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Le Bloc échoue à Terrebonne

Après une longue lutte serrée et acharnée dans le comté de Terrebonne, qui s’était terminée par une différence d’un seul vote, la libérale Tatiana Auguste du Parti libéral du Canada l’emporte finalement avec 48,4% des votes contre 46,8% pour la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné. Le dépouillement s’est terminé à 00 h 15.

La candidate bloquiste a tenu à souligner les efforts des bénévoles qui ont prêté main forte à son équipe électorale ainsi que ceux des députés du Bloc Québécois et du Parti Québécois qui l’ont accompagné sur le terrain.

« Ce sera à leur tour de porter les intérêts de Terrebonne », dit-elle en parlant de ses collègues siégeant à la Chambre des communes.

Du côté du Bloc Québécois, on juge que le Parti libéral n’a pas besoin d’un siège de plus, puisqu’il est en territoire majoritaire suite à la victoire de Doly Begum dans la circonscription de Scarborough-Sud-Ouest. De plus, on dénonce un financement trois fois plus élevé et des sorties du Premier ministre, Mark Carney, dans la circonscription. Des moyens qui ont été jugés inégaux.

« Malgré cela, ils l’ont remporté que par quelques centaines de votes », soutenait Mme Sinclair-Desgagné.

Sur le terrain, les militants espéraient des résultats plus convaincants. Clovis Valade, militant du Bloc Québécois, affirmait que le résultat sur le terrain serait probablement très serré, en raison d’un nombre d’indécis, lors de son porte-à-porte. « Les gens prennent souvent leur décision dans l’urne », affirmait-il.

Tatiana Auguste récupère donc, pour vrai cette fois, la circonscription de Terrebonne, circonscription que Nathalie Sinclair-Desgagné a représenté de 2021 et 2025.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Actualités Politique

Catherine Gentilcore : Un an d’opposition féroce à Québec

Ancienne directrice marketing au journal Le Devoir et à l’Opéra de Montréal, elle était jusqu’à tout récemment PDG de Numana, une entreprise en technologies numériques.

Plongée « dans le feu de l’action » dès son arrivée, celle qui a succédé Pierre Fitzgibbon dans le siège de députée de Terrebonne, a dû rapidement plonger dans des dossiers importants concernant les Laurentides, comme Stablex et le projet de loi 69 sur l’avenir énergétique du Québec.

Celle qui s’est rapidement bâti une réputation d’oratrice combative à l’Assemblée nationale a multiplié les interventions lors de l’étude des crédits, talonnant une dizaine de ministres sur des dossiers comme l’économie, l’habitation, la condition féminine, la culture et l’enseignement supérieur. Seule députée de l’opposition dans Lanaudière, elle affirme prendre son rôle au sérieux pour « défendre les enjeux des citoyens de Terrebonne ».

Opposition frontale au gouvernement Legault

Sa première année parlementaire a été marquée par une opposition soutenue à ce que Mme Gentilcore qualifie de « gestion brouillonne, incohérente et opaque du gouvernement Legault ». Parmi ses déclarations sur l’accès à la propriété et l’économie, elle a accusé le gouvernement de la CAQ d’avoir fait doubler la valeur moyenne des maisons. Sur le plan économique, elle a dénoncé l’attribution des subventions publiques, rappelant que le Fonds de développement économique avait engendré des pertes de 5,1 milliards en six ans.

Le Parti Québécois a comme proposition d’abolir ce Fonds au profit d’un environnement d’affaires simplifié : réduction du fardeau fiscal, coupure de la paperasse et élimination des contrôles administratifs jugés inutiles. « Les PME ne peuvent plus avoir deux ou trois employés à temps plein juste pour gérer la paperasse gouvernementale », plaide-t-elle.

En culture et médias, elle s’est opposée au projet de loi 109, dénonçant l’incapacité du Québec à rapatrier les budgets fédéraux et rappelant que la souveraineté culturelle passe par l’indépendance. Elle a aussi tenté, sans succès, de faire élargir le crédit d’impôt destiné à la presse écrite aux contenus audio, vidéo et multiplateformes.

Sur le terrain : une région en pleine croissance et des défis pressants

Terrebonne connaît une croissance fulgurante, exacerbée par l’arrivée de familles quittant Montréal pour des logements plus abordables. Cette croissance accentue les pressions :  manque de places en garderie, manque de places dans les écoles, chantiers interrompus et un déficit d’infrastructures en transport.

Elle réclame une augmentation des investissements annuels en transport collectif et critique sévèrement les compressions effectuées par Québec. Elle souhaite également une bonification du transport en commun, tant pour la population que pour les futurs étudiants. « Il faut financer adéquatement et revoir les trajets selon les besoins réels du terrain », explique-t-elle.

Mme Gentilcore se dit fière de voir se concrétiser le projet de campus universitaire à Terrebonne, un dossier qu’elle défend depuis sa campagne. « C’est une façon de former notre main-d’œuvre ici, de retenir nos jeunes et de leur offrir de meilleures perspectives dans la région. »

Indépendance : une stratégie autour de la mobilisation régionale

Si un gouvernement indépendantiste devait être élu, Catherine Gentilcore entend jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation à Terrebonne et Lanaudière. Elle mise sur « les acteurs déjà très engagés dans la région », ainsi que sur l’historique indépendantiste de la Rive-Nord. Elle souhaite travailler étroitement avec les organisations locales : « Il y a plein de gens qui mobilisent déjà, qui organisent des événements, qui veulent parler du pays. »

Pour elle, la clé réside dans l’ancrage humain : « Il ne faut jamais oublier le pouvoir de conviction du face-à-face. On va convaincre les gens un à un. » La députée attend également le dépôt du Livre bleu, qui servira de base pour les discussions et activités régionales.

« Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai le privilège de faire ce métier », dit-elle d’emblée. Pour la députée, la proximité avec les citoyens demeure au cœur de son engagement : « C’est un privilège de me faire arrêter à l’épicerie, à la pharmacie, dans les rues autour de chez moi, parce que les gens veulent partager leurs préoccupations », dit-elle.

Après un an, Catherine Gentilcore estime que ces premiers mois ont « confirmé [sa] détermination à être une voix forte et rigoureuse pour Terrebonne ». Elle dit vouloir poursuivre sur cette lancée.

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Culture

Patrice L’Écuyer : Après seulement 32 ans d’absence sur scène

Un retour qu’il aborde avec enthousiasme, même si l’exercice l’a d’abord déstabilisé.

« Ce qui me terrorisait, c’est que le sujet, c’est moi, révèle-t-il. J’avais peur que ça n’intéresse personne. »

Habitué à interpréter des textes et à incarner des personnages, l’animateur et comédien plonge cette fois dans son propre vécu. Un virage intime, où il partage anecdotes personnelles et souvenirs professionnels avec humour et autodérision.

Des débuts façonnés par le théâtre et l’impro

Bien avant de devenir une figure familière du petit écran, Patrice L’Ecuyer a multiplié les rôles au théâtre, notamment au Théâtre du Nouveau Monde et au Théâtre Jean-Duceppe à Montréal. Pendant dix ans, il « n’a fait que jouer », acceptant tous les projets possibles.

« Il faut toujours faire le plus de trucs possibles pour se faire remarquer quelque part, dit-il. C’est de la chance, il faut travailler fort, mais il faut rencontrer le monde au bon moment. »

Sa participation à la Ligue nationale d’improvisation (LNI), où il a été nommé joueur le plus populaire en 1988, a servi de tremplin. « C’était comme une grande audition, confirme-t-il. On voulait se faire connaître. Bien paraître ».

L’animation et la reconnaissance… sans en avoir conscience

Le grand public l’a ensuite découvert comme animateur, notamment à la barre de L’union fait la force et de son talk-show Le show de L’Écuyer, qu’il considère comme l’une de ses plus grandes fiertés. Pourtant, malgré la popularité, il affirme ne pas avoir pleinement réalisé l’ampleur de son succès.

« Je travaillais tellement que je ne voyais pas. Pendant qu’on le fait, on n’a pas cette pression-là. On n’a pas conscience de ça. Des fois, j’avais deux émissions de radio chaque jour. »

Ce rythme effréné lui a toutefois apporté beaucoup de confiance; confiance qui l’a ramené sur les planches d’une scène, où le sujet principal est lui-même. Sa dernière apparition sur scène remontait à 1993, aux côtés de Bernard Fortin, dans Merci beaucoup. Cette fois, il se retrouve seul face au public.

Patrice L’Écuyer parle dès l’ouverture du spectacle avec humilité, presque incrédulité par rapport à sa carrière et à quel point il a toujours senti « avoir grandi devant les gens à la télévision ». Une occasion pour les gens de connaitre le « Patrice » à l’extérieur de la caméra et des textes de théâtre. Parler d’un Patrice qui se livre sur qui il est.


« Les gens avaient l’impression qu’on connaissait Patrice depuis toujours, confie-t-il. Après le spectacle, les gens affirment que maintenant, ils me connaissent [vraiment] ».

Le plaisir d’être là

Au-delà de la carrière, des succès et des décennies passées sous les projecteurs, Patrice L’Écuyer affirme que ce qu’il préfère aujourd’hui, c’est simplement être sur scène.

« C’est ce que je préfère : être sur scène », soutient-il.

Son spectacle, authentique et empreint d’humanité, offre l’occasion de redécouvrir un artiste aimé du public sous un jour plus personnel. Sans écran, sans montage, simplement lui.

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Actualités

Police de Terrebonne : Benoît Bilodeau prêt à prendre la relève

L’événement, empreint d’émotion, a été marqué par l’assermentation de Benoît Bilodeau, qui succède à Joël Lamarche à la direction du corps policier.

Cette cérémonie a également permis de souligner le départ à la retraite de M. Lamarche, après trois années à la tête du service et plus de 32 ans de service policier exemplaire au sein de l’organisation. Son engagement envers une police de proximité et son implication constante dans la communauté ont été salués par les élus municipaux et les membres du service.

Nommé officiellement à la suite de la séance extraordinaire du conseil municipal du 18 décembre 2025, Benoît Bilodeau est entré en fonction le lendemain, permettant une transition harmonieuse avec son prédécesseur. Policier respecté et apprécié, il compte 32 ans d’expérience au service de la population de Terrebonne, ainsi qu’aux municipalités de Sainte-Anne-des-Plaines et Bois-des-Filion. Au fil de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment ceux de sergent et de lieutenant à la surveillance du territoire, de capitaine aux normes professionnelles et aux affaires publiques, ainsi qu’à la tête des enquêtes criminelles et du renseignement. Depuis décembre 2022, il agissait à titre de directeur adjoint.

M. Bilodeau se disait fier de prendre la direction du Service. Il dirigera ses unités pour répondre à des besoins importants en sécurité du territoire. Parmi ceux-ci figure entre autres l’enjeu de l’itinérance à Terrebonne où le rôle de policier devient une intervention sociale auprès de cette population. « Les policiers se doivent d’intervenir beaucoup plus socialement, surtout dans le cas de l’itinérance, puisqu’elle est reliée à des enjeux de consommation et de santé mentale et qu’on doit orienter la personne du mieux possible ».

Benoît Bilodeau en uniforme officiel, avec insignes et médailles, posé devant un fond uni vert.
Photo Ville de Terrebonne – Benoît Bilodeau

Toutefois, avoir plus de moyens et d’équipiers au sein de son corps policier ne ferait pas de mal au nouveau directeur, puisque selon lui, le manque d’aspirants policiers ayant passé à l’école de police serait criant.

La direction générale de la Ville souligne que cette nomination s’inscrit dans l’engagement de renforcer le sentiment de sécurité des citoyens. La directrice générale adjointe, Nathalie Reniers, affirme que l’expertise terrain et les capacités de mobilisation de M. Bilodeau en font « un choix naturel pour poursuivre notre mission de sécurité publique sur le territoire », disait-elle par voie de communiqué.

De son côté, la conseillère municipale Lindsay Jean, présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, a mis en lumière l’importance d’un leadership axé sur l’équité, l’écoute et la proximité avec la population.

Prenant la parole, Benoît Bilodeau a remercié les autorités municipales pour la confiance accordée et s’est engagé à travailler en collaboration avec les équipes policières, les organismes du milieu et les citoyens afin d’accentuer le sentiment de sécurité et d’optimiser la qualité des services offerts.

D’un autre côté, pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, cet événement a permis d’honorer la carrière et le travail de Joël Lamarche, l’ancien directeur.

« Son engagement, sa vision d’une police de proximité et son implication sincère au sein de la communauté auront marqué notre organisation », assure-t-il sur ses réseaux sociaux.

La Ville de Terrebonne a tenu à adresser ses salutations à Joël Lamarche pour la suite de son parcours et à souhaiter plein succès à Benoît Bilodeau dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

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Actualités

Des avancées… mais des écarts qui persistent



Dans Lanaudière, les femmes sont 266 520 — légèrement plus nombreuses que les hommes (262 080). Pourtant, derrière cette quasi-parité démographique, les écarts persistent : revenus inférieurs, sous-représentation dans les postes de pouvoir, exposition marquée à la violence conjugale.

Voici dix données marquantes tirées du Portrait statistique de l’égalité entre les femmes et les hommes à l’échelle régionale (2024).

  1. Une majorité… mais surtout chez les aînées

Si les femmes sont légèrement plus nombreuses dans la région, l’écart s’explique surtout chez les 65 ans et plus. En 2021, on comptait 55 780 femmes dans ce groupe d’âge, contre 49 700 hommes. À l’inverse, chez les plus jeunes, la population demeure davantage masculine.

  1. Les femmes plus diplômées que les hommes

En 2022, 30,2 % des femmes détenaient un certificat, un diplôme ou un grade universitaire, contre 18,8 % des hommes. Entre 2018 et 2022, la diplomation féminine a progressé de plus de six points, comparativement à un point chez les hommes.

  1. Un écart salarial annuel de 11 540 $

Malgré cette avance en scolarité, le revenu médian après impôts des femmes atteignait 37 440 $ en 2021, contre 48 980 $ chez les hommes. Un écart de 11 540 $ par année.
Par ailleurs, 12,6 % des femmes vivent en situation de précarité financière, comparativement à 9,8 % des hommes.

  1. Près de 4 $ de moins de l’heure

En 2022, le salaire horaire moyen des femmes s’élevait à 28,13 $, contre 32,09 $ chez les hommes. L’écart demeure d’environ 4 $ de l’heure.

  1. Un taux d’activité inférieur

Le taux d’activité des femmes atteignait 64,6 % en 2022, contre 70,9 % chez les hommes — un écart de 6,3 points. Malgré des progrès, les femmes demeurent moins présentes sur le marché du travail.

  1. Trois fois plus de victimes de violence conjugale

Les données policières de 2021 sont éloquentes : 525,9 femmes sur 100 000 ont été victimes d’infractions contre la personne dans un contexte conjugal, contre 165,4 hommes. Les femmes sont plus de trois fois plus nombreuses à en être victimes.

  1. 85,9 % des victimes d’infractions sexuelles sont des femmes

À Lanaudière, 280,8 femmes sur 100 000 ont été victimes d’infractions sexuelles en 2021, contre 35,8 hommes. Les femmes représentent ainsi l’écrasante majorité des victimes.

  1. Les femmes à la tête des familles monoparentales

Dans 73,7 % des familles monoparentales de la région, le parent responsable est une femme. L’écart demeure important, bien qu’il ait légèrement diminué entre 2016 et 2021.

  1. Sous-représentation en gestion

En 2022, les femmes occupaient 32,2 % des postes de gestion dans Lanaudière, une proportion inférieure à la moyenne québécoise (34,6 %).

  1. Une progression en politique municipale

En 2021, 19,3 % des maires de la région étaient des femmes.
Dans les conseils municipaux, elles occupaient 42,9 % des sièges — une progression de huit points depuis 2016.

Les Lanaudiennes progressent sur plusieurs fronts : éducation, représentation politique, participation au marché du travail. Mais les chiffres montrent aussi des inégalités structurelles toujours bien présentes.

Derrière les données, une réalité s’impose : l’égalité progresse, mais elle n’est pas encore pleinement atteinte.

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Faits divers

Incendie majeur à Terrebonne : une maison lourdement endommagée

Selon le Service de sécurité incendie de Terrebonne, le feu s’est déclaré peu avant minuit. À leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont été confrontés à un embrasement généralisé de la résidence. L’intervention rapide des équipes a permis d’éviter que les flammes ne se propagent à une maison voisine.

« Le feu est terminé. Les pompiers de notre ville ont fait — et font encore — un travail exemplaire. Tout le monde va bien et je veux rassurer mes amis, clients et ma famille : c’est la maison voisine. Je vais bien », a témoigné Mélanie Gagnon, une voisine immédiate de la résidence incendiée, sur les réseaux sociaux.

L’ampleur du brasier a nécessité le déclenchement d’une 4e alarme, mobilisant au total 36 pompiers. Des renforts ont été demandés aux services incendie de Blainville, Bois-des-Filion, Repentigny, Sainte-Anne-des-Plaines et Saint-Lin–Laurentides, en plus du soutien de l’Association des pompiers auxiliaires de Lanaudière.

L’incendie a finalement été maîtrisé vers 5 h 30, tandis que les dernières équipes ont quitté les lieux aux alentours de 10 h. Heureusement, aucune personne n’a été blessée, les occupants étant absents au moment où le feu a éclaté, a confirmé le Service de police de Terrebonne–Sainte-Anne-des-Plaines–Bois-des-Filion.

Des éléments recueillis sur place laissent croire qu’il pourrait s’agir d’un incendie criminel. L’enquête a donc été transférée au service de police de Terrebonne. Des enquêteurs ainsi que des techniciens spécialisés en scène d’incendie ont été dépêchés afin de déterminer les causes et les circonstances exactes du sinistre.