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Lutte contre l’itinérance – Lanaudière juge insuffisant le financement accordé à la région

Sur les 12,5 millions de dollars prévus à l’échelle provinciale, seulement 147 000 $ seront consacrés à des initiatives lanaudoises, une somme jugée insuffisante compte tenu de la croissance des besoins observée sur le territoire.

Cette annonce survient alors que les résultats préliminaires du dénombrement 2025 révèlent une hausse de 24,8 % de l’itinérance visible en trois ans dans Lanaudière. Selon les données publiées en avril 2026, quelque 400 personnes sont officiellement identifiées comme étant sans-abri dans la région.

La Table rappelle que les municipalités, les organismes communautaires et plusieurs partenaires sont déjà fortement mobilisés pour répondre à une situation de plus en plus complexe.

« La situation actuelle exige des réponses à la hauteur des besoins. Partout dans Lanaudière, les acteurs sont engagés, innovent et collaborent pour soutenir les personnes en situation de vulnérabilité. Toutefois, ils ne peuvent pas répondre seuls à une pression qui augmente sans cesse. Lorsque les investissements ne reflètent pas les réalités vécues dans nos communautés, c’est notre capacité collective d’agir qui est fragilisée. La répartition des ressources doit s’appuyer sur des données concrètes et tenir compte des besoins réels de chaque territoire », affirme Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Une réalité en transformation

Comme ailleurs au Québec, le visage de l’itinérance évolue dans Lanaudière. Au-delà des personnes visibles dans l’espace public, plusieurs situations demeurent plus difficiles à détecter et nécessitent également des interventions adaptées.

Pour la Table des préfets, la répartition des ressources gouvernementales doit tenir compte de cette réalité et de la pression croissante exercée sur les organismes et les services de proximité.

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Les paramédics accentuent la pression sur Québec

Cette action vise à dénoncer l’impasse dans les négociations entourant le renouvellement de leur convention collective, échue depuis plus de deux ans.

Selon les organisations syndicales participantes, les manifestants ont bloqué l’ensemble des entrées de l’édifice du Conseil du trésor situé sur la Grande Allée, empêchant les employés d’y accéder pendant l’intervention.

Les représentants syndicaux soutiennent que les négociations sont au point mort et craignent qu’une éventuelle entente soit reportée après les élections provinciales prévues en octobre.

« Nous, les paramédics, on en a assez d’une négociation qui traîne encore une fois parce que le gouvernement abuse d’un régime de services essentiels qui limite à presque zéro les effets de notre grève. On refuse de ne pas être reconnus pour le travail vital qu’on effectue », a déclaré Sébastien Gourre, président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), section locale 7300 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le dirigeant syndical estime également qu’une entente serait nécessaire afin d’assurer la stabilité de la main-d’œuvre et le maintien des services préhospitaliers.

Les paramédics concernés sont sans convention collective depuis deux ans et 78 jours, selon le syndicat.

Le SCFP compte quelque 143 000 membres au Québec, dont près de 30 700 œuvrent dans le secteur de la santé et des services sociaux.

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L’avenir du Vieux-Terrebonne, au-delà de la désignation

Hausse des demandes de permis, nouvelles ressources spécialisées, surveillance accrue et enjeux de financement : les retombées de cette reconnaissance se font déjà sentir.

Depuis le début de l’année 2026, la Direction de l’urbanisme durable de Terrebonne a engagé une conseillère en patrimoine dédiée exclusivement au patrimoine. « Elle travaillait au ministère de la Culture et des Communications auparavant », a précisé Arianne Létourneau, cheffe de vision, planification urbaine et réglementation, soulignant que la nouvelle ressource maîtrise déjà les rouages du système provincial de subventions et d’autorisations.

Depuis la recommandation du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, de faire du Vieux-Terrebonne le 14e site patrimonial déclaré en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en juillet 2025, le nombre de demandes a largement dépassé les prévisions initiales.

« On pensait avoir une douzaine de demandes par année, mais finalement, on en a eu 20 jusqu’à maintenant », a indiqué Mme Létourneau, précisant que cette cadence pourrait éventuellement se stabiliser.

À cela s’ajoutent de nouveaux inspecteurs déployés sur le terrain, chargés d’effectuer des rondes de surveillance, de transmettre l’information aux propriétaires et de s’assurer du respect de la réglementation.

Des délais reconnus

Les demandes de permis en lien avec le Vieux-Terrebonne ont augmenté de telle manière que les délais de traitement se sont étirés.

« Depuis un an, on doit admettre que c’est plus lent qu’avant », a reconnu la responsable, tout en affirmant que la situation devrait s’améliorer « beaucoup » au cours des prochains mois.

La clé de cette amélioration repose sur le transfert de certaines responsabilités du ministère de la Culture et des Communications vers la Ville. Ce transfert permettrait à Terrebonne de délivrer elle-même les autorisations requises pour les travaux en zone patrimoniale, évitant ainsi aux citoyens de devoir obtenir des approbations auprès de deux instances.

« Les gens feraient la demande de permis et on donnerait aussi la même autorisation que le ministère donne dans d’autres titres », a expliqué Mme Létourneau.

La démarche est actuellement en cours auprès des sous-ministres et de la permanence du ministère. Ce processus administratif ne devrait pas être affecté par les élections provinciales attendues à l’automne, assure le conseiller municipal du Vieux-Terrebonne et président de la commission du patrimoine et de l’aménagement du territoire, Charles Messier.

« C’est la bureaucratie plus que la politique », a-t-il résumé.

Une enveloppe à surveiller

Environ 200 bâtiments du Vieux-Terrebonne sont désormais protégés par la désignation officielle, contre seulement sept bâtiments classés et 31 bâtiments cités auparavant.

Cette protection élargie soulève toutefois la question du financement.

« On aura moins d’argent, mais plus de besoins », a admis Charles Messier, rappelant que l’ancien programme disposait de surplus alors que le nouveau devra soutenir un territoire beaucoup plus vaste.

Le conseiller demeure néanmoins optimiste. Selon lui, le statut de site patrimonial reconnu par le gouvernement constituera un argument de poids pour obtenir des enveloppes supplémentaires, au besoin.

Parmi les bénéficiaires déjà accompagnés figurent notamment le Collège Saint-Sacrement et l’église du secteur, qui peuvent avoir accès à des subventions pouvant atteindre 750 000 $.

Impact sur la valeur foncière

La désignation patrimoniale n’aura toutefois pas d’effet immédiat sur l’évaluation foncière des propriétés du secteur.

Charles Messier précise que cette reconnaissance ne déclenchera pas automatiquement une révision des rôles d’évaluation.

« Ça vient avec ce que les propriétaires des bâtiments nous soumettent comme projet », soutient-il.

À plus long terme, les élus espèrent toutefois renforcer l’attractivité du secteur.

« On aimerait que ce soit une destination en soi, que tous les Québécois sachent un peu ce que c’est », a déclaré Charles Messier.

Le conseiller souhaite un équilibre entre les besoins des commerçants, des résidents et des touristes. Il estime également que le secteur gagnerait à miser davantage sur le verdissement afin de réduire les îlots de chaleur.

« Plus on aura d’arbres, plus on aura de verdissement, mieux ce sera. »

Il s’attend également à ce que l’accès au cœur du Vieux-Terrebonne soit facilité, tant pour le stationnement que pour les déplacements à pied.