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Handfield porte les couleurs du PQ dans Masson

Il promet de défendre les intérêts de la couronne nord face à ce qu’il décrit comme un abandon du gouvernement provincial.

Un député « enraciné » contre l’abandon de la couronne nord

Le ton était ferme dès le discours d’investiture. « Ça n’a aucun sens que le gouvernement Legault/Fréchette ait abandonné Masson et la couronne nord. Nos concitoyens méritent un député qui sera le porte-parole des citoyens auprès du gouvernement, pas le porte-parole du gouvernement auprès des citoyens. Pour ma part, je serai un député enraciné, présent et engagé à 100% », a déclaré M. Handfield.

Le candidat a ciblé plusieurs dossiers qu’il entend prioriser s’il est élu : l’amélioration de la mobilité dans la couronne nord, l’accès au réseau de santé, les places en CPE, le transport collectif et le soutien au projet du Domaine seigneurial de Mascouche. Il a aussi mis en évidence la sécurisation de l’intersection de la sortie des Anglais et de l’autoroute 640, un carrefour aux antécédents accidentogènes.

Ces enjeux locaux s’inscrivent dans une vision plus large portée par Handfield, qui estime que les problèmes structurels du Québec — en santé, en éducation et en infrastructures — ne peuvent être résolus qu’avec tous les leviers d’un État souverain. L’indépendance du Québec, dit-il, demeure « la seule chose qui n’a jamais été essayée ».

Un profil ancré dans le territoire

Handfield n’est pas un inconnu à Mascouche. Avocat spécialisé en droit de l’immigration, il a siégé à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié avant de pratiquer en cabinet privé. Il a également complété deux mandats comme conseiller municipal dans sa ville avant de se tourner vers la politique provinciale.

De 2023 à 2026, il a occupé le poste de co-porte-parole en immigration au sein du Parti Québécois. Son profil juridique et son expérience municipale sont présentés comme des atouts pour défendre les dossiers complexes qui touchent la circonscription de Masson, notamment en matière d’infrastructures et de services à la population.

Au terme de son discours, le candidat a salué les militants de longue date et les nouvelles recrues du parti, remerciant au passage le chef Paul St-Pierre Plamondon d’avoir « redonné au Parti Québécois sa fierté ».

L’objectif : reprendre Masson

La circonscription de Masson, qui couvre notamment Mascouche et une partie de la couronne nord de Montréal, est actuellement détenue par la Coalition Avenir Québec. Le Parti Québécois y voit une cible réaliste dans le contexte de la remontée nationale du parti sous la direction de St-Pierre Plamondon.

« Ensemble, avec vous, avec Paul, avec le Parti Québécois, nous allons regagner Masson », a conclu Handfield devant ses partisans. La date du déclenchement des prochaines élections générales provinciales n’est pas encore confirmée, mais le scrutin doit se tenir au plus tard à l’automne 2026.

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Catherine Gentilcore repart en campagne pour le PQ dans Terrebonne

La candidate, qui avait remporté l’élection partielle de mars 2025, vise cette fois à accéder au pouvoir avec un gouvernement du Parti Québécois.

Un an et demi en chambre comme tremplin

Avant de faire le saut en politique, Catherine Gentilcore avait dirigé des organisations dans les secteurs des technologies (NUMANA), des médias (Le Devoir) et de la culture (Opéra de Montréal, C2 Montréal). C’est cette expérience de gestionnaire qu’elle dit avoir mise au service de ses concitoyens depuis son entrée à l’Assemblée nationale.

Depuis Québec, l’ancienne présidente du Parti Québécois dit avoir multiplié les interventions, notamment en dénonçant ce qu’elle qualifie de gaspillage de fonds publics par le gouvernement caquiste et en défendant les médias et la culture québécoise.

« Depuis un an et demi, j’ai l’honneur de représenter les gens de Terrebonne. Cette victoire confirme que les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour du changement et veulent tourner la page sur les huit années de gouvernement caquiste. Si nous parvenons à un tel impact avec seulement sept députés à l’Assemblée nationale, imaginez tout ce que nous pourrons concrétiser pour le Québec en quatre ans au gouvernement », affirme Catherine Gentilcore.

Terrebonne sous pression : transport, santé et logement dans la mire

La candidate place les enjeux locaux au cœur de sa nouvelle campagne. Terrebonne connaît une croissance démographique rapide qui pèse lourd sur les services publics, et Gentilcore entend en faire un argument central contre le bilan de la Coalition avenir Québec.

« Terrebonne connaît une croissance sans précédent qui exerce une forte pression sur ses services. Face à cette réalité, le bilan de la CAQ à Terrebonne est intenable : il a échoué à répondre aux besoins urgents, notamment en matière de transport, de santé et de construction de logements abordables », soutient-elle.

La circonscription de Terrebonne, située dans les Basses-Laurentides, est l’une des régions à plus forte croissance au Québec. Les infrastructures de transport en commun et les délais d’accès aux soins y font régulièrement l’objet de critiques de résidents et d’élus municipaux.

Un mandat à poursuivre, dit-elle

Gentilcore présente sa candidature comme la continuité d’un travail amorcé avec les électeurs lors de la partielle de 2025. Elle mise sur sa visibilité à Québec pour asseoir sa légitimité dans la prochaine course électorale.

« Depuis un an et demi, vous m’avez vue à l’œuvre : je me suis tenue debout à Québec pour défendre leurs intérêts et porter leur voix. Je demande humblement de pouvoir continuer, en octobre prochain, le mandat que nous avons débuté ensemble. Ils peuvent compter sur moi », conclut la députée.

La date du scrutin général provincial n’a pas encore été officiellement fixée, mais les partis amorcent déjà leurs positionnements en vue de l’automne prochain. Pour le PQ, Terrebonne représente l’une des rares circonscriptions qu’il détient et un symbole de son renouveau électoral.

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Le Parti québécois debout derrière le Bloc à Terrebonne

La course est de plus en plus serrée entre les candidates, pour qui les appuis se multiplient. Paul St-Pierre Plamondon croit que Nathalie Sinclair-Desgagné est la personne tout indiquée pour défendre les intérêts du Québec. Il remet en cause la volonté d’Ottawa à travailler dans l’intérêt du Québec, affirmant que le Bloc Québécois est trop souvent « le premier témoin de cette propension du Canada à sacrifier les intérêts du Québec dans les négociations ».

« Il y a là un signal à envoyer pour la défense des intérêts du Québec à l’aube de négociations avec les États-Unis […] » Il faut, selon lui, « une députée chevronnée qui est là pour veiller aux intérêts du Québec au cours des prochains mois ».

Une majorité assurée pour les libéraux

En plus de Terrebonne, les libéraux veulent mettre la main sur deux autres circonscriptions le 13 avril prochain — University–Rosedale et Scarborough–Sud-Ouest, à Toronto — ce qui leur assurerait une majorité confortable. En se plaçant aux côtés du Bloc, le PQ entend barrer la route à Carney à Terrebonne et éviter, dit-il, que le Québec ne soit négligé à la table des négociations.

« C’est drôle que ce soit Mark Carney qui ait dit qu’il vaut mieux être à table que d’être au menu. Si vous voulez l’assurance que le Québec n’est pas au menu, allez chercher des députés qui s’occupent précisément de ça. Parce que ça, c’est un véritable risque », déclare Paul St-Pierre Plamondon.

Selon le chef péquiste, le Québec est trop souvent tenu à l’écart des prises de décision, ce qui lui fait payer le prix fort. M. St-Pierre Plamondon en veut pour preuve la récente visite en Chine de Mark Carney. « À ce que je sache, le Québec n’a pas été consulté. La conséquence a été des représailles des États-Unis, mais auprès de qui, finalement ? D’une entreprise québécoise, Bombardier », soulève-t-il.

« Donc, c’est important d’avoir des députés qui sont 100 % dédiés à l’intérêt du Québec et 100 % dans la prudence nécessaire qu’on doit avoir, comme Québécoises et Québécois, vis-à-vis de la santé de notre économie. »

Paul St-Pierre Plamondon invite les citoyens à voter en fonction de leurs intérêts et des enjeux qui les préoccupent, et non en fonction des intérêts du fédéral, qui, dit-il, cherche une majorité. À l’approche des négociations commerciales avec Washington, il appelle à un rééquilibrage en faveur des intérêts québécois, soulignant que le véritable risque se situe sur le plan commercial et non ailleurs, et qu’il faudra des négociateurs expérimentés et déterminés pour le gérer.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Catherine Gentilcore : Un an d’opposition féroce à Québec

Ancienne directrice marketing au journal Le Devoir et à l’Opéra de Montréal, elle était jusqu’à tout récemment PDG de Numana, une entreprise en technologies numériques.

Plongée « dans le feu de l’action » dès son arrivée, celle qui a succédé Pierre Fitzgibbon dans le siège de députée de Terrebonne, a dû rapidement plonger dans des dossiers importants concernant les Laurentides, comme Stablex et le projet de loi 69 sur l’avenir énergétique du Québec.

Celle qui s’est rapidement bâti une réputation d’oratrice combative à l’Assemblée nationale a multiplié les interventions lors de l’étude des crédits, talonnant une dizaine de ministres sur des dossiers comme l’économie, l’habitation, la condition féminine, la culture et l’enseignement supérieur. Seule députée de l’opposition dans Lanaudière, elle affirme prendre son rôle au sérieux pour « défendre les enjeux des citoyens de Terrebonne ».

Opposition frontale au gouvernement Legault

Sa première année parlementaire a été marquée par une opposition soutenue à ce que Mme Gentilcore qualifie de « gestion brouillonne, incohérente et opaque du gouvernement Legault ». Parmi ses déclarations sur l’accès à la propriété et l’économie, elle a accusé le gouvernement de la CAQ d’avoir fait doubler la valeur moyenne des maisons. Sur le plan économique, elle a dénoncé l’attribution des subventions publiques, rappelant que le Fonds de développement économique avait engendré des pertes de 5,1 milliards en six ans.

Le Parti Québécois a comme proposition d’abolir ce Fonds au profit d’un environnement d’affaires simplifié : réduction du fardeau fiscal, coupure de la paperasse et élimination des contrôles administratifs jugés inutiles. « Les PME ne peuvent plus avoir deux ou trois employés à temps plein juste pour gérer la paperasse gouvernementale », plaide-t-elle.

En culture et médias, elle s’est opposée au projet de loi 109, dénonçant l’incapacité du Québec à rapatrier les budgets fédéraux et rappelant que la souveraineté culturelle passe par l’indépendance. Elle a aussi tenté, sans succès, de faire élargir le crédit d’impôt destiné à la presse écrite aux contenus audio, vidéo et multiplateformes.

Sur le terrain : une région en pleine croissance et des défis pressants

Terrebonne connaît une croissance fulgurante, exacerbée par l’arrivée de familles quittant Montréal pour des logements plus abordables. Cette croissance accentue les pressions :  manque de places en garderie, manque de places dans les écoles, chantiers interrompus et un déficit d’infrastructures en transport.

Elle réclame une augmentation des investissements annuels en transport collectif et critique sévèrement les compressions effectuées par Québec. Elle souhaite également une bonification du transport en commun, tant pour la population que pour les futurs étudiants. « Il faut financer adéquatement et revoir les trajets selon les besoins réels du terrain », explique-t-elle.

Mme Gentilcore se dit fière de voir se concrétiser le projet de campus universitaire à Terrebonne, un dossier qu’elle défend depuis sa campagne. « C’est une façon de former notre main-d’œuvre ici, de retenir nos jeunes et de leur offrir de meilleures perspectives dans la région. »

Indépendance : une stratégie autour de la mobilisation régionale

Si un gouvernement indépendantiste devait être élu, Catherine Gentilcore entend jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation à Terrebonne et Lanaudière. Elle mise sur « les acteurs déjà très engagés dans la région », ainsi que sur l’historique indépendantiste de la Rive-Nord. Elle souhaite travailler étroitement avec les organisations locales : « Il y a plein de gens qui mobilisent déjà, qui organisent des événements, qui veulent parler du pays. »

Pour elle, la clé réside dans l’ancrage humain : « Il ne faut jamais oublier le pouvoir de conviction du face-à-face. On va convaincre les gens un à un. » La députée attend également le dépôt du Livre bleu, qui servira de base pour les discussions et activités régionales.

« Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai le privilège de faire ce métier », dit-elle d’emblée. Pour la députée, la proximité avec les citoyens demeure au cœur de son engagement : « C’est un privilège de me faire arrêter à l’épicerie, à la pharmacie, dans les rues autour de chez moi, parce que les gens veulent partager leurs préoccupations », dit-elle.

Après un an, Catherine Gentilcore estime que ces premiers mois ont « confirmé [sa] détermination à être une voix forte et rigoureuse pour Terrebonne ». Elle dit vouloir poursuivre sur cette lancée.