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Insécurité dans le Vieux-Terrebonne : des mesures se mettent en place

Une rencontre tenue le 4 mai entre les membres du Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne et le Service de police a permis de faire le point sur les préoccupations soulevées.

Le conseiller Charles Messier, également membre du Comité consultatif, confirme la mise en place de plusieurs mesures en vue de rétablir la situation et redonner un sentiment d’apaisement aux citoyens. Selon M. Messier, l’Unité mobile d’intervention (UMI) est en déploiement depuis le 17 mai. Des patrouilles à vélo et à pied ont également été mises en place, avec un accent particulier sur les parcs, les bars et les restaurants en soirée.

Selon le conseiller, la présence de l’unité mobile d’intervention dans le quartier était déjà prévue de façon régulière avant même la tenue de la rencontre de suivi entre le comité consultatif et les responsables policiers. « Mais là, vraiment, on va s’assurer qu’il y ait une tournée des bars, des restaurants le soir, la nuit, encore plus fréquemment que ce qui était prévu », précise-t-il.

Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure et figure de proue de la mobilisation citoyenne et qui avait pris la parole au conseil municipal pour dénoncer des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles dans le secteur, constate déjà des changements sur le terrain.

« Nous, on a vu une augmentation aussi de la sécurité policière dans le Vieux-Terrebonne. Avant, on voyait environ une voiture par jour. Là, ils passent plutôt 4 ou 5 fois par jour », note l’entrepreneure.

Des chantiers pour l’éclairage et les caméras amorcés

Sur le plan de l’éclairage, la Ville a procédé à un recensement des ampoules défectueuses ou brûlées dans le Vieux-Terrebonne. Les réparations sont imminentes. Des luminaires supplémentaires seront également installés dans certaines rues secondaires ainsi qu’au stationnement temporaire Saint-Joseph, un endroit ciblé par les résidents comme particulièrement sombre et peu sécuritaire.

Du côté des caméras, une dizaine d’appareils supplémentaires seront déployés à Terrebonne, bien que les emplacements précis n’aient pas encore été confirmés, une analyse des besoins étant en cours. Par ailleurs, un registre des caméras privées sera créé prochainement. Les citoyens volontaires pourront y inscrire leurs caméras de sécurité domestiques, notamment celles intégrées aux sonnettes, afin que la police puisse y accéder rapidement en cas d’incident.

« […] on va demander aux citoyens qui sont volontaires s’ils acceptent qu’en cas d’incident, on puisse avoir accès aux bandes enregistrées par leur caméra de sécurité », indique le conseiller municipal.

Renforcement des travailleurs de rue

Mme Leclerc, qui réclamait une présence accrue de travailleurs de rue, indique avoir rencontré des représentants de l’organisme Le Trajet, qui s’est engagé à être plus présent dans le Vieux-Terrebonne cet été. Elle prévoit également une rencontre avec la députée provinciale Catherine Gentilcore afin d’explorer des pistes de financement qui permettraient de renforcer les ressources communautaires sur le terrain. « On espère pouvoir débloquer des subventions au niveau de Québec pour venir aider un peu plus les organismes communautaires de la région », explique-t-elle.

Le conseiller Messier rappelle l’importance pour les citoyens de déclarer tout incident à la police. « Si les gens ne nous disent pas ce qui se passe, c’est difficile d’intervenir. On se base sur ce qui nous est rapporté », a souligné Véronik Gravel, conseillère politique au cabinet du maire, reconnaissant que la peur et la méfiance peuvent freiner les signalements.

La police appelle également la population à dénoncer systématiquement les vols de colis, un phénomène bien documenté dans le secteur, afin de permettre aux enquêteurs de retrouver les auteurs.

Suivi à l’automne

Le Comité consultatif du Vieux-Terrebonne se réunira de nouveau en septembre pour faire le bilan des mesures mises en place au cours de l’été. Le conseiller Messier se veut rassurant quant à la priorité accordée au dossier.

« Nous allons accentuer notre présence sur le terrain, notamment dans les bars et les secteurs plus achalandés », soutient M. Messier, précisant que cette approche se poursuivra, particulièrement durant la saison estivale, alors que le Vieux-Terrebonne attire beaucoup de visiteurs. « Par la suite, nous continuerons d’intervenir selon les besoins. »

Pour Leica Leclerc, si les premiers signaux sont encourageants, la vigilance reste de mise. Elle entend continuer à suivre l’évolution de la situation de près et à servir de relais entre les citoyens, les commerçants et les autorités.

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Sports

Diffusion en plein air : Terrebonne touchée par la fièvre des séries

Aussi inusité que vrai, c’est ce qui a mené à la naissance des rassemblements extérieurs qu’organise la Ville de Terrebonne ce printemps. Parallèlement, le maire Mathieu Traversy y songeait. Il avait visité la grande ville à l’occasion d’une joute éliminatoire des Canadiens de Montréal. « Ça m’a fait réfléchir », avoue-t-il, mais la ville lanaudoise est allée de l’avant pour cette première sur son territoire.

De vouloir est une chose, de le faire en est une autre. Or, Terrebonne – plus particulièrement le Vieux-Terrebonne – n’est pas étranger à des événements culturels et spectacles. « De la faire de cette manière-là », nuance l’élu de Terrebonne, est une tout autre paire de manches. « Ça peut paraître simple de projeter une partie », ajoute Mathieu Traversy, « mais ça prend des droits de diffusion, un lieu sécuritaire et une connexion internet capable d’assurer la projection. » Il attribue des points bonis à la rapidité de la diffusion, afin de ne pas se faire divulgâcher un but en entendant les voisins célébrer avant eux.

Le maire s’est montré honnête, la fièvre des séries et la mise en place des soirées projections ont fait devancer les dates d’ouverture des terrasses. Le « rush », comme le dit M. Traversy, présente de nouveaux défis organisationnels. Il préfère en rire, mais au fur et à mesure que le parcours du tricolore se poursuit, les arbres, quant à eux, gagnent des feuilles et bouchent légèrement la vue. Il rapporte que les écrans seront réaménagés conséquemment.

Au final, l’initiative répond non seulement à la demande du jeune homme, mais elle répond à un public plus large. « Ce n’est pas la même clientèle » que celle qui se rassemble au centre-ville de Montréal. Mathieu Traversy le perçoit plutôt comme un « rassemblement intergénérationnel », où les familles et amis de tous âges s’y trouvent gratuitement. « Nos craintes n’ont pas été avérées. Les gens sont dans un état positif, festif, rassembleur. Tout cela s’est fait dans un environnement extrêmement positif pour tous. » En d’autres mots, aucune voiture n’a été renversée.

Maintenant, le souci sur lequel l’élu veut se concentrer, c’est la corrélation entre une sortie extérieure et la défaite, citant que la « seule chose que j’avais peur, c’est qu’à chaque fois que Terrebonne projette, le Canadien perd. » Au moins, il se console que le premier match de la finale de l’Est contre les Hurricanes ait renversé la malheureuse tendance.

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Sports

Écran géant pour le hockey à Terrebonne

Les Canadiens de Montréal affrontent les Sabres de Buffalo en deuxième ronde des séries de la LNH. Le Tricolore mène 2 à 1 après sa victoire de 6 à 2 dimanche dernier au Centre Bell.

L’initiative a été annoncée par le maire Mathieu Traversy sur sa page Facebook personnelle.

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Société

Commerçants et résidents dénoncent une situation préoccupante dans le Vieux-Terrebonne

Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.

Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.

Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.

Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.

La séance municipale comme tribune

Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.

Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »

Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »

Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.

« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.

Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.

Citoyenne prenant la parole au podium lors d'un conseil municipal de Terrebonne, élus assis au banc devant les drapeaux
Photo Dany Baribeau

Une réalité difficile à mesurer

Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.

Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.

Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.

Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.

La Ville en prend acte

Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.

Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.