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Mascouche : la passerelle du pont Saint-Henri bientôt accessible

Les travaux de réhabilitation permettant la réouverture de la passerelle sont prévus pour 2027. L’évaluation de la structure du pont par le ministère autorise ainsi la planification de ces travaux.

« Nous avons eu l’aval du Ministère pour procéder aux travaux qui mèneront à la réouverture de la passerelle. Le tout sera en préparation cette année pour une réalisation l’an prochain », indiquent les responsables. Ils précisent que le couloir temporaire aménagé sur la chaussée demeure en place pour assurer les déplacements des usagers, tout en rappelant l’enjeu de sécurité lié à la passerelle. Autant les piétons que les cyclistes peuvent continuer d’utiliser ce passage temporaire.

Une brigadière additionnelle est déployée, depuis septembre dernier, du côté de la rue Jeannotte afin d’assurer la sécurité des élèves lors de leurs déplacements.

Des mesures en place depuis 2025

Un rapport d’analyse était venu confirmer un enjeu de sécurité lié à la structure de la passerelle piétonnière du pont Saint-Henri. La conclusion en exigeait la fermeture afin d’assurer la sécurité des usagers.

La structure du pont, elle, est jugée solide et sécuritaire.

La Ville étudiait différents scénarios permettant de rendre sécuritaire le couloir notamment en prévision de la rentrée scolaire et de la période hivernale afin d’en permettre l’entretien pendant les opérations de déneigement.

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Économie

Hausse de taxes foncières : « il ne faut pas faire peur aux citoyens »

Certaines recommandations font tiquer et soulèvent des questions pour les contribuables. Parmi ses recommandations figure notamment une augmentation des taxes foncières. Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay cherche à dédramatiser la situation, estimant qu’il s’agit d’une hausse modeste pour des retombées majeures.

L’infime augmentation envisagée ne devrait pas alarmer les citoyens, croit M. Tremblay qui la chiffre à environ 1,5 %. Ce qui, selon lui, représenterait entre 30 et 50 dollars supplémentaires par année sur le compte de taxes d’une maison moyenne. En contrepartie, cette contribution permettrait d’injecter des milliards de dollars dans les infrastructures municipales à travers tout le Québec. « Je pense que comme position responsable, ça en vaut la chandelle », affirme-t-il.

« Mais au bout de la ligne, il faut juste bien s’entendre pour ne pas faire peur aux citoyens. »

– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

Il insiste sur l’urgence d’agir, notamment pour les générations futures, soulignant que l’inaction aurait un coût bien plus élevé à long terme. « On se doit d’avoir ce positionnement pour les familles et pour les générations futures parce que je n’ai pas le goût de laisser à mes enfants des infrastructures qui pètent de partout. »

Mascouche, déjà avant-gardiste

Le maire souligne que Mascouche n’attend pas les recommandations du rapport pour agir. La Ville s’est déjà dotée d’un fonds dédié aux infrastructures, financé directement par une portion du compte de taxes des citoyens. « C’est déjà la réalité mascouchoise », soutient-il, précisant que la Ville procède cette année à d’importants travaux de réfection sur plusieurs artères, dont Montée Masson.

Pour M. Tremblay, une partie du défi est aussi d’ordre éducatif. Il observe que les citoyens perçoivent différemment les hausses selon le palier de gouvernement concerné. Les augmentations d’impôts provinciaux ou les hausses de tarifs d’Hydro-Québec passent souvent inaperçues, soutient-il, affirmant que le compte de taxes municipal, reçu une fois par année avec un montant clairement affiché, fait davantage réagir.

« Le gouvernement du Québec, sur ton compte de taxes annuellement, t’augmente d’environ 300 à 400 $ par année parce que si ton salaire augmente, tes impôts augmentent. Mais les gens ne s’en rendent pas compte », expose M. Tremblay.

Il reconnaît que dans un contexte de hausse du coût de la vie, toute augmentation supplémentaire sera scrutée à la loupe. Mais il maintient qu’il s’agit d’un choix incontournable et responsable. « Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des citoyens et des citoyennes », conclut-il.

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Actualités Environnement

Pour une gestion plus équitable des matières dangereuses résiduelles

Pour les élus, les enjeux liés aux matières dangereuses dépassent largement les considérations techniques. Ils touchent directement l’aménagement du territoire, la sécurité publique, l’environnement ainsi que l’acceptabilité sociale.

« Les choix métropolitains de gestion des matières dangereuses produisent des impacts durables sur nos communautés. Il est essentiel que ces décisions reposent sur une vision intégrée, transparente et équitable, respectueuse des réalités territoriales », soutient Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne.

Dans le cadre des consultations publiques menées par la CMM, la MRC s’est jointe aux autres MRC de la Couronne Nord afin de déposer un mémoire commun réclamant une gouvernance métropolitaine mieux structurée, plus transparente et davantage axée sur l’équité territoriale.

Une forte pression sur certains territoires

Le mémoire met en lumière ce que les signataires décrivent comme un déséquilibre territorial important, notamment dans la Couronne Nord, où certaines activités liées à l’élimination des matières dangereuses seraient davantage concentrées.

Selon la MRC Les Moulins, cette situation entraîne des pressions environnementales et sociales importantes pour les collectivités concernées. L’organisation estime également que le modèle actuel de prise de décision demeure trop fragmenté, ce qui complique la planification à l’échelle métropolitaine.

« Une gouvernance efficace doit permettre d’anticiper les impacts, de mieux répartir les responsabilités et d’assurer une cohérence entre les choix d’aménagement, les impératifs environnementaux et les préoccupations des citoyens », affirme Guillaume Tremblay, préfet suppléant de la MRC Les Moulins et maire de Mascouche.

M. Tremblay précise avoir demandé, lors de ces consultations, un meilleur encadrement des contaminants émergents, dont les PFAS font partie. Les PFAS, soit des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) formant une famille de milliers de composés chimiques d’origine humaine, soulèvent des préoccupations quant à leurs impacts potentiels sur l’environnement et la santé publique, explique le maire.

« Il est essentiel que la réglementation soit modernisée pour en tenir compte », insiste-t-il.

Des recommandations

Les MRC de la Couronne Nord proposent dix recommandations dans leur mémoire, afin de corriger ces déséquilibres.

Parmi celles-ci figurent notamment la création d’un observatoire métropolitain des matières dangereuses intégrant un indice de pression environnementale territoriale, l’accélération de la réduction à la source à l’aide de cibles territorialisées ainsi que le développement de symbioses industrielles favorisant l’économie circulaire.

Le document recommande également un encadrement plus strict du recours à l’élimination des matières dangereuses, qui devrait être autorisé uniquement lorsqu’aucune autre solution viable n’est possible.

Les élus proposent aussi l’instauration d’une redevance à l’élimination, dont une partie des revenus serait redistribuée aux territoires d’accueil afin de compenser les impacts subis.

Ces mesures permettraient de renforcer la planification métropolitaine tout en favorisant une transition vers des pratiques plus durables et plus équitables, selon la MRC Les Moulins.

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Actualités

Insécurité dans le Vieux-Terrebonne : des mesures se mettent en place

Une rencontre tenue le 4 mai entre les membres du Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne et le Service de police a permis de faire le point sur les préoccupations soulevées.

Le conseiller Charles Messier, également membre du Comité consultatif, confirme la mise en place de plusieurs mesures en vue de rétablir la situation et redonner un sentiment d’apaisement aux citoyens. Selon M. Messier, l’Unité mobile d’intervention (UMI) est en déploiement depuis le 17 mai. Des patrouilles à vélo et à pied ont également été mises en place, avec un accent particulier sur les parcs, les bars et les restaurants en soirée.

Selon le conseiller, la présence de l’unité mobile d’intervention dans le quartier était déjà prévue de façon régulière avant même la tenue de la rencontre de suivi entre le comité consultatif et les responsables policiers. « Mais là, vraiment, on va s’assurer qu’il y ait une tournée des bars, des restaurants le soir, la nuit, encore plus fréquemment que ce qui était prévu », précise-t-il.

Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure et figure de proue de la mobilisation citoyenne et qui avait pris la parole au conseil municipal pour dénoncer des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles dans le secteur, constate déjà des changements sur le terrain.

« Nous, on a vu une augmentation aussi de la sécurité policière dans le Vieux-Terrebonne. Avant, on voyait environ une voiture par jour. Là, ils passent plutôt 4 ou 5 fois par jour », note l’entrepreneure.

Des chantiers pour l’éclairage et les caméras amorcés

Sur le plan de l’éclairage, la Ville a procédé à un recensement des ampoules défectueuses ou brûlées dans le Vieux-Terrebonne. Les réparations sont imminentes. Des luminaires supplémentaires seront également installés dans certaines rues secondaires ainsi qu’au stationnement temporaire Saint-Joseph, un endroit ciblé par les résidents comme particulièrement sombre et peu sécuritaire.

Du côté des caméras, une dizaine d’appareils supplémentaires seront déployés à Terrebonne, bien que les emplacements précis n’aient pas encore été confirmés, une analyse des besoins étant en cours. Par ailleurs, un registre des caméras privées sera créé prochainement. Les citoyens volontaires pourront y inscrire leurs caméras de sécurité domestiques, notamment celles intégrées aux sonnettes, afin que la police puisse y accéder rapidement en cas d’incident.

« […] on va demander aux citoyens qui sont volontaires s’ils acceptent qu’en cas d’incident, on puisse avoir accès aux bandes enregistrées par leur caméra de sécurité », indique le conseiller municipal.

Renforcement des travailleurs de rue

Mme Leclerc, qui réclamait une présence accrue de travailleurs de rue, indique avoir rencontré des représentants de l’organisme Le Trajet, qui s’est engagé à être plus présent dans le Vieux-Terrebonne cet été. Elle prévoit également une rencontre avec la députée provinciale Catherine Gentilcore afin d’explorer des pistes de financement qui permettraient de renforcer les ressources communautaires sur le terrain. « On espère pouvoir débloquer des subventions au niveau de Québec pour venir aider un peu plus les organismes communautaires de la région », explique-t-elle.

Le conseiller Messier rappelle l’importance pour les citoyens de déclarer tout incident à la police. « Si les gens ne nous disent pas ce qui se passe, c’est difficile d’intervenir. On se base sur ce qui nous est rapporté », a souligné Véronik Gravel, conseillère politique au cabinet du maire, reconnaissant que la peur et la méfiance peuvent freiner les signalements.

La police appelle également la population à dénoncer systématiquement les vols de colis, un phénomène bien documenté dans le secteur, afin de permettre aux enquêteurs de retrouver les auteurs.

Suivi à l’automne

Le Comité consultatif du Vieux-Terrebonne se réunira de nouveau en septembre pour faire le bilan des mesures mises en place au cours de l’été. Le conseiller Messier se veut rassurant quant à la priorité accordée au dossier.

« Nous allons accentuer notre présence sur le terrain, notamment dans les bars et les secteurs plus achalandés », soutient M. Messier, précisant que cette approche se poursuivra, particulièrement durant la saison estivale, alors que le Vieux-Terrebonne attire beaucoup de visiteurs. « Par la suite, nous continuerons d’intervenir selon les besoins. »

Pour Leica Leclerc, si les premiers signaux sont encourageants, la vigilance reste de mise. Elle entend continuer à suivre l’évolution de la situation de près et à servir de relais entre les citoyens, les commerçants et les autorités.

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Actualités

L’UMQ réclame une refonte du modèle fiscal municipal

Réunis dans le cadre des Assises annuelles 2026, les représentants municipaux ont présenté, le 14 mai, leur rapport sur la situation fiscale des municipalités qu’ils jugent alarmante.

Piloté par deux anciens ministres des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, le document met en lumière la situation fiscale des municipalités, appelant à un véritable virage.

« Les municipalités font face à des défis majeurs qui dépassent largement leurs champs de compétences », a déclaré Monique Jérôme-Forget, co-présidente du chantier sur la fiscalité de l’UMQ. Selon elle, le décalage entre les responsabilités confiées aux villes et les moyens dont elles disposent ne suit pas. Elle appelle le gouvernement à « reconnaître pleinement le rôle des municipalités et de leur donner les moyens d’agir ».

Les infrastructures au cœur des préoccupations

L’UMQ propose notamment la création d’un fonds dédié au maintien des infrastructures municipales afin d’assurer un financement stable, prévisible et suffisant pour l’entretien des équipements existants.

Elle recommande également de regrouper les multiples programmes d’infrastructures dans un transfert unique et prévisible, basé sur les besoins réels des municipalités. Une telle mesure permettrait, selon elle, de simplifier les démarches administratives et d’accélérer la réalisation des projets.

Le milieu municipal souhaite aussi un allègement des normes et des exigences réglementaires imposées aux villes, considérées comme un facteur important dans l’explosion des coûts de construction.

Contrôler la hausse des coûts

Nicolas Marceau, professeur titulaire au Département des sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal et ancien ministre des Finances, insiste sur la nécessité de s’attaquer à la croissance rapide des coûts de construction avant d’injecter davantage d’argent dans les infrastructures.

Selon lui, « Le fonds dédié à l’entretien des infrastructures est une mesure structurante. Il permettrait de rattraper le retard accumulé tout en encourageant les municipalités à fournir un effort fiscal responsable ». Il estime toutefois qu’il serait irresponsable de simplement augmenter les investissements sans corriger les facteurs qui contribuent à l’augmentation des coûts.

« Chaque dollar investi doit réellement compter pour les citoyens », a déclaré M. Nicolas Marceau.

« Le Québec a un gros mal de dos »

Le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, estime que les infrastructures représentent bien davantage que de simples ouvrages matériels. Il affirme que les routes, les réseaux d’eau et les équipements municipaux constituent « la colonne vertébrale du Québec. »

M. Tremblay estime que les municipalités sont prêtes à participer à l’effort collectif, mais soutient qu’il devient nécessaire de changer de modèle pour répondre adéquatement aux défis actuels et futurs.

« Il y a un effort qui se fait au Québec, et les municipalités sont au rendez-vous avec une proposition à la hauteur des enjeux actuels et futurs. Il faut faire autrement et maintenant », a déclaré Guillaume Tremblay qui vient d’être réélu à la tête de l’UMQ pour un deuxième mandat. »

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Économie

Budget 2026 de Terrebonne : une hausse de 2,94 % du compte de taxes

Malgré cette augmentation globale significative, l’administration Traversy a réussi à contenir la hausse du compte de taxes résidentiel moyen à 2,94 %, soit moins que le taux d’inflation de la région métropolitaine, fixé à 3,3 % au moment du dépôt.

« L’augmentation des taxes, limitée à 2,94 %, a été réfléchie pour rester juste et raisonnable, en tenant compte du coût de la vie », affirme Serge Villandré, directeur général de la Ville.

Ce budget 2026, indique le maire Mathieu Traversy, s’inscrit dans la continuité de « nos engagements envers la population ». Il s’agit également d’une nécessité de répondre aux nouveaux défis auxquels font face la ville de Terrebonne et toutes les villes du Québec, dit-il.

« Du point de vue financier, notre premier engagement demeure celui d’un ajustement du compte de taxes résidentiel moyen qui ne dépasse pas l’inflation », promet-il.

Pour une maison moyenne évaluée à 499 796 $, le compte de taxes passera de 3 721,12 $ à 3 830,52 $, soit une augmentation annuelle de 109,40 $. Cette hausse se répartit entre une augmentation de 2,00 % pour la taxe foncière et de 0,94 % pour le Fonds bleu, une réserve dédiée aux infrastructures liées à l’eau. Les tarifs d’assainissement et de compensation pour l’eau demeurent quant à eux inchangés.

Le Fonds bleu, priorité environnementale

La contribution au Fonds bleu passe de 2 millions en 2025 à 4 millions de dollars en 2026. Cette réserve financière est destinée à financer des travaux d’infrastructures liés à la gestion des eaux, en réponse aux événements climatiques extrêmes, notamment les pluies torrentielles qui ont frappé la région au cours des dernières années. Il s’agit, selon les responsables municipaux d’une mesure d’anticipation pour les générations futures.

La masse salariale, à 142,5 millions de dollars, se retrouve en hausse de 7,51 %. Cette progression s’explique notamment par les ajustements salariaux prévus aux conventions collectives, ainsi que par une charge comptable de 4 millions de dollars liée à la nouvelle évaluation actuarielle du régime de retraite.

Le service de la dette brute augmente pour sa part de 7,66 %, atteignant 75,7 millions, en raison des investissements réalisés dans des projets d’infrastructures majeurs. La Ville a par ailleurs doublé son paiement comptant des immobilisations, de 2 à 4 millions de dollars, afin de réduire son recours à l’endettement.

La contribution à l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) progresse également de 0,8 million, pour atteindre 17,2 millions, tandis que la quote-part versée à la Régie d’assainissement des eaux Terrebonne-Mascouche bondit de 19,54 % pour s’établir à 3,3 millions.

Du côté des commerces et industries, la hausse est légèrement plus marquée : 3,34 % pour les petits commerces et 4,20 % pour le secteur industriel.

Pour atténuer l’impact du nouveau rôle d’évaluation triennale 2026-2028 — dont la croissance globale atteint 24,66 % par rapport au rôle précédent —, la Ville maintient la mesure d’étalement en ne taxant qu’un tiers de la croissance de la valeur des propriétés pour 2026. Le paiement du compte de taxes en cinq versements demeure également disponible.

Des revenus soutenus par l’immobilier

Sur le plan des revenus, la Ville profite d’une forte progression des droits de mutation immobilière, en hausse de 12 millions de dollars par rapport à 2025. C’est un bond de 100 % qui reflète la vigueur du marché immobilier et les projets de développement prévus. Les redevances des promoteurs immobiliers sont également en forte hausse, totalisant 4,4 millions. Pour équilibrer son budget, la Ville devra tout de même puiser 1,4 million dans son excédent de fonctionnement non affecté.

Dans ce budget, la Ville rappelle sa volonté de développer l’écoparc industriel Tera 8, de poursuivre ses démarches pour l’implantation du Quartier universitaire. Terrebonne entend également obtenir l’organisation des Jeux du Québec 2029, et planifier l’aménagement du golf Le Boisé en grand parc nature.

L’administration prévoit également implanter un service de premiers répondants en 2026, allouer 200 000 $ au développement de projets liés à l’intelligence artificielle, et mettre en œuvre un programme d’aide à l’achat d’une première propriété pour les citoyens.

« Nous connaissons les défis qui nous attendent et ils rejoignent ceux identifiés par les Terrebonniens eux-mêmes : la congestion routière, l’efficacité du transport collectif, la sécurité, la qualité de notre environnement, la propreté des espaces publics et privés, les besoins en logements, la réfection de nos infrastructures », a reconnu le maire, ajoutant que « beaucoup d’autres dossiers nécessitent continuellement notre attention et nos actions. »

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Culture

Festival Grande Tribu : les 5500 festivaliers « valaient le double »

Organisé par la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM), le festival de musique émergente a réussi à rassembler les foules dans deux secteurs patrimoniaux de la région, dont le Vieux-Terrebonne et le Vieux Mascouche. Même si la frénésie des parties de hockey et le mauvais temps ont talonné l’organisation du festival, la 11e édition tire tout de même un bilan positif.

Le directeur adjoint de la SODAM, François Tétreault, se dit satisfait des résultats. La présence de ce nombre de personnes sur les deux sites démontre l’attachement du public à ce festival qui donne le coup d’envoi à la saison printanière et aux festivals à venir, soutient-il.

« Les gens étaient très enthousiastes, ils participaient beaucoup, ça dansait énormément, il y avait des sourires sur les visages, les artistes étaient heureux. C’est un bilan très positif qu’on tire de notre 11e édition. »

François Tétreault, directeur adjoint de la SODAM

Le festival prenait ses quartiers d’abord dans le Vieux-Terrebonne, sur la place publique au coin des rues Saint-Pierre et Sainte-Marie, avant de migrer dans le Vieux-Mascouche sur le chemin Sainte-Marie, fermé à la circulation automobile pour l’occasion.

Des retombées économiques pour les commerces

Le festival génère de grandes retombées économiques pour les commerces environnants, indique M. Tétreault, précisant que certains commerçants ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 400 % pendant la fin de semaine du festival. « Le plus important, c’est qu’il y a des retombées sur la communauté », insiste-t-il.

La démarche de proximité avec les voisins commerciaux est d’ailleurs au cœur de la politique de l’événement. En transformant des espaces habituellement dédiés à la circulation automobile en zone piétonne animée, le festival invite les festivaliers à découvrir ou redécouvrir les commerces du quartier, souligne-t-il. « On souhaite que le grand public aille voir les commerçants, dépense chez eux, les découvre peut-être pour la première fois », explique le directeur adjoint.

Le festival attire de plus en plus de visiteurs de l’extérieur de la région. Selon les sondages réalisés sur place, 14 % des festivaliers provenaient cette année de Montréal et de Laval, soit le plus haut pourcentage enregistré à ce jour. « La proportion des gens de l’extérieur de la grande région métropolitaine augmente année après année », indique le responsable, se réjouissant de voir l’événement dépasser son cadre local.

Gratuit, mais viable

Fidèle à sa mission depuis sa création, le Festival Grande Tribu propose une programmation entièrement gratuite, misant sur la curiosité du public pour faire de belles découvertes musicales avec une vingtaine de groupes d’artistes émergents aux styles, origines et langues d’interprétation variés.

La gratuité est assumée et repose entièrement sur les partenariats, les subventions et les commandites. Les seules entrées d’argent directes proviennent de la vente de bière et de quelques chandails. « Nous, ça fait partie de nos valeurs d’essayer d’être accessibles le plus possible pour que la musique émergente soit accessible au plus grand nombre », précise M. Tétreault.

« Ça stimule le tourisme, donc on est capable de prouver qu’on amène du monde de l’extérieur de la région en plus grand pourcentage année après année », souligne le responsable qui a remercié chaleureusement les bailleurs de fonds sans qui l’événement ne pourrait exister.

Parmi les partenaires de cette édition figurait la députée fédérale de Terrebonne, Tatiana Auguste. Sa présence, soutient M. Tétreault, a contribué à renforcer le caractère inclusif du festival, notamment lors de la journée de musique du monde du samedi. « L’accessibilité pour moi c’est aussi l’inclusion de toutes les origines de toutes les expressions de genre de tout le monde finalement », soutient M. Tétreault.

Notons que la programmation est assurée principalement par Marie-Belle-Rose, une chargée de programmation qui multiplie les collaborations au sein de plusieurs festivals de musique émergente à travers le Québec. Le festival entretient notamment un partenariat avec le Phoque OFF, un autre festival de musique émergente basé à Québec, dont le programmateur Yannick Capuano contribue également à orienter les choix artistiques de Grande Tribu.

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Actualités

Mascouche lance son Plan stratégique pour consolider ses bases et bâtir l’avenir

Consciente de la transformation fulgurante de la ville qui se traduit par une forte croissance démographique, exerçant une pression accrue sur ses infrastructures et ses ressources, l’administration municipale prend les grands moyens afin de concentrer ses interventions sur les plus grandes priorités adaptées aux réalités grandissantes de la population.

Ce plan stratégique, indique le maire Guillaume Tremblay, « est notre engagement à consolider nos acquis avant de chercher à en faire plus ». Selon lui, le plan se fonde sur l’idée qu’une ville forte commence par des services de base solides. Il s’agit, selon lui, « d’investir avec rigueur dans nos infrastructures pour préserver la qualité de vie qui définit Mascouche. »

Le maire souligne que le renforcement des bases municipales constitue une étape importante pour la Ville dans la concrétisation de sa vision de développement pour 2035.

Pour le directeur général de la Ville de Mascouche, Jasmin Savard, cette approche guidera l’ensemble des équipes de la Ville tout en assurant une cohésion dans la mise en œuvre des projets et des opérations. « Dans ce contexte de choix lucides et assumés, notre plan s’articule autour de cinq orientations stratégiques. Elles définissent nos grands champs d’action pour les cinq prochaines années et traduisent notre vision en actions concrètes et cohérentes », ajoute-t-il.

Les orientations qui guident l’action de la Ville

Mascouche mise d’abord sur la résilience de son territoire, en renforçant ses infrastructures et en favorisant des déplacements plus sécuritaires et durables. Elle vise également à consolider sa vitalité économique, tout en assurant une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques, indique un communiqué de la Ville. 

La Ville de Mascouche entend également moderniser ses façons de faire afin d’offrir des services plus accessibles et efficaces à sa population. Elle affirme placer les employés et les talents au cœur de son évolution, en misant sur l’innovation et la mobilisation pour accroître sa performance organisationnelle. La municipalité indique par ailleurs vouloir renforcer la qualité de vie et le sentiment d’appartenance de ses citoyens, en travaillant au développement d’une communauté active, inclusive et sécuritaire, ancrée dans des milieux de vie attrayants et dynamiques.

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Actualités

Guillaume Tremblay reconduit à la tête de l’UMQ

La décision a été entérinée en marge des Assises annuelles. Il a notamment été membre du conseil d’administration depuis 2014, du comité exécutif depuis 2017 et premier vice-président avant d’accéder à la présidence en 2025.

Le maire de Mascouche a souligné que l’année écoulée lui a permis de mesurer la force, l’engagement et la générosité qui caractérisent le monde municipal, et qu’il entend s’appuyer sur cette dynamique pour s’attaquer aux défis de la prochaine année, en particulier en matière d’infrastructures.

« Je suis très honoré d’avoir eu la confiance de mes collègues pour occuper la fonction de président de l’Union des municipalités pour un deuxième mandat. Nous avons de grands défis devant nous, mais j’ai confiance qu’en travaillant ensemble nous allons les relever. »

Un contexte de haute pression financière

La réélection de Guillaume Tremblay survient dans un contexte de crise financière pour le monde municipal. Les municipalités québécoises pointent un manque à gagner d’au moins 9 milliards de dollars pour répondre à leurs besoins d’ici 2035, un déficit qui pourrait grimper jusqu’à plus de 50 milliards de dollars.

M. Tremblay estime que dans le contexte actuel, les municipalités doivent faire entendre leur voix avec force, notamment sur les enjeux liés à la fiscalité municipale qui ont constitué la toile de fond des Assises.

« Plus que jamais, le monde municipal doit disposer des leviers nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer la pérennité des infrastructures », souligne-t-il.

« C’est un positionnement très intéressant pour Mascouche »

La réélection du maire de Mascouche à la tête de l’UMQ constitue un grand avantage pour la municipalité, estime le maire, précisant que « c’est un positionnement très intéressant pour notre municipalité ». Selon le maire, Mascouche a vécu des moments plus difficiles dans le passé, notamment des coupures importantes dans les années 2000.

« Aujourd’hui, je suis content de dire que la ville s’est redressée et qu’elle occupe une place de choix sur la scène municipale québécoise », se réjouit-il.

M. Tremblay se dit satisfait de la cohésion qui s’est manifestée autour de sa vision concernant les infrastructures municipales lors de son premier mandat. « Je suis content de partager une vision [avec] l’ensemble de mes collègues du Québec », souligne-t-il.

Selon le maire, le travail ne fait que commencer, ajoutant qu’« il faut maintenant se mobiliser et faire comprendre à l’ensemble des partis politiques susceptibles de prendre le gouvernement que c’est la priorité des priorités. »

Deux rôles pour une seule et même vision

Guillaume Tremblay affirme que son rôle de maire de Mascouche demeure sa priorité absolue, tout en reconnaissant que la présidence de l’UMQ lui offre une tribune précieuse pour porter les enjeux mascouchois directement auprès des ministres et des partis politiques.

Face aux revendications des municipalités pour davantage de moyens et d’autonomie, il rejette catégoriquement l’idée d’un vœu pieux. Selon lui, une réforme de la fiscalité municipale n’est plus optionnelle : « Ce n’est plus un choix, ça va être une obligation. » Il rappelle que les coupures massives des gouvernements il y a une dizaine d’années ont laissé des traces profondes sur les infrastructures publiques, et prévient que l’inaction coûtera encore plus cher aux générations futures.

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Culture

Marie-Nancy G plonge ses lecteurs Dans l’ombre de Dubaï

Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.

Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.

« Il attend simplement d’être libéré. »

Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Photo courtoisie – Un premier thriller policier pour la Mascouchoise Nancy Gagné.

Dans l’antre de la SQ

Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.

« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.

C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.

Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »

Une plume au service des autres

Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »

Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.