dans le temps et dans leurs souvenirs, avec le soleil et la folie de Hollywood Beach en toile de fond. La distribution est parfaite pour cette pièce : elle redonne vie aux personnages que tout le monde aime et fait rire toutes les générations ».