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Les électeurs de Terrebonne auront droit à un bulletin de vote en blanc

Les électeurs qui se rendront aux urnes ou qui voteront par anticipation devront eux-mêmes inscrire le nom du candidat de leur choix sur le bulletin de vote, plutôt que d’apposer le traditionnel « X » dans le cercle correspondant. Pour que le vote soit pris en compte, l’intention de l’électeur doit être claire, même si le nom du candidat est mal orthographié. Les électeurs peuvent également inscrire le nom du parti sur le bulletin, précise Élections Canada.

« Si le nom inscrit fournit à l’équipe chargée du dépouillement suffisamment d’informations pour déterminer l’intention de l’électeur, le bulletin sera pris en compte. Si l’intention de l’électeur n’est pas claire, le bulletin ne pourra pas être pris en compte », écrit Matthew McKenna, porte-parole de l’organisme.

Si l’électeur n’inscrit que le nom du parti, laisse le bulletin en blanc, ou s’il mentionne le nom d’une personne qui ne se présente pas dans cette circonscription, son vote ne sera pas pris en compte, prévient le responsable.

Une mesure qui inquiète

Le Bloc Québécois est monté au créneau, critiquant le bulletin de vote adapté prévu par Élections Canada dans la circonscription de Terrebonne. « La solution proposée par Élections Canada est pire que le mal. Elle suggère que les activistes ont réussi », a écrit le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, sur son compte Facebook, dénonçant ainsi les activistes qui, selon lui, compliquent le processus électoral.

Pour la candidate libérale Tatiana Auguste, les enjeux d’accessibilité liés au bulletin de vote adapté sont une réelle préoccupation. Élections Canada doit mettre en place les mesures nécessaires, dit-elle, pour garantir que tous les citoyens puissent voter dans les meilleures conditions. « Donc, pour moi, ce sera à Élections Canada de gérer ça parce que la décision est déjà prise », indique-t-elle.

Le Comité du bulletin de vote le plus long, un groupe qui milite contre le système électoral actuel, a inscrit une quarantaine de candidats indépendants à l’élection partielle du 13 avril 2026 dans Terrebonne, forçant Élections Canada à revoir sa stratégie dans cette circonscription.

Si la nouvelle mesure vise à accommoder les électeurs, Élections Canada se dit consciente que ces changements pourraient réduire l’accessibilité du bulletin de vote pour certains. Toutefois, les électeurs pourront compter sur les travailleurs électoraux, qui font le serment de protéger le secret du vote, ainsi que sur l’aide d’un proche.

« Si un électeur pense avoir besoin d’aide, il est toujours conseillé de contacter à l’avance le bureau local d’Élections Canada afin de s’assurer qu’il bénéficiera du soutien nécessaire, indique l’organisme, précisant que « toute personne aidant un électeur à remplir ou à déposer son bulletin de vote doit signer une déclaration solennelle attestant qu’elle ne tentera pas d’influencer le choix de l’électeur, qu’elle remplira le bulletin conformément aux instructions de l’électeur et qu’elle préservera le secret du vote de l’électeur ». 

Élections Canada rassure

L’organisme électoral met en œuvre des mesures visant à apaiser les craintes. Il dit s’appuyer sur l’expérience acquise lors des précédentes élections partielles, notamment celle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin de vote similaire avait été utilisé. Selon Matthew McKenna, la plupart des électeurs avaient trouvé facile de voter et de remplir leur bulletin en blanc adapté.

« Le nombre de bulletins rejetés lors de l’élection partielle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin similaire avait été utilisé, était bien inférieur à celui enregistré dans la même circonscription lors des élections fédérales de 2025, où un bulletin standard avait été utilisé », assure-t-il, précisant que l’organisme veille à ce que les électeurs sachent comment utiliser le bulletin adapté et puissent facilement vérifier le nom du candidat de leur choix au moment de voter.

Plusieurs dispositions sont prises pour faciliter le vote, telles que le renforcement de la formation du personnel, l’élaboration de nouveaux supports d’information et outils, et la mise en place d’aides supplémentaires dans les bureaux de vote.

Des leçons apprises

La décision d’un bulletin adapté s’appuie sur des expériences du passé où l’organisme a dû s’adapter à une liste de 91 candidats dans la circonscription de Carleton, en 2025 lors de la 45e élection générale.

« Nombre d’entre [les électeurs] ont déploré le manque d’accessibilité de ces bulletins et ont dit craindre que le secret du vote ne soit compromis », explique M. McKenna, soulignant des problèmes rapportés par le Comité consultatif sur les questions touchant les personnes handicapées.

Le bulletin de vote en blanc adapté permettra « de conserver les caractéristiques de sécurité et d’intégrité habituelles, comme la souche et le talon, dont n’étaient pas dotés les longs bulletins de certaines élections précédentes », assure Élections Canada.

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Qui défendra Terrebonne à Ottawa après le 13 avril ?

L’exercice, animé par le président-directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins, Pierre Berthiaume, a permis à la candidate libérale et à la bloquiste de réitérer leur vision pour la circonscription, et à la conservatrice de se présenter.

Adrienne Charles du Parti conservateur du Canada, confirmée seulement le 11 mars dernier, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont confronté leurs positions sur les grands enjeux économiques de la région et sur des dossiers brûlants tels que l’immigration, le TGV Alto et le chantier Saint-Maurice, tout en livrant leurs priorités respectives.

Si la conservatrice et la bloquiste se sont rejointes sur plusieurs points, dressant toutes deux le constat d’une gestion fédérale défaillante, la libérale, elle, défendait les mesures déjà en place, promettant de placer Terrebonne à la table des décisions.

Dix personnes posent devant bannière d'organisation CCIM dans salle d'événement avec drapeaux québécois
Photo Iona Mousli – Les trois candidates à l’élection partielle du 13 avril dans Terrebonne, face à la communauté d’affaires, au Club de Golf Le Mirage.

L’économie : trois visions, un même diagnostic

Face aux tarifs américains et à leur impact sur les entreprises de la région, les trois candidates ont reconnu que la menace tarifaire échappe au contrôle d’Ottawa, mais en présentent chacune une lecture différente.

Tatiana Auguste a défendu la stratégie libérale, citant la diversification des marchés, les nouveaux partenariats et les grands projets d’infrastructure. « On ne peut pas contrôler ce qui se passe aux États-Unis, mais je pense qu’on est déjà sur une bonne lancée », a-t-elle déclaré, défendant les mesures de baisse d’impôt de 1 %, l’allocation fédérale pour l’épicerie et la réduction du taux d’imposition des PME à 9 %.

Adrienne Charles a, de son côté, misé sur l’élimination de la bureaucratie, la réduction de la paperasse et le développement des ressources naturelles du pays. « Le Canada est riche, non seulement en pétrole et en minerais, et détient à lui seul 20 % des réserves mondiales d’eau douce accessible. On n’est pas censé être dans la situation qu’on est avec toutes les ressources qu’on a », a-t-elle lancé.

Pour Nathalie Sinclair-Desgagné, le Québec est systématiquement la première victime des tarifs américains. En 2025, dit-elle, les exportations québécoises vers les États-Unis ont chuté deux fois plus vite que dans le reste du Canada. « Quand l’industrie de l’automobile va mal, on se précipite pour l’aider. Mais jamais un député libéral ou conservateur ne va se lever pour les entreprises du Québec », a-t-elle martelé.

Sur la gestion budgétaire, la bloquiste et la conservatrice ont fait front commun, estimant que le premier ministre Mark Carney a réussi à doubler le déficit de son prédécesseur Justin Trudeau. Nathalie Sinclair-Desgagné a évoqué le scandale Curam et ses 5 milliards en dépassements de coûts, appelant à une meilleure gestion des fonds publics. « J’appuie totalement Mme Sinclair-Desgagné », a renchéri Adrienne Charles, précisant que le message de la bloquiste trouve écho chez les conservateurs et qu’il s’agit là de leur mot d’ordre.

Un groupe représentant le mouvement Le communautaire à boutte, ainsi que la directrice du Cégep de Lanaudière, Mme Geneviève Perreault, ont fait part aux candidates de leurs préoccupations face aux coupes budgétaires qui compromettent leur fonctionnement. Les candidates se sont engagées à examiner la situation et à y apporter des solutions.

Homme en costume parlant au microphone devant cadres dorés et murs verts dans espace d'exposition
Photo Iona Mousli : « Les candidates Adrienne Charles, Nathalie Sinclair-Desgagné et Tatiana Auguste ont pris part à un débat dans la circonscription de Terrebonne. »

PEQ : la promesse brisée des travailleurs étrangers

Adrienne Charles déplore un système d’immigration « brisé ». Selon elle, le Québec a reçu plus d’immigrants qu’il ne pouvait en intégrer, ce qui a exercé une pression sur le logement, le système de santé et l’éducation. Elle propose toutefois un délai de cinq ans pour permettre aux entreprises de garder leurs travailleurs, « particulièrement dans les régions où le taux de chômage est en dessous de 5,5 % ».

Nathalie Sinclair-Desgagné abonde dans le même sens, estimant qu’« il n’est pas normal qu’on ne nous consulte pas sur les cibles et qu’on laisse rentrer autant de gens sans penser à la particularité du Québec ».

La libérale a défendu le délai d’un an accordé par Ottawa pour permettre au Québec de préciser quels travailleurs il souhaite retenir. « La balle est maintenant dans le camp du gouvernement du Québec de nous dire qui il veut garder, dans quelles industries et combien », a-t-elle indiqué.

Les trois candidates ont convenu que la complexité des programmes fédéraux constitue un frein réel pour les entrepreneurs. Nathalie Sinclair-Desgagné explique que lorsqu’elle était députée, son bureau organisait chaque année un « café de la députée » pour expliquer les programmes ouverts et fermés à la suite du budget. Tatiana Auguste a évoqué l’envoi régulier de communiqués aux entreprises et l’accompagnement offert par son bureau. Adrienne Charles a misé sur sa rigueur professionnelle, héritée de ses années en laboratoire médical. « J’ai le souci du détail, le souci du travail bien fait. Je serai là pour vous », a-t-elle promis.

Salle d'événement avec tables de dîner, chandelier et présentation vidéo sur écran mural projetée
Photo Iona Mousli : « Des membres de la communauté ont assisté à la rencontre de la CCIM, où les candidates ont présenté leurs priorités pour la circonscription de Terrebonne. »

Priorités

Nathalie Sinclair-Desgagné a réclamé de vraies audiences publiques et s’est opposée aux expropriations forcées. Tatiana Auguste, quant à elle, soutient une consultation sur le tracé du TGV. Toutefois, sa priorité immédiate est de collaborer avec la Ville pour débloquer des fonds pour l’échangeur Urbanova, a-t-elle indiqué. Pour Adrienne Charles, « dans l’heure actuelle, [le TGV] n’est vraiment pas notre priorité. Notre priorité, c’est le coût de la vie et l’accès à la propriété pour nos jeunes. »

Concernant le champ de tir Saint-Maurice, ancien terrain militaire situé en plein cœur de la ville et qui représente une facture colossale pour la Ville, Nathalie Sinclair-Desgagné a soulevé le principe du pollueur-payeur, déplorant que Terrebonne se retrouve avec l’entièreté de la facture pour un terrain contaminé par le fédéral.

Tatiana Auguste a tenu à préciser qu’il s’agit de deux enjeux distincts : la partie du terrain déjà cédée à la Ville pour la construction de l’échangeur Urbanova, et celle encore détenue par le gouvernement fédéral. « Ce n’est pas une facture qui est en ce moment à la Ville pour le reste du champ de tir », a-t-elle nuancé, précisant que des négociations sont en cours. « Tout le monde au ministère de la Défense m’a entendu », a-t-elle assuré. Adrienne Charles a promis de céder les terres fédérales et d’appuyer la décontamination.

Le 13 avril, Terrebonne ne votera pas seulement pour sa députée. Si les libéraux balayent également les deux circonscriptions torontoises en jeu, Mark Carney décrochera sa majorité. Une candidate conservatrice ou bloquiste élue siégera alors dans l’opposition, mais avec des leviers limités.

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Le Parti québécois debout derrière le Bloc à Terrebonne

La course est de plus en plus serrée entre les candidates, pour qui les appuis se multiplient. Paul St-Pierre Plamondon croit que Nathalie Sinclair-Desgagné est la personne tout indiquée pour défendre les intérêts du Québec. Il remet en cause la volonté d’Ottawa à travailler dans l’intérêt du Québec, affirmant que le Bloc Québécois est trop souvent « le premier témoin de cette propension du Canada à sacrifier les intérêts du Québec dans les négociations ».

« Il y a là un signal à envoyer pour la défense des intérêts du Québec à l’aube de négociations avec les États-Unis […] » Il faut, selon lui, « une députée chevronnée qui est là pour veiller aux intérêts du Québec au cours des prochains mois ».

Une majorité assurée pour les libéraux

En plus de Terrebonne, les libéraux veulent mettre la main sur deux autres circonscriptions le 13 avril prochain — University–Rosedale et Scarborough–Sud-Ouest, à Toronto — ce qui leur assurerait une majorité confortable. En se plaçant aux côtés du Bloc, le PQ entend barrer la route à Carney à Terrebonne et éviter, dit-il, que le Québec ne soit négligé à la table des négociations.

« C’est drôle que ce soit Mark Carney qui ait dit qu’il vaut mieux être à table que d’être au menu. Si vous voulez l’assurance que le Québec n’est pas au menu, allez chercher des députés qui s’occupent précisément de ça. Parce que ça, c’est un véritable risque », déclare Paul St-Pierre Plamondon.

Selon le chef péquiste, le Québec est trop souvent tenu à l’écart des prises de décision, ce qui lui fait payer le prix fort. M. St-Pierre Plamondon en veut pour preuve la récente visite en Chine de Mark Carney. « À ce que je sache, le Québec n’a pas été consulté. La conséquence a été des représailles des États-Unis, mais auprès de qui, finalement ? D’une entreprise québécoise, Bombardier », soulève-t-il.

« Donc, c’est important d’avoir des députés qui sont 100 % dédiés à l’intérêt du Québec et 100 % dans la prudence nécessaire qu’on doit avoir, comme Québécoises et Québécois, vis-à-vis de la santé de notre économie. »

Paul St-Pierre Plamondon invite les citoyens à voter en fonction de leurs intérêts et des enjeux qui les préoccupent, et non en fonction des intérêts du fédéral, qui, dit-il, cherche une majorité. À l’approche des négociations commerciales avec Washington, il appelle à un rééquilibrage en faveur des intérêts québécois, soulignant que le véritable risque se situe sur le plan commercial et non ailleurs, et qu’il faudra des négociateurs expérimentés et déterminés pour le gérer.

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Société

Les drapeaux de Terrebonne en berne en hommage à Rodger Brulotte

Chroniqueur, animateur et commentateur sportif, il aura marqué le Québec tout entier par sa passion du baseball, sa voix ainsi que son énergie.

Le maire Mathieu Traversy a offert, au nom de la Ville de Terrebonne, ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de M. Brulotte. Son départ, dit-il, est une grande perte pour les milieux sportif, journalistique, scolaire et communautaire. « Homme actif, généreux et profondément engagé, M. Brulotte avait réellement le feu de la passion et il savait la transmettre. »

« Bonsoir, il est parti… pour la dernière fois », écrit la Ville sur son compte Facebook, rappelant le mantra de celui qui a marqué le paysage sportif québécois. « Pour plusieurs générations, il était bien plus qu’un descripteur sportif : il était un passeur d’émotions, un passionné et un ambassadeur du sport ainsi qu’un visage familier qui faisait vibrer nos soirées », a commenté le maire.

Au-delà du micro

Rodger Brulotte était un homme profondément engagé, indique le maire, soulignant son implication, notamment à titre de coprésident du Relais pour la vie 2026 de la Société canadienne du cancer. Ce qui, souligne M. Traversy, témoignait de sa générosité et de son immense humanité. « Et voilà que la maladie qu’il combattait avec courage nous l’enlève aujourd’hui ».

En 2025, la Ville de Terrebonne a décerné la médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes à M. Brulotte, afin de souligner son parcours et son implication sportive et communautaire. M. Brulotte était également président d’honneur de son comité municipal de candidature pour l’accueil de la 63e Finale des Jeux du Québec à l’été 2029.

Il a aussi marqué son passage dans le milieu éducatif en tant que président de la Fondation pour l’encouragement scolaire, et contribué à la réussite des élèves en soutenant la mission éducative des écoles du Centre de services scolaire des Affluents.

« Aujourd’hui, c’est tout un monument qui nous quitte. Mais son souvenir, sa voix et sa passion continueront de résonner longtemps dans nos cœurs. Pour une dernière fois, tous ensemble… « bonsoir, il est parti. »

M. Mathieu Traversy a déclaré qu’il revenait désormais à la communauté de poursuivre son engagement et de faire rayonner l’amour de M. Brulotte pour le sport ainsi que pour les jeunes.

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Le cégep de Lanaudière encadre l’IA générative 

Le document encadre, soutient et harmonise l’usage de ces technologies au sein de la communauté collégiale et en établit les principes pour une utilisation responsable.

Le document enjoint à déclarer toute utilisation de l’IAG lorsque celle-ci contribue à une part significative d’un travail, et met en garde contre la soumission de données sensibles ou protégées à une plateforme d’IAG. Ces outils doivent soutenir les capacités humaines, et non les remplacer, stipule le document.

La Charte découle d’un long processus de consultation entre les membres du personnel entre autres et s’inscrit dans les recommandations des guides d’utilisation de l’IA dans les cégeps et les universités fournis par le gouvernement du Québec. Ce processus de concertation, précise la directrice générale du cégep de Lanaudière, Geneviève Perreault, a permis non seulement de dégager un consensus, mais aussi de sensibiliser la communauté collégiale aux principaux enjeux, notamment la protection des renseignements personnels. De plus, la Loi 25 à laquelle l’établissement est soumis a guidé les démarches pour baliser clairement l’utilisation de l’IA.

« Notre Cégep choisit de se positionner de manière proactive afin de soutenir une utilisation adéquate de l’IA générative. Pour nous, l’innovation doit s’accompagner d’encadrement, de transparence et d’un profond respect de nos valeurs éducatives. Cette Charte permettra à notre communauté de progresser avec confiance et intégrité, tout en demeurant à l’avant-garde des pratiques du réseau collégial », souligne Mme Perreault.

Stratégie pour une technologie en pleine évolution

Le Cégep de Lanaudière regroupe les campus de Joliette, L’Assomption et Terrebonne. S’ils jouissent chacun d’une autonomie pédagogique, ils sont tous soumis à la charte élaborée afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs, précise la directrice. « Alors, nous, on prend ça au sérieux. On a un positionnement stratégique à cet effet-là. Puis, il y a des principes avec lesquels on ne veut pas négocier », tranche Mme Perreault, précisant que « cette première mouture, bien que simple en apparence, envoie quand même des principes forts pour l’organisation ».

La charte servira de fondement pour l’élaboration de règles pédagogiques propres à chacun des trois campus du cégep de Lanaudière et à la formation continue. Il s’agit d’harmoniser les pratiques et d’accompagner les étudiants vers une utilisation responsable des technologies émergentes.

« […] Dans chacun de nos collèges constituants, il y a des comités pédagogiques qui se sont mis en place. Je vous dirais que quelque part d’ici la fin de la prochaine session, au début de la prochaine, on aura des plans beaucoup plus structurés sur [la façon dont] cette charte-là va se déployer par la suite de façon pédagogique dans l’enseignement ».

Sensibilisation

Si la charte a été bien accueillie par la communauté collégiale, le travail de sensibilisation auprès des étudiants reste à faire. « On est à l’étape de la sensibilisation, établir le plan de communication », précise Mme Perreault, ajoutant que les principes éthiques qui orientent la démarche visent avant tout à soutenir les pratiques sur le terrain.

On suppose souvent que les jeunes adoptent ces outils sans recul, soulève la directrice qui dit observer plutôt une génération lucide, consciente des enjeux sociaux et sociétaux que soulève l’intelligence artificielle. « Je pense qu’on peut leur faire confiance », affirme-t-elle, se disant satisfaite de la réception jusqu’à présent.

La directrice annonce également la mise sur pied d’un comité permanent, chargé d’alimenter les réflexions pédagogiques et d’assurer le lien avec l’institution.

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Un ouvrage pour mettre en valeur les pionnières en hygiène dentaire

Les femmes présentées dans l’ouvrage ont été parmi les premières à ouvrir des cliniques d’hygiène dentaire indépendantes au Québec, souligne-t-elle.

Pour l’autrice, il s’agit non seulement de mettre en lumière le parcours de ces pionnières, mais aussi de témoigner des difficultés auxquelles elles ont fait face en démarrant leurs entreprises. « Ça a été beaucoup de travail pour finalement démarrer ces entreprises-là. Ça met un peu en lumière leur parcours, puis aussi leurs embûches, comment elles ont surmonté les difficultés », précise-t-elle.

Avant l’obtention de l’autonomie professionnelle, ouvrir un cabinet était tout simplement impossible pour les hygiénistes dentaires. « On a vraiment gagné l’autonomie professionnelle, puis c’est maintenant possible pour les hygiénistes d’ouvrir leur propre cabinet », se réjouit Mme Francoeur.

Des avancées considérables

La modification de la Loi 15 confère, depuis 2020, l’autonomie de pratique aux hygiénistes dentaires, leur permettant d’ouvrir leur propre cabinet. Mais il reste du chemin à parcourir. « Le plus difficile reste les personnes qui travaillent en clinique d’hygiène dentaire mobile. De pouvoir se déplacer, c’est plus difficile parce qu’on peut voir moins de gens par jour », souligne-t-elle, appelant à un soutien gouvernemental pour faciliter leurs déplacements.

Cette réforme a également entraîné une refonte complète du programme scolaire de technique en hygiène dentaire, qui intègre désormais des notions d’entrepreneuriat. Fannie Leblanc, hygiéniste dentaire et coéditrice de l’ouvrage, espère que ce dernier deviendra un manuel scolaire dans les cégeps, garantissant ainsi sa pérennité et son impact à long terme.

Mme Leblanc est convaincue qu’au-delà de leur mission de soigner, les hygiénistes dentaires ont aussi la responsabilité de prévenir et de former. « Ce n’est pas ce que l’hygiéniste fait une fois par six mois dans la bouche du patient qui fait la différence. C’est ce que le patient fait au quotidien à la maison. » Les contraintes de temps en cabinet ne laissaient guère de place aux enseignements d’hygiène, déplore-t-elle. C’est ce qui l’a poussée à créer sa propre entreprise d’éducation et de prévention, avec laquelle elle se déplace pour donner des ateliers et des conférences auprès de diverses clientèles.

La MRC Les Moulins n’est pas en reste en matière d’hygiène dentaire indépendante. « Plusieurs cliniques d’hygiène dentaire ont vu le jour ici. C’est une belle alternative pour vivre les soins dentaires autrement. Les hygiénistes qui ont leur propre cabinet ont plus de latitude au niveau du temps accordé aux patients et aux enseignements d’hygiène », fait remarquer Fannie Leblanc.

Les femmes sous-représentées en entrepreneuriat

Selon des données disponibles sur le site du gouvernement du Québec, près de 98 % des hygiénistes dentaires sont des femmes. Or ces dernières demeurent sous-représentées en entrepreneuriat, déplore Stéphanie Francoeur qui entend « mettre de l’avant le fait que les femmes peuvent démarrer des entreprises et vivre des réussites entrepreneuriales ».

Même si le titre de l’ouvrage est décliné au féminin, il accorde tout de même une place à un témoignage masculin, afin d’encourager d’autres hommes à rejoindre cette profession encore majoritairement féminine.

L’ouvrage s’adresse à tout public, permettant à chacun de découvrir une profession qui a connu des changements réglementaires importants. « Pour les hygiénistes, ça donne des modèles d’inspiration. Pour les décideurs, ça permet de voir tout ce que les hygiénistes peuvent apporter au système de santé québécois », explique Mme Francoeur. Le livre pourrait également orienter des jeunes en quête de carrière ou des personnes souhaitant se réorienter professionnellement.

La prévente de l’ouvrage Hygiéniste dentaire et femme d’affaires : portrait de pionnières québécoises débutera le 1er avril, et la parution officielle est prévue pour juin.

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Loi 11 : La Table des préfets de Lanaudière exige la concertation

S’ils appuient l’objectif de simplification administrative, ils exigent d’être reconnus comme partenaires à part entière dans l’élaboration des règlements qui découleront du projet de loi 11.

Portée par le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et moyennes entreprises Samuel Poulin, cette réforme vise à alléger le fardeau administratif et réglementaire des entreprises. Il propose notamment de remplacer chaque nouvelle réglementation par la suppression d’une ancienne « un pour un », de prolonger la durée des permis et de mandater le ministère de l’Économie à simplifier les processus.

Les préfets de Lanaudière reconnaissent que plusieurs mesures du projet de loi répondent à des préoccupations du milieu entrepreneurial. Ils rappellent toutefois que les décisions touchant la gestion forestière, l’aménagement du territoire et l’environnement ont des répercussions directes et concrètes sur leurs municipalités, leurs citoyens et sur le développement économique à long terme. « L’allègement réglementaire ne doit pas se faire au détriment de la prévisibilité, de la concertation territoriale, ni de la protection des intérêts des communautés locales », écrivent les autorités municipales dans un communiqué.

« Nous ne pouvons accepter que des changements d’une telle portée redéfinissent l’équilibre des pouvoirs sans une implication réelle et structurante des gouvernements de proximité », déclare Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière dans un communiqué.

Pas de décisions en silo, disent les élus

Quant à la question forestière, la Table des préfets veut rester vigilante, rappelant que la révision de la tarification des bois et l’abolition de certaines structures soulèvent des questions fondamentales quant aux retombées économiques pour les territoires-ressources. Les élus réclament transparence et équité, insistant sur la nécessité d’être associés à la rédaction des nouveaux règlements.

Même exigence du côté environnemental. La Table reconnaît la volonté gouvernementale d’offrir plus de souplesse aux entreprises, elle refuse toutefois que cet assouplissement se fasse sans balise claire. « Le développement économique et la protection de la santé publique et des milieux naturels ne sont pas opposés : ils doivent progresser ensemble », lit-on dans le communiqué.

Certaines dispositions centralisatrices du projet de loi, notamment l’élargissement des pouvoirs en matière d’ententes internationales, inquiètent les préfets. Ces mesures risquent de marginaliser davantage les gouvernements de proximité dans des décisions qui touchent pourtant directement leurs territoires. « Les régions ne doivent pas seulement être consultées, martèle la Table, elles doivent être considérées comme des partenaires à part entière. »

Les élus lanaudois appuient l’objectif d’efficacité administrative, mais invitent le gouvernement à maintenir un équilibre entre allègement réglementaire, responsabilité environnementale et respect des compétences municipales. « C’est ainsi que nous pourrons véritablement propulser nos régions de manière durable et concertée », concluent-ils.

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Terrebonne : Le Bloc Québécois veut reprendre son château fort

Conquérir Terrebonne ne sera pas aussi facile pour les libéraux. Les bloquistes le croient dur comme fer. Il s’agit, d’ailleurs, de leur château fort. Outre la vague orange de 2011, depuis 1993, la circonscription est au Bloc ce que Gatineau est aux libéraux. « Si les libéraux pensent qu’ils vont l’avoir facile à Terrebonne, ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris que ça n’a jamais été un territoire libéral depuis que le Bloc québécois existe », met en garde la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné, réaffirmant sa détermination de reprendre la circonscription.

« Quand je me bats, c’est pour gagner », écrit-elle sur ses réseaux sociaux.

Pour Yves-François Blanchet, la prochaine députée de Terrebonne ne sera nulle autre que Nathalie Sinclair-Desgagné. Et il compte travailler dur pour atteindre cet objectif. « Moi, je vais faire du porte-à-porte à Terrebonne. Je vais venir beaucoup dans Terrebonne », promet-il.

Voter pour Nathalie et non pour Carney

M. Blanchet n’a absolument rien contre l’adversaire de sa candidate. Il croit même que c’est une « une excellente personne ». Toutefois, il pense que l’élection ne tourne pas autour d’elle, mais autour de son chef Mark Carney. « Et, parce que la décision appartient aux gens, il y a une question que je vais poser à chaque porte, et je vous invite à faire pareil. Qu’a fait Mark Carney pour le Québec ? [..] Pendant les cinq à dix jours où il a été au Québec, qu’est-ce qu’il a fait pour le Québec », s’interroge-t-il.

Selon Yves-François Blanchet, le premier ministre Mark Carney n’aurait rien fait pour les Québécois depuis son arrivée au pouvoir, hormis le programme Curam pour les retraités, qui dit-il, est un vaste échec. « On veut banaliser [le fait que] que 85 000 personnes n’ont pas eu le bon montant au bon moment, à la bonne adresse », déplore le chef, appelant son équipe à questionner le bilan du premier ministre lors des porte-à-porte. « C’est légitime, on est en démocratie, on va poser la question, justifie-t-il.

Le Bloc veut poursuivre le travail déjà entamé dans Terrebonne, tout en sachant que beaucoup restent à faire. Pour y parvenir, dit Blanchet, la solution est d’élire Nathalie Sinclair-Desgagné, et non une « porte-parole du gouvernement ».

Les gens de Terrebonne « méritent une députée de la trempe de Nathalie qui va se consacrer pleinement à leurs priorités et qui va travailler d’arrache-pied pour eux, de cette manière efficace qu’on lui connaît et qui lui a valu cette victoire historique devant le tribunal de plus haute instance ».

Le Parti Québécois en renfort

Déjà présente sur le terrain pour soutenir la candidate bloquiste, la députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a participé au lancement de la campagne aux côtés du chef bloquiste Yves-François Blanchet et de sa candidate. Il s’agit pour elle de montrer l’appui entier du PQ à la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Madame Gentilcore promet une présence constante sur le terrain, en renforcement au Bloc. « On va être là du début à la fin. Mes collègues députés ont l’intention de venir également. Moi, je vais être là énormément », déclare la députée, précisant avoir fait libérer son agenda pour être présente sur le terrain.

« Je vais être là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Ça va me faire extrêmement plaisir d’y être. Parce qu’on est derrière le Bloc, derrière Nathalie. Pas à 90 %, pas à 95 %, à 150 % ».

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Les libéraux déterminés à ramener leur candidate à la Chambre des communes

Marc-Etienne Vien, président du parti, prédit, d’ailleurs, un moment historique pour le parti. Selon lui, « ce sera la première fois dans l’histoire du pays qu’un candidat gagnera le même comté deux fois dans le même temps ».

« Parce que Tatiana […] a gagné le comté le 28 avril dernier. Parce qu’il y a plus d’électeurs dans Terrebonne qui ont voté pour elle que n’importe quel autre candidat. Et c’est exactement ce qui va se reproduire le 13 avril prochain », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule de militants.

La ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel de son côté, rappelle que « c’est la première fois qu’on avait gagné Terrebonne dans notre histoire du Parti libéral du Canada », « Et on va le regagner », martèle-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité de travailler sans relâche, d’aller à la rencontre des électeurs et de les écouter. « Oui, on va avoir une majorité, c’est évident, mais on est à leur service. On sera à leur écoute et on va les représenter à Ottawa », lance-t-elle.

Poursuivre le travail déjà commencé

La candidate Tatiana Auguste dit se battre pour être réélue et poursuivre le travail déjà commencé à la Chambre des communes. « Depuis plusieurs mois, j’ai eu le privilège de représenter les citoyens de Terrebonne. J’ai écouté vos réalités, vos défis, vos ambitions. J’ai piloté des dossiers importants pour la région et je veux les mener à terme », souhaite la candidate qui s’engage à placer Terrebonne « au centre de la transformation de notre pays ». Elle veut que la ville fasse partie de la solution et soit à la table des décisions.

Mme Auguste met en avant le déminage du terrain de l’ancien chantier Saint-Maurice qui permettra la construction de l’échangeur Urbanova, la prévention de la violence chez les jeunes ainsi que la construction de logements abordables.

« Ce que nous avons bâti ici à Terrebonne est formidable, c’est précieux. Et ce que nous sommes en train de bâtir, ce que nous allons bâtir est précieux », promet-elle.

Des poids lourds à Terrebonne

Plusieurs députés fédéraux et provinciaux ont accompagné la candidate, dont les députés Greg Fergus, Steven Guilbeault, ainsi que le député de Québec-Centre Jean-Yves Duclos, entre autres. M. Duclos a estimé sur son compte Facebook que « Terrebonne mérite une voix forte au gouvernement, et Tatiana est la personne tout indiquée pour défendre les familles, appuyer les emplois et bâtir l’avenir ».

Deux autres candidats s’ajoutent à la course électorale à Terrebonne. Il s’agit du néo-démocrate Maxime Beaudoin et Benjamin Rankin du parti vert. Outre qu’à Terrebonne, des élections seront déclenchées à University-Rosedale au centre-ville de Toronto et à Scarborough Sud-Ouest, le 13 avril 2026.

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Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

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