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Patrice L’Écuyer : Après seulement 32 ans d’absence sur scène

Un retour qu’il aborde avec enthousiasme, même si l’exercice l’a d’abord déstabilisé.

« Ce qui me terrorisait, c’est que le sujet, c’est moi, révèle-t-il. J’avais peur que ça n’intéresse personne. »

Habitué à interpréter des textes et à incarner des personnages, l’animateur et comédien plonge cette fois dans son propre vécu. Un virage intime, où il partage anecdotes personnelles et souvenirs professionnels avec humour et autodérision.

Des débuts façonnés par le théâtre et l’impro

Bien avant de devenir une figure familière du petit écran, Patrice L’Ecuyer a multiplié les rôles au théâtre, notamment au Théâtre du Nouveau Monde et au Théâtre Jean-Duceppe à Montréal. Pendant dix ans, il « n’a fait que jouer », acceptant tous les projets possibles.

« Il faut toujours faire le plus de trucs possibles pour se faire remarquer quelque part, dit-il. C’est de la chance, il faut travailler fort, mais il faut rencontrer le monde au bon moment. »

Sa participation à la Ligue nationale d’improvisation (LNI), où il a été nommé joueur le plus populaire en 1988, a servi de tremplin. « C’était comme une grande audition, confirme-t-il. On voulait se faire connaître. Bien paraître ».

L’animation et la reconnaissance… sans en avoir conscience

Le grand public l’a ensuite découvert comme animateur, notamment à la barre de L’union fait la force et de son talk-show Le show de L’Écuyer, qu’il considère comme l’une de ses plus grandes fiertés. Pourtant, malgré la popularité, il affirme ne pas avoir pleinement réalisé l’ampleur de son succès.

« Je travaillais tellement que je ne voyais pas. Pendant qu’on le fait, on n’a pas cette pression-là. On n’a pas conscience de ça. Des fois, j’avais deux émissions de radio chaque jour. »

Ce rythme effréné lui a toutefois apporté beaucoup de confiance; confiance qui l’a ramené sur les planches d’une scène, où le sujet principal est lui-même. Sa dernière apparition sur scène remontait à 1993, aux côtés de Bernard Fortin, dans Merci beaucoup. Cette fois, il se retrouve seul face au public.

Patrice L’Écuyer parle dès l’ouverture du spectacle avec humilité, presque incrédulité par rapport à sa carrière et à quel point il a toujours senti « avoir grandi devant les gens à la télévision ». Une occasion pour les gens de connaitre le « Patrice » à l’extérieur de la caméra et des textes de théâtre. Parler d’un Patrice qui se livre sur qui il est.


« Les gens avaient l’impression qu’on connaissait Patrice depuis toujours, confie-t-il. Après le spectacle, les gens affirment que maintenant, ils me connaissent [vraiment] ».

Le plaisir d’être là

Au-delà de la carrière, des succès et des décennies passées sous les projecteurs, Patrice L’Écuyer affirme que ce qu’il préfère aujourd’hui, c’est simplement être sur scène.

« C’est ce que je préfère : être sur scène », soutient-il.

Son spectacle, authentique et empreint d’humanité, offre l’occasion de redécouvrir un artiste aimé du public sous un jour plus personnel. Sans écran, sans montage, simplement lui.

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Steve Hill de passage à Terrebonne

Sorti le 1er novembre 2024, Hangin’ On A String s’inscrit dans la continuité du parcours musical de Hill, quelque part entre le blues et le rock. « Dans la vie, je pense que je fais du blues-rock. Des fois ça penche plus du côté du blues, des fois plus du côté du rock. Pour moi, cet album-là penche plus du côté du rock », explique le musicien.

Avec le temps, Hill dit avoir cessé de vouloir définir précisément son style. « Où c’est que l’un commence et l’autre finit, j’ai arrêté de me poser des questions avec ça. J’y vais avec l’inspiration », résume-t-il.

L’album a été enregistré au célèbre Studio 606 de Dave Grohl, à Los Angeles, dans des conditions qui laissent toute la place à la performance. « On a fait ça live en studio en cinq jours. C’est bien cru. Il y a beaucoup d’énergie sur l’album », raconte Hill.

Cette approche se transpose naturellement sur scène, où les pièces trouvent toute leur ampleur. « Ces chansons-là fonctionnent vraiment bien en spectacle. Ça a été fait pour jouer en show aussi », ajoute-t-il.

Reconnu pour sa formule one-man-band, Hill occupe la scène avec guitare, percussions et voix, une approche qui lui permet de livrer des performances particulièrement intenses. Après plus de trois décennies de carrière et des milliers de spectacles, la passion demeure intacte.

« Je suis encore comme un ado au point de vue de la passion pour la musique. Je ne me tanne pas. Je tripe ces guitares encore autant, sinon plus », confie-t-il.

Cette énergie, Hill la canalise toujours dans un objectif simple : offrir le meilleur spectacle possible. « Ma vie est vraiment axée sur donner des bons shows. Je mets toutes les chances de mon bord pour donner tout le temps le meilleur show possible », affirme-t-il.

Le spectacle présenté à Terrebonne le 12 mars à 20 h permettra au public de découvrir les pièces de Hangin’ On A String dans leur environnement naturel : la scène.