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L’échangeur Urbanova bientôt en chantier

La 2e phase liée au déplacement de la conduite de gaz naturel d’Énergir devrait, quant à elle, s’échelonner sur une autre période de six semaines.

Les travaux devraient se concrétiser au mois de juillet, précise Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures de la Ville de Terrebonne. Il souligne toutefois qu’un blocage demeure du côté du ministère de la Défense nationale. « Il nous manque un petit permis. Notre fournisseur qui a eu le contrat doit obtenir un permis du ministère fédéral. Ça devrait se concrétiser d’ici peu », affirme-t-il.

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable qui est le maître d’œuvre du projet de l’échangeur sera notamment responsable de l’appel d’offres pour les travaux, de l’octroi du contrat de surveillance ainsi que du suivi des différents mandats. Les travaux devraient débuter cet automne.

Terrebonne en attente d’une subvention du fédéral

Pour l’instant, il est prévu que l’ensemble des coûts reliés au déminage du secteur soit assuré par la Ville de Terrebonne qui agit à titre de promoteur du projet et assure le suivi de l’échéancier. « Évidemment, nous effectuons des démarches auprès du gouvernement fédéral afin qu’il en assume une partie, mais nous sommes toujours en attente d’un retour », précise Sylvain Dufresne.

La députée libérale nouvellement réélue, Tatiana Auguste, en avait fait une priorité lors de sa campagne électorale. Le maire Mathieu Traversy, qui avait plaidé la cause de ce dossier auprès du premier ministre Mark Carney lors de sa première visite électorale à Terrebonne, n’en attend pas moins de madame Auguste, qui promettait en campagne de placer Terrebonne à la table des négociations.

Pour le maire, il s’agit d’un enjeu majeur, puisque les terrains concernés pourraient permettre la construction de 20 000 logements à long terme.

Aucun risque environnemental, assure la Ville

Au moment de l’acquisition du terrain par Terrebonne, les évaluations indiquaient un faible risque de retrouver des résidus liés à l’ancien champ de tir Saint-Maurice. Cependant, lors des travaux exploratoires entrepris au printemps 2024, notamment pour préparer et nettoyer le site, certaines munitions non explosées ont été découvertes.

Cette découverte a conduit la Ville à mandater une firme spécialisée afin d’évaluer l’état du terrain et procéder au retrait sécuritaire des munitions. Le directeur général adjoint précise qu’il ne s’agit pas d’une contamination environnementale au sens traditionnel, mais plutôt d’une problématique liée à la présence d’anciens résidus militaires sur le site.

La Ville indique que le projet d’échangeur comprend la construction d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute 640, le prolongement de l’avenue Urbanova, incluant deux voies dans chaque direction, une piste cyclable et un trottoir, ainsi que quatre bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute et un accès au parc industriel.

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Manque à gagner de 9 milliards : – L’Union des municipalités tire la sonnette d’alarme

C’est qu’il manquera au moins 9 milliards de dollars d’ici 2035 aux municipalités québécoises pour répondre à leurs besoins, un manque à gagner qui pourrait même atteindre plus de 50 milliards de dollars, démontre une étude réalisée par la firme Aviseo et commandée par l’UMQ.

Les municipalités doivent composer avec des infrastructures vieillissantes qui se détériorent plus rapidement que leur capacité à les remettre en état. La multiplication des nids-de-poule, les bris d’aqueduc plus fréquents ainsi que l’allongement des délais pour certains services sont la preuve de cette pression grandissante, dans un contexte où les coûts de construction et de réfection continuent d’augmenter.

À ces enjeux s’ajoutent de nouvelles responsabilités que les villes assument, notamment en matière d’itinérance, d’habitation et d’adaptation aux changements climatiques. Ce déséquilibre entre les besoins croissants et les ressources disponibles affecte désormais directement le quotidien des citoyens.

« Nous sommes devenues la première ligne pour l’itinérance et les changements climatiques, en plus de devoir gérer un parc d’infrastructures vieillissantes avec des coûts de construction qui explosent. On ne peut plus faire plus avec moins, » déclare Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

À bout de souffle

M. Tremblay appelle le gouvernement du Québec à assumer pleinement ses responsabilités et à investir massivement dans les infrastructures, précisant que les villes, de leur côté, sont prêtes à faire leur part. « Sans financement, sans aide de Québec, ça va être impossible », assure-t-il.

Entre 2014 et 2025, les dépenses municipales ont bondi de près de 48 %, alors que les revenus n’ont pas suivi le même rythme. Les investissements en immobilisations ont augmenté de plus de 75 % en une décennie. Pendant ce temps, les municipalités ne reçoivent qu’environ 8 % des revenus fiscaux totaux, alors qu’elles sont responsables de près de 60 % des infrastructures publiques. Leurs revenus dépendent à 70 % de l’impôt foncier, un modèle qui a atteint ses limites, indique le rapport.

« Depuis un an, les municipalités ont retourné toutes les pierres pour mieux comprendre les enjeux. Elles veulent continuer à offrir des services de qualité auxquels les gens s’attendent, et sont prêtes à collaborer pour faire évoluer le cadre fiscal pour retrouver un financement plus juste, efficace et durable. Elles ne peuvent pas y arriver sans un rééquilibrage de leurs moyens », ajoute monsieur Tremblay.

Il annonce que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine. « Les municipalités sont unies et ensemble, on peut faire bouger les choses. »

À quoi doivent s’attendre les citoyens ?

Sans aide gouvernementale, les municipalités devront soit hausser les taxes ou en créer de nouvelles, ou sabrer les autres dépenses. « On a juste à penser tout ce qu’on a à investir au courant des prochaines années pour les stations d’épuration des eaux, pour l’eau potable, pour tout ce qui est en lien avec les changements climatiques », souligne M. Tremblay.

Selon lui, plusieurs villes se sont déjà dotées de fonds dédiés afin de financer les travaux nécessaires. M. Tremblay estime toutefois qu’il n’est plus possible d’ignorer l’ampleur des besoins. « Partout au Québec, que ce soit à Montréal, Laval, Mascouche ou Terrebonne, les infrastructures montrent des signes importants de détérioration et nécessitent des investissements majeurs pour être remises à niveau », soutient-il.

À Mascouche, c’est plus de 200 millions de dollars qui doivent être investis au courant des prochaines années pour remettre à jour la station d’épuration. Encore plus important, c’est 100 millions de dollars qui ont déjà été investis juste pour respecter les normes. « Toutes ces normes coûtent excessivement cher à l’ensemble des municipalités du Québec, donc à la population. »

« Il faut revoir nos façons de faire et c’est ce qu’on compte faire au courant des prochains mois », insiste le maire, précisant que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine.

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Bientôt 20 000 nouveaux logements dans le secteur Urbanova

La décontamination du secteur Urbanova dont la construction d’un échangeur est tant attendue a officiellement été lancée. Le secteur représente un potentiel de 20 000 nouveaux logements, indique le maire de Terrebonne.

« C’est essentiel pour la mobilité, pour le développement d’Urbanova, pour la qualité de vie des citoyens qui habitent le secteur depuis des années et qui vivent cette réalité tous les jours », a déclaré le maire.

Répondre à la crise de logement

Même si la Ville atteignait un taux d’inoccupation de 0,4 % en 2022, Terrebonne a tout de même décidé d’agir. La ville s’est fixé l’objectif de créer 1 200 logements abordables, sociaux ou communautaires d’ici 2035. « Une ville qui veut bien se développer, ce n’est pas attendre que les choses arrivent, c’est aussi se donner les moyens d’y parvenir », soutient le maire, citant différents projets de développement, dont Mission Unitaîné, qui permet à 100 personnes âgées en situation précaire d’accéder à des logements à faible coût en plein centre-ville. Une réalisation de près de 20 millions de dollars « accomplie dans des temps record », dit-il.

Le maire souligne, par ailleurs, que la phase 1 du projet Natura du groupe Mathieu-Ménard dans le secteur de La Plaine est complétée à 79 %. La prochaine phase inclura un terrain pour une nouvelle école primaire.

« Donc grâce à la collaboration des promoteurs, la ville de Terrebonne, le conseil de ville, les citoyens ont réussi à trouver des projets où l’acceptabilité sociale est au rendez-vous, et nous, on trouve des voies de passage, se réjouit le maire. Ce n’est pas toujours facile, parce qu’évidemment, chacun a ses intérêts. Mais en travaillant […] on finit par y parvenir », déclare-t-il.

M. Traversy rappelle la première pelletée de terre de la FTQ pour la construction de la plus haute tour résidentielle en bois massif qui sera bientôt construite à Terrebonne. Le projet qui accueillera 164 logements se révèle « une innovation exceptionnelle pour notre territoire. »

Pour faciliter les projets résidentiels, la Ville a mis sur pied un bureau de planification immobilière, dont la mission est d’offrir un service centralisé, dédié à l’accompagnement des promoteurs dans la réalisation de leurs projets et surtout de mettre en place un processus clair, transparent et prévisible. « C’est en travaillant de concert avec l’ensemble de nos acteurs qu’on a essayé de trouver le bon gros format pour maximiser l’accessibilité aux logements sur l’ensemble du territoire », a précisé le maire.

Grande salle de banquet comble lors du Dîner du maire de Terrebonne, tables rondes et écran de présentation
Photo Dany Baribeau

Infrastructures et résilience climatique

Le maire a insisté sur les services de base qu’il considère comme une priorité absolue pour son prochain mandat. « Le maintien de nos actifs, les services aux citoyens, ça doit devenir une obsession municipale. »

« Je sais que ce n’est pas sexy d’investir dans les tuyaux, les égouts, les bassins de rétention. Mais face à une multiplication des événements météorologiques, je pense qu’on n’a tout simplement plus le choix. »

M. Traversy en veut pour preuve les inondations de l’ouragan Debby en 2024 et les fortes pluies de l’été dernier. La stratégie bleue de la ville qui consiste en la gestion des eaux pluviales et l’entretien des infrastructures souterraines, figure au sommet des priorités.

Par ailleurs, il a présenté la mutualisation des services entre villes voisines comme l’une des innovations les plus prometteuses et les plus courageuses de son mandat. « Ça prend beaucoup de courage, soutient-il. On veut amener les villes à collaborer pour faire des économies et augmenter la qualité de service. »

Des ententes ont déjà été conclues avec Repentigny pour le remorquage et le futur dépôt à neige partagé, ainsi qu’avec Lorraine pour le service d’incendies. La Ville pourra également compter sur le logiciel d’urbanisme de Laval, offert par le maire Stéphane Boyer.

L’expérience de mutualisation avec Mascouche, qu’il décrit comme un « laboratoire expérimental », est également en cours, un modèle que le maire espère étendre au cours des prochaines années.

Présentateur parlant lors d'une conférence à l'événement CCM, avec un micro et un podium.
Un homme en costume gris parle lors d’une conférence à l’événement CCM, avec un écran en arrière-plan.

Terrebonne se veut attrayante

Le Vieux-Terrebonne est engagé dans un processus pour devenir le 14e site patrimonial reconnu au Québec, une distinction accordée par le ministre de la Culture. « Le Vieux-Terrebonne n’est pas seulement un écrin magnifique, c’est une partie de notre identité », a déclaré le maire.

L’enfouissement des fils électriques dans le secteur se poursuit en quatre phases, a-t-il précisé. La première est complétée, la deuxième se termine juste à temps pour la saison des terrasses. L’objectif est de parvenir à un Vieux-Terrebonne comparable au Vieux-Québec ou au Vieux-Montréal, « sans fil, sans poteau, avec des rues qui ont du bon sens et un éclairage sécuritaire ».

La ville prépare son huitième parc industriel, et un protocole d’entente de principe a été signé en octobre 2025 avec une entreprise pharmaceutique dont l’investissement potentiel pourrait dépasser « des centaines de millions de dollars ». « Mon but, ce n’est pas de mettre la pression sur personne, mais on espère avoir une annonce importante au mois de juillet prochain », a déclaré le maire.

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Exo : horaires réduits le 18 mai

Les autobus circuleront selon l’horaire du samedi. La ligne de train 12 (Saint-Jérôme) offrira un service de fin de semaine. Les lignes 13 (Mont-Saint-Hilaire), 14 (Candiac) et 15 (Mascouche) seront suspendues. Le service exo à la demande sera maintenu à Boisbriand de 7 h 20 à minuit, mais sera absent à Terrebonne.

Pour le transport adapté, les déplacements vers des rendez-vous médicaux seront maintenus. Les déplacements réguliers sont annulés par défaut, mais peuvent être confirmés en contactant le service avant 17 h le dimanche 17 mai, au 1 877 433-4004 ou à transport.adapte@exo.quebec.

Pour planifier vos déplacements, consultez le site d’exo.

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Les travaux reprennent sur l’autoroute 15 entre Boisbriand et Mirabel

À partir de cette date, une section de la voie réservée sera complètement fermée à la hauteur du chemin Côte Saint-Pierre, à Mirabel, pour une durée d’environ six semaines. En parallèle, l’aménagement d’un nouveau tronçon se poursuivra entre la bretelle d’entrée du boulevard du Curé-Boivin, à Boisbriand, et le boulevard de la Seigneurie Ouest, à Blainville.

Les automobilistes devront composer avec plusieurs entraves tout au long de l’année. Le MTQ prévoit des fermetures de nuit de bretelles à la hauteur de la sortie 23 (Mirabel, Saint-Augustin), des fermetures partielles de voies, ainsi qu’une déviation des voies de l’autoroute 15 en direction nord entre le chemin de la Grande-Côte, à Boisbriand, et le chemin Notre-Dame, à Mirabel. La limite de vitesse sera réduite à 90 km/h dans la zone de chantier entre la route 344 et le boulevard de la Seigneurie Ouest, et à 80 km/h entre la rue Victor et l’autoroute 50.

Les travaux pourraient être reportés ou prolongés selon les conditions météo. Le MTQ recommande de consulter Québec 511 avant de prendre la route.

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De Terrebonne au podium mondial de la viennoiserie

Ce dernier a décroché la médaille de bronze à la toute première Coupe du Monde de la viennoiserie, en France. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi remporté le premier prix de la meilleure brioche mondiale grâce à une création inspirée de l’érable.

Face à 13 autres nations, l’artisan québécois a porté les couleurs du Canada jusque sur le podium, confirmant que le savoir-faire d’ici peut rivaliser avec les grandes traditions boulangères du monde.

Une passion héritée de quatre générations

Chez Damien Agliata, la boulangerie n’est pas un métier choisi au hasard, mais bien une composante de son ADN familial. Rapidement, il découvre une affinité particulière pour la viennoiserie plutôt que pour le pain traditionnel.

« J’ai arrêté l’école à 16 ans, et j’ai commencé la boulangerie à 17 ans avec mon père, raconte-t-il. Je suis boulanger de 4e génération. Mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père étaient boulangers. J’ai commencé à faire les croissants et les chocolatines… je n’ai jamais lâché cette branche de la boulangerie ».

Au-delà du concours, Damien défend une vision claire de l’alimentation : celle du produit bien fait, local et transparent. Pour lui, encourager les artisans de quartier demeure essentiel.

« On sait ce qu’on mange. On utilise des produits de haute qualité, exprime-t-il. Encourager l’artisan du coin, c’est toujours mieux que d’encourager les grosses industries ».

La brioche à l’érable qui a séduit le monde

Parmi les dix produits à présenter lors de la Coupe du monde de la viennoiserie, un devait incarner le pays représenté. Damien a alors choisi de miser sur le symbole des cabanes à sucre du Québec : l’érable. Une création qui a été réalisée artisanalement, sans colorant artificiel.

« Il fallait faire une brioche aux saveurs de notre pays, dit-il. J’ai essayé de représenter un peu l’automne avec la feuille d’érable, avec une crème à l’érable et des pacanes. Les premiers essais, ce n’était pas du tout concluant. Ça a pris un bon trois ou quatre mois avant de me statuer sur ce produit-là. »

Une victoire humaine avant tout

Au moment de parler de sa plus grande fierté, Damien ne mentionne ni trophée ni médaille. Il pense d’abord aux siens et aux épreuves qu’il a dû traverser pour trouver sa place, malgré son parcours académique atypique.

« Il y a plein de jeunes qui ne s’épanouissent pas à l’école, assure-t-il. Ça ne veut pas dire que tu n’es rien. La preuve, c’est dans le travail et la passion qu’on fait ses preuves ».

Dans la vitrine de La Shop à Pain, dirigée par Guillaume Roy, boulanger de 4e génération également, les croissants ont désormais un parfum de médaille. Et à travers le parcours de Damien Agliata, c’est tout un territoire qui rayonne : celui des artisans québécois capables de transformer beurre, farine et patience en excellence mondiale.

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Le Collège Saint-Sacrement en route pour la finale provinciale du Défi génie inventif

D’aussi loin qu’Antoine Fournier s’en souvienne, c’est la première fois que le Collège Saint-Sacrement se qualifie aussi loin dans le concours. C’est pour lui une expérience hors du commun. Le genre d’événement qu’on ne vit qu’une fois. « On ne peut pas vivre ça tout le temps. Je me sens vraiment chanceux d’avoir fait partie d’une belle équipe comme ça, qui s’entoure et qui s’encourage », déclare celui qui a remporté la médaille d’or aux côtés de ses coéquipiers Henri Bousquet, Martin Yang et Thomas Guillemette.

Un véritable travail d’équipe, jumelé à de la motivation et de la persévérance qui « nous a forcés à continuer et à aller encore plus loin […] et qui nous a vraiment marqués », confie le jeune homme, soulignant que le parcours n’a pas été sans embûches.

« Au début, on n’était pas sûrs les uns des autres que ça allait vraiment marcher, parce que Martin, Henri, Thomas et moi, on n’est pas des gens qui se côtoient. Mais on a appris à se connaître à travers ce projet et on a découvert les passions et les intérêts des uns et des autres. »

–Antoine Fournier, élève au 2e secondaire, Collège Saint-Sacrement

Trois médailles et d’autres distinctions

Des médailles d’or, de bronze et d’argent ont été attribuées aux 3 équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement. Les deux premières représenteront la région au volet national du concours. Les jeunes ont relevé le défi « Tire la chaîne » qui consiste en la fabrication d’un prototype capable de se déplacer sur la plus grande distance possible grâce à la descente d’une masse, en tirant une chaîne.

Outre les 3 premiers prix, le Collège Saint-Sacrement est reparti avec plusieurs autres distinctions, dont celui de l’inventivité remis par la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.

Ce qui les a distingués des autres équipes, croit Henri Bousquet, c’est la qualité du travail effectué. « On était la seule équipe du concours à avoir des roulements à billes. Ces roulements à billes réduisent considérablement la friction sur notre essieu en bois, ce qui a permis à notre bolide d’aller plus loin en tirant la chaîne », déclare le récipiendaire de la médaille d’or.

Pour M. Martin Dupont, enseignant responsable du projet Défi génie inventif au Collège Saint-Sacrement, ses équipes réunissaient des élèves de tous les niveaux, mais animés d’une même volonté de gagner. Il raconte qu’ils se sont donnés corps et âme dans la conception de leur bolide, peaufinant leurs ajustements jusqu’à la toute dernière minute. « C’était magnifique de les voir rayonner et être fiers de leur construction, une fois rendus à Saint-Jérôme », confie-t-il.

Ils en sont d’autant plus fiers, précise le responsable, qu’ils représenteront désormais leur région à la finale provinciale. « Pour eux, c’était une occasion en or de représenter leur collège. Ils étaient vraiment fiers de ça, ça se voyait dans leurs yeux », explique M. Dupont.

Un processus rigoureux

Depuis deux ans, l’enseignant Martin Dupont participe avec ses élèves au Défi. Cette année, il a organisé les activités à la fois en classe et en parascolaire à l’heure du midi, selon le niveau des élèves. Après avoir tenu une finale interne réunissant 25 équipes, il a retenu les trois meilleures formations pour la finale régionale. « Et puis, oui, on a eu une belle surprise […] quand on a remporté, en fait, les trois premières places », se réjouit-il.

Cette victoire a porté certains élèves à vouloir travailler encore plus fort à l’école, indique l’enseignant. Il note également que plusieurs n’avaient pas fermé l’œil la nuit précédant la compétition, signe de la pression ressentie. « C’est clairement quelque chose qui peut leur être utile dans leur vie de tous les jours, la gestion des émotions, du stress, toute l’anticipation par rapport à la compétition », estime-t-il.

Ce sont 33 jeunes qui se sont affrontés le 16 avril à l’Université du Québec en Outaouais, campus de Saint-Jérôme. Seulement quatre équipes sont admises au concours national. Les deux premières équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement représenteront la région au volet national le 23 mai 2026 à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke.

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Consultation citoyenne pour le parc nature du Boisé à Terrebonne

Le conseiller municipal et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine, Robert Auger, appelle les citoyens à donner leur avis afin de façonner ce projet récréotouristique.

« La participation citoyenne est essentielle dans la réalisation de ce projet. Nous voulons que ce futur parc nature reflète les aspirations de notre communauté », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective. « C’est ensemble que nous en ferons un espace à la fois accueillant, respectueux de l’environnement et adapté aux besoins des générations futures », a déclaré le conseiller municipal du District 13 Coteau-des Vignobles.

La Ville entend concevoir un espace qui répond aux besoins de la population tout en respectant le milieu naturel. Cette démarche de consultation permettra aux citoyens et aux organismes de Terrebonne et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de contribuer aux orientations d’aménagement du futur parc nature. 

La participation citoyenne, une étape clé

Les citoyens et organismes peuvent contribuer à différentes étapes de la démarche, soit en déposant des propositions ou des préoccupations dans la boîte à idées disponible sur le site Internet de la Ville, en participant aux ateliers de réflexion et de co-construction conçus pour les résidents et organismes de Terrebonne, ou en répondant au sondage de validation.

Le maire Mathieu Traversy voit en ce futur parc nature du Boisé « un projet collectif dont nous sommes fiers ». Il s’agit pour lui, « de créer un lieu qui protège la nature tout en offrant un espace rassembleur et accessible pour toute la communauté ». Le maire appelle les citoyens de Terrebonne et de la CMM à participer à la réflexion sur l’aménagement du site.

« La participation citoyenne permettra de guider l’élaboration du plan d’aménagement, en recherchant un équilibre entre la protection de la biodiversité et des usages récréatifs respectueux du milieu naturel », précise la Ville dans un communiqué.

Les idées et commentaires recueillis serviront à orienter la réflexion sur les aménagements envisageables, notamment la création de sentiers et d’espaces d’observation, la mise en valeur des milieux naturels, l’aménagement d’espaces récréatifs légers respectueux de l’environnement, ainsi que la construction d’infrastructures comme un polydôme pouvant accueillir une patinoire réfrigérée en hiver et un terrain sportif en été.

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Terrebonne se dote d’un plan pour protéger la couleuvre brune

Le projet est financé par une subvention de 250 000 $ de la Fondation de la faune du Québec et du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan nature 2030.

Discrète et inoffensive, la couleuvre brune joue pourtant un rôle concret dans les écosystèmes en régulant les populations de limaces, d’escargots et d’insectes. Son taux de mortalité actuel est jugé préoccupant par la Ville.

Le plan directeur prévoira des inventaires sur le territoire, l’analyse des connaissances existantes et l’identification de solutions pour protéger le reptile. Il servira également à guider les promoteurs dans le développement urbain durable.

« Nos milieux naturels sont une richesse collective, et nous voulons les protéger de façon structurée et cohérente », affirme Carl Miguel Maldonado, conseiller municipal et président de la Commission de la transition écologique et de l’environnement.

Des panneaux de sensibilisation seront également installés à des endroits stratégiques dans les prochains mois. Les citoyens seront notamment invités à observer les reptiles de loin et à éviter de les manipuler. Aucun coût supplémentaire ne sera assumé par les citoyens.

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Mascouche renouvelle son engagement de prévenir les incendies

Il s’agit pour la Municipalité de renforcer la sécurité dans les foyers et de sensibiliser la population aux bonnes pratiques en matière de prévention. Lors des visites, les résidents échangeront avec les pompiers et poseront leurs questions. Dès la semaine prochaine, ces derniers seront à pied d’œuvre afin d’avertir la population sur la nécessité de changer les piles des avertisseurs de fumée et de faire des essais au moins deux fois par année.

La campagne s’étend à tous les types de résidences, incluant les duplex et les quadruplex. Les pompiers sillonneront la ville par secteurs, afin de rejoindre le plus grand nombre de citoyens possible.

Une dizaine de pompiers mobilisés

Lors de leur passage, les pompiers vérifieront les avertisseurs de fumée et les détecteurs de monoxyde de carbone, conformément au règlement municipal en vigueur. « Des fois on va dépasser un petit peu si notre objectif n’est pas atteint. Mais ils vont passer à travers au moins 3000 foyers pour vérifier les avertisseurs de fumée, pour donner des renseignements concernant tout ce qui touche l’incendie, tout ce qui touche la prévention aussi, parce qu’on peut donner des conseils en même temps », indique Guy Desnoyers, préventionniste au Service de la prévention des incendies de la Ville.

Il explique que le programme mobilise une dizaine de pompiers au total. Une partie d’entre eux consacrent deux heures de leur après-midi à couvrir un secteur résidentiel, en parallèle de leurs fonctions habituelles sur les camions. Par ailleurs, deux à quatre pompiers sont affectés à temps plein aux visites chaque jour, de 8 h 30 à 16 h.

Les pompiers seront toujours en uniforme officiel et seront munis d’une pièce d’identité du Service de la prévention des incendies de Mascouche, indique la Ville.

Non-conformité des détecteurs de fumée

Aucune sanction n’est prévue en cas de non-conformité des appareils. M. Desnoyers indique que le service mise avant tout sur la bonne foi des résidents. Lors de chaque visite, un constat est rempli sur place, puis un courrier officiel est envoyé dans les deux semaines suivantes pour rappeler aux propriétaires les correctifs à apporter, comme le remplacement d’un avertisseur défectueux. « Et souvent, ce qu’on va faire, parce que sur la lettre, ça indique de nous appeler quand ce sera fait, on va aller faire un tour dans quelques résidences pour voir si le changement [a bien été effectué] », explique le responsable.

Si des manquements persistent malgré ces rappels, le règlement municipal pourrait alors être invoqué. Guy Desnoyers se dit toutefois confiant que la population comprendra l’importance de se conformer, puisqu’il s’agit de la sécurité des familles.

En plus des visites, la Ville encourage la population à évaluer la sécurité de son domicile en remplissant le formulaire d’autoévaluation disponible en ligne.