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Le fardeau environnemental du site d’enfouissement inquiète

Un résident de Terrebonne n’a pas caché ses inquiétudes lors de la période de questions de la séance municipale du 17 février 2026, s’interrogeant sur la durée pendant laquelle la Ville continuerait à autoriser l’expansion du site d’enfouissement exploité par le Complexe Enviro Connexion (CEC). Il a également exprimé ses préoccupations quant aux conséquences environnementales engendrées sur le territoire, notamment sur les nappes phréatiques, la faune et la flore.

Il a par ailleurs estimé que Terrebonne avait largement assumé sa part de responsabilité, alors que d’autres municipalités continuent d’acheminer leurs déchets vers ce site, jour après jour.

Le site d’enfouissement de Lachenaie accueille près de 50 % des déchets des 82 municipalités de la CMM et, selon les projections, atteindra sa pleine capacité en 2027. Le site cherche à s’agrandir afin de prolonger ses activités pendant 30 ans.

Des conditions claires

Le maire admet que l’enfouissement de résidus demeurera une nécessité pour Terrebonne durant les prochaines années et que les citoyens continueront d’utiliser le bac noir sur le territoire municipal. Toutefois, il ne souhaite pas que l’agrandissement du site se fasse à n’importe quel prix ni dans n’importe quelle condition. « […] On ne voulait pas se faire imposer par Québec un agrandissement sans que la Ville ait son mot à dire, ce qu’on a vu dans d’autres dossiers ailleurs au Québec. »

M. Traversy indique avoir rencontré l’entreprise CEC afin de poser ses propres conditions. « On a demandé des efforts du côté de l’entreprise pour augmenter les redevances, pour faire payer les autres villes qui utilisent notre site, leur juste part ou le plein prix pour l’enfouissement de leurs matières résiduelles », martèle-t-il.

La Ville avait d’abord sondé les maires et mairesses de la région de Montréal pour savoir si d’autres municipalités souhaitaient accueillir un site d’enfouissement technique. Aucune n’a manifesté d’intérêt, a déploré le maire de Terrebonne, qui espère qu’un jour, « il va falloir qu’il y ait quelqu’un d’autre qui finisse aussi par lever la main ».

Mathieu Traversy annonce la création d’un véritable écocentre afin de réduire progressivement la quantité de déchets enfouis chaque année. Il s’agit, selon lui, d’améliorer les pratiques de recyclage et de compostage et d’optimiser l’utilisation des espaces disponibles. Cette décision, assure le maire, répond à un objectif commun de la Ville et de son partenaire CEC.

« Donc plutôt qu’enfouir une panoplie de déchets, les matériaux de construction, les matériels électroniques, certaines matières dangereuses vont maintenant pouvoir être récupérées par CEC. Et donc essayer justement de minimiser la quantité de matières résiduelles qu’on met dans ce site-là », assure le maire.

La prochaine étape appartient au gouvernement du Québec, à qui il revient de décider ou non de l’agrandissement du site. « Le gouvernement doit partir en bureau d’audience publique […] sur la question au cours de la prochaine année », indique le maire. La Ville y présentera son mémoire et les conditions auxquelles elle se déclarerait favorable à un agrandissement.

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La Voix : une nouvelle présence médiatique dans Les Moulins

Après avoir lancé de nouvelles éditions imprimées dans les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides au début de 2026, l’entreprise familiale, aujourd’hui pilotée par la troisième génération de la famille Langlois, étend sa portée à sept MRC, plus de 40 municipalités et rejoint désormais un bassin de près de 750 000 citoyens. Une croissance à la fois ambitieuse et structurée, qui consolide la vision éditoriale développée au fil des dernières années.

Terrebonne et Mascouche se transforment rapidement

Croissance démographique soutenue, pression accrue sur les infrastructures, défis en mobilité, développement immobilier accéléré, évolution du tissu commercial, impacts environnementaux et sociaux. Autant d’enjeux soulevés dans un contexte dynamique, la MRC les Moulins ne peut que bénéficier d’une couverture médiatique accrue, stable et continue.

La Voix, c’est une douzaine de professionnels de l’information : journalistes de terrain, rédacteurs et producteurs vidéo, réunis autour d’une même mission — offrir à la population les Moulins une information pertinente, rigoureuse et impartiale.

Vous les verrez dans les concerts, dans les conseils de ville, dans les levées de fonds et les parties de hockey. En temps de célébrations comme en temps de tragédies.

Dans un environnement médiatique en transformation, marqué par la multiplication des sources d’information et la circulation rapide de contenus parfois difficiles à vérifier, La Voix veut incarner stabilité, proximité et rigueur.

Des mises en ligne rapides et soutenues. Des cahiers thématiques et des dossiers de fond consacrés à des enjeux structurants : itinérance, développement économique, logement, condition féminine, persévérance scolaire, vitalité communautaire, le tout distribué deux fois par mois selon un modèle hybride : dans votre courrier via Postes Canada ou en point de dépôt, sur notre application mobile gratuite et sur notre site Internet.

L’ambition n’est pas de remplacer des voix existantes, mais d’ajouter une présence constante, structurée et enracinée dans le territoire.

Le journal La Voix s’inscrit ainsi dans une volonté plus large : offrir une information locale stable, indépendante et durable, dans un contexte où la pérennité des médias régionaux demeure un défi.

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Au-delà du journal : un levier de mobilisation locale

Nos éditions papier sont distribuées de façon hybride, soit par Postes Canada afin d’assurer une portée directe auprès des ménages, ainsi que dans plus de 60 points de dépôts ciblés. À cela s’ajoutent un site web local indépendant, une application mobile dédiée au territoire des Moulins, des infolettres ciblées et une présence active sur les réseaux sociaux.

Le modèle repose sur une stratégie 360 : un même message peut être décliné simultanément en publicité imprimée, en contenu numérique, en notifications mobiles et en vidéo.

Pour ce faire, l’entreprise s’appuie sur District Web, son agence interne spécialisée en création de contenu, gestion de réseaux sociaux, développement web et campagnes sponsorisées. Cette structure permet d’accompagner les partenaires dans la conception et la diffusion de campagnes multiplateformes cohérentes.

Rabaischocs, un levier distinctif

rabaischocs, une plateforme transactionnelle d’achat local, représente une autre pièce maitresse du modèle d’affaires, permettant aux commerçants de financer leur visibilité publicitaire en échange de certificats-cadeaux plutôt qu’en déboursés directs. Cela crée du trafic réel en succursale, de nouveaux clients, un retour mesurable et un impact direct sur la consommation locale.

rabaischocs permet ainsi aux entreprises d’accéder à des campagnes structurées, sans avoir à toucher à leur trésorerie immédiate.

Il s’agit d’un système circulaire : les médias mobilisent la communauté, les commerçants gagnent en visibilité, les citoyens consomment localement.

La Voix propose ainsi un écosystème média complet, structuré autour de la diffusion locale, de la performance numérique et de la mobilisation commerciale.

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Les libéraux à la conquête de Terrebonne

Les citoyens de 50 ans et plus qui se trouvaient aux premières loges s’accordent à dire qu’il s’agit d’une visite inédite dans leur mémoire collective. Le maire lui-même, Mathieu Traversy, 41 ans, n’en revient pas. Il s’agit pour lui d’une première dans l’histoire récente de Terrebonne.

L’enjeu est de taille. Minoritaire à la Chambre des communes, le Parti libéral du Canada joue ses meilleures cartes afin d’atteindre la majorité, et ce, en remportant la circonscription de Terrebonne lors de la prochaine élection partielle.

Notons que la Cour suprême a invalidé les résultats de l’élection fédérale d’avril 2025 dans la circonscription. La candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, avait mené une bataille judiciaire après avoir été défaite par une seule voix au profit de la libérale Tatiana Auguste. Pour cause, le vote par la poste d’une électrice qui affirmait avoir appuyé le Bloc québécois n’était jamais parvenu au bureau de scrutin

Le premier ministre du Canada Mark Carney lors de son passage dans la circonscription de Terrebonne en février 2026
Photo courtoisie Tatiana Auguste – Le premier ministre du Canada Mark Carney déploie ses stratégies dans Terrebonne en vue de l’élection partielle.

Stratégie ?

Le 17 février, le premier ministre Mark Carney a effectué une visite à Terrebonne, où il a rencontré la candidate libérale Tatiana Auguste, qui multiplie les porte-à-porte dans la circonscription.

« La semaine dernière, j’ai eu la chance de m’arrêter à Terrebonne et de rencontrer les dirigeants communautaires, les entrepreneurs et les résidents qui font de cette ville un endroit si spécial. Merci de m’avoir fait visiter, Tatiana », lit-on sur le compte Facebook officiel du premier ministre.

Quelques jours plus tard, c’est le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, qui débarque. « Merci de m’avoir accueilli à Terrebonne », lance-t-il à Mme Auguste. « Je pense que prochainement, on va avoir de bonnes nouvelles à Terrebonne », annonce-t-il, confiant.

Le premier ministre du Canada Mark Carney en compagnie de Tatiana Auguste lors de sa visite à Terrebonne en février 2026
Photo Courtoisie Tatiana Auguste

Une visite fructueuse

Pour le maire, c’est « un contexte politique qui favorise beaucoup la Ville de Terrebonne ». Mathieu Traversy affirme avoir sensibilisé le premier ministre du Canada à plusieurs enjeux touchant directement les citoyens. « J’ai profité de la présence de M. Carney la semaine dernière pour rappeler quelques engagements dont les citoyens de Terrebonne aimeraient bénéficier de la part du gouvernement fédéral », a précisé le maire.

Il a notamment mentionné le secteur Urbanova, où l’arrivée d’un échangeur est attendue depuis plusieurs années. Il souligne au passage les travaux de déminage des terres de la Défense nationale dans le secteur des Champs-Élysées. Le maire précise avoir sollicité une aide financière du gouvernement fédéral afin de couvrir ces opérations. « On lui a demandé un coup de pouce pour éponger une facture quand même assez salée de 1,7 million de dollars concernant le déminage du secteur Urbanova, qui nous permettrait de commencer à construire notre échangeur », indique M. Traversy.

Mark Carney, Tatiana August et Robert Auger posent dans un restaurant aux murs de pierre, éclairé par des suspensions, avec des verres suspendus au bar.
Photo: Courtoisie Tatiana Auguste – Tatiana Auguste, candidate libérale dans Terrebonne, Robert Auger, conseiller municipal du district 13 – Coteau-des-Vignobles, et Mark Carney, premier ministre du Canada, lors de leur passage à Terrebonne.

Il a également abordé le projet de train à grande vitesse, qui a suscité beaucoup de réactions dans la communauté lachenoise, notamment en ce qui concerne les tracés potentiels envisagés. « On a rappelé au premier ministre du Canada que la Ville de Terrebonne était contre les expropriations et qu’on voulait valoriser des ententes de gré à gré, de bonne foi, à l’amiable avec l’ensemble de la population », a-t-il précisé. Le maire reconnaît les avantages que pourrait représenter l’implantation d’un transport collectif lourd au Québec, mais a tenu à préciser que cela ne devait pas se faire à n’importe quel prix.

Mathieu Traversy a également rappelé au premier ministre la volonté de Terrebonne d’acquérir des terrains fédéraux afin de favoriser la construction de logements. « Si le gouvernement fédéral est prêt à se départir de certaines propriétés, la Ville pourrait être intéressée », a-t-il indiqué.

Une demande officielle, faisant état des enjeux soulevés par la Ville, a été transmise à Mark Carney, a confié le maire de Terrebonne.

Terrebonne, vitrine politique

Le maire s’est dit ravi de voir Terrebonne s’imposer comme un incontournable sur la scène politique québécoise et canadienne. Car, outre que MM. Carney et Philippe-Champagne, la ville a accueilli de nombreuses autres personnalités politiques récemment, dont les deux candidats à la succession de M. François Legault, à savoir, Mme Christine Fréchette et M. Bernard Drainville.

M. Charles Milliard, le nouveau chef du Parti libéral du Québec, est lui aussi venu à Terrebonne, mais pour rencontrer la Chambre de commerce, a indiqué le maire.

La dernière personnalité en lice est le chef du Bloc québécois, venu  confirmer la candidature de Nathalie Sinclair-Desgagné dans la circonscription.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Hommage à Jacques Tremblay

Conseiller municipal de 2009 à 2013, il aura marqué la vie politique mascouchoise par son engagement constant et son attachement à la communauté. Pendant son mandat, il a contribué activement aux débats et aux décisions qui façonnent la vie démocratique locale.

Après son passage au conseil, il a poursuivi son implication publique comme attaché politique au bureau du député de Montcalm, Luc Thériault, rôle qu’il a occupé de 2015 à 2023.

« Son engagement politique, son sens du devoir et son implication constante dans la communauté ont été pour moi une source d’inspiration et un exemple à suivre. Au nom de ma famille, je remercie sincèrement les citoyennes et les citoyens pour les nombreuses marques de sympathie et de reconnaissance reçues au cours des dernières heures. Elles nous touchent profondément », a déclaré le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, également fils de M. Tremblay.

Le conseil municipal et les employés de la Ville offrent leurs plus sincères condoléances à la famille et aux proches.

Les drapeaux seront mis en berne le jour des funérailles, dont les détails seront communiqués ultérieurement, selon la volonté de la famille.

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Sous-traitance et transport en commun : un pari risqué, selon l’IRIS

L’étude présente exo comme le seul organisme public de transport en commun qui sous-traite l’entièreté de ses services et comme celui qui affiche le pire bilan en matière de qualité du service. Selon l’IRIS, cette stratégie risquerait même de réduire la fiabilité des réseaux.

L’étude révèle qu’entre 2022 et 2024, le réseau d’exo a affiché un taux de bris de service moyen deux fois plus élevé que celui des sociétés de transport en commun du Grand Montréal. Le taux moyen de plaintes par 100 000 déplacements d’exo a été plus de quatre fois supérieur à celui des sociétés de transport du Grand Montréal dans la dernière année. L’étude souligne également que la Société de transport de Lévis, qui sous-traite en partie ses services, affiche, elle aussi, l’un des taux de plaintes les plus élevés parmi les dix principales sociétés de transport du Québec.

« On a comparé la performance des sociétés de transport du Québec sur le plan de la qualité du service et on a découvert que la société de transport qui sous-traite entièrement ses services de transport, la seule à le faire, exo, est aussi la société qui affiche le pire bilan en matière de qualité du service », indique Colin Pratte, chercheur à l’IRIS et responsable de l’étude.

Crise de fiabilité

Le chercheur met en cause les conditions de travail moins avantageuses qu’offre exo par rapport aux sociétés publiques, comme la STM ou la STL, ce qui aurait engendré une pénurie de personnel à la base des bris de service. « Les coupures annoncées chez exo sont préoccupantes dans un contexte où il s’agissait déjà d’un réseau qui battait de l’aile », a déclaré M. Pratte, estimant que ces coupures n’aident en rien la fiabilité et la qualité du service d’exo. Se fier davantage au privé pour réduire les dépenses ne ferait que diminuer la satisfaction des usagers ainsi que la qualité des services, mentionne-t-il.

La qualité du transport en commun est déterminante, particulièrement dans les couronnes nord et sud du Grand Montréal, indique M. Pratte. « La qualité du transport en commun est particulièrement critique […] dans les banlieues parce que la concurrence de la voiture est importante. Mais c’est actuellement à l’inverse qu’on assiste, c’est-à-dire que ce sont les banlieues qui sont les moins bien desservies en transport en commun, ce qui renforce la dépendance à la voiture des ménages qui habitent les couronnes », précise Colin Pratte.

Pour un transport de qualité

En octobre 2024, la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) a réalisé, à la demande du ministère des Transports du Québec (MTQ), un audit de performance des principales sociétés de transport en commun du Québec. Près de la moitié des économies identifiées dans cet audit découlent du recours intensif à la sous-traitance.

M. Pratte souligne que la mise en œuvre de cette recommandation pourrait entraîner une détérioration des services offerts par les réseaux de transport en commun et forcerait les usagers à se motoriser davantage. Or, l’enjeu est précisément de convaincre le plus grand nombre de ménages et d’automobilistes de délaisser la voiture au profit du transport collectif, souligne Colin Pratte. La condition « incontournable » demeure un service de qualité, plaide le chercheur.

Il recommande l’augmentation du financement public du transport collectif, notamment par l’impôt. Une approche qui, selon lui, serait bénéfique non seulement sur le plan écologique, mais aussi pour les ménages. Il rappelle qu’en moyenne, les ménages consacrent 15 % de leur budget à la voiture, et qu’une offre de transport en commun de qualité constituerait une réponse à la crise du coût de la vie.

Exo se défend

La société de transport desservant les couronnes nord et sud affirme, dans un communiqué, que son modèle d’affaires demeure adapté aux réalités des territoires qu’elle dessert. Elle rappelle qu’elle couvre un territoire trois fois plus vaste que ceux de Laval, Longueuil et Montréal, regroupant 84 municipalités, ce qui rendrait toute comparaison directe avec les autres sociétés de transport difficile, soutient-elle.

Concernant la pénurie de main-d’œuvre de 2022-2023, le transporteur exo fait valoir que les mesures déployées ont permis d’améliorer significativement la fiabilité de ses services. La société indique que son taux de livraison de service serait passé de 97 % à 99,6 %, que les annulations auraient diminué de moitié et que le manque d’effectifs ne représenterait plus que 2,1 % des perturbations, contre 37 % en 2022.

« Ces données confirment la capacité d’exo, à travers son modèle d’affaires, à répondre efficacement aux enjeux qui affectent ses opérations et à garantir des services fiables à ses usagers », lit-on dans le communiqué.