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Jam Tricot à Mascouche : Quand le patrimoine se tisse au rythme de la musique

Le bruit d’un violon, quelques accords de guitare, des aiguilles à tricoter qui s’activent et des conversations qui s’installent naturellement. Voilà l’ambiance que promet le Jam Tricot, une activité gratuite qui se tiendra le 27 août à la plage du village, au cœur du Vieux-Mascouche.

L’activité est organisée par la Société d’histoire de Mascouche, le volet patrimoine de la SODAM. Les participants sont invités à apporter leur instrument de musique traditionnelle — violon, accordéon, guitare ou autre — pour jouer avec d’autres musiciens dans une formule ouverte à tous. Ceux qui préfèrent simplement profiter de l’ambiance ou avancer un projet de tricot sont tout aussi les bienvenus. « Un jam, c’est une session de musique libre », explique Valérie Deselak, coordonnatrice de la Société d’histoire de Mascouche.

L’idée d’ajouter le tricot est née lors de la première édition, l’été dernier. Plusieurs personnes s’étaient alors installées avec leur ouvrage pendant que les musiciens jouaient. Devant cet engouement spontané, l’organisme a choisi d’intégrer officiellement cette dimension à l’événement.

Deux personnes jouent de la guitare acoustique assises face à face en plein air de nuit, éclairées par une lumière violette
Photo : Société d’histoire de Mascouche

Le patrimoine au cœur du rendez-vous

Le Jam Tricot s’inscrit dans la volonté de la Société d’histoire de Mascouche de faire découvrir le patrimoine vivant.

« On s’intéresse au patrimoine immatériel, à tout ce qui se transmet entre les générations. Le Jam Tricot s’inscrit pleinement dans cette démarche », souligne Mme Deselak.

Le choix du Vieux-Mascouche s’est imposé naturellement. Avec ses bâtiments patrimoniaux, son église Saint-Henri et sa place publique, le quartier offre un décor qui rappelle les origines de la municipalité. L’activité permettra également de découvrir la musique traditionnelle, bien présente dans Lanaudière, mais moins souvent mise de l’avant dans le sud de la région.

« Quand on va à la rencontre de nouvelles personnes, le temps s’arrête un peu. On dépose le téléphone et on prend simplement le temps d’échanger », conclut Mme Deselak.

Le 27 août, musique et tricot se retrouveront ainsi côte à côte à la plage du village, dans un rendez-vous qui fera vivre à sa façon les traditions du Vieux-Mascouche.

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Société

Richard Mercier, ou la vie d’un homme au grand cœur

« Richard aura été un exemple d’implication, de détermination et d’altruisme », écrit le maire de Mascouche Guillaume Tremblay qui a rendu un hommage personnel à l’homme sur ses réseaux sociaux. Le maire le remercie de l’avoir accompagné et orienté dans ses débuts en politique.

« Je t’aime, mon ami », conclut-il.

Né le 16 juin 1939 à Cap-Saint-Ignace, au bas du fleuve, Richard Mercier a grandi sur une « terre de roche », dans une famille modeste où le travail manuel et l’entraide étaient des valeurs fondamentales. C’est dans ce Québec rural que se sont forgées les convictions qui allaient guider toute sa vie.

Militant dans l’âme

Avant de se faire héros du militantisme, Richard Mercier a été employé chez Dominion, se distinguant par sa capacité à abhorrer l’injustice. Gérant des fruits et légumes et syndiqué, il est alors propulsé dans le milieu syndical. Alors que le local est en tutelle sous la main mise d’une centrale américaine, indigné, il prend une décision assumée, et se lance dans l’action.

Sa carrière syndicale le mène au cœur du mouvement ouvrier québécois. Il devient une figure respectée du syndicat des travailleurs de l’alimentation et du commerce. Il contribue ensuite à l’affiliation à la FTQ et noue des liens étroits avec Louis Laberge, dont il est proche au point d’être pressenti pour lui succéder un jour.

Ces années le mènent jusqu’aux plus hautes sphères, où il assiste, admiratif, aux échanges entre Laberge et René Lévesque : « […] Louis m’amenait toujours dans ses rencontres et ô combien de rencontres avec M. Lévesque. Ça a été une expérience extraordinaire de voir deux grands visionnaires, deux personnes qui pouvaient se parler de la société québécoise avec autant de passion […] », confiera-t-il à la Société d’histoire de Mascouche dans une entrevue réalisée en 2023.

La SODAM aux premières loges de son histoire

La Société d’histoire de Mascouche a rendu un vibrant hommage à M. Mercier, invitant la communauté à réécouter cette entrevue dans laquelle il se confie sur son enfance, son parcours de syndicaliste, son arrivée à Mascouche et son engagement pour la cause des aînés.

« Tous se souviendront de cet homme généreux, brillant et engagé », peut-on lire sur le compte Facebook de la SODAM.