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Guide Sitôt des mots – Donna Sénécal propose d’outiller les jeunes à mieux communiquer

« Le guide de la communication relationnelle de base Sitôt des mots est le fruit d’un long cheminement. Il s’agit d’un savoir-faire tiré de mes vingt-cinq années de travail en éducation auprès des enfants », prévient l’autrice de Terrebonne en guise d’introduction de ses fascicules.

Publié à compte d’auteur, celle-ci a déployé son guide en sept fascicules abordant, avec des mots et des images, différents aspects de la communication relationnelle, offerts également en version numérique. Mme Sénécal avait envie d’offrir aux éducateurs et éducatrices des modèles de transmission afin d’outiller les tout-petits à bien communiquer, souhaitant leur éviter bien des écueils de malentendus plus tard dans leur vie.

Son parcours professionnel, mais aussi personnel n’est pas étranger à sa démarche. Marquée par une enfance ponctuée de violence et le tragique destin de sa fille, abusée puis assassinée, savoir communiquer son mal-être émotionnel n’a pas été simple pour elle.

Pendant ses vingt-cinq années d’éducatrice, ses collègues n’ont rien su des drames qu’elle a traversés. Aucune confidence. Niet. Trop peur d’être stigmatisée par ses pairs, d’être pointée du doigt.

Clé du mieux-être

Mais ce voile a fini par se déchirer. Il y a eu la longue attente avant que l’assassin soit retracé grâce à l’ADN, puis son procès, tenu quatre années plus tard. Les émotions ont fini par remonter et d’autres souffrances antérieures se sont rappelées à elle.

Communiquer est la clé de l’épanouissement, du mieux-être émotionnel, a-t-elle compris avec le temps. Ayant expérimenté de nouvelles façons de communiquer auprès des jeunes enfants, Donna Sénécal a décidé de partager ses expériences sur papier.

En sept volumes, elle propose l’apprentissage langagier sous toutes ses coutures. Il y est question de parler au « Je » pas au « tu », de verbaliser ses douleurs, d’exprimer clairement ses besoins, de l’expression non verbale et de la symbolisation.

Pédagogie démocratique

S’étant familiarisée avec la pédagogie ouverte en s’impliquant comme parent co-éducateur lorsque sa fille fréquentait l’école alternative, elle aborde la communication relationnelle selon les types de relations, les schémas de relations saines faisant contrepoids aux rapports conflictuels.

« Sitôt des mots présente des modèles d’interventions et des explications là où la vulnérabilité humaine est présentée comme une force. L’approche de la pédagogie ouverte a marqué mon parcours, en commençant par comprendre les liens significatifs tissés afin de mieux accompagner les jeunes en milieu éducatif, mais aussi pour vitaliser ma vie. »

Dans l’ensemble des fascicules, l’autrice fait part de ses observations et exprime souvent ses réflexions par des exemples bien concrets, par des situations rencontrées au fil des ans.

Il y est question également du rôle des trois cerveaux (reptilien-limbique-néocortex), de savoir exprimer ses bobos, du partage amical, de savoir affirmer ses émotions, du oui menant aux malentendus, et de privilégier la parole par le Je non culpabilisant.

Bref, un regard approfondi sur tout ce qui peut mener à une communication adéquate à travers un guide qui contribuera peut-être à former de nouvelles générations sachant mieux communiquer.

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Culture

La Florida sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne

La Florida s’installe donc au Théâtre du Vieux-Terrebonne, du 26 juin au 1er août inclusivement, avec sept comédiens sur scène fins prêts à accueillir leurs invités.

La direction de La Nouvelle Société a profité du dévoilement de sa programmation estivale du Vieux-Terrebonne pour faire la promotion de son activité culturelle vedette de l’été. Il faut se rappeler que La Florida a connu un succès historique au box-office québécois en 1993.

Trente ans après son triomphe au cinéma et son Prix Bobine d’Or, La Florida renaît donc sur scène et avec une équipe de comédiens chevronnés : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard, présents lors du dévoilement estival tenu le 19 mai dernier, à l’Île-des-Moulins.

Pour rappel, cette histoire, c’est d’abord celle qui sent bon les vacances. Puis celle d’un paradis salé. « Léo Lespérance, Ginette, les enfants et Pépère partent pour Hollywood Beach, convaincus d’y trouver leur paradis, jusqu’à ce que leur rêve prenne l’eau, au fond de la piscine. Entre clients capricieux, voisins intimidants et rénovations sans fin, le Motel Ginette devient l’endroit où le rêve américain prend une bonne tasse d’eau salée et de réalité », décrit-on au scénario.

Adaptée du film culte pour le théâtre par Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce La Florida est mise en scène par Charles Dauphinais.

Deux filles parmi cinq gars

Dans une courte entrevue, les comédiennes Lauren Hartley et Anne-Élisabeth Bossé ont raconté leur expérience théâtrale avec ce succès populaire où elles campent respectivement Carmen et sa mère, Ginette, personnages qu’elles reprennent avec un plaisir évident, que l’on devine à leur mine enthousiaste.

Elles sont ravies de redonner vie à Ginette et Carmen sur scène, dans une adaptation qui s’accorde quelques libertés par rapport au film original. « On a gardé ce qui était le plus marquant, tout ce qui était culte, mais les personnages sont les mêmes », assure Anne-Elisabeth, soulignant qu’une adaptation théâtrale exige tout de même des ajustements visuels.

Les comédiennes se montrent fort élogieuses à propos du travail du metteur en scène. « On crée une espèce de version 2.0 du film. Charles sait où il s’en va. Il travaille avec une grande générosité. Il est très efficace au niveau de la comédie. C’est drôle et ça marche. Il y a une grosse couche d’humanité aussi. C’est pas niaiseux. C’est du vrai monde qui dit des vraies affaires », assure Anne-Élisabeth Bossé.

Du cinéma au théâtre

Mais la transposition au théâtre a aussi permis de bonifier l’histoire de la famille. « On a étoffé certains aspects qui demeuraient plus discrets, subtils, dans le film. On essaie d’étoffer certains personnages pour leur donner plus de couleurs », souligne la comédienne Bossé, en expliquant que le comédien Didier Lucien interprète deux personnages tirés du film combinés en un seul.

Les comédiens se sont donné comme règle de ne pas faire une copie des personnages originaux ni de leurs interprètes, leur énergie différant de celle des acteurs d’origine. « On essaie de trouver vraiment sa propre voix. La courroie de transmission, c’est le texte. Le reste, c’est à nous d’en faire ce qu’on veut », fait observer Anne-Élisabeth Bossé.

Lauren Hartley, quant à elle, a pu justement revisiter le personnage de Carmen qu’elle campe et dont le rôle était plus ténu au grand écran. « Disons qu’elle était très observée, mais n’avait pas beaucoup de rôles dans l’engrenage. On a essayé de l’étoffer un peu plus », affirme la comédienne Hartley.

Dans un texte transmis plus tôt à la presse, le metteur en scène Charles Dauphinais assurait que la nouvelle mouture de La Florida promettait un grand moment de plaisir. « Revisiter La Florida sur scène, c’est offrir au public un vrai voyage dans le temps et dans leurs souvenirs, avec le soleil et la folie de Hollywood Beach en toile de fond. La distribution est parfaite pour cette pièce : elle redonne vie aux personnages que tout le monde aime et fait rire toutes les générations ».

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Culture

L’été 2026 sera chaud en festivités à Terrebonne

Toute l’équipe de La Nouvelle Société, OBNL et principal diffuseur sur le territoire de Terrebonne, s’était réunie le 29 avril dans l’atmosphère chaleureuse de la petite salle du Moulinet, à l’île des Moulins pour présenter les artistes qui tiendront l’affiche en cette saison estivale 2026.

L’un après l’autre, Claudéric Prévost, directeur de La Nouvelle Société, Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, sont venus saluer les artistes invités tout en invitant la population à prendre part aux festivités estivales dans le Vieux-Terrebonne.

« On a tellement une belle programmation que les gens vont se déplacer puis appeler leur famille, leurs amis pour participer à nos activités. Donc, au-delà des citoyens de Terrebonne, c’est vraiment tout le Québec qu’on invite à venir nous visiter et visiter notre coin de pays pour vivre encore plus de WOW dans Terrebonne, la métropole culturelle de Lanaudière », a commenté avec enthousiasme M. Prévost, qui espère égaler le recensement de 2025 ayant atteint 126 000 participants.

Conférencier au micro devant le fond de scène de La Nouvelle Société lors du dévoilement de la programmation estivale
Photo Reine Côté – Pour une seconde année, Alexandre Da Costa se fait l’ambassadeur de la Fin de semaine classique, qui propose trois concerts pour son édition 2026.

Panoplie de festivités

La période de réjouissances estivale débutera donc par le grand spectacle de la Fête nationale, le 23 juin, avec un programme double assuré par Rock Voisine et Jay Scott, sans oublier la présence du DJ Girard et Didier Lucien à l’animation et le traditionnel feu d’artifice.

Durant le weekend du 24 juillet, place aux concerts classiques. On retrouvera donc le réputé violoniste Alexandre Da Costa à l’église Saint-Louis-de-France avec Stradivarius BaRock en soirée du 24 juillet, suivi du Grand concert Les 4 saisons d’André Gagnon Symphonique présenté à l’Île-des-Moulins le lendemain, puis du concert Sonate 1704- Noblesse et poésie du violon sous Louis XIV, le 26 juillet à l’Espace terrasse de l’Île-des-Moulins.

Ambassadeur pour une seconde année de la Fin de semaine classique, Alexandre Da Costa s’y produira accompagné de musiciens de la troupe effectuant cet été une tournée du Québec avec le Festival Stradivaria.

« On vous attend en grand nombre. On aimerait avoir au moins 125 999 des 126 000 personnes. Ce serait fantastique », a lancé avec un brin d’ironie le célèbre musicien.

Deux semaines plus tard, c’est le retour du Festival Vins & histoire de Terrebonne à l’Île-des-Moulins, les 8 et 9 août, où culture et plaisirs de la table se côtoient.

Et enfin, les 5 et 6 septembre, on propose aux visiteurs 1804 l’événement, soit un moment dans le passé avec la Compagnie du Nord-Ouest au temps de la traite de la fourrure. Une expérience complétée d’animations, de spectacles et de danses.

Voilà pour la partie événementielle, laquelle sera bonifiée par une panoplie de rendez-vous diversifiés sur le territoire de Terrebonne durant tout l’été.

Distribution de la pièce La Florida réunie pour une photo de groupe dans un espace intérieur, lors du lancement à Terrebonne
Photo Reine Côté – La Florida prend l’affiche du théâtre d’été en compagnie de : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

Une foule de rendez-vous

Du côté des expositions, on propose Motel : Mémoires et sauvegarde d’un patrimoine de vacances (Île-des-Moulins), L’Histoire avec un grand …T (Maison Bélisle), De Terrebonne à Fort Chipewyan (Bureau Seigneurial), Œuvres choisies de Jacques Hurtubise (Théâtre du Vieux-Terrebonne) et Résidence de Milutin Gubash avec Les fantômes de l’île (Moulin Neuf).

À l’offre musicale, s’ajoute une série de spectacles extérieurs tous les mercredis soir au parc René-Lévesque, les dimanches après-midi, du 5 juillet au 23 août, à l’Île-des-Moulins, et avec les Vendredis blues à la Place publique, du 3 juillet au 22 août. La Place publique tiendra par ailleurs des événements familiaux durant plusieurs samedis.

Pour ceux qui l’ignorent, une seigneurie était autrefois installée à Terrebonne, dont le territoire compte plus de 350 ans d’histoire. Il est possible d’en retracer de grands pans lors d’une visite des bâtiments anciens et des jardins historiques en compagnie d’un guide. D’autres visites guidées et animées des expositions payantes sont également possibles.

Enfin, l’événement clou de la saison estivale 2026 à Terrebonne se traduit en un court titre : La Florida. S’étant fait connaître en format cinématographique, cette comédie tiendra l’affiche tout l’été sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne, dès la fin juin, avec Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

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Culture

Un dernier rendez-vous pour le Festival des arts de Mascouche

Les coûts liés à l’organisation d’un événement d’une telle envergure, le recrutement de plus en plus difficile de bénévoles et le financement insuffisant auront eu raison de l’équipe derrière ce festival. Il faut dire que la permanence se résume à un seul nom, Chantal Petersen.

La directrice générale de l’organisme, Chantal Petersen, a pris cette décision à regret, elle qui s’y est fortement investie depuis si longtemps. Elle y était la seule à occuper un poste permanent, mais elle a décidé de prendre sa retraite.

Ce type d’événement relève souvent d’une équipe y œuvrant bénévolement. Or, organiser un festival sur trois jours requiert beaucoup de travail et il est de plus en plus difficile de la garder, comme l’observe Mme Petersen.

« On voit les organismes tomber les uns après les autres. Nous, on a réussi à survivre tant d’années parce que l’on pouvait compter sur une permanence, sur quelqu’un payé et qui était là, explique Chantal Petersen. Mais je ne suis pas payée à gros salaire et je travaille beaucoup parce que c’est comme mon bébé, cet événement-là. »

Et puis assurer une relève qui travaillera exactement dans les mêmes conditions qu’elle-même n’est pas simple, constate-t-elle à regret.

Forte concurrence culturelle

Surtout qu’il y a une forte concurrence d’événements culturels dans le secteur de Mascouche, tout juste à côté de Terrebonne, ce qui divise le financement et le recrutement de bénévoles.

« On s’arrache tous les mêmes poches. Ça devient de plus en plus difficile. Donc, on a pris une décision responsable : c’est-à-dire de tenir un dernier rendez-vous pour saluer tout le monde : les artistes, nos partenaires qu’on a depuis des années et la Ville de Mascouche. »

Désirant malgré tout garder vivant le rendez-vous annuel pour artistes peintres, la directrice du Festival et les membres du conseil d’administration ont convenu de confier une partie de leurs activités à la SODAM.

L’organisme SODAM est connu à Mascouche pour avoir développé une série d’activités culturelles variées et festives, incluant le cirque social, la fête nationale et le festival de musique émergente, qui se tiendra d’ailleurs les 2 et 3 mai.

En plus d’un volet patrimonial, ce que Mme Petersen voit d’un bon œil, considérant que toutes les archives des 37 dernières années du Festival des arts pourront être conservées.

Donc, plutôt que de mettre simplement la clé dans la porte, l’équipe du festival a choisi de se tourner vers la SODAM pour s’assurer d’une suite. « Mais ce ne sera pas LA suite, mais UNE suite différente », prend soin de spécifier Mme Petersen.

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Culture

Entre Street Art et Pop Art, pleins feux sur Tanya Aubut

En portant cette artiste au cœur de son événement annuel, l’équipe organisatrice du Festival des arts de Mascouche a voulu faire preuve d’audace en mettant en lumière le street art et le pop art, des styles souvent associés à la nouvelle génération.

L’artiste saguenéenne est réputée pour son art à la croisée du street art et du pop art. Ses œuvres sont affichées dans plusieurs galeries déjà. Son travail se démarque par son intensité gestuelle, son audace chromatique et l’usage expressif du collage, qu’elle intègre d’une main de maître grâce à un instinct qui côtoie un côté structuré.

C’est dans le petit pavillon du Parc du Grand-Coteau que l’on pourra découvrir son exposition d’une vingtaine d’œuvres avec une formule que l’on veut immersive en plongeant les visiteurs dans son univers libre et authentique.

Tanya Aubut conjugue pratique professionnelle et engagement dans la communauté artistique en coanimant notamment le balado Entre artistes et par son rôle de mentor pour l’école d’art Milan Art Institute.

Portrait devant un mur couvert de peintures murales colorées et d'une enseigne néon rose dans un espace artistique
Photo courtoisie – Tanya Aubut, une artiste originaire du Saguenay qui crée des œuvres inspirées des courants street art et pop art, sera la vedette de l’édition 2026 du Festival des arts de Mascouche.

Trois jours d’exposition

Autour d’elle, pas moins de 60 artistes professionnels et émergents ayant préalablement été sélectionnés par un jury feront découvrir leurs œuvres, aux styles variés. D’ailleurs, 6000 $ en prix et en bourses seront remis à l’issue de cette exposition, qui se déroulera sur deux sites.

Alors que les peintres professionnels prendront place entre les murs d’un pavillon fermé, les artistes émergents seront installés sous un immense chapiteau, ce qui permettra aux visiteurs de les découvrir à l’œuvre, en plein travail de création.

Et l’on prendra bien soin d’eux. « Nous leur offrons un service clé en main. Les artistes n’ont pas à prévoir leur petit chapiteau. Tout est fourni ; ils ont juste à s’installer. Le Festival des arts de Mascouche est le seul à offrir cette formule », souligne Tanya Aubut.

À l’occasion de ce festival qui a acquis ses lettres de noblesse au fil des ans, on propose également des classes de maîtres, une programmation d’animation pensée pour la famille.

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Culture

Une programmation enlevante au POP ton été pour son 10e anniversaire

À l’occasion de son 10e anniversaire, le festival POP ton été met le paquet avec une programmation d’envergure qui plaira à tous les goûts, en y présentant des artistes aussi courus que Matt Lang et Éric Lapointe.

L’équipe organisatrice du festival a fait les choses en grand afin de souligner les dix ans de ce festival en publicisant sa programmation lors d’un lancement officiel le 2 avril dernier, au bistro L’Aparté, où s’étaient réunis tous les membres du conseil municipal et leur maire Mathieu Traversy, aux bons soins de l’inclassable animateur Luka Lemay, dont l’accueil endiablé n’avait d’égal que les bonnes nouvelles partagées par ses invités.

Présenté du 4 juin au 22 août 2026, POP ton été proposera des prestations pour tous les goûts : rock, pop, hip-hop, country, relève québécoise, et plus encore, sans oublier les fêtes familiales, présentées par Le Lait, et des soirées d’humour conviviales, proposées à différents moments de l’été.

Une fierté partagée

D’entrée de jeu, le maire de l’endroit s’est montré d’un enthousiasme contagieux.

« Que l’on habite à Lachenaie, qu’on habite à La Plaine, qu’on habite à Terrebonne-Ouest, on s’est donné cette mission de rendre accessible la culture à Terrebonne. »

« C’est sûr que, comme maire, d’avoir un festival aussi unique sur le territoire, ça me rend très fier. On l’a amené à bon niveau en 2023, pour le 350e anniversaire de notre municipalité. On continue de lui donner de l’amour et du rayonnement. Et je pense que ça contribue à faire de Terrebonne une ville très différente des autres villes de banlieue de la Couronne de Montréal. Ici, c’est vivant, il y a de l’activité. Ça bouge. Ce n’est pas une ville dortoir ; on est dans l’action et capables de faire participer la communauté à des rassemblements festifs. Cette année ne fera pas exception », a indiqué M. Traversy, sur un ton si énergique et emballé qu’il ne serait guère étonnant de l’y croiser à l’un des spectacles.

L’animateur Lemay n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que le festival a accueilli pas moins de 130 artistes en dix ans d’existence.

Au chapitre des nouveautés de l’édition 2026, on a appris que toutes les soirées prévues à l’agenda présentent deux artistes sur scène pour chacune des dates.

Place à la musique

La liste des artistes qui accueilleront les spectateurs tout à fait gratuitement, le temps d’une soirée sous les étoiles, est longue et fort prometteuse.

Pour ouvrir le festival, Matt Lang et Trudy seront au parc Louis-Gilles-Ouimet, le jeudi 4 juin, suivi le lendemain 5 juin, des artistes Loud et Rymz.

En juillet, le festival se déplace au Parc des Vignobles. Les artistes Bon Enfant et Billie du Page sont à l’affiche le 9 juillet et le groupe Classe Moyenne fera la première partie de la soirée du 10 juillet avant le spectacle de Kaïn qui effectue sa tournée d’adieu.

C’est au parc Philippe-Villeneuve que se dérouleront les dernières soirées musicales avec des invités renommés. On attend la visite d’Éric Lapointe et de son frère Hugo Lapointe le 20 août. Lors de la soirée de clôture musicale, qui se tiendra le lendemain 21 août, place à Brigitte Boisjoli avec son spectacle thématique Elvis, Bring Back ‘68, et Sylvie Desgroseillers et son hommage à Tina Turner « Tina Live ».

Sans oublier les familles et l’humour

En dehors de ces soirées musicales, le festival réserve trois journées d’activités familiales remplies d’animations, de jeux et de nouveauté cette année, des spectacles d’humour. Les rendez-vous gratuits pour les familles : le 6 juin au parc Louis-Gilles-Ouimet, le 11 juillet au parc des Vignobles et le 22 août au parc Philippe-Villeneuve.

Et puisque de nombreux festivaliers aiment rire un bon coup, les organisateurs de POP ton été ont inscrit à la programmation trois soirées d’humour en proposant la Tournée Escale, que l’on présente comme une expérience conviviale et immersive sur une scène nomade et animée par Rolly Assal : le 18 juin au parc Louis-Laberge, le 16 juillet au parc Philippe-Villeneuve, le 13 août au parc des Vignes.

Déjà dix ans

Après dix ans de festival sur son territoire, la Ville de Terrebonne peut se targuer d’avoir été à l’avant-garde sur la scène musicale. L’édition 2026 a un second défi, celui de surpasser le festival présenté en 2025, une année où la palette des invités a été exceptionnelle, se rappelle Julie Richard, la cheffe de division Art, Culture et Bibliothèque, de la Ville de Terrebonne.

L’an dernier, l’artiste Fredz a attiré pas moins de 11 000 spectateurs sur le site du parc Louis-Ouimet. Et ce n’est pas un record, selon Mme Richard. Sales Barbes avait réussi l’exploit de faire déplacer 14 000 personnes, à son spectacle présenté dans le cadre du 350e anniversaire de la ville de Terrebonne.

Et sans oublier Marjo en 2025. « Les gens étaient tellement heureux de revoir cette bête de scène à La Plaine. Ç’a été un spectacle incroyable avec près de 5000 spectateurs », se souvient Mme Richard.

Puis, il ne faut pas oublier que ce genre d’événement estival peut lancer des carrières, souligne-t-elle. C’est notamment le cas de Lou-Adriane Cassidy, qui y a pris part en 2022, alors classée comme artiste émergente.

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Culture

Flambant nue sur la scène de la Salle Desjardins

Flambant nue, c’est la nouvelle pièce de théâtre écrite par Pierre-Michel Tremblay, co-fondateur de la troupe Les Éternels pigistes, première mouture, et qui réunit Isabelle Vincent, Christian Bégin, Pier Paquette et Marie Charlebois. L’auteur s’était commis à l’écriture scénique pour la troupe avec Quelques humains, Le rire de la Mer, Mille-Feuilles. Depuis, il enseigne à l’École nationale de l’humour ainsi qu’à l’Institut national de l’image et du son (INIS) et a participé à l’écriture de plusieurs séries dont Le club des 100 watts, le Grand Blond avec un show sournois, Un gars, une fille.

Quant aux Éternels pigistes, ils ne sont plus à présenter. Depuis la formation de leur compagnie en 1996, les comédiens ont déjà présenté huit pièces de théâtre.

De la réflexion à l’humour

Connus pour leur approche théâtrale entremêlant drame et humour sur fond d’interrelations humaines de plus en plus complexes, Les Éternels osent le questionnement sur scène. Ou si l’on préfère, l’exploration des profondeurs existentielles avec légèreté.

Pour Flambant nue, qui est en tournée au Québec depuis l’été dernier, on a souhaité présenter des personnages qui se questionnent sur différents aspects de la vie actuelle et le font sans ambages, abordant des thèmes aussi d’actualité que le rythme fou de la vie, la dépendance aux réseaux sociaux ou encore la polarisation actuelle dans le monde. Des aspects de la vie sur lesquels on se pose tous des questions.

« On retrouve le style tragicomique sketch, c’est ce qui nous interpelle, ce qu’on a envie de faire. C’est de la comédie noire, en fait. Mais on rit beaucoup, on réfléchit, on côtoie le comique et le tragique et ça, ça fait vraiment partie de notre dramaturgie en fait », assure la comédienne Marie Charlebois, en entrevue.

Marie Charlebois, elle, s’interroge sur le sens de sa vie. « Moi, mon personnage n’est pas capable de dormir, elle a toujours un hamster qui spin dans sa tête, qui se questionne sur sa place dans l’univers », explique la comédienne.

Dans un premier temps, chaque personnage livre un petit monologue, parle de ses préoccupations, en séance de thérapie chez le psychologue. Après, leurs préoccupations seront déclinées dans des sketchs qui viendront appuyer ce qui a été questionné, ce qui a été dit dans le monologue, laisse savoir Marie Charlebois.

« Je pense que tout le monde s’y reconnaîtra : on se pose la question sur les choix qu’on a fait qu’on aurait voulu ou qu’on aurait aimé ou pas faire. »

Cédrick Lapratte-Roy

Pour cette nouvelle pièce, Marie Charlebois n’a pas voulu plonger dans la mise en scène, elle qui s’y est souvent adonnée lors des pièces antérieures de la troupe. « J’avais vraiment envie de m’amuser, d’être libre comme actrice », clame-t-elle.

La troupe s’est tournée vers Cédrick Lapratte-Roy, jeune metteur en scène de la relève, mais dont la réputation se bonifie depuis sa sortie de l’école de théâtre de Saint-Hyacinthe en 2016. Son porte-folio mentionne entre autres le Théâtre Denise-Pelletier et la pièce Terrain glissant qu’il y a présentée et s’affiche actuellement avec Glissant, glissant, au Centre du Théâtre d’aujourd’hui.

Marie Charlebois affirme que les membres de la troupe ont été unanimes sur Cédrick Lapratte-Roy lors de leur rencontre. « On avait envie d’aller avec quelqu’un de plus jeune pour ne pas rester dans notre univers. C’était bien important pour nous. On s’est senti comme s’il faisait partie de la gang depuis des années. Il n’y a pas eu clash de générations. Je pense que ce qu’il y a de beau dans la culture dans l’art, c’est qu’on se rejoint par ce qu’on veut dire, ce qu’on a envie de dire, peu importe l’âge qu’on a. On passe par peut-être les mêmes chemins. Mais la rencontre a été extraordinaire, puis Cédrick s’est aussi entouré de jeunes de sa génération », soutient la comédienne, emballée d’y voir des filles se consacrer à des tâches de production autrefois assumées par des hommes.

« Ce sont toutes des filles aux décors, aux costumes, aux sons, lumières. Deux filles nous accompagnent pour la tournée. C’est très drôle. Les autres sont techniciennes, elles montent le show, conduisent le camion, défont le décor, puis elles sont très bonnes », raconte avec amusement et fierté la comédienne.

Celui-ci a choisi une mise en scène simple, sans décors excessifs. Le metteur en scène a choisi de placer ses personnages sur des cubes, en vue d’évoquer des buildings, un non-lieu même, laissant le spectateur dans l’imaginaire, tout en y assurant une ambiance, une atmosphère. « Je pense que c’est beaucoup inspiré du cinéaste Anderson dans les couleurs pastels et il a voulu créer ce monde-là par les couleurs », relève la comédienne.

Quoi qu’il en soit, un titre comme Flambant nue ne peut qu’être déconcertant, tant par son propos universel que par son traitement teinté d’humour noir et interprété par quatre comédiens, dont le talent n’est plus à démontrer.

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Culture

Voyage dans un Bunker à ciel ouvert avec Major & Moran

Le Théâtre du Vieux-Terrebonne représente depuis toujours un lieu mythique pour le couple Major-Moran. C’est lors d’une deuxième rencontre dans cette salle de spectacle que la flamme s’est allumée entre eux. Y présenter un spectacle sur cette scène s’annonce mémorable pour les deux artistes. Le programme de la soirée du 9 avril aussi.

Occuper la scène ensemble, faire une première tournée en duo, constitue une nouvelle expérience pour les deux artistes, menant chacun leur propre carrière. « On a beau habiter ensemble, on est vraiment très occupés et puis, on a quatre enfants, donc on est tout le temps dans le jus. Ce sera comme une forme de retrouvailles », s’en amuse Catherine Major, en entrevue avec La Voix.

Un long partenariat

Certes, leur collaboration n’est pas nouvelle. En couple depuis plus de 17 ans, les partenaires collaborent depuis longtemps, échangeant souvent textes et musiques pour leurs albums respectifs, en dehors de leur collaborations externes.

Catherine compose des musiques pour d’autres artistes, elle a tout récemment ajouté Marina Orsini à sa liste, tandis que son acolyte écrit aussi pour d’autres artistes, dont Luce Dufault et Sylvie Paquette, lui qui s’était fait connaître en remportant Ma première place des arts, en 2005.

Qu’attendaient-ils pour faire concevoir un album commun ? Les choses se sont placées progressivement. Le couple a évolué, tente d’expliquer la chanteuse.

« Avant, nous n’étions pas prêts au niveau créatif. Travailler à deux demande un certain laisser-aller, puis il faut faire des compromis, penser au couple à travers les enfants et la vie nous a appris à être humain là-dedans. Puis enfin, le bon moment est arrivé », confie Catherine Major.

Deux personnes se font face en extérieur, dans un paysage flou, l’une touchant le menton de l’autre dans un moment calme et rapproché.
Photo courtoisie

L’amour, l’amitié, la famille

En termes de contenu, les thèmes se sont imposés d’eux-mêmes : l’amour, l’amitié, la famille. Des textes profonds exprimés avec des mots simples et teintés de poésie. Les deux artistes les chantent sans fausse pudeur, connectés à leurs émotions.

Si le binôme Major-Moran partage tout ou presque, chacun d’eux l’exprime différemment. Catherine compose la musique, Jeff écrit les textes. Mais sur scène, ce sont deux capitaines à bord de même navire, aussi ont-ils dû trouver leurs marques.

Celle de la portion musicale s’est inscrite il y a fort longtemps dans les spectacles de la chanteuse qui s’accompagne toujours au piano.

Il faut dire que la musique fait partie de sa vie depuis l’enfance, elle qui a même présenté des concerts de piano classique durant sa jeunesse, avant de remporter la finale en chanson du Festival en chanson de Petite-Vallée en 2002.

Un duo sur scène

Sur la scène, les deux artistes proposent une complémentarité. Catherine s’accompagne au piano, Jeff parfois à la guitare, en plus des trois musiciens qui s’ajoutent à eux.

Ils chantent en duo, mais se réservent aussi quelques pièces en mode solo. Juste quelques pièces de leur répertoire respectif, l’ensemble du spectacle reprenant essentiellement les dix pièces de l’album Bunker à ciel ouvert.

« Sur scène, c’est un moment d’amour et d’humour. On a beaucoup d’humour, Jeff et moi, et je pense que ça transparait sur scène. Et on est très réceptifs sur scène », assure Catherine Major.

Cette dernière promet aux spectateurs une soirée qui se déroulera « comme un voyage dans un album extrêmement musical ».

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Sports

Plein feux sur une cérémonie d’ouverture électrisante

Annoncée depuis des mois par la mairesse de Blainville, Liza Poulin, qui se réjouissait d’accueillir cette finale sportive sur son territoire, la cérémonie avait « presque » gagné le cœur des résidents de la région à l’avance, tant le stationnement du bâtiment sportif s’est rempli tôt, tout comme les sièges de l’aréna. On y a même aperçu presque tous les dignitaires de la région, y compris le ministre des Finances, Éric Girard, d’abord député de Groulx.

Animée par un Maxime Charbonneau visiblement en forme, la soirée s’est déroulée de façon bien orchestrée. Durant une heure et demie, le déroulement de la cérémonie a gardé captif grands et petits sur leur siège derrière le plexiglass avec plus d’une surprise.

Photo lona Mousli
Scène illuminée, gradins bondés et délégations rassemblées : le Centre d’excellence Rousseau a offert un lancement grandiose à la 60e Finale des Jeux du Québec.

La première et non la moindre : le retour de notre Lulu national – célèbre personnage du petit écran qui s’est jadis fait connaître dans la télésérie réalisée dans l’univers du hockey, Lance et compte.

Même si son interprète Denis Bouchard a pris un petit coup de vieux, il faut convenir qu’il n’a rien perdu de sa verve. Dans un échange avec une fillette de la région, il s’est permis quelques anecdotes de son enfance lors d’hivers fort généreux. « Quand j’étais jeune, on faisait beaucoup de sport. Il y avait tellement de neige, qu’il fallait sortir par la fenêtre de la cuisine », a lancé le comédien, qui nous a laissé sur une promesse : « Ça va être les plus beaux Jeux du Québec de l’histoire…parce qu’on a décidé de faire ça à Blainville. »

19 délégations participantes

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Des athlètes de la délégation des Laurentides affichent fièrement leurs couleurs lors du défilé des 19 régions participantes.

Cet aparté a été immédiatement suivi du défilé des bénévoles de la 60e Finale, puis enfin du long cortège des délégations sportives.

En tout : 19 délégations ont défilé l’une après l’autre : Mauricie, Abitibi-Témiscamingue, Bourassa, Capitale-Nationale, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Côte-Nord, Est du Québec, Estrie, Lac Saint-Louis, Lanaudière, Laval, Montréal, Outaouais, Richelieu-Yamaska, Rive-Sud, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sud-Ouest, Laurentides. Chacune des délégations portait fièrement sa couleur, parfois même avec originalité, comme les athlètes du Centre-du-Québec qui s’illustraient avec l’abeille jaune et noire.

Fermant le cortège à titre de délégation d’accueil, celle des Laurentides a été accueillie par un tonnerre d’applaudissements bruyants, sans oublier leur mascotte, qui n’avait visiblement pas envie de passer inaperçue : Loran Tigg, le tigre des Laurentides qui a pris la scène d’assaut un long moment, avant de céder la place aux dignitaires.

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Porté par l’enthousiasme de la foule, le drapeau des Laurentides a flotté au cœur d’une cérémnonie d’ouverture.

Des dignitaires émus

Sur un ton plus sérieux mais enthousiaste, Liza Poulin a livré une courte allocution. « Vous êtes magnifiques et on est fiers de vous accueillir à Blainville, dans la belle région des Laurentides. Toute la communauté s’est mobilisée pour vous », a-t-elle commenté, énumérant les valeurs qu’elle juge propres à cet événement sportif : courage, persévérance, respect et esprit d’équipe.

Présente lors du cocktail précédant la soirée puis lors de la cérémonie, la ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein Air, Isabelle Charest a aussi voulu saluer les athlètes. « Bravo pour cette énergie que vous nous démontrez. Votre expérience est tout aussi importante que mon expérience aux Jeux Olympiques », a glissé la ministre Charest, qui a remporté avec les membres de son équipe une médaille de bronze en patinage de vitesse aux JO de 2002, à Salt Lake City.

Après les messages de Sébastien Théberge (Sports Québec), de Martin Breault et Cynthia Kabis (co-présidents du conseil d’administration du comité organisateur de la 60e Finale des Jeux du Québec), et des serments de circonstances, la flamme a terminé sa tournée régionale en pénétrant à l’intérieur du Centre d’excellence de Boisbriand.

Beau spectacle

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Énergie et intensité étaient au rendez-vous alors que Jay Scott a pris possession de la scène.

Pour magnifier cette soirée, quelques prestations artistiques ont été présentées. Accueillie avec ferveur et au grand plaisir d’un public visiblement conquis d’avance, la chanteuse bien connue Sarahmée a livré deux belles chansons avec l’énergie contagieuse qu’on lui connait : Fuego ainsi que Le cœur a ses raisons.

Entre ses prestations, les spectateurs ont eu droit à un éclatant et étincelant numéro de danse exécuté par la troupe Alpha Megacrew : Groupe de danse hip-hop canadien d’élite originaire de Lévis et champions du monde (2024) : Il a remporté la médaille d’or dans la division JV MegaCrew au World Hip Hop Dance Championship (HHI) tenu à Phoenix, Arizona.

Ces danseurs se démenaient en mode synchronisé sur une musique endiablée, vêtus de couleur argent métallique, rappelant un peu la blancheur de l’hiver. Juste : wow!

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Sarahmée a livré une performance énergique lors de la cérémonie d’ouverture de la 60e Fina es Jeux du Québec, au Centre d’excellence Rousseau à Boisbriand.

Leur numéro a été suivi d’un rap exécuté par Sam & Sean, qui ont remporté la Saison des Étoiles à l’émission Révolution, auquel s’est joint LazyLegz (Luca Patuelli) avec son style de danse unique, à l’aide de ses béquilles et ses bras.

Un court moment musical, mais inoubliable, à coup sûr. Bref, une cérémonie pleine de promesses quant aux compétitions inscrites durant cette belle semaine, qui prendra fin avec la cérémonie de clôture, le 7 mars prochain.

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Verdict 2, parce que les procès attirent les foules

Ce spectacle théâtral abordant divers débats de société inspirés par de réels procès judiciaires ayant défrayé les manchettes est une adaptation de Nathalie Roy et Yves Thériault dans une mise en scène de Michel-Maxime Legault.

Il s’agit d’un retour de Paul Doucet dans le rôle de l’un des deux avocats, alors que sa consœur féminine prendra le visage de Sonia Vachon, que l’on connait surtout pour ses rôles un tantinet comique. Camper un personnage nettement plus sérieux est une première pour elle.

Un rôle qu’elle a spontanément accepté sans même avoir vu Verdict 1. « Quand on m’a appelée pour m’offrir de jouer dans Verdict II, je me suis dit : oui, il faut que je le fasse. Mais c’est tout un défi », affirme la comédienne, qui aborde ainsi un tout nouveau registre de jeu.

Procès connus

C’est que les textes sont sérieux. Imaginez, durant 1 h 50 (avec entracte), seuls sur scène, les deux comédiens abordent des procès marquants du Québec en exposant leurs plaidoiries. Il sera question du procès du caporal Lortie à l’Assemblée nationale, de celui de Sophie Chiasson contre Jeff Fillion.

Bien sûr, les comédiens ne reprennent pas les rôles des vrais avocats représentant ces accusés, mais agissent en tant qu’avocats.

Et l’exploit de la pièce tient au fait qu’on y reprend en quelques minutes des plaidoiries s’étant étalées sur plusieurs jours. On cherche à susciter l’intérêt du public et une réflexion, grâce à une contextualisation narrée.

Or, cela représente pour les comédiens un double défi, celui de l’interprétation à deux et d’une rigueur sans faute puisqu’il faut respecter le vocabulaire judiciaire avec son mode typique de discourir à la cour afin de rendre l’exercice crédible, comme le signale la comédienne Sonia Vachon.

Rôle éducatif

Et cet exercice permettra peut-être aussi de mieux comprendre les rouages d’un système judiciaire, si souvent critiqué. Sonia Vachon pense qu’effectivement, le propos de la pièce joue un peu un rôle éducatif.  « C’est de voir quelle approche chaque avocat a pris pour faire valoir son point. Moi, c’est la première fois aussi que je vois ça comme ça parce qu’on n’est pas tous appelés à assister à un procès. Rares sont les gens qui assistent à des procès. Ça donne une idée aussi de ce que c’est la justice. »

« J’ai une amie qui est juge et qui est venue voir la pièce. Elle m’a dit : « ça fait du bien qu’on parle de la justice de cette façon » », confie la comédienne.

Elle-même estime qu’il s’agit d’une chance pour une comédienne de participer à ce type de projet théâtral, qui lui permet d’en apprendre davantage sur le déroulement d’un réel procès, surtout de la difficulté de porter un jugement. « Ça nous permet aussi de voir un peu le processus. Qu’est-ce que c’est une plaidoirie? Qu’est-ce qu’on apprend lors des plaidoiries? Et moi, je retire une fierté de ces procès. Ce sont des procès québécois. Et à la suite de ces procès, il y a eu des modifications de loi, et c’est ce qui est extraordinaire : on apprend des choses. Moi j’ai été renversée à la première lecture, lorsque Paul a lu la plaidoirie pour Denis Lortie. J’ai dit : Ah, mon Dieu, on ne savait pas ça. »

Autre particularité de Verdict II, tout comme sa première mouture, le dénouement final réside aussi dans son concept interactif. Après la tenue des plaidoiries, on confie au public le rôle de juré et de se prononcer sur un verdict : coupable ou non coupable à main levée. Puis, les comédiens dévoileront la vraie sentence, juste avant que le rideau ne tombe.