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Terrebonne – Un homme de 32 ans arrêté pour vol de bijoux

Le Service de police de Terrebonne/Sainte-Anne-des-Plaines/Bois-des-Filion a reçu un appel vers 15 h 10 signalant le vol. Le suspect a pris la fuite à bord d’un véhicule après avoir dérobé des bijoux. Déjà connu des policiers, il a été localisé à sa résidence de Saint-Constant, où il a été arrêté sur place.

Une perquisition effectuée à son domicile a permis de recueillir des éléments de preuve. Steven Girard Roy, 32 ans, est accusé de vol qualifié et de bris de probation. Il a été gardé détenu à la suite de sa comparution.

L’enquête se poursuit, puisque le suspect pourrait être lié à d’autres vols qualifiés commis à Terrebonne et dans d’autres secteurs.

Toute personne détenant des informations sur cet événement ou sur des activités criminelles peut communiquer avec le Service de police au 450 471-4121 ou avec la ligne Échec au crime au 1-800-711-1800.

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Un règlement encadre la violence verbale à l’encontre des policiers

Ces propos d’une violence inouïe ont incité les partis politiques de l’Assemblée nationale à adopter, à l’unanimité, une motion du Parti Québécois visant à modifier la Loi sur la police, afin d’interdire, au Québec, les insultes et injures contre des agents de la paix sur le terrain.

La vidéo en question montre la policière afficher un calme olympien face à une salve d’injures, de la part de l’automobiliste, visiblement interpellé pour des vitres teintées jugées illégales. Ce dernier n’a écopé d’aucune amende, parce qu’à Montréal, il n’existe aucun outil pour sanctionner les insultes envers les policiers.

À Terrebonne, un règlement municipal encadre, depuis 2015, ce type de comportement. Le Règlement R-4001 sur la paix, l’ordre public et le bien-être général. Adopté par le conseil municipal de la Ville de Terrebonne le 11 mai 2015, il interdit d’insulter, d’injurier ou de gêner un membre de la Direction de la police ou un agent de la paix lors d’une intervention policière.

Selon l’outil en question, le policier visé par les insultes donne à la personne en cause un constat d’infraction, au même titre qu’une infraction au Code de la sécurité routière. Cette personne risque une amende de 200 $ à 1000 $, et en cas de récidive dans les 24 mois, l’amende passe de 400 $ à 2000 $.

Le sommet de la pyramide

Malgré le règlement en vigueur, subir des insultes ou de la violence verbale en intervention est le quotidien des policiers et policières à Terrebonne, confie une agente de police jointe au téléphone. « Les policiers se font constamment insulter », lâche-t-elle.

Même constat du côté du vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne, Jean-Philippe Gagné, qui dit observer que le règlement n’a pas un effet dissuasif réel sur le terrain. Cependant, jamais ses membres n’ont eu à essuyer des propos d’une telle violence, fait-il remarquer.

« C’est un cas d’exception au niveau de la gravité des [propos]. Ce cas-là, c’est le top de la pyramide », insiste-t-il.

Vincent Charbonneau, capitaine aux affaires publiques de la police de la Ville de Terrebonne, reconnaît pour sa part que des propos à caractère misogyne ont déjà été adressés à des policières de Terrebonne. « Je suis certain que c’est déjà arrivé », admet-il, précisant que ces incidents ne sont pas répertoriés de façon spécifique.

Face à ce type de comportement, l’arrestation n’est pas la réponse privilégiée, établit-t-il, expliquant que les policiers gardent leur calme, regagnent leur véhicule et procèdent en deux temps. D’abord, ils émettent le constat d’infraction lié à l’interception initiale, « exemple une limite de vitesse, un stop ou des défectuosités sur le véhicule », ensuite, un second constat pour les insultes ou injures proférées durant l’intervention.

« […] Des fois, il va peut-être déjà avoir une arrestation pour une infraction criminelle. Et à travers l’infraction criminelle, la personne détenue va aussi insulter et injurier l’agent. Et là, c’est seulement un constat d’infraction qui est donné. Il n’y a pas d’arrestation à ce moment-là », explique M. Charbonneau, insistant sur le fait que chaque intervention étant unique, c’est à l’agent sur le terrain d’évaluer la situation et de décider de la marche à suivre en fonction de ce qu’il observe.

Le vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne affirme que dans un cas semblable à celui de la vidéo, l’automobiliste aurait certes reçu un constat d’infraction, mais la situation aurait pu aussi se solder par une arrestation, si les insultes s’étaient poursuivies. « On pourrait finir par l’arrêter pour mettre fin à l’infraction », déclare-t-il.

Moins qu’une protection, davantage un outil contre la violence verbale

M. Gagné ne croit pas que le règlement puisse protéger les forces de l’ordre contre ce type de comportement. Il s’agit, selon lui, d’un outil de négociation permettant de « faire désescalader » la situation. « Ça va faire réfléchir les gens quand tu leur [dis] qu’ils peuvent avoir une amende excessivement salée ».

Le mieux, selon le capitaine Charbonneau, « c’est de garder son calme face à la situation et de privilégier le dialogue ». La formation des policiers en matière d’intervention et de désescalade leur permet de comprendre la situation et de « tempérer les propos », explique-t-il.

« Le but, c’est justement de ne pas aggraver la situation. »

Les citoyens qui contreviennent au règlement agissent, selon lui, sans égard au sexe de l’agent en présence. « [..] C’est souvent l’uniforme ou le travail qui se fait insulter », souligne-t-il, rappelant qu’aucun agent n’est à l’abri des insultes malgré le règlement.

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Police de Terrebonne : Benoît Bilodeau prêt à prendre la relève

L’événement, empreint d’émotion, a été marqué par l’assermentation de Benoît Bilodeau, qui succède à Joël Lamarche à la direction du corps policier.

Cette cérémonie a également permis de souligner le départ à la retraite de M. Lamarche, après trois années à la tête du service et plus de 32 ans de service policier exemplaire au sein de l’organisation. Son engagement envers une police de proximité et son implication constante dans la communauté ont été salués par les élus municipaux et les membres du service.

Nommé officiellement à la suite de la séance extraordinaire du conseil municipal du 18 décembre 2025, Benoît Bilodeau est entré en fonction le lendemain, permettant une transition harmonieuse avec son prédécesseur. Policier respecté et apprécié, il compte 32 ans d’expérience au service de la population de Terrebonne, ainsi qu’aux municipalités de Sainte-Anne-des-Plaines et Bois-des-Filion. Au fil de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment ceux de sergent et de lieutenant à la surveillance du territoire, de capitaine aux normes professionnelles et aux affaires publiques, ainsi qu’à la tête des enquêtes criminelles et du renseignement. Depuis décembre 2022, il agissait à titre de directeur adjoint.

M. Bilodeau se disait fier de prendre la direction du Service. Il dirigera ses unités pour répondre à des besoins importants en sécurité du territoire. Parmi ceux-ci figure entre autres l’enjeu de l’itinérance à Terrebonne où le rôle de policier devient une intervention sociale auprès de cette population. « Les policiers se doivent d’intervenir beaucoup plus socialement, surtout dans le cas de l’itinérance, puisqu’elle est reliée à des enjeux de consommation et de santé mentale et qu’on doit orienter la personne du mieux possible ».

Benoît Bilodeau en uniforme officiel, avec insignes et médailles, posé devant un fond uni vert.
Photo Ville de Terrebonne – Benoît Bilodeau

Toutefois, avoir plus de moyens et d’équipiers au sein de son corps policier ne ferait pas de mal au nouveau directeur, puisque selon lui, le manque d’aspirants policiers ayant passé à l’école de police serait criant.

La direction générale de la Ville souligne que cette nomination s’inscrit dans l’engagement de renforcer le sentiment de sécurité des citoyens. La directrice générale adjointe, Nathalie Reniers, affirme que l’expertise terrain et les capacités de mobilisation de M. Bilodeau en font « un choix naturel pour poursuivre notre mission de sécurité publique sur le territoire », disait-elle par voie de communiqué.

De son côté, la conseillère municipale Lindsay Jean, présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, a mis en lumière l’importance d’un leadership axé sur l’équité, l’écoute et la proximité avec la population.

Prenant la parole, Benoît Bilodeau a remercié les autorités municipales pour la confiance accordée et s’est engagé à travailler en collaboration avec les équipes policières, les organismes du milieu et les citoyens afin d’accentuer le sentiment de sécurité et d’optimiser la qualité des services offerts.

D’un autre côté, pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, cet événement a permis d’honorer la carrière et le travail de Joël Lamarche, l’ancien directeur.

« Son engagement, sa vision d’une police de proximité et son implication sincère au sein de la communauté auront marqué notre organisation », assure-t-il sur ses réseaux sociaux.

La Ville de Terrebonne a tenu à adresser ses salutations à Joël Lamarche pour la suite de son parcours et à souhaiter plein succès à Benoît Bilodeau dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.