« C’est un festival de spiritueux. C’est un festival d’alcool, de mixologie », résume Jean-François Bastien, directeur artistique du festival. Selon lui, la mission première de l’événement reste de faire découvrir les produits des distillateurs québécois et des entreprises liées à l’industrie des spiritueux.
Emma Houde, agente de développement pour le festival, précise que l’offre d’alcool et les kiosques d’exposants représentent plus de 50 % de la programmation.
Plus d’une trentaine d’exposants
Le festival réunit cette année plus d’une trentaine d’exposants, dont des distillateurs, des microbrasseries et des artisans de la restauration, selon la liste diffusée par l’organisation.
Plusieurs exposants déjà présents lors d’éditions précédentes seront de retour, dont la distillerie 3 Lacs et Ungava. De nouveaux participants s’ajoutent également à la programmation, notamment KWE Cocktails, Pit Caribou et la brasserie montréalaise EtOH.
Questionnée sur les kiosques à découvrir lors d’une première visite, Mme Houde en cite trois : Patagonia BBQ, la microbrasserie Albatros et Mon Mix, un espace où le festival prépare ses propres cocktails à partir de produits présentés sur place, notamment ceux d’Ungava.
Une tribune gastronomique tenue avec Barbecue Québec s’ajoute également à la programmation.
Priorité aux produits québécois
Le principal critère de sélection des exposants reste l’origine québécoise des produits, explique Mme Houde. L’organisation privilégie aussi la diversité de l’offre et cherche à faire découvrir des producteurs encore peu connus du public.
Mme Houde souligne enfin que l’offre des exposants évolue également, notamment avec l’arrivée de davantage de produits sans alcool.
Photo courtoisie
La programmation de Plein les sens est l’occasion de profiter du Vieux-Terrebonne et de prolonger l’escapade avec une nuitée à l’Auberge Le Petit Saint-André. - La programmation de Plein les sens est l'occasion de profiter du Vieux-Terrebonne et de prolonger l'escapade avec une nuitée à l'Auberge Le Petit Saint-André.
L’Auberge Le Petit Saint-André permet de prolonger le passage dans le quartier plutôt que de reprendre la route en fin de soirée.
Installé dans une maison centenaire, l’établissement accueille des visiteurs depuis 2004. Selon son propriétaire, son ouverture répondait alors à un besoin bien précis : le secteur ne comptait aucun hébergement local.
« J’ai ouvert l’auberge parce qu’il n’y avait pas d’hébergement local dans le Vieux-Terrebonne », explique-t-il.
Plus de 20 ans plus tard, la vocation du bâtiment s’inscrit désormais dans celle du quartier historique, où se côtoient activités culturelles, restaurants et lieux patrimoniaux.
Une offre de huit chambres
L’auberge compte huit chambres avec salle de bain privée et propose un déjeuner. Elle se trouve à quelques pas du Théâtre du Vieux-Terrebonne, des boutiques et de nombreux restaurants.
« Les gens viennent déjà pour vivre le Vieux-Terrebonne », résume le propriétaire.
Spectacles, festivals, mariages et sorties au restaurant comptent parmi les occasions qui amènent des visiteurs à séjourner sur place. L’hébergement devient alors une façon de prolonger une sortie dans le quartier, plutôt qu’une destination en soi.
Au fil des ans, l’établissement a aussi accueilli des artistes, des personnalités publiques et des voyageurs de passage. Selon son propriétaire, cette fréquentation contribue à l’achalandage des restaurants, des boutiques et des activités culturelles environnantes.
L’Auberge Le Petit Saint-André s’inscrit ainsi dans l’expérience plus large du Vieux-Terrebonne : celle d’un quartier où patrimoine, culture, restauration et hébergement se côtoient.
Photo courtoisie - Le Festival Vins & Histoire de Terrebonne réunissait une trentaine d'exposants et près de 350 produits agroalimentaires et vinicoles pour sa 28e édition.
Pendant deux jours, les visiteurs ont pu découvrir une trentaine d’exposants et près de 350 produits agroalimentaires et vinicoles, tout en profitant d’une programmation de conférences et d’animations.
L’accès au site était gratuit, mais les visiteurs devaient se procurer un forfait pour participer aux dégustations et assister aux conférences.
Photo : courtoisie Plusieurs conférences permettaient aux visiteurs d’approfondir leurs connaissances sur le vin et les tendances de l’industrie.
Un rendez-vous qui s’adapte à son époque
Si le festival demeure un incontournable pour les amateurs de vin et de gastronomie, cette édition s’est déroulée dans un contexte économique plus difficile pour l’industrie vinicole.
« Beaucoup de nos exposants ont eu des restructurations dans la dernière année, donc je pense que c’est un contexte économique un peu défavorable pour l’industrie vinicole », explique Chloé Laframboise, directrice du patrimoine et des événements à La nouvelle société.
Cette réalité s’est traduite par un nombre d’exposants légèrement inférieur à celui de l’année précédente. La baisse de la consommation d’alcool représente également un défi pour l’industrie.
Afin de répondre à l’évolution des habitudes des consommateurs, le festival proposait notamment une offre élargie de produits sans alcool.
Malgré ce contexte, l’objectif demeurait le même : faire vivre une expérience de découverte aux visiteurs.
« On veut que les gens ressortent de là et qu’ils aient fait des découvertes. Qu’ils aient découvert de nouveaux produits, de nouveaux importateurs, de nouveaux producteurs. On veut vraiment que les gens aient apprécié leur expérience et qu’ils repartent avec un nouveau produit coup de cœur de l’événement », souligne Mme Laframboise.
Photo : courtoisie Les dégustations demeuraient au cœur de l’événement, qui proposait cette année une offre élargie, notamment du côté des produits sans alcool.
Une programmation axée sur les découvertes
Pour cette 28e édition, les visiteurs étaient invités à approfondir leurs connaissances grâce à plusieurs conférences accessibles avec le forfait de dégustation.
Martin Juneau était de retour à titre de porte-parole pour une deuxième année. Selon Chloé Laframboise, son expérience et sa passion pour le vin et la gastronomie en faisaient un représentant tout désigné du festival.
Il animait notamment une conférence consacrée aux vins nature. La programmation comprenait également une conférence de Samy Pépin sur les cépages, le retour d’Alain Choquette avec ses anecdotes vinicoles ainsi qu’une présentation de Jean-Sébastien Michel portant sur les produits à faible teneur en alcool.
Les produits québécois occupaient également une place importante, représentant environ la moitié des exposants. Ils étaient aussi bien représentés à l’espace SAQ et au bistro SAQ.
Les arts visuels s’invitent au festival
La principale nouveauté de cette 28e édition était l’arrivée d’un volet consacré aux arts visuels.
L’artiste terrebonnien Shadi Ayoub présentait une œuvre évolutive qui se transformait au fil de la fin de semaine grâce aux interventions de plusieurs artistes. Pour l’organisation, cette initiative ajoutait une dimension créative à un événement déjà reconnu pour ses découvertes gastronomiques et vinicoles.
En réunissant patrimoine, vin, gastronomie et création artistique dans un même lieu, le Festival Vins & Histoire poursuivait sa volonté d’offrir une expérience qui va bien au-delà des dégustations.
Photo courtoisie - Le Minipot, acquis par le Groupe plein air Terrebonne l’an dernier, accueillera une soirée spéciale le 4 septembre pour souligner les 40 ans de l’organisme.
Plutôt que d’organiser une grande fête ponctuelle, l’organisme a choisi de réduire ses tarifs de location pour l’ensemble de la saison, une mesure qui touche le kayak, le vélo de montagne, la planche à pagaie et le mini-putt.
Organisme à but non lucratif, le GPAT administre le site de la Côte Boisée depuis 1986. L’hiver, il gère un centre de ski alpin, une pente de planche à neige et des sentiers de fat bike. L’été, l’offre comprend un mini-putt, des sentiers de vélo de montagne ainsi qu’un centre de location de kayaks et de planches à pagaie. Un atelier mécanique de vélo est récemment venu bonifier les services offerts.
Photo : courtoisie — La Passe plein air du GPAT donne accès à la location de vélos de montagne et de plusieurs équipements de plein air.
Des tarifs réduits plutôt que des festivités
« L’épicerie augmente, le gaz augmente, tout augmente », résume Guillaume Perreault, directeur des communications au GPAT. Pour souligner ses 40 ans, l’organisme a choisi de réduire ses tarifs pendant toute l’année 2026.
Cette mesure prend la forme de la Passe plein air GPAT, une application mobile lancée il y a deux ans en collaboration avec la Ville de Terrebonne. Conçue à l’origine comme un droit d’accès aux sentiers et à la mise à l’eau pour les personnes possédant leur propre équipement, la passe donne maintenant accès à la location gratuite et illimitée de kayaks, de planches à pagaie, de vélos de montagne et, l’hiver, de fat bikes, en plus de chariots multisports, de poussettes de course et de porte-bébés de randonnée. Plus de 200 équipements seront offerts par ce biais en 2026.
Selon M. Perreault, la location d’un kayak pour deux heures coûtait auparavant 35 $. La Passe plein air est offerte au coût de 20 $ par année (plus taxes), un tarif confirmé sur le site du GPAT. Une version allégée et gratuite est offerte aux résidents de la Ville de Terrebonne, tandis que les enfants de 3 ans et moins n’ont pas besoin de la passe.
Un seul événement ponctuel s’ajoute à cette réduction de tarifs étalée sur l’année : une soirée est prévue le vendredi 4 septembre au Minipot, le site du mini-putt acquis l’an dernier, avec des partenaires, un barbecue, un bar extérieur et un jeu gonflable. Le prix d’entrée, encore à confirmer au moment de l’entrevue, devrait être d’environ 5 $, précise M. Perreault.
Le GPAT, point de départ du Race Across Québec
Du 17 au 23 août, le site du GPAT servira de lieu de départ et d’arrivée à la compétition de vélo de route Race Across Québec. L’événement est organisé par une organisation externe qui loue le terrain. Il ne modifiera pas l’accès aux sentiers ni aux services offerts à la clientèle habituelle, si ce n’est une affluence un peu plus importante près du chalet, précise M. Perreault. La compétition n’a par ailleurs aucun lien avec le 40e anniversaire de l’organisme.
La série de courses de vélo de montagne du GPAT, les Mercredis de Terrebonne, se termine pour sa part le 12 août. Le rendez-vous cycliste suivant, et le dernier d’envergure avant la saison hivernale, sera le Défi 24 h Lacourse, les 12 et 13 septembre. Présentée pour une cinquième édition, l’activité proposera cette année un nouveau volet de course à pied, en plus du vélo de montagne.
L’événement est organisé au profit de la Fondation Lacourse pour l’autisme, qui a entrepris l’automne dernier la construction de la Maison Lacourse, un projet de maison de répit destiné aux jeunes adultes autistes près du Vieux-Terrebonne. Son ouverture est prévue à l’été 2026.
Chaque cycliste doit débourser des frais d’inscription de 150 $ et s’engager à amasser un minimum de 250 $ en dons, une somme qui sera remise à la fondation. Selon les chiffres diffusés par l’organisation, l’édition 2025 avait réuni 172 participants répartis en 28 équipes et permis d’amasser plus de 211 000 $ en dons. Les inscriptions pour l’édition 2026, ouvertes depuis plusieurs mois, sont toujours en cours.
Photo : courtoisie — Le kayak figure parmi les activités offertes en location durant la saison estivale.
Le mini-putt, activité la plus fréquentée
Le GPAT a fait l’acquisition officielle du Mini-Putt Terrebonne le 4 juillet 2025, une entreprise en activité depuis 1988. Le site propose deux parcours de 18 trous et une crèmerie, permettant de combiner une partie de mini-putt et un cornet. Selon M. Perreault, il s’agit de l’activité la plus populaire du GPAT et de celle qui demeurera ouverte le plus longtemps cet automne, soit jusqu’en octobre.
Ce qui distingue le GPAT, selon son directeur des communications, c’est sa proximité avec un quartier résidentiel.
« On se promène et on est entouré de maisons et de rues. Mais dès qu’on rentre dans les sentiers de vélo, on a l’impression d’être en pleine nature », image-t-il.
À l’approche de la fin des vacances de la construction, M. Perreault invite la population à profiter du mini-putt, du parc de la rivière et du centre de location de vélos de montagne, trois activités incluses dans la Passe plein air.
« Les gens peuvent faire beaucoup d’activités en bas de 20 $ », résume-t-il.
Photo : Société d’histoire de Mascouche
Le Jam Tricot réunira de nouveau musique traditionnelle et tricot à la plage du village, dans le
Vieux-Mascouche, le 27 août.
Le bruit d’un violon, quelques accords de guitare, des aiguilles à tricoter qui s’activent et des conversations qui s’installent naturellement. Voilà l’ambiance que promet le Jam Tricot, une activité gratuite qui se tiendra le 27 août à la plage du village, au cœur du Vieux-Mascouche.
L’activité est organisée par la Société d’histoire de Mascouche, le volet patrimoine de la SODAM. Les participants sont invités à apporter leur instrument de musique traditionnelle — violon, accordéon, guitare ou autre — pour jouer avec d’autres musiciens dans une formule ouverte à tous. Ceux qui préfèrent simplement profiter de l’ambiance ou avancer un projet de tricot sont tout aussi les bienvenus. « Un jam, c’est une session de musique libre », explique Valérie Deselak, coordonnatrice de la Société d’histoire de Mascouche.
L’idée d’ajouter le tricot est née lors de la première édition, l’été dernier. Plusieurs personnes s’étaient alors installées avec leur ouvrage pendant que les musiciens jouaient. Devant cet engouement spontané, l’organisme a choisi d’intégrer officiellement cette dimension à l’événement.
Photo : Société d’histoire de Mascouche
Le patrimoine au cœur du rendez-vous
Le Jam Tricot s’inscrit dans la volonté de la Société d’histoire de Mascouche de faire découvrir le patrimoine vivant.
« On s’intéresse au patrimoine immatériel, à tout ce qui se transmet entre les générations. Le Jam Tricot s’inscrit pleinement dans cette démarche », souligne Mme Deselak.
Le choix du Vieux-Mascouche s’est imposé naturellement. Avec ses bâtiments patrimoniaux, son église Saint-Henri et sa place publique, le quartier offre un décor qui rappelle les origines de la municipalité. L’activité permettra également de découvrir la musique traditionnelle, bien présente dans Lanaudière, mais moins souvent mise de l’avant dans le sud de la région.
« Quand on va à la rencontre de nouvelles personnes, le temps s’arrête un peu. On dépose le téléphone et on prend simplement le temps d’échanger », conclut Mme Deselak.
Le 27 août, musique et tricot se retrouveront ainsi côte à côte à la plage du village, dans un rendez-vous qui fera vivre à sa façon les traditions du Vieux-Mascouche.
Photo : Henriette Sena — Le parc des Coccinelles, à La Plaine, est le premier parc de Terrebonne conçu selon les principes de l'accessibilité universelle.
Il s’agit du premier parc de la municipalité entièrement conçu selon les principes de l’accessibilité universelle. Les investissements municipaux dépassent 3,3 millions de dollars.
L’inauguration s’est tenue dans le cadre du rendez-vous Brin de jasette de Raymond Berthiaume, conseiller municipal du district 2, Du Boisé-Laurier. Selon l’élu, ancien régisseur des sports et des loisirs à la Ville, les parcs de Terrebonne ne sont pas tous accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le gazon et le sable compliquent les déplacements en fauteuil roulant ou en béquilles. « Pour nous, c’était important de créer un parc pour répondre à tous les enfants », affirme-t-il.
Un sentier asphalté traverse le parc. Une surface amortissante en caoutchouc moulé remplace le sable dans les aires de jeux. Un module est accessible en fauteuil roulant grâce à une rampe intégrée. Les glissades sont munies de plateformes pour faciliter les transferts. Trois types de balançoires adaptées s’adressent aux bébés, aux enfants, aux adolescents et aux adultes. L’une d’elles place l’enfant devant le parent plutôt qu’à côté. « Ça rapproche l’enfant du parent », explique M. Berthiaume. Au fond du parc, une zone regroupe des jeux au sol, sans bruit ni modules à grimper. Elle vise entre autres les enfants ayant un TDAH, qui ont parfois besoin de recul pour jouer sans être dérangés, précise le conseiller.
Le projet découle d’une consultation avec des citoyens et des organismes spécialisés, dont Les Répits de Gaby, l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière et l’Association des personnes handicapées physiques Rive-Nord. « Ces organismes connaissent les réalités vécues par les personnes handicapées et leurs familles, souligne M. Berthiaume. Voici ce dont on rêve comme parc, mais c’est quoi la réalité? », résume-t-il. « C’est eux les professionnels. »
Photo Henriette Sena
« Des moments en famille »
Gabrielle Gonthier a participé à cette consultation. La citoyenne du quartier est mère de quatre enfants, dont deux avec des besoins particuliers. « Pour moi, ça représente la facilité. Ça représente des moments en famille », dit-elle. Elle n’aura plus à sortir de son quartier pour trouver un parc où tous ses enfants peuvent jouer ensemble. Les aménagements permettent à son fils polyhandicapé d’accéder aux modules en fauteuil roulant. Elle peut circuler sans avoir à composer avec le gazon, la boue ou les roches.
Le bloc sanitaire restait toutefois en travaux au moment de l’inauguration. La Ville indique qu’il comprendra à terme une toilette autonettoyante adaptée et des tables à langer pour enfants et pour adultes. Ce point compte pour Mme Gonthier, dont le fils est trop lourd pour les tables standards. « Tout le monde gagne à utiliser un parc inclusif. Il n’y a personne qui est mis de côté », lance-t-elle.
Photo Henriette Sena
Un modèle pour les autres parcs
Le parc des Coccinelles reste pour l’instant unique à Terrebonne. Ni la Ville ni les élus n’ont annoncé d’échéancier pour adapter les autres parcs du territoire. Le maire Mathieu Traversy parle d’un investissement qui contribuera à rendre la ville plus inclusive, sans préciser la suite. « J’espère que notre démarche inspirera d’autres initiatives visant à favoriser l’accessibilité universelle, ici comme ailleurs au Québec », conclut M. Berthiaume.
Bas de vignette : Le parc des Coccinelles, à La Plaine, est le premier parc de Terrebonne conçu selon les principes de l’accessibilité universelle.
Photo : Courtoisie
Les danseurs de la troupe SNAP de Studio Rythmix ont représenté la région à l’édition française de la
compétition Bravissimo, à Paris, après avoir décroché une invitation grâce à leur victoire à Terrebonne.
Lors de la compétition Bravissimo, la troupe a remporté la première position au Showcase compétitif/élite, classant son numéro SOLD OUT au premier rang sur 822 numéros présentés, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui a valu une invitation à l’édition française de la compétition.
Pour concrétiser le projet, les 26 danseurs ont misé sur des activités de collecte de fonds et des dons privés. L’objectif initial était d’amasser 50 000 $ en 45 jours.
« En 42 jours, on a ramassé 61 557 $. Ça a été beau de voir tout l’effet du collectif, ensemble, pour nous aider à atteindre notre rêve », souligne Mme Marielle Saint-Laurent Chartrand, directrice et chorégraphe de Studio Rythmix.
Du 28 mai au 3 juin, la troupe SNAP a présenté deux numéros à Bravissimo Paris : SOLD OUT, une pièce jazz, et LET ME FEEL, une création contemporaine. Les deux ont obtenu la mention Diamant, accordée aux performances ayant reçu entre 95 % et 100 %.
« Les juges nous ont rendu un hommage devant tout le public en disant qu’ils avaient rarement vu un numéro aussi émotionnel. Les Français nous ont dit : “Vous nous avez foutu les poils” », rapporte Mme Saint-Laurent Chartrand.
Les danseurs ont également participé gratuitement à un atelier avec Vincent Noiseux, chorégraphe et juge de l’émission Révolution.
Photo courtoisie
Une création ancrée dans le vécu
La pièce LET ME FEEL a été conçue à partir du vécu des deux chorégraphes et de celui de leurs élèves, qu’elles accompagnent depuis dix ans.
« Studio Rythmix, c’est une école connectée à l’humain avant tout. On ne se donne pas le temps, dans la vie, de juste être et de juste vibrer qui on est. LET ME FEEL vient vraiment de chaque danseur et de notre propre histoire », explique Mme Saint-Laurent Chartrand.
L’année avait déjà commencé sous le signe des succès pour l’école de danse. Une première troupe s’est rendue en quart de finale de l’émission Quel talent, tandis qu’une deuxième participait au plateau d’En direct du jour de l’An avec France Beaudoin. La saison de compétition s’est également traduite par des premières places et des bourses à Victoriaville et à Sherbrooke.
Fondé en 2015 par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière, Studio Rythmix, situé à Mascouche, vient d’agrandir ses locaux pour répondre à une demande croissante. Les spectacles de fin d’année sont prévus les 20 et 21 juin prochains.
« Ça nous a montré qu’on pouvait toujours voir plus grand. Peu importe ce que la vie nous réserve, je crois qu’on peut aller encore plus loin », conclut Mme Saint-Laurent Chartrand.