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Mascouche renouvelle son engagement de prévenir les incendies

Il s’agit pour la Municipalité de renforcer la sécurité dans les foyers et de sensibiliser la population aux bonnes pratiques en matière de prévention. Lors des visites, les résidents échangeront avec les pompiers et poseront leurs questions. Dès la semaine prochaine, ces derniers seront à pied d’œuvre afin d’avertir la population sur la nécessité de changer les piles des avertisseurs de fumée et de faire des essais au moins deux fois par année.

La campagne s’étend à tous les types de résidences, incluant les duplex et les quadruplex. Les pompiers sillonneront la ville par secteurs, afin de rejoindre le plus grand nombre de citoyens possible.

Une dizaine de pompiers mobilisés

Lors de leur passage, les pompiers vérifieront les avertisseurs de fumée et les détecteurs de monoxyde de carbone, conformément au règlement municipal en vigueur. « Des fois on va dépasser un petit peu si notre objectif n’est pas atteint. Mais ils vont passer à travers au moins 3000 foyers pour vérifier les avertisseurs de fumée, pour donner des renseignements concernant tout ce qui touche l’incendie, tout ce qui touche la prévention aussi, parce qu’on peut donner des conseils en même temps », indique Guy Desnoyers, préventionniste au Service de la prévention des incendies de la Ville.

Il explique que le programme mobilise une dizaine de pompiers au total. Une partie d’entre eux consacrent deux heures de leur après-midi à couvrir un secteur résidentiel, en parallèle de leurs fonctions habituelles sur les camions. Par ailleurs, deux à quatre pompiers sont affectés à temps plein aux visites chaque jour, de 8 h 30 à 16 h.

Les pompiers seront toujours en uniforme officiel et seront munis d’une pièce d’identité du Service de la prévention des incendies de Mascouche, indique la Ville.

Non-conformité des détecteurs de fumée

Aucune sanction n’est prévue en cas de non-conformité des appareils. M. Desnoyers indique que le service mise avant tout sur la bonne foi des résidents. Lors de chaque visite, un constat est rempli sur place, puis un courrier officiel est envoyé dans les deux semaines suivantes pour rappeler aux propriétaires les correctifs à apporter, comme le remplacement d’un avertisseur défectueux. « Et souvent, ce qu’on va faire, parce que sur la lettre, ça indique de nous appeler quand ce sera fait, on va aller faire un tour dans quelques résidences pour voir si le changement [a bien été effectué] », explique le responsable.

Si des manquements persistent malgré ces rappels, le règlement municipal pourrait alors être invoqué. Guy Desnoyers se dit toutefois confiant que la population comprendra l’importance de se conformer, puisqu’il s’agit de la sécurité des familles.

En plus des visites, la Ville encourage la population à évaluer la sécurité de son domicile en remplissant le formulaire d’autoévaluation disponible en ligne.

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Actualités

Mascouche adopte sa toute première Politique de participation publique

Adopter cette politique est une façon pour la Ville de rendre la participation plus accessible, d’améliorer les projets grâce aux idées de la communauté et de s’assurer que les initiatives répondent aux besoins réels des citoyens. La politique établit des règles précises quant à la façon d’informer la population et de l’inviter à donner son avis. Elle repose sur des principes d’ouverture, de collaboration et de neutralité.

Le maire Guillaume Tremblay est convaincu que les meilleurs projets sont ceux construits avec la population. Cette politique est, selon lui, la concrétisation de la vision de la Ville d’offrir des occasions claires et accessibles pour informer, consulter et impliquer les citoyens dans les décisions qui touchent leur quotidien.

« [Cette politique] nous guide pour vous consulter en amont, expliquer les enjeux de manière transparente et vous revenir sur ce que nous avons entendu et sur la façon dont votre contribution a été prise en compte », déclare le maire en préambule du document. Il invite les citoyens à prendre part aux démarches de participation publique lorsqu’ils y seront conviés, à partager leurs idées et leurs préoccupations dans un esprit constructif et de collectivité.

Coconstruire l’avenir de la Ville

La Ville sollicite depuis plusieurs années la participation de la population sur diverses thématiques, notamment par des sondages et des séances de consultation, afin de recueillir des commentaires et suggestions pour éclairer les décisions municipales et nourrir la réflexion autour des projets qu’elle pilote. La Politique de participation publique de la Ville de Mascouche va plus loin. Elle vient structurer la collaboration entre le conseil municipal, l’administration municipale et les citoyens, en appuyant leur engagement à favoriser des moments d’échange et de partage d’information, indique le document.

La Politique encourage une participation active des citoyens aux processus décisionnels de la Ville, tout en reconnaissant la contribution de chacun à l’amélioration d’un milieu de vie rassembleur. Elle vise aussi à partager la réalité et les enjeux municipaux actuels et futurs, et à renforcer le lien de confiance entre la population et l’administration municipale.

Elle poursuit quatre grandes ambitions. D’abord, renforcer le lien de confiance entre les citoyens et l’institution municipale, en intégrant la population aux processus décisionnels de façon transparente et continue. Ensuite, stimuler la participation active des Mascouchois en les informant et en les consultant suffisamment tôt pour qu’ils puissent exercer une véritable influence sur les décisions qui façonnent leur milieu de vie.

La Politique vise également à favoriser l’acceptabilité sociale des projets en s’appuyant sur des démarches ouvertes, qui donnent voix à la diversité des perspectives citoyennes. Enfin, elle entend bonifier la qualité des projets municipaux en les adaptant aux besoins réels et aux attentes de la communauté, dans le respect de l’intérêt collectif.

Des sujets variés, comme les grandes orientations de la Ville, les plans d’action ou l’aménagement de nouveaux parcs, pourront faire l’objet de consultations.

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Économie

L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Société

Commerçants et résidents dénoncent une situation préoccupante dans le Vieux-Terrebonne

Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.

Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.

Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.

Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.

La séance municipale comme tribune

Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.

Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »

Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »

Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.

« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.

Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.

Citoyenne prenant la parole au podium lors d'un conseil municipal de Terrebonne, élus assis au banc devant les drapeaux
Photo Dany Baribeau

Une réalité difficile à mesurer

Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.

Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.

Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.

Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.

La Ville en prend acte

Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.

Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.

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Économie

Un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif bientôt à Terrebonne

Le chantier de 164 nouvelles unités résidentielles s’installe sur le boulevard Lucille-Teasdale, dans un secteur en forte croissance démographique, et vient palier l’enjeu de pénurie de logements de la ville de Terrebonne.

Le projet, qui en est à sa première phase, est soutenu par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’innovation en construction en bois (PICB), qui découle du Plan pour une économie verte 2030. « Dès que nos critères seront atteints, on pourra déclencher la phase 2, sur le même terrain, qui, elle, va amener le projet jusqu’à 424 unités, la phase 2 étant prévue à 18 étages », annonce Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier de solidarité FTQ.

L’objectif, selon lui, est de reproduire ce modèle dans les milieux urbains qui s’y prêtent. La nature même du projet, un immeuble d’une si grande hauteur, le limite aux zones densément peuplées. Une fois, la première phase complétée et le modèle éprouvé, le projet sera déployé à plus grande échelle partout où les conditions le permettront, explique-t-il.

Façade moderne composée de panneaux verticaux brun texturé et bandes sombres, surface répétitive avec lignes régulières et ambiance extérieure.
Photo Iona Mousli – Le Fonds de solidarité FTQ inaugure son chantier de construction d’un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif à Terrebonne.

Innovation

Pour des raisons environnementales, le Fonds immobilier de solidarité FTQ mise sur le bois massif, un matériau à faible empreinte carbone. La conception est axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’efficacité énergétique, les principes de réemploi des matériaux et le confort thermique des occupants. En privilégiant le bois massif, le Fonds contribue à la décarbonation de son portefeuille immobilier, une priorité inscrite dans sa stratégie, soutient le vice-président.

Pour la première fois en Amérique du Nord, le projet aura recours à la technologie québécoise Upbrella, un procédé de construction abritée qui protège les matériaux des intempéries tout en améliorant la sécurité des travailleurs sur le chantier. Le bois massif utilisé sera quant à lui fourni par Nordic Structures – Chantiers Chibougamau, un partenaire de longue date du Fonds.

Le premier projet du genre, d’une douzaine d’étages, avait été construit en 2017 à Québec. « Ce projet-là a déjà commencé à faire changer, à son époque, certains critères du Code national du bâtiment. Et chacun des nouveaux projets, comme nous on le fait présentement, vient influencer les futurs codes », explique M. Cormier.

Un projet très attendu

Le maire de Terrebonne souligne que ce projet reflète la vision de développement que la Ville entend poursuivre, soit augmenter l’offre de logements sur son territoire tout en privilégiant des approches innovantes et respectueuses de l’environnement. Il aura des retombées tangibles sur le quotidien des résidents de Terrebonne, en s’attaquant aux défis de pénurie de logements et de changements climatiques auxquels la ville est confrontée, ajoute-t-il.

Réagissant sur ses réseaux sociaux, la députée de Terrebonne du Parti québécois, Catherine Gentilcore, estime que ce projet est un excellent exemple d’innovation en matière de construction résidentielle, alliant durabilité, rapidité et rentabilité.

« Ces nouveaux logements, construits de manière durable avec du bois du Québec, viendront donner un bon coup de pouce pour augmenter l’offre de logements et ainsi contribuer à résorber la pénurie. Leur emplacement aux abords des grands axes routiers et de transport en commun constitue également un exemple d’aménagement urbain responsable et moderne », écrit-elle.

Le Parti québécois partage le constat du Fonds quant à la nécessité de réduire les coûts de construction au Québec et propose plusieurs mesures en ce sens, notamment l’harmonisation des normes, l’assouplissement de certaines exigences jugées excessives et la simplification des démarches administratives pour les promoteurs, précise-t-elle.

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Actualités Politique

Terrebonne :« une défaite crève-cœur pour le Bloc québécois »

La démonstration libérale est de taille, portée par une machine électorale à plein régime. L’effet Carney, dans toute sa splendeur et l’incertitude mondiale dont Donald Trump est le symbole, viennent couronner le succès des libéraux dans cette circonscription historiquement souverainiste.

Yves-François Blanchet en est conscient. Le lendemain du scrutin, devant les médias, il a soutenu que « […] dans le contexte d’insécurité qui caractérise encore la réalité canadienne et québécoise, les folies de Donald Trump et les incertitudes économiques ont fait en sorte que cet effondrement du vote des conservateurs et du NPD est allé renforcer le vote du Parti libéral ».

Pour le professeur Daniel Béland, « il n’y a pas grand-chose que Yves-François Blanchet et le Bloc puissent faire en ce moment, sinon essayer de sauver les meubles. ». Toutefois, souligne M. Béland, « le Bloc […] c’est un parti qui constitue quand même le deuxième choix des Québécois. »

« Quant au Bloc, c’est sûr que la défaite d’hier, c’était une défaite crève-cœur. Mais en même temps, ils voulaient vraiment l’emporter. Ils ont mis beaucoup d’efforts dans cette course-là. »

– Daniel Béland, professeur James McGill, département de science politique, Université McGill.

Le Bloc n’a pas dit son dernier mot

La majorité obtenue par le Parti libéral, notamment en glanant des transfuges et à travers l’élection partielle du 13 avril, confère à Mark Carney les coudées franches pour une durée d’environ trois ans et demi. M. Blanchet compte profiter de ce laps de temps pour continuer à parler de souveraineté et rappeler aux Québécois « les avantages pour le Québec d’être un pays à part entière. »

« Tôt ou tard, plutôt tôt que tard, il faudra que le Québec reprenne son chemin. Le chemin qui lui est propre. Le chemin de la souveraineté. Dès que les Québécois le voudront. »

– Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois

La Chambre des communes sera pour le chef ce haut lieu « d’une nécessaire réflexion sur l’appropriation par le Québec de tous les attributs de la souveraineté ». Se disant fier de la performance de son parti, M. Blanchet rappelle que « la balle est dans la cour de M. Carney ».

« Désormais, et pour la première fois depuis 2015, notre travail s’inscrit dans la durée », insiste M. Blanchet, qui se dit très patient.

Résultat « décevant »

La libérale Tatiana Auguste a remporté l’élection partielle avec 48,3 % des voix, contre 46,9 % pour sa rivale Nathalie Sinclair-Desgagné. Adrienne Charles du Parti conservateur a récolté seulement 3,3 % des votes, tandis que le NPD n’en a recueilli que 0,5 %.

Le chef du Bloc estime ses résultats plus performants que l’année dernière, où son parti avait obtenu 38,7 %, lors des élections de 2025. Il admet toutefois que le résultat du 13 avril 2026 est « décevant », mais pas du tout gênant.

Avec un tel résultat, les conservateurs se sont écroulés et le NPD a complètement disparu de la carte, soutient le professeur Daniel Béland. Le parti de Pierre Poilievre est passé de 18,2 % en 2025 à 3,3 %. Quant au NPD, il a chuté de 6,3 % à 0,5 %. « Mais les autres partis doivent se poser des questions. Les conservateurs et le NPD, qu’est-ce qu’il leur reste au Québec ? », poursuit-il, qualifiant d’alarmants les résultats de ces deux partis.

Heureusement pour eux, observe le professeur Béland, il n’y a pas d’élection générale à l’horizon, car selon lui, ces deux formations politiques se feraient battre à plate couture. Il estime que cette période de trois ans donnera « peut-être » le temps au NPD et aux conservateurs de se reconstruire.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Société

21 personnalités signent le Livre d’or de la Ville de Terrebonne

Lors de cette cérémonie annuelle, le maire a souligné l’apport de plusieurs citoyens à la vitalité de la ville et célébré l’anniversaire de huit organismes communautaires.

« La richesse d’une ville repose sur celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ce sont vos efforts, votre passion, votre créativité et votre sens du partage qui contribuent à faire de Terrebonne une communauté dynamique, engagée et inspirante », a déclaré le maire Mathieu Traversy, en présence du conseil municipal et des invités.

Cette cérémonie a été l’occasion pour la Ville et son conseil municipal d’exprimer leur reconnaissance envers ceux qui contribuent au rayonnement de Terrebonne. Notons que parmi les signataires figurent des bénévoles, des artistes, des athlètes, des entrepreneurs, des étudiants ainsi que des membres d’organismes communautaires.

À la tête d’Opti-Jeunesse depuis 11 ans, cette reconnaissance revêt pour Yvon Robert-Ricard une importance particulière. Ayant déjà signé le Livre d’or par le passé, il se dit fier d’avoir été invité par le maire Mathieu Traversy à le signer à nouveau, cette fois, en tant que président du club.

« Notre mission, c’est d’aider »

Autrefois affilié au mouvement Optimiste international basé aux États-Unis, l’organisme a choisi de prendre son indépendance. Cette autonomie lui permet de garder ses fonds au Québec et de soutenir davantage de communautés locales dans le besoin, rappelle son président.

Opti-Jeunesse soutient financièrement plusieurs organisations de la région, dont Galilée, un organisme de Terrebonne qui distribue des paniers de nourriture, ainsi que les scouts locaux. Le club organise diverses activités de financement pour multiplier ses dons. « On peut faire, par exemple, un tournoi de golf. On fait différentes activités pour aller chercher des sous, pour les distribuer », explique Yvon Robert-Ricard.

Il annonce que cet été, l’organisme prévoit soutenir les jeunes sportifs de Terrebonne qui font leurs premiers pas dans le baseball, les débutants en soccer ainsi que les jeunes hockeyeurs dans le besoin d’équipement. « Notre mission, c’est d’aider », conclut-il.

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Culture

Le Mascouchois Félix St-Jean brille au concours Cégeps en spectacle

Pour le jeune homme de 19 ans, c’est le rêve de toute une vie qui se concrétise. Musicien dans l’âme, il s’est lancé dans les auditions pour cet événement d’envergure qui a lancé la carrière de plusieurs grands noms de la chanson québécoise, dont Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier, et Pierre Lapointe, entre autres.

Les années précédentes, Félix s’inspirait des plus grandes œuvres québécoises, reprenant ses artistes préférés. L’une de ses muses est incontestablement Lynda Lemay, dit-il. « Elle m’inspire, pas juste [à travers] l’écriture de mes textes, mais elle m’inspire aussi sur comment être un artiste, comment faire la scène, comment rencontrer le public. »

Dans le volet régional du concours, il affirme que les juges sont allés jusqu’à le comparer à Daniel Bélanger. « J’aime énormément Daniel Bélanger, confie-t-il, « avec un peu de Louis-Jean Cormier ou d’autres artistes émergents ».

Tracer sa propre voie

Depuis la dernière édition de la compétition, Félix Saint-Jean a pris la décision d’écrire ses propres chansons. Un tournant qui, selon lui, a fait toute la différence. Il décrit cette initiative comme la plus gratifiante de toute cette aventure, laquelle lui a permis de franchir une nouvelle étape au concours. Ce qui l’anime avant tout, confie le jeune artiste, c’est de faire vivre des émotions au public.

« Je pense que c’est beaucoup plus personnel. Je pense que pour un artiste, même si je suis un très jeune artiste, ça fait super longtemps que j’écris des chansons, je pense que c’est vraiment plus personnel de parler de ses émotions que ce soit mes paroles à moi, mes accords de guitare à moi. »

Le numéro proposé par l’artiste, d’une durée de dix minutes par spectacle, se décline en deux pièces différentes. La première, une forme de ballade triste, est écrite en hommage à sa grand-mère décédée. La deuxième, un titre estival et entraînant qu’il espère entendre un jour jouer à la radio, est, selon lui, la plus difficile. « Des fois, c’est plus dur de passer d’une émotion à une autre », reconnaît-il.

« Et ça me rend heureux de voir, sur ma deuxième chanson, je leur demande de taper dans les mains et je vois tout le monde dans la salle taper des mains », confesse-t-il, tout en considérant cette aventure comme sa première participation, en termes de nouveautés.

De grandes perspectives

Félix Saint-Jean a de grands rêves plein la tête. Las Vegas est sa prochaine destination, lâche-t-il en riant, avant d’annoncer, plus sérieusement, avoir été accepté, parmi 14 candidats, à l’École nationale de la chanson à Granby. Il quitte Mascouche l’an prochain afin de s’y installer. « [c’est] un peu comme l’École nationale de l’humour, mais vraiment axée sur les auteurs, compositeurs, interprètes. »

Sa deuxième chanson présentée à Cégep en spectacle, intitulée « Toi et moi », devrait être disponible sur les plateformes d’ici l’été, même si aucune date n’est encore confirmée. Félix rêve de se produire à la Saint-Jean, « qui est une de mes fêtes préférées, très proche de [mon anniversaire] », confie-t-il. 

L’étoile montante dit accueillir avec enthousiasme tout ce que 2026 pourrait lui apporter comme privilège. Qu’il s’agisse de collaborations avec d’autres artistes, de nouvelles scènes, ou de nouveau projets. Il fait de plus en plus de rencontres, notamment grâce à l’École nationale de la chanson. « Je suis dans un gros trip », confie-t-il.

Cap sur la finale

Cégeps en spectacle est une grande vitrine des arts de la scène au niveau collégial au Québec, permettant chaque année à des artistes de la relève l’occasion de se produire dans des disciplines telles le chant, la danse, le théâtre, l’humour ou les arts du cirque.

Un vote coup de cœur est ouvert au public du 2 au 22 avril 2026. Une bourse de 1000 $ offerte par Desjardins sera remise à l’artiste ou au groupe ayant obtenu le plus grand nombre de votes parmi les 10 finalistes nationaux. Les détails du vote sont inscrits sur le site du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ).

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Actualités Politique

Les libéraux reprennent le château fort du Bloc Québécois

La libérale Tatiana Auguste l’a emporté avec 731 votes d’avance (48,4 %) contre la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné (46,8 %), soit 730 voix de plus que lors de l’élection précédente, remportée par un seul vote par Tatiana Auguste, avant d’être annulée par la Cour suprême.

« Terrebonne est à la table des décisions maintenant », a lancé Mme Auguste face à la foule de libéraux réunis pour l’occasion. Elle promet de travailler tous les jours « pour que la voix de Terrebonne soit entendue partout à Ottawa et où ça compte absolument ».

« Je vais être prête à travailler pour tous les citoyens de Terrebonne […] tous les organismes communautaires, les entreprises, tout le monde. Donc je suis prête, on se met au travail. »

– Tatiana Auguste, députée libérale élue de Terrebonne

Elle a remercié les militants, les bénévoles, les membres de sa famille, ainsi que tout le caucus pour leur travail, déclarant : « Ça va [être] un plaisir d’être de retour parmi le plus grand caucus du Québec. »

Une ambiance festive

Au rassemblement des libéraux, l’ambiance de fête était palpable. La musique battait son plein et les cris de joie à chaque décompte retentissaient dans la salle. La soirée a toutefois été serrée, les deux rivales se partageant la tête du scrutin à plusieurs reprises. À certains moments, le Bloc menait par une majorité confortable, forçant la ministre fédérale de la Santé et marraine de la campagne libérale à déclarer que, « quels que soient les résultats, nous serons toujours fiers d’elle », adoptant une certaine réserve quant à l’issue du scrutin.

Le soulagement était bien présent chez la ministre, qui a esquissé quelques pas de danse au milieu de ses partisans. Elle dit accueillir cette victoire avec beaucoup de gratitude, saluant le travail accompli par son équipe tout au long de la campagne. « Parfois on travaille fort et on n’a pas les résultats escomptés », admet-elle. « Mais cette fois-ci, on a travaillé fort, ensemble, tous ensemble, parce que c’est une victoire d’équipe. […] Et je crois que les gens de Terrebonne peuvent nous faire confiance, parce que quand une équipe est soudée, elle peut livrer encore mieux », soutient-elle.

Le député fédéral Bienvenu-Olivier Ntumba croit que « c’est le fruit d’un travail acharné », rappelant la décision de justice rendue par la Cour suprême en faveur de la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné, qui avait contesté la victoire par un seul vote de sa rivale, en raison d’une irrégularité imputable à Élections Canada. « On l’a respectée, on a dit : on retrousse les manches, on va sur le terrain. On a travaillé, ce soir les gens de Terrebonne ont tranché à nouveau et d’une manière très claire », a-t-il déclaré.

« Tatiana Auguste est la nouvelle députée fédérale de Terrebonne et on la ramène à Ottawa », a conclu le député libéral.

La candidate libérale était entourée de bénévoles, de collègues, ainsi que de membres de sa famille, dont sa mère Marceline Alexandre Auguste, qui n’a pas tari d’éloges envers sa fille. « Je suis énormément contente. J’étais stressée parce que quand je voyais ma fille, comment elle travaille. Des fois, ça me touche, mais maintenant, elle a travaillé fort, puis elle a réussi », a-t-elle déclaré.

L’effet Carney

Les libéraux ont déployé une machine redoutable afin de gagner ces élections. Le premier ministre Mark Carney s’est présenté à deux reprises à Terrebonne, en soutien à sa candidate. Plusieurs ministres et députés ont défilé à tour de rôle afin de prêter main-forte dans la bataille enclenchée pour ramener Tatiana Auguste à Ottawa.

Pour la ministre Marjorie Michel, l’influence de Mark Carney sur la victoire de la candidate est incontestable. « Il y a plein de facteurs, dont, certainement, la popularité de M. Carney. Les gens disent qu’ils se sentent en confiance avec M. Carney. C’est ce qui nous a permis de remporter de manière un peu plus solide cette victoire aujourd’hui », soutient la ministre.

« Avec presque 800 voix, je ne pense pas qu’on ira en recomptage », a-t-elle conclu.

Les trois circonscriptions en jeu lors de ces élections partielles sont désormais acquises aux libéraux, leur accordant une majorité confortable à la Chambre des communes.

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116 jeunes récompensés aux Bourses des Ambassadeurs

C’est un montant sans précédent pour ce programme municipal visant à soutenir l’excellence et le dépassement de soi. La Ville de Mascouche honore chaque année des athlètes et des artistes, entre autres pour leurs réalisations exceptionnelles sur les scènes provinciale, nationale et internationale.

Pour le maire de Mascouche, M. Guillaume Tremblay : « Cette année exceptionnelle prouve que l’ambition de notre jeunesse est sans limites ». La détermination de ces ambassadeurs est une réelle source d’inspiration, souligne le maire. « En leur remettant cette bourse, la Ville ne fait pas que reconnaître leurs succès, elle investit dans les modèles et les leaders de demain », a-t-il déclaré.

Cette année, c’est un nombre record de 116 jeunes ambassadrices et ambassadeurs que la Ville de Mascouche a honorés le 17 mars dernier, lors de la cérémonie de reconnaissance annuelle tenue au Pavillon du Grand-Coteau.

Maya Labad, attaquante professionnelle de hockey, évoluant au sein de la Victoire de Montréal dans la Ligue professionnelle de hockey féminin, était présente à cette cérémonie. Ancienne ambassadrice, elle a rencontré les jeunes ambassadeurs.