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Alexis Joseph et Thomas Rousseau seront de l’équipe canadienne des moins de 18 ans

Les deux hockeyeurs viennent tout juste de compléter leur saison dans la LHJMQ.

Des Sea Dogs de Saint John, Alexis Joseph a conclu sa première campagne dans le circuit Cecchini avec 24 buts et 60 points en 54 rencontres. Originaire de la MRC des Moulins, le premier choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ s’est taillé une place sur l’équipe étoile des recrues.

Il avait également porté les couleurs du Canada lors du Défi mondial des M17, à l’automne. Il avait terminé le tournoi au sommet des pointeurs avec 13 points en cinq matchs.

Thomas Rousseau, natif de Saint-Eustache, sort pour sa part d’une longue série opposant le Phoenix de Sherbrooke aux Cataractes de Shawinigan. Ces derniers ont finalement eu le meilleur en sept rencontres.

La saison n’est toutefois pas terminée pour l’ancien des Vikings de Saint-Eustache. Auteur de 22 buts et 52 points, Rousseau a terminé au deuxième rang des marqueurs du Phoenix. Il aura maintenant l’occasion de défendre le titre du programme canadien.

Les deux joueurs feront partie d’un groupe de quatre Québécois invités au camp de l’équipe nationale. Coéquipier de Joseph à Saint John, Cameron Chartrand s’ajoute à la brigade défensive. Giorgos Pantelas complète le quatuor. Né à Laval, il a terminé son hockey mineur à Kelowna, en Colombie-Britannique, et évolue aujourd’hui avec les Wheat Kings de Brandon, dans la WHL.

Le Championnat mondial des moins de 18 ans s’amorcera le 22 avril, précédé de deux rencontres préparatoires les 17 et 19 avril. Les villes de Bratislava et Trenčín, en Slovaquie, accueilleront le tournoi jusqu’au 2 mai.

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Fin de parcours pour les Cobras

Une élimination au premier tour qui laisse un goût amer dans le vestiaire, au terme d’une série intense où les détails ont souvent fait la différence.

Le match s’est joué sur un rythme élevé dès les premières minutes. Valleyfield a ouvert la marque en désavantage numérique, mais Justin Duval a répliqué moins de trente secondes plus tard pour ramener les deux équipes à égalité. Les Braves ont toutefois repris les devants avant la fin de la période initiale.

La deuxième période s’est transformée en véritable échange offensif. Nathan Plouffe a marqué deux fois pour maintenir les Cobras dans le match, tandis que Duval complétait lui aussi un doublé. Mathis Valente a participé aux quatre buts des siens avec autant de mentions d’aide.

Au final, les Cobras ont même légèrement dominé au chapitre des tirs au but, avec 39 lancers contre 38 pour Valleyfield. Malgré tout, Dubuc a rappelé que son équipe a dû composer avec plusieurs imprévus, notamment des blessures à la ligne bleue survenues tôt dans la rencontre.

« On a perdu un défenseur au début du match. Ça nous a fait mal, mais les gars qu’on a envoyés ont fait le travail », a-t-il expliqué, rappelant que l’infirmerie a été surpeuplée tout au long de la saison.

Dans les circonstances, explique l’entraîneur, le gardien doit être exceptionnel. « En séries, ça te prend une performance au-dessus de la moyenne de ton gardien. C’est ça la réalité ».

Dubuc n’a d’ailleurs pas caché sa déception à propos d’un moment survenu en troisième période, lorsque son gardien lui aurait demandé d’être retiré du match. Le coach semblait toujours sous le choc face à cette demande en entrevue d’après-match : « C’est les séries, tu ne demandes pas à être retirer ! »

Malgré tout, l’entraîneur estime que ses joueurs ont tout donné dans cette série serrée face à Valleyfield.

« Tout le monde est déçu. On visait grand. Mais à un moment donné, on avait tiré l’élastique pas mal au coton. Il n’y avait plus d’jus dans l’citron », a-t-il résumé.

L’organisation des Cobras a profité de la fin de saison pour remercier ses partisans, ses bénévoles et ses partenaires pour leur soutien constant à la Cité du Sport tout au long de la campagne 2025-2026. Un bilan complet de la saison devrait être dressé dans les prochaines semaines.

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Cobras de Terrebonne : Une saison d’adversité et d’apprentissage

Selon Robert Dubuc, entraîneur-chef de l’équipe depuis 2006, les causes pour expliquer cette saison sont très nombreuses, mais les blessures viennent en tête de liste. En effet, les joueurs ayant disputé moins de 30 matchs cette année sont deux fois plus nombreux que ceux qui en ont joué 40 et plus. « On a connu beaucoup… beaucoup d’adversité! », admet Dubuc.

Les séries malgré tout

Pour une équipe comme les Cobras, une année difficile comme 2025-2026 représente l’exception plus que la règle. Mais malgré les épreuves, tout n’est pas à jeter à la poubelle, surtout que, comme le veut le dicton, « en série… tout peut arriver! ». Dubuc est particulièrement élogieux à l’endroit de sa brigade défensive. « D’accord, on n’a pas de quart-arrière mais […] j’ai identifié ça comme le meilleur groupe de défenseurs que j’ai eu, avance-t-il. J’ai gagné plus souvent que ça avec une moins bonne qualité de défenseurs. »

Des signes encourageants sont aussi venus de l’attaque. Dans cette ligue connue pour ses matchs à haut pointage, quatre joueurs ont maintenu une moyenne supérieure à un point par match : Justin Duval (54 points en 41 matchs), Matthew Doucet (53 en 44), Jeremy Villemaire (45 en 44) et Mathis Valente (38 en 26).

Avec un seul match à disputer à la saison 2025-2026, c’est l’ensemble de l’équipe qui devra redoubler d’ardeur en sautant sur la glace, car l’adversaire est de taille. Le Collège Français de Longueuil, assuré du premier rang, a dominé les Cobras toute l’année. Mais ça n’inquiète pas Dubuc : « J’aime mieux finir la saison contre la meilleure équipe que contre la B. Tu veux arriver en série avec un momentum. »

La pire saison du règne Dubuc

Alors que Dubuc soufflait 20 bougies en tant qu’entraîneur-chef des Cobras, un fait extrêmement rare dans le sport de compétition, tous niveaux confondus, force est d’admettre que son vœu n’a sûrement pas été exaucé. « J’ai eu à travailler très fort cette année », admet-il. Il explique que les saisons victorieuses, que les Cobras nous ont habitués à connaître, demandent moins de travail au niveau vidéo. Coach Dubuc le confesse dans un soupir : du vidéo… il en a fait beaucoup en 2025-2026!

Et pas seulement pour quelques micro-ajustements, surtout parce qu’il a été particulièrement difficile d’avoir du temps de qualité en pratique cette année. Dubuc observe un changement dans la culture du hockey junior. « J’ai toujours organisé mon horaire personnel autour de mes engagements hockey », dit-il avant de souligner les nombreux conflits d’horaires qui ont grandement affecté l’implication de plusieurs joueurs dans « le processus » cette saison.

Il ne parle pas de manque de talent. Il parle d’engagement. D’une réalité générationnelle avec laquelle plusieurs entraîneurs doivent composer.

« Il n’y avait aucun contrôle. Des joueurs qui arrivaient, qui quittaient, soit à cause de blessures ou de choses du genre. »

                                                                       ­­– Robert Dubuc

En vingt ans, Dubuc a connu les victoires, les séries marquantes, les championnats et a vu passer des générations de joueurs. Bien que cette saison ait surtout été marquée par l’adversité, l’instabilité et les blessures, on ne sent aucune lassitude chez le vétéran-coach. Il le confirme sans hésitation : « La passion est toujours bien là ».

On le sent lorsqu’il parle des heures passées en vidéo, des discussions avec les joueurs, du processus plus important que les résultats. Cette saison n’a pas livré les chiffres espérés. Elle a livré autre chose : de l’expérience. Dubuc ne parle pas d’échec. Il parle d’apprentissage.

Même dans un creux historique, il voit encore une occasion de bâtir.