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Insécurité dans le Vieux-Terrebonne : des mesures se mettent en place

Une rencontre tenue le 4 mai entre les membres du Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne et le Service de police a permis de faire le point sur les préoccupations soulevées.

Le conseiller Charles Messier, également membre du Comité consultatif, confirme la mise en place de plusieurs mesures en vue de rétablir la situation et redonner un sentiment d’apaisement aux citoyens. Selon M. Messier, l’Unité mobile d’intervention (UMI) est en déploiement depuis le 17 mai. Des patrouilles à vélo et à pied ont également été mises en place, avec un accent particulier sur les parcs, les bars et les restaurants en soirée.

Selon le conseiller, la présence de l’unité mobile d’intervention dans le quartier était déjà prévue de façon régulière avant même la tenue de la rencontre de suivi entre le comité consultatif et les responsables policiers. « Mais là, vraiment, on va s’assurer qu’il y ait une tournée des bars, des restaurants le soir, la nuit, encore plus fréquemment que ce qui était prévu », précise-t-il.

Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure et figure de proue de la mobilisation citoyenne et qui avait pris la parole au conseil municipal pour dénoncer des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles dans le secteur, constate déjà des changements sur le terrain.

« Nous, on a vu une augmentation aussi de la sécurité policière dans le Vieux-Terrebonne. Avant, on voyait environ une voiture par jour. Là, ils passent plutôt 4 ou 5 fois par jour », note l’entrepreneure.

Des chantiers pour l’éclairage et les caméras amorcés

Sur le plan de l’éclairage, la Ville a procédé à un recensement des ampoules défectueuses ou brûlées dans le Vieux-Terrebonne. Les réparations sont imminentes. Des luminaires supplémentaires seront également installés dans certaines rues secondaires ainsi qu’au stationnement temporaire Saint-Joseph, un endroit ciblé par les résidents comme particulièrement sombre et peu sécuritaire.

Du côté des caméras, une dizaine d’appareils supplémentaires seront déployés à Terrebonne, bien que les emplacements précis n’aient pas encore été confirmés, une analyse des besoins étant en cours. Par ailleurs, un registre des caméras privées sera créé prochainement. Les citoyens volontaires pourront y inscrire leurs caméras de sécurité domestiques, notamment celles intégrées aux sonnettes, afin que la police puisse y accéder rapidement en cas d’incident.

« […] on va demander aux citoyens qui sont volontaires s’ils acceptent qu’en cas d’incident, on puisse avoir accès aux bandes enregistrées par leur caméra de sécurité », indique le conseiller municipal.

Renforcement des travailleurs de rue

Mme Leclerc, qui réclamait une présence accrue de travailleurs de rue, indique avoir rencontré des représentants de l’organisme Le Trajet, qui s’est engagé à être plus présent dans le Vieux-Terrebonne cet été. Elle prévoit également une rencontre avec la députée provinciale Catherine Gentilcore afin d’explorer des pistes de financement qui permettraient de renforcer les ressources communautaires sur le terrain. « On espère pouvoir débloquer des subventions au niveau de Québec pour venir aider un peu plus les organismes communautaires de la région », explique-t-elle.

Le conseiller Messier rappelle l’importance pour les citoyens de déclarer tout incident à la police. « Si les gens ne nous disent pas ce qui se passe, c’est difficile d’intervenir. On se base sur ce qui nous est rapporté », a souligné Véronik Gravel, conseillère politique au cabinet du maire, reconnaissant que la peur et la méfiance peuvent freiner les signalements.

La police appelle également la population à dénoncer systématiquement les vols de colis, un phénomène bien documenté dans le secteur, afin de permettre aux enquêteurs de retrouver les auteurs.

Suivi à l’automne

Le Comité consultatif du Vieux-Terrebonne se réunira de nouveau en septembre pour faire le bilan des mesures mises en place au cours de l’été. Le conseiller Messier se veut rassurant quant à la priorité accordée au dossier.

« Nous allons accentuer notre présence sur le terrain, notamment dans les bars et les secteurs plus achalandés », soutient M. Messier, précisant que cette approche se poursuivra, particulièrement durant la saison estivale, alors que le Vieux-Terrebonne attire beaucoup de visiteurs. « Par la suite, nous continuerons d’intervenir selon les besoins. »

Pour Leica Leclerc, si les premiers signaux sont encourageants, la vigilance reste de mise. Elle entend continuer à suivre l’évolution de la situation de près et à servir de relais entre les citoyens, les commerçants et les autorités.

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Projets, bilan et réseautage : le rendez-vous annuel du maire de Mascouche

Guillaume Tremblay, maire depuis 2013 et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) depuis mai 2025, y présentera les faits saillants de l’actualité municipale et les priorités de la Ville. Une période de questions est prévue, en plus du réseautage.

L’événement se tient dans un contexte municipal chargé. La Ville gère actuellement un PTI 2026-2028 de près de 183 M$ pour ses infrastructures, en plus de dossiers actifs comme la mise en valeur du Domaine seigneurial et le projet Propulsion logement Les Moulins, un organisme créé pour développer des logements abordables sur le territoire.

La CCIM Les Moulins compte plus de 800 membres et organise plus de 40 activités par année. C’est le plus grand regroupement de gens d’affaires de Lanaudière. Pour plus d’information ou pour vous inscrire, consultez le site de la CCIM Les Moulins.

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L’UMQ réclame une refonte du modèle fiscal municipal

Réunis dans le cadre des Assises annuelles 2026, les représentants municipaux ont présenté, le 14 mai, leur rapport sur la situation fiscale des municipalités qu’ils jugent alarmante.

Piloté par deux anciens ministres des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, le document met en lumière la situation fiscale des municipalités, appelant à un véritable virage.

« Les municipalités font face à des défis majeurs qui dépassent largement leurs champs de compétences », a déclaré Monique Jérôme-Forget, co-présidente du chantier sur la fiscalité de l’UMQ. Selon elle, le décalage entre les responsabilités confiées aux villes et les moyens dont elles disposent ne suit pas. Elle appelle le gouvernement à « reconnaître pleinement le rôle des municipalités et de leur donner les moyens d’agir ».

Les infrastructures au cœur des préoccupations

L’UMQ propose notamment la création d’un fonds dédié au maintien des infrastructures municipales afin d’assurer un financement stable, prévisible et suffisant pour l’entretien des équipements existants.

Elle recommande également de regrouper les multiples programmes d’infrastructures dans un transfert unique et prévisible, basé sur les besoins réels des municipalités. Une telle mesure permettrait, selon elle, de simplifier les démarches administratives et d’accélérer la réalisation des projets.

Le milieu municipal souhaite aussi un allègement des normes et des exigences réglementaires imposées aux villes, considérées comme un facteur important dans l’explosion des coûts de construction.

Contrôler la hausse des coûts

Nicolas Marceau, professeur titulaire au Département des sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal et ancien ministre des Finances, insiste sur la nécessité de s’attaquer à la croissance rapide des coûts de construction avant d’injecter davantage d’argent dans les infrastructures.

Selon lui, « Le fonds dédié à l’entretien des infrastructures est une mesure structurante. Il permettrait de rattraper le retard accumulé tout en encourageant les municipalités à fournir un effort fiscal responsable ». Il estime toutefois qu’il serait irresponsable de simplement augmenter les investissements sans corriger les facteurs qui contribuent à l’augmentation des coûts.

« Chaque dollar investi doit réellement compter pour les citoyens », a déclaré M. Nicolas Marceau.

« Le Québec a un gros mal de dos »

Le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, estime que les infrastructures représentent bien davantage que de simples ouvrages matériels. Il affirme que les routes, les réseaux d’eau et les équipements municipaux constituent « la colonne vertébrale du Québec. »

M. Tremblay estime que les municipalités sont prêtes à participer à l’effort collectif, mais soutient qu’il devient nécessaire de changer de modèle pour répondre adéquatement aux défis actuels et futurs.

« Il y a un effort qui se fait au Québec, et les municipalités sont au rendez-vous avec une proposition à la hauteur des enjeux actuels et futurs. Il faut faire autrement et maintenant », a déclaré Guillaume Tremblay qui vient d’être réélu à la tête de l’UMQ pour un deuxième mandat. »

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Mascouche lance son Plan stratégique pour consolider ses bases et bâtir l’avenir

Consciente de la transformation fulgurante de la ville qui se traduit par une forte croissance démographique, exerçant une pression accrue sur ses infrastructures et ses ressources, l’administration municipale prend les grands moyens afin de concentrer ses interventions sur les plus grandes priorités adaptées aux réalités grandissantes de la population.

Ce plan stratégique, indique le maire Guillaume Tremblay, « est notre engagement à consolider nos acquis avant de chercher à en faire plus ». Selon lui, le plan se fonde sur l’idée qu’une ville forte commence par des services de base solides. Il s’agit, selon lui, « d’investir avec rigueur dans nos infrastructures pour préserver la qualité de vie qui définit Mascouche. »

Le maire souligne que le renforcement des bases municipales constitue une étape importante pour la Ville dans la concrétisation de sa vision de développement pour 2035.

Pour le directeur général de la Ville de Mascouche, Jasmin Savard, cette approche guidera l’ensemble des équipes de la Ville tout en assurant une cohésion dans la mise en œuvre des projets et des opérations. « Dans ce contexte de choix lucides et assumés, notre plan s’articule autour de cinq orientations stratégiques. Elles définissent nos grands champs d’action pour les cinq prochaines années et traduisent notre vision en actions concrètes et cohérentes », ajoute-t-il.

Les orientations qui guident l’action de la Ville

Mascouche mise d’abord sur la résilience de son territoire, en renforçant ses infrastructures et en favorisant des déplacements plus sécuritaires et durables. Elle vise également à consolider sa vitalité économique, tout en assurant une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques, indique un communiqué de la Ville. 

La Ville de Mascouche entend également moderniser ses façons de faire afin d’offrir des services plus accessibles et efficaces à sa population. Elle affirme placer les employés et les talents au cœur de son évolution, en misant sur l’innovation et la mobilisation pour accroître sa performance organisationnelle. La municipalité indique par ailleurs vouloir renforcer la qualité de vie et le sentiment d’appartenance de ses citoyens, en travaillant au développement d’une communauté active, inclusive et sécuritaire, ancrée dans des milieux de vie attrayants et dynamiques.

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Guillaume Tremblay reconduit à la tête de l’UMQ

La décision a été entérinée en marge des Assises annuelles. Il a notamment été membre du conseil d’administration depuis 2014, du comité exécutif depuis 2017 et premier vice-président avant d’accéder à la présidence en 2025.

Le maire de Mascouche a souligné que l’année écoulée lui a permis de mesurer la force, l’engagement et la générosité qui caractérisent le monde municipal, et qu’il entend s’appuyer sur cette dynamique pour s’attaquer aux défis de la prochaine année, en particulier en matière d’infrastructures.

« Je suis très honoré d’avoir eu la confiance de mes collègues pour occuper la fonction de président de l’Union des municipalités pour un deuxième mandat. Nous avons de grands défis devant nous, mais j’ai confiance qu’en travaillant ensemble nous allons les relever. »

Un contexte de haute pression financière

La réélection de Guillaume Tremblay survient dans un contexte de crise financière pour le monde municipal. Les municipalités québécoises pointent un manque à gagner d’au moins 9 milliards de dollars pour répondre à leurs besoins d’ici 2035, un déficit qui pourrait grimper jusqu’à plus de 50 milliards de dollars.

M. Tremblay estime que dans le contexte actuel, les municipalités doivent faire entendre leur voix avec force, notamment sur les enjeux liés à la fiscalité municipale qui ont constitué la toile de fond des Assises.

« Plus que jamais, le monde municipal doit disposer des leviers nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer la pérennité des infrastructures », souligne-t-il.

« C’est un positionnement très intéressant pour Mascouche »

La réélection du maire de Mascouche à la tête de l’UMQ constitue un grand avantage pour la municipalité, estime le maire, précisant que « c’est un positionnement très intéressant pour notre municipalité ». Selon le maire, Mascouche a vécu des moments plus difficiles dans le passé, notamment des coupures importantes dans les années 2000.

« Aujourd’hui, je suis content de dire que la ville s’est redressée et qu’elle occupe une place de choix sur la scène municipale québécoise », se réjouit-il.

M. Tremblay se dit satisfait de la cohésion qui s’est manifestée autour de sa vision concernant les infrastructures municipales lors de son premier mandat. « Je suis content de partager une vision [avec] l’ensemble de mes collègues du Québec », souligne-t-il.

Selon le maire, le travail ne fait que commencer, ajoutant qu’« il faut maintenant se mobiliser et faire comprendre à l’ensemble des partis politiques susceptibles de prendre le gouvernement que c’est la priorité des priorités. »

Deux rôles pour une seule et même vision

Guillaume Tremblay affirme que son rôle de maire de Mascouche demeure sa priorité absolue, tout en reconnaissant que la présidence de l’UMQ lui offre une tribune précieuse pour porter les enjeux mascouchois directement auprès des ministres et des partis politiques.

Face aux revendications des municipalités pour davantage de moyens et d’autonomie, il rejette catégoriquement l’idée d’un vœu pieux. Selon lui, une réforme de la fiscalité municipale n’est plus optionnelle : « Ce n’est plus un choix, ça va être une obligation. » Il rappelle que les coupures massives des gouvernements il y a une dizaine d’années ont laissé des traces profondes sur les infrastructures publiques, et prévient que l’inaction coûtera encore plus cher aux générations futures.

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L’autoroute 640 fermée dans la nuit du lundi au mardi à Terrebonne

Des travaux de réparation de nids-de-poule sont à l’origine de la fermeture.

Les bretelles menant de l’A-25 Nord vers l’A-640 Est ainsi que du chemin Charles-Aubert vers l’A-640 Est seront aussi fermées. Une signalisation temporaire balisera les détours.

Les travaux pourraient être reportés ou annulés selon la météo. Pour l’état du réseau en temps réel, Québec 511 est la référence.

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La Voix au Dîner du maire

Et bien sûr, impossible pour le journal La Voix de manquer l’occasion d’y être représenté afin de toujours mieux connaître ses nouveaux lecteurs et partenaires du territoire. Sur la photo : Jean-François Legault en compagnie du maire Mathieu Traversy.

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Terrebonne – Un mois en mode veille face à la hausse de la rivière des Mille-Îles

La Ville est restée en mode veille pendant un mois en raison de la hausse du niveau de la rivière des Mille-Îles et a déployé des mesures de protection dans certaines zones vulnérables.

Elle affirmait être en communication avec la direction régionale du ministère de la Sécurité publique ainsi qu’avec les villes avoisinantes. L’Organisation municipale de la sécurité civile disposait déjà d’une réserve de sacs de sable et est prête à intervenir si le niveau de l’eau devait augmenter et nécessiter leur distribution.

La veille a toutefois depuis été levée, la situation étant revenue à la normale au cours des derniers jours. La Ville a pris ses précautions en assurant une surveillance constante de la rivière avec l’appui de la firme-conseil Hydro-Météo, tandis que les équipes poursuivaient leur présence sur le terrain.

La Ville invite tout de même ses citoyens à s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence de 72 heures, à consulter les conseils en cas d’inondation sur son site internet et à s’inscrire à Alerte Terrebonne, sa plateforme d’alertes par appel ou message texte.

La rivière sous haute surveillance

Plusieurs sondes municipales ont surveillé le niveau de la rivière et une vigie a été assurée. Le niveau de risque « légèrement élevé », ne présentait déjà plus aucun risque la semaine dernière, assurait Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures.

« On va surveiller la pluie des prochains jours, mais […] d’ici la fin de la semaine, on devrait revenir à la normale », avait-il prédit.

Différents niveaux sont établis à Terrebonne pour encadrer la surveillance de la rivière : normal, veille et alerte. « En veille, on augmente la surveillance. Cela signifie que certains seuils sont atteints, sans toutefois représenter un danger ni entraîner d’inondation », précise M. Dufresne.

Selon lui, c’est au niveau d’alerte que sont déployées les mesures sur le terrain, notamment la distribution de sacs de sable pour soutenir la population. Environ 5 000 sacs de sable sont déjà prêts à être distribués. Une équipe de sécurité civile peut également être déployée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, au besoin.

Les citoyens « quand même bien préparés »

Le niveau de veille émis par la Ville de Terrebonne en prévision des crues printanières ne concerne que les citoyens en zones vulnérables, indique M. Dufresne, soulignant que ces derniers sont « quand même bien préparés. »

« Ce sont des gens qui connaissent bien la rivière, qui savent comment se préparer et déployer des sacs de sable avec lesquels on peut aussi aider. »

Les quelques résidents susceptibles d’être touchés par un débordement printanier de la rivière — environ quatre ou cinq — sont généralement bien informés de la situation. Lorsqu’il y a de nouveaux propriétaires dans ces secteurs, la Ville prend l’initiative d’aller à leur rencontre pour les informer et les accompagner, afin qu’ils soient mieux préparés à d’éventuels événements, assure le responsable.

« La crue de 2019 avait touché quatre résidences. C’est quand même une des crues historiques de la rivière des Mille-Îles au printemps. Ce n’est pas quelque chose qui touche énormément de citoyens. »

Bien que le territoire puisse être exposé à des crues plus importantes, les événements survenus en 2017 et 2019 ont eu un impact relativement restreint sur les résidences de Terrebonne, déclare-t-il.

Anticipation

La Ville rappelle avoir offert un accompagnement soutenu aux citoyens lors des crues printanières de 2017 et 2019, ainsi que lors de la tempête Debby en 2024 et des pluies diluviennes de juillet 2025. Ces événements ont d’ailleurs mené à l’adoption de sa Stratégie bleue, qui consiste en la planification d’une série d’actions concrètes visant à renforcer la résilience collective et à mieux préparer la communauté aux changements climatiques.

Cette stratégie a permis aux autorités municipales d’intensifier l’entretien de leur réseau d’égouts, de leurs bassins de rétention et des autres ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ce sont au total 77 millions qui y seront investis entre 2026 et 2028.

Aujourd’hui, Terrebonne redouble d’efforts en accélérant ses programmes d’entretien afin de mieux faire face aux changements climatiques.

Dans certains secteurs, les réseaux d’égouts ont été modifiés, affirme le directeur général adjoint. « On peut penser à l’an dernier, notamment aux travaux sur la rue Hervieux, où nous avons procédé à la séparation des réseaux », rappelle-t-il, soulignant également le nettoyage et la remise à niveau de tous les bassins de rétention.

Il annonce par ailleurs l’adoption, dans les prochaines semaines, du nouveau plan triennal d’immobilisations, qui comprendra notamment l’installation d’un bassin de rétention additionnel.

La Ville s’engage également dans des travaux structurants, dont la réfection, au cours des trois prochaines années, de plusieurs stations de pompage du réseau. Ces interventions permettront à Terrebonne d’améliorer sa capacité de gestion des eaux.

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Mascouche – L’Académie St-Margaret fait une croix sur 18 ans d’enseignement

Cette décision fait suite au non-renouvellement de son permis d’enseignement par le ministère de l’Éducation pour l’année scolaire 2026-2027.

« La période de validité du permis détenu par l’Académie St-Margaret, l’autorisant à offrir des services de l’éducation préscolaire (4 et 5 ans) ainsi que des services d’enseignement au primaire, arrive à échéance le 30 juin 2026 », justifie le ministère dans une communication transmise aux parents. « L’établissement a présenté une demande de renouvellement auprès du ministère de l’Éducation ; toutefois, la ministre a rendu une décision défavorable à l’égard de cette demande », lit-on dans le document.

Sur la page Facebook « Spotted Mascouche », des parents se disent sous le choc. Ils affirment avoir été pris au dépourvu et ne plus savoir à quel saint se vouer. Ils critiquent également le délai pris par la direction pour annoncer la nouvelle aux parents. « Je trouve ça ordinaire qu’ils aient attendu aussi longtemps pour l’annoncer. Ça aurait rendu service à des parents et aussi du personnel scolaire au public. Dommage pour les enfants qui devront changer d’école aussi ».

« On ferme parce qu’on est épuisé »

Le directeur exécutif de l’Académie St-Margaret, Alexandre Payeur, précise que la fermeture est due à l’épuisement physique et mental de la famille. « On n’est pas financièrement non viables. On fonctionne », affirme celui qui gère l’institution aux côtés de son épouse. « Ce n’était pas quelque chose qui était très flamboyant au niveau financier. On a toujours été proche de nos sous. Sans être sur le bord du précipice. »

« C’est une école privée où on n’est pas subventionné par le gouvernement. Donc, moi et mon épouse, on ferme parce qu’on est épuisés. »

Alexandre Payeur, directeur exécutif, Académie St-Margaret

Propriétaires de l’établissement depuis 18 ans, M. Payeur souligne qu’il ne peut tout simplement pas se faire remplacer. « Quand quelqu’un est malade à l’école, un employé est malade, on doit toujours travailler en double. Ça épuise physiquement. Ça épuise mentalement. »

Il rappelle les effets de la pandémie sur la société estimant que « les gens sont de plus en plus exigeants. Les enfants ont changé aussi. »

« Ça ne nous convient peut-être plus », ajoute-t-il.

« Perte de temps, d’argent et d’énergie »

En plus de l’épuisement physique et mental, ce que M. Payeur qualifie de fardeau administratif de plus en plus lourd imposé par le ministère de l’Éducation est également responsable de la fermeture. « […] Il y a des choses qui sont demandées, qui sont déraisonnables […] », lâche le directeur, affirmant devoir recommencer chaque année le processus de renouvellement de permis, sans obtenir d’autorisation à plus long terme.

« Pourquoi, s’ils changent le contrat, est-ce qu’ils ne nous mettent pas un nouveau contrat, tout fait, tout clé en main ? », s’interroge-t-il, dénonçant des exigences du ministère qu’il juge changeantes, notamment l’obligation de modifier régulièrement le contrat de service éducatif pour se conformer à de nouvelles règles, « sans accompagnement clair » de la part du ministère. Il soutient que ces ajustements nécessitent des démarches juridiques coûteuses et répétitives.

« Ils changent les règles, ils changent les lois, puis ils nous exigent de travailler pour changer un contrat qui fonctionnait. »

À cela s’ajoutent des exigences financières, dont la production d’états financiers vérifiés, qui représenteraient des coûts importants pour l’établissement. « Alors, c’est sûr qu’à un moment donné, ces papiers-là, on ne veut pas les fournir parce qu’on perd du temps, on perd de l’argent, on perd de l’énergie. »

Deuil

Cette décision représente, pour M. Payeur et sa famille, une perte immense, qu’il compare à un véritable deuil. « On a pris une décision qui nous fait de la peine, je vous dirais. Je suis dans la cour d’école, je regarde les élèves qui sont à l’école, je regarde les élèves qui ont passé. On s’attache à ces enfants-là. Alors, c’est un deuil », confie-t-il.

Il souligne que chaque départ vers le secondaire représentait déjà une étape chargée d’émotion, mais la fermeture de l’établissement marque cette fois une rupture plus définitive, laisse-t-il entendre.

Après près de 18 ans à placer les élèves, les familles et le personnel au cœur de leurs priorités, les responsables affirment avoir fait le choix de se recentrer sur eux-mêmes. « Moi et mon épouse, on s’est choisis. Ça fait 18 ans qu’on pense aux élèves, on pense aux familles, on pense à notre personnel avant nous-mêmes. Et puis, à un moment donné, on se choisit », soutient-il.

Du soutien aux parents

M. Payeur indique avoir contacté plusieurs établissements scolaires, dans les jours précédant l’annonce de la fermeture, afin de vérifier leur capacité d’accueil. Selon lui, tous ont confirmé pouvoir recevoir des élèves, ce qui rendait possible la relocalisation de l’ensemble des enfants.

Les coordonnées de ces écoles ont ensuite été transmises aux parents dans un mémo interne, précise-t-il, ajoutant que les options proposées tenaient compte, notamment, du lieu de résidence des familles. Il soutient que chaque élève pouvait être redirigé vers un autre établissement.

M. Payeur souligne toutefois que le choix final revenait aux parents. Certains auraient décliné certaines options en raison de la distance, des coûts ou de préférences personnelles, notamment dans le cas d’écoles privées jugées plus onéreuses. Plusieurs familles se seraient également tournées vers le réseau public.

La fermeture sera effective après la période du camp de jour. « Et nous continuerons d’accompagner les enfants avec bienveillance et stabilité jusqu’au dernier jour », indiquent les responsables qui annoncent des soutiens aux familles dans cette transition.

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Mascouche – Plus de 800 000 $ pour l’entretien des réseaux cyclables

C’est une aide financière qui vient à point nommé. Selon le maire Guillaume Tremblay, « la montée Masson est une artère majeure à Mascouche, et la sécurisation de la piste cyclable dans ce secteur est essentielle. »

Pour une meilleure sécurité routière

Il s’agit du troisième volet du programme Véloce III, qui vise à soutenir les organismes admissibles responsables de l’entretien de la Route verte et de ses embranchements régionaux.

Ce volet permettra d’améliorer la sécurité, de pérenniser le réseau cyclable et d’en maintenir la qualité, tout en misant sur un tourisme durable favorisant les déplacements actifs, efficaces et sécuritaires. Une attention particulière sera portée aux zones de croisement avec la circulation automobile, notamment à proximité des accès commerciaux.

Pour le député de Masson, Mathieu Lemay, qui en a fait l’annonce au nom du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, « le Québec est un leader en Amérique du Nord en matière de mobilité active ». « Nous continuons d’investir pour rendre nos milieux de vie plus sécuritaires et agréables », a-t-il déclaré.

Le maire de Mascouche remercie le député pour « son appui à ce projet porteur pour la ville et pour le développement du transport actif ».