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Le Parti québécois debout derrière le Bloc à Terrebonne

La course est de plus en plus serrée entre les candidates, pour qui les appuis se multiplient. Paul St-Pierre Plamondon croit que Nathalie Sinclair-Desgagné est la personne tout indiquée pour défendre les intérêts du Québec. Il remet en cause la volonté d’Ottawa à travailler dans l’intérêt du Québec, affirmant que le Bloc Québécois est trop souvent « le premier témoin de cette propension du Canada à sacrifier les intérêts du Québec dans les négociations ».

« Il y a là un signal à envoyer pour la défense des intérêts du Québec à l’aube de négociations avec les États-Unis […] » Il faut, selon lui, « une députée chevronnée qui est là pour veiller aux intérêts du Québec au cours des prochains mois ».

Une majorité assurée pour les libéraux

En plus de Terrebonne, les libéraux veulent mettre la main sur deux autres circonscriptions le 13 avril prochain — University–Rosedale et Scarborough–Sud-Ouest, à Toronto — ce qui leur assurerait une majorité confortable. En se plaçant aux côtés du Bloc, le PQ entend barrer la route à Carney à Terrebonne et éviter, dit-il, que le Québec ne soit négligé à la table des négociations.

« C’est drôle que ce soit Mark Carney qui ait dit qu’il vaut mieux être à table que d’être au menu. Si vous voulez l’assurance que le Québec n’est pas au menu, allez chercher des députés qui s’occupent précisément de ça. Parce que ça, c’est un véritable risque », déclare Paul St-Pierre Plamondon.

Selon le chef péquiste, le Québec est trop souvent tenu à l’écart des prises de décision, ce qui lui fait payer le prix fort. M. St-Pierre Plamondon en veut pour preuve la récente visite en Chine de Mark Carney. « À ce que je sache, le Québec n’a pas été consulté. La conséquence a été des représailles des États-Unis, mais auprès de qui, finalement ? D’une entreprise québécoise, Bombardier », soulève-t-il.

« Donc, c’est important d’avoir des députés qui sont 100 % dédiés à l’intérêt du Québec et 100 % dans la prudence nécessaire qu’on doit avoir, comme Québécoises et Québécois, vis-à-vis de la santé de notre économie. »

Paul St-Pierre Plamondon invite les citoyens à voter en fonction de leurs intérêts et des enjeux qui les préoccupent, et non en fonction des intérêts du fédéral, qui, dit-il, cherche une majorité. À l’approche des négociations commerciales avec Washington, il appelle à un rééquilibrage en faveur des intérêts québécois, soulignant que le véritable risque se situe sur le plan commercial et non ailleurs, et qu’il faudra des négociateurs expérimentés et déterminés pour le gérer.

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Loi 11 : La Table des préfets de Lanaudière exige la concertation

S’ils appuient l’objectif de simplification administrative, ils exigent d’être reconnus comme partenaires à part entière dans l’élaboration des règlements qui découleront du projet de loi 11.

Portée par le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et moyennes entreprises Samuel Poulin, cette réforme vise à alléger le fardeau administratif et réglementaire des entreprises. Il propose notamment de remplacer chaque nouvelle réglementation par la suppression d’une ancienne « un pour un », de prolonger la durée des permis et de mandater le ministère de l’Économie à simplifier les processus.

Les préfets de Lanaudière reconnaissent que plusieurs mesures du projet de loi répondent à des préoccupations du milieu entrepreneurial. Ils rappellent toutefois que les décisions touchant la gestion forestière, l’aménagement du territoire et l’environnement ont des répercussions directes et concrètes sur leurs municipalités, leurs citoyens et sur le développement économique à long terme. « L’allègement réglementaire ne doit pas se faire au détriment de la prévisibilité, de la concertation territoriale, ni de la protection des intérêts des communautés locales », écrivent les autorités municipales dans un communiqué.

« Nous ne pouvons accepter que des changements d’une telle portée redéfinissent l’équilibre des pouvoirs sans une implication réelle et structurante des gouvernements de proximité », déclare Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière dans un communiqué.

Pas de décisions en silo, disent les élus

Quant à la question forestière, la Table des préfets veut rester vigilante, rappelant que la révision de la tarification des bois et l’abolition de certaines structures soulèvent des questions fondamentales quant aux retombées économiques pour les territoires-ressources. Les élus réclament transparence et équité, insistant sur la nécessité d’être associés à la rédaction des nouveaux règlements.

Même exigence du côté environnemental. La Table reconnaît la volonté gouvernementale d’offrir plus de souplesse aux entreprises, elle refuse toutefois que cet assouplissement se fasse sans balise claire. « Le développement économique et la protection de la santé publique et des milieux naturels ne sont pas opposés : ils doivent progresser ensemble », lit-on dans le communiqué.

Certaines dispositions centralisatrices du projet de loi, notamment l’élargissement des pouvoirs en matière d’ententes internationales, inquiètent les préfets. Ces mesures risquent de marginaliser davantage les gouvernements de proximité dans des décisions qui touchent pourtant directement leurs territoires. « Les régions ne doivent pas seulement être consultées, martèle la Table, elles doivent être considérées comme des partenaires à part entière. »

Les élus lanaudois appuient l’objectif d’efficacité administrative, mais invitent le gouvernement à maintenir un équilibre entre allègement réglementaire, responsabilité environnementale et respect des compétences municipales. « C’est ainsi que nous pourrons véritablement propulser nos régions de manière durable et concertée », concluent-ils.

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Cúram, Phénix, ArriveCAN : le Bloc veut une enquête publique

La motion doit maintenant mener à un débat et à un vote à la Chambre des communes, que le Bloc souhaite faire tenir lors de la semaine parlementaire du 23 mars.

Le député Rhéal Éloi Fortin souligne qu’il s’agit, selon lui, d’un rare consensus des libéraux sur la nécessité d’examiner ces dérapages financiers et les erreurs répétées dans les grands projets informatiques fédéraux. Il rappelle notamment que des milliers de retraités éprouvent encore des problèmes liés au versement de leur pension de vieillesse dans le dossier Cúram.

Le Bloc québécois entend poursuivre ses démarches afin d’obtenir la tenue d’une enquête publique, estimant qu’un tel exercice est nécessaire pour faire la lumière sur ces situations et assurer une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics.

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Élections Canada envoie les cartes d’électeur

Cette carte personnalisée précise où et quand voter, ainsi que les informations liées à l’accessibilité des lieux de vote. La majorité des électeurs devraient la recevoir d’ici le 27 mars 2026, bien que certains délais soient possibles selon la confirmation des sites de scrutin.

Les électeurs qui ne reçoivent pas leur carte ou qui constatent une erreur peuvent s’inscrire ou mettre à jour leurs renseignements en ligne, ou communiquer avec leur bureau local. Il est également possible de vérifier son inscription et les lieux de vote en entrant son code postal sur elections.ca. Toute anomalie, comme une carte au nom d’une autre personne ou d’un défunt, doit être signalée.

Pour voter, une preuve d’identité et d’adresse est requise. La carte peut servir de preuve d’adresse, mais doit être accompagnée d’une autre pièce d’identité acceptée. Elle n’est pas obligatoire, mais recommandée pour accélérer le processus. L’élection partielle se déroulera le 13 avril prochain.

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Catherine Gentilcore : Un an d’opposition féroce à Québec

Ancienne directrice marketing au journal Le Devoir et à l’Opéra de Montréal, elle était jusqu’à tout récemment PDG de Numana, une entreprise en technologies numériques.

Plongée « dans le feu de l’action » dès son arrivée, celle qui a succédé Pierre Fitzgibbon dans le siège de députée de Terrebonne, a dû rapidement plonger dans des dossiers importants concernant les Laurentides, comme Stablex et le projet de loi 69 sur l’avenir énergétique du Québec.

Celle qui s’est rapidement bâti une réputation d’oratrice combative à l’Assemblée nationale a multiplié les interventions lors de l’étude des crédits, talonnant une dizaine de ministres sur des dossiers comme l’économie, l’habitation, la condition féminine, la culture et l’enseignement supérieur. Seule députée de l’opposition dans Lanaudière, elle affirme prendre son rôle au sérieux pour « défendre les enjeux des citoyens de Terrebonne ».

Opposition frontale au gouvernement Legault

Sa première année parlementaire a été marquée par une opposition soutenue à ce que Mme Gentilcore qualifie de « gestion brouillonne, incohérente et opaque du gouvernement Legault ». Parmi ses déclarations sur l’accès à la propriété et l’économie, elle a accusé le gouvernement de la CAQ d’avoir fait doubler la valeur moyenne des maisons. Sur le plan économique, elle a dénoncé l’attribution des subventions publiques, rappelant que le Fonds de développement économique avait engendré des pertes de 5,1 milliards en six ans.

Le Parti Québécois a comme proposition d’abolir ce Fonds au profit d’un environnement d’affaires simplifié : réduction du fardeau fiscal, coupure de la paperasse et élimination des contrôles administratifs jugés inutiles. « Les PME ne peuvent plus avoir deux ou trois employés à temps plein juste pour gérer la paperasse gouvernementale », plaide-t-elle.

En culture et médias, elle s’est opposée au projet de loi 109, dénonçant l’incapacité du Québec à rapatrier les budgets fédéraux et rappelant que la souveraineté culturelle passe par l’indépendance. Elle a aussi tenté, sans succès, de faire élargir le crédit d’impôt destiné à la presse écrite aux contenus audio, vidéo et multiplateformes.

Sur le terrain : une région en pleine croissance et des défis pressants

Terrebonne connaît une croissance fulgurante, exacerbée par l’arrivée de familles quittant Montréal pour des logements plus abordables. Cette croissance accentue les pressions :  manque de places en garderie, manque de places dans les écoles, chantiers interrompus et un déficit d’infrastructures en transport.

Elle réclame une augmentation des investissements annuels en transport collectif et critique sévèrement les compressions effectuées par Québec. Elle souhaite également une bonification du transport en commun, tant pour la population que pour les futurs étudiants. « Il faut financer adéquatement et revoir les trajets selon les besoins réels du terrain », explique-t-elle.

Mme Gentilcore se dit fière de voir se concrétiser le projet de campus universitaire à Terrebonne, un dossier qu’elle défend depuis sa campagne. « C’est une façon de former notre main-d’œuvre ici, de retenir nos jeunes et de leur offrir de meilleures perspectives dans la région. »

Indépendance : une stratégie autour de la mobilisation régionale

Si un gouvernement indépendantiste devait être élu, Catherine Gentilcore entend jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation à Terrebonne et Lanaudière. Elle mise sur « les acteurs déjà très engagés dans la région », ainsi que sur l’historique indépendantiste de la Rive-Nord. Elle souhaite travailler étroitement avec les organisations locales : « Il y a plein de gens qui mobilisent déjà, qui organisent des événements, qui veulent parler du pays. »

Pour elle, la clé réside dans l’ancrage humain : « Il ne faut jamais oublier le pouvoir de conviction du face-à-face. On va convaincre les gens un à un. » La députée attend également le dépôt du Livre bleu, qui servira de base pour les discussions et activités régionales.

« Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai le privilège de faire ce métier », dit-elle d’emblée. Pour la députée, la proximité avec les citoyens demeure au cœur de son engagement : « C’est un privilège de me faire arrêter à l’épicerie, à la pharmacie, dans les rues autour de chez moi, parce que les gens veulent partager leurs préoccupations », dit-elle.

Après un an, Catherine Gentilcore estime que ces premiers mois ont « confirmé [sa] détermination à être une voix forte et rigoureuse pour Terrebonne ». Elle dit vouloir poursuivre sur cette lancée.

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Terrebonne : Le Bloc Québécois veut reprendre son château fort

Conquérir Terrebonne ne sera pas aussi facile pour les libéraux. Les bloquistes le croient dur comme fer. Il s’agit, d’ailleurs, de leur château fort. Outre la vague orange de 2011, depuis 1993, la circonscription est au Bloc ce que Gatineau est aux libéraux. « Si les libéraux pensent qu’ils vont l’avoir facile à Terrebonne, ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris que ça n’a jamais été un territoire libéral depuis que le Bloc québécois existe », met en garde la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné, réaffirmant sa détermination de reprendre la circonscription.

« Quand je me bats, c’est pour gagner », écrit-elle sur ses réseaux sociaux.

Pour Yves-François Blanchet, la prochaine députée de Terrebonne ne sera nulle autre que Nathalie Sinclair-Desgagné. Et il compte travailler dur pour atteindre cet objectif. « Moi, je vais faire du porte-à-porte à Terrebonne. Je vais venir beaucoup dans Terrebonne », promet-il.

Voter pour Nathalie et non pour Carney

M. Blanchet n’a absolument rien contre l’adversaire de sa candidate. Il croit même que c’est une « une excellente personne ». Toutefois, il pense que l’élection ne tourne pas autour d’elle, mais autour de son chef Mark Carney. « Et, parce que la décision appartient aux gens, il y a une question que je vais poser à chaque porte, et je vous invite à faire pareil. Qu’a fait Mark Carney pour le Québec ? [..] Pendant les cinq à dix jours où il a été au Québec, qu’est-ce qu’il a fait pour le Québec », s’interroge-t-il.

Selon Yves-François Blanchet, le premier ministre Mark Carney n’aurait rien fait pour les Québécois depuis son arrivée au pouvoir, hormis le programme Curam pour les retraités, qui dit-il, est un vaste échec. « On veut banaliser [le fait que] que 85 000 personnes n’ont pas eu le bon montant au bon moment, à la bonne adresse », déplore le chef, appelant son équipe à questionner le bilan du premier ministre lors des porte-à-porte. « C’est légitime, on est en démocratie, on va poser la question, justifie-t-il.

Le Bloc veut poursuivre le travail déjà entamé dans Terrebonne, tout en sachant que beaucoup restent à faire. Pour y parvenir, dit Blanchet, la solution est d’élire Nathalie Sinclair-Desgagné, et non une « porte-parole du gouvernement ».

Les gens de Terrebonne « méritent une députée de la trempe de Nathalie qui va se consacrer pleinement à leurs priorités et qui va travailler d’arrache-pied pour eux, de cette manière efficace qu’on lui connaît et qui lui a valu cette victoire historique devant le tribunal de plus haute instance ».

Le Parti Québécois en renfort

Déjà présente sur le terrain pour soutenir la candidate bloquiste, la députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a participé au lancement de la campagne aux côtés du chef bloquiste Yves-François Blanchet et de sa candidate. Il s’agit pour elle de montrer l’appui entier du PQ à la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Madame Gentilcore promet une présence constante sur le terrain, en renforcement au Bloc. « On va être là du début à la fin. Mes collègues députés ont l’intention de venir également. Moi, je vais être là énormément », déclare la députée, précisant avoir fait libérer son agenda pour être présente sur le terrain.

« Je vais être là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Ça va me faire extrêmement plaisir d’y être. Parce qu’on est derrière le Bloc, derrière Nathalie. Pas à 90 %, pas à 95 %, à 150 % ».

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Les libéraux déterminés à ramener leur candidate à la Chambre des communes

Marc-Etienne Vien, président du parti, prédit, d’ailleurs, un moment historique pour le parti. Selon lui, « ce sera la première fois dans l’histoire du pays qu’un candidat gagnera le même comté deux fois dans le même temps ».

« Parce que Tatiana […] a gagné le comté le 28 avril dernier. Parce qu’il y a plus d’électeurs dans Terrebonne qui ont voté pour elle que n’importe quel autre candidat. Et c’est exactement ce qui va se reproduire le 13 avril prochain », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule de militants.

La ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel de son côté, rappelle que « c’est la première fois qu’on avait gagné Terrebonne dans notre histoire du Parti libéral du Canada », « Et on va le regagner », martèle-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité de travailler sans relâche, d’aller à la rencontre des électeurs et de les écouter. « Oui, on va avoir une majorité, c’est évident, mais on est à leur service. On sera à leur écoute et on va les représenter à Ottawa », lance-t-elle.

Poursuivre le travail déjà commencé

La candidate Tatiana Auguste dit se battre pour être réélue et poursuivre le travail déjà commencé à la Chambre des communes. « Depuis plusieurs mois, j’ai eu le privilège de représenter les citoyens de Terrebonne. J’ai écouté vos réalités, vos défis, vos ambitions. J’ai piloté des dossiers importants pour la région et je veux les mener à terme », souhaite la candidate qui s’engage à placer Terrebonne « au centre de la transformation de notre pays ». Elle veut que la ville fasse partie de la solution et soit à la table des décisions.

Mme Auguste met en avant le déminage du terrain de l’ancien chantier Saint-Maurice qui permettra la construction de l’échangeur Urbanova, la prévention de la violence chez les jeunes ainsi que la construction de logements abordables.

« Ce que nous avons bâti ici à Terrebonne est formidable, c’est précieux. Et ce que nous sommes en train de bâtir, ce que nous allons bâtir est précieux », promet-elle.

Des poids lourds à Terrebonne

Plusieurs députés fédéraux et provinciaux ont accompagné la candidate, dont les députés Greg Fergus, Steven Guilbeault, ainsi que le député de Québec-Centre Jean-Yves Duclos, entre autres. M. Duclos a estimé sur son compte Facebook que « Terrebonne mérite une voix forte au gouvernement, et Tatiana est la personne tout indiquée pour défendre les familles, appuyer les emplois et bâtir l’avenir ».

Deux autres candidats s’ajoutent à la course électorale à Terrebonne. Il s’agit du néo-démocrate Maxime Beaudoin et Benjamin Rankin du parti vert. Outre qu’à Terrebonne, des élections seront déclenchées à University-Rosedale au centre-ville de Toronto et à Scarborough Sud-Ouest, le 13 avril 2026.

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Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

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