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Guillaume Tremblay reconduit à la tête de l’UMQ

La décision a été entérinée en marge des Assises annuelles. Il a notamment été membre du conseil d’administration depuis 2014, du comité exécutif depuis 2017 et premier vice-président avant d’accéder à la présidence en 2025.

Le maire de Mascouche a souligné que l’année écoulée lui a permis de mesurer la force, l’engagement et la générosité qui caractérisent le monde municipal, et qu’il entend s’appuyer sur cette dynamique pour s’attaquer aux défis de la prochaine année, en particulier en matière d’infrastructures.

« Je suis très honoré d’avoir eu la confiance de mes collègues pour occuper la fonction de président de l’Union des municipalités pour un deuxième mandat. Nous avons de grands défis devant nous, mais j’ai confiance qu’en travaillant ensemble nous allons les relever. »

Un contexte de haute pression financière

La réélection de Guillaume Tremblay survient dans un contexte de crise financière pour le monde municipal. Les municipalités québécoises pointent un manque à gagner d’au moins 9 milliards de dollars pour répondre à leurs besoins d’ici 2035, un déficit qui pourrait grimper jusqu’à plus de 50 milliards de dollars.

M. Tremblay estime que dans le contexte actuel, les municipalités doivent faire entendre leur voix avec force, notamment sur les enjeux liés à la fiscalité municipale qui ont constitué la toile de fond des Assises.

« Plus que jamais, le monde municipal doit disposer des leviers nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer la pérennité des infrastructures », souligne-t-il.

« C’est un positionnement très intéressant pour Mascouche »

La réélection du maire de Mascouche à la tête de l’UMQ constitue un grand avantage pour la municipalité, estime le maire, précisant que « c’est un positionnement très intéressant pour notre municipalité ». Selon le maire, Mascouche a vécu des moments plus difficiles dans le passé, notamment des coupures importantes dans les années 2000.

« Aujourd’hui, je suis content de dire que la ville s’est redressée et qu’elle occupe une place de choix sur la scène municipale québécoise », se réjouit-il.

M. Tremblay se dit satisfait de la cohésion qui s’est manifestée autour de sa vision concernant les infrastructures municipales lors de son premier mandat. « Je suis content de partager une vision [avec] l’ensemble de mes collègues du Québec », souligne-t-il.

Selon le maire, le travail ne fait que commencer, ajoutant qu’« il faut maintenant se mobiliser et faire comprendre à l’ensemble des partis politiques susceptibles de prendre le gouvernement que c’est la priorité des priorités. »

Deux rôles pour une seule et même vision

Guillaume Tremblay affirme que son rôle de maire de Mascouche demeure sa priorité absolue, tout en reconnaissant que la présidence de l’UMQ lui offre une tribune précieuse pour porter les enjeux mascouchois directement auprès des ministres et des partis politiques.

Face aux revendications des municipalités pour davantage de moyens et d’autonomie, il rejette catégoriquement l’idée d’un vœu pieux. Selon lui, une réforme de la fiscalité municipale n’est plus optionnelle : « Ce n’est plus un choix, ça va être une obligation. » Il rappelle que les coupures massives des gouvernements il y a une dizaine d’années ont laissé des traces profondes sur les infrastructures publiques, et prévient que l’inaction coûtera encore plus cher aux générations futures.

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Actualités

L’autoroute 640 fermée dans la nuit du lundi au mardi à Terrebonne

Des travaux de réparation de nids-de-poule sont à l’origine de la fermeture.

Les bretelles menant de l’A-25 Nord vers l’A-640 Est ainsi que du chemin Charles-Aubert vers l’A-640 Est seront aussi fermées. Une signalisation temporaire balisera les détours.

Les travaux pourraient être reportés ou annulés selon la météo. Pour l’état du réseau en temps réel, Québec 511 est la référence.

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Culture

Marie-Nancy G plonge ses lecteurs Dans l’ombre de Dubaï

Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.

Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.

« Il attend simplement d’être libéré. »

Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Photo courtoisie – Un premier thriller policier pour la Mascouchoise Nancy Gagné.

Dans l’antre de la SQ

Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.

« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.

C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.

Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »

Une plume au service des autres

Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »

Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.

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Actualités

La Voix au Dîner du maire

Et bien sûr, impossible pour le journal La Voix de manquer l’occasion d’y être représenté afin de toujours mieux connaître ses nouveaux lecteurs et partenaires du territoire. Sur la photo : Jean-François Legault en compagnie du maire Mathieu Traversy.

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Économie

CCIM – Pierre Berthiaume et la tempête entrepreneuriale

Et c’est avec une certaine fierté que son président-directeur général, Pierre Berthiaume, a fait visiter les locaux de l’organisation à La Voix à la suite d’un entretien mettant en lumière les activités et services offerts par la CCIM, mais surtout, aura permis de découvrir le parcours étonnamment éclaté de l’homme derrière l’organisation.

« On se maintient généralement autour de la 9e ou 10e position au Québec. Ça varie un peu selon les années », explique-t-il simplement.

En poste depuis 2011, Pierre Berthiaume semble avoir tranquillement façonné une organisation à son image. Porte-parole unique de la CCIM et omniprésent dans les différents réseaux économiques et politiques de la région, l’ancien conseiller municipal (Sainte-Anne-des-Plaines) préfère manifestement garder un œil attentif sur l’ensemble des rouages de l’organisation.

Gourvernance

Ce souci de cohérence se reflète également dans le modèle de gouvernance adopté par la CCIM. Contrairement à plusieurs chambres de commerce où les rôles de président et de directeur général sont séparés, Pierre Berthiaume agit ici à titre de président-directeur général et siège lui-même au conseil d’administration.

Après s’être joint à la Chambre de commerce de Terrebonne en 2011, il a accompagné la fusion des chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche en 2013, donnant naissance à l’actuelle CCIM, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

Il assume également personnellement les prises de position publiques de la Chambre. Une façon, explique-t-il, de protéger les administrateurs bénévoles et les entrepreneurs impliqués au sein de l’organisation d’éventuelles répercussions liées à certains dossiers plus sensibles.

Une approche centralisée qui semble, jusqu’ici du moins, contribuer à la stabilité de la CCIM, alors que plusieurs organisations similaires ont traversé des périodes plus fragiles au cours des dernières années.

Cette stabilité aura toutefois été mise à rude épreuve pendant la pandémie, puis plus récemment dans le contexte économique incertain provoqué par les tensions commerciales et les tarifs douaniers américains.

« C’est probablement une des années les plus difficiles où on doit redoubler d’ardeur, où on doit se réinventer », affirme Pierre Berthiaume.

Parcours

Mais derrière le dirigeant et le visage public de la Chambre se cache aussi un parcours étonnamment éclaté. Électronique, vente, assurance, redressement d’entreprises, politique municipale, animation, mentorat : Pierre Berthiaume donne parfois l’impression d’avoir traversé plusieurs vies professionnelles avant d’atterrir où il est.

« J’aime apprendre. J’aime bouger », résume celui qui affirme également vivre avec un TDAH et une hyperactivité qui semblent avoir alimenté une bonne partie de son parcours.

Derrière cette énergie, le dirigeant revient constamment à un même thème : l’équilibre. Et il s’éloigne tranquillement du discours économique traditionnel pour aborder plus franchement les défis humains liés à l’entrepreneuriat.

Dans la tempête

« Tu poses la question à n’importe quel homme d’affaires et il va te répondre que ça va super bien. Le business va bien. La semaine a été bonne. Mais il ne te dira pas que ça va mal, qu’il est dans le brouillard total ou qu’il ne sait plus où il s’en va », lance-t-il.

Pour lui, l’entrepreneuriat ressemble davantage à « une mer qui devient parfois houleuse », où le rôle du capitaine consiste surtout à garder son équipage en sécurité jusqu’au retour du calme.

« Le soleil va revenir. Mais en attendant, il faut réussir à traverser la tempête. »

Cette vision semble d’ailleurs avoir tranquillement trouvé sa place dans l’approche de la Chambre, notamment à travers le mentorat et les différents services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. Une approche qui leur a d’ailleurs valu de recevoir la certification « Organisation humainement distinctive » remise par BonBoss.

« Il faut ventiler. Il faut parler. Ce n’est pas toujours des choses que tu peux partager avec ton conjoint ou ta conjointe. Comme entrepreneur, des fois, tu as besoin de quelqu’un qui comprend vraiment ce que tu vis. »

Pierre Berthiaume reconnaît d’ailleurs avoir lui-même connu plusieurs périodes de déséquilibre au fil de sa carrière.

« Il y a des moments où je penchais trop d’un bord. Il a fallu que je me réaligne. L’important, c’est toujours de revenir à l’essentiel. »

Cette réflexion semble aujourd’hui influencer plusieurs sphères de sa vie, y compris son rapport à l’entrepreneuriat lui-même.

Associé depuis plus de 20 ans à l’Artisan Chocolatier avec sa conjointe, il admet d’ailleurs regarder tranquillement vers la suite de cette aventure entrepreneuriale.

“On est plus sur la sortie maintenant”, laisse-t-il tomber avec lucidité.

Une transition qui ne semble toutefois pas s’appliquer à son implication au sein de la CCIM, où Pierre Berthiaume continue visiblement de trouver une grande partie de son énergie.

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Culture

Studio Rythmix se démarque à la compétition Bravissimo

Composée de 22 danseurs de style jazz, la troupe a remporté la 1re place au Showcase compétitif/élite avec son numéro SOLD OUT, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui vaut également une invitation à participer à l’édition française de la compétition.

La production Bienvenue chez nous, réunissant 71 danseurs âgés de 11 à 44 ans, a pour sa part obtenu la 2e place au Showcase de niveau novice/précompétitif, accompagnée d’une bourse de 750 $.

Les chorégraphies étaient signées par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière. Directrice générale et copropriétaire, Marielle Saint-Laurent Chartrand évolue dans le milieu artistique depuis près de 30 ans. Elle a cofondé le Studio Rythmix en 2015 avec Julie Labossière, professeure et chorégraphe du volet compétitif.

Les troupes de compétition de l’école évoluent dans un environnement exigeant, axé sur le développement technique, la rigueur et la rapidité d’apprentissage.

Fondée en 2010, la compétition Bravissimo est aujourd’hui un événement international présenté au Canada et en France. Elle rassemble des danseurs de tous âges et de tous niveaux, en plus d’accueillir des artistes invités et des jurys provenant de différents horizons.

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Actualités

Terrebonne – Un mois en mode veille face à la hausse de la rivière des Mille-Îles

La Ville est restée en mode veille pendant un mois en raison de la hausse du niveau de la rivière des Mille-Îles et a déployé des mesures de protection dans certaines zones vulnérables.

Elle affirmait être en communication avec la direction régionale du ministère de la Sécurité publique ainsi qu’avec les villes avoisinantes. L’Organisation municipale de la sécurité civile disposait déjà d’une réserve de sacs de sable et est prête à intervenir si le niveau de l’eau devait augmenter et nécessiter leur distribution.

La veille a toutefois depuis été levée, la situation étant revenue à la normale au cours des derniers jours. La Ville a pris ses précautions en assurant une surveillance constante de la rivière avec l’appui de la firme-conseil Hydro-Météo, tandis que les équipes poursuivaient leur présence sur le terrain.

La Ville invite tout de même ses citoyens à s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence de 72 heures, à consulter les conseils en cas d’inondation sur son site internet et à s’inscrire à Alerte Terrebonne, sa plateforme d’alertes par appel ou message texte.

La rivière sous haute surveillance

Plusieurs sondes municipales ont surveillé le niveau de la rivière et une vigie a été assurée. Le niveau de risque « légèrement élevé », ne présentait déjà plus aucun risque la semaine dernière, assurait Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures.

« On va surveiller la pluie des prochains jours, mais […] d’ici la fin de la semaine, on devrait revenir à la normale », avait-il prédit.

Différents niveaux sont établis à Terrebonne pour encadrer la surveillance de la rivière : normal, veille et alerte. « En veille, on augmente la surveillance. Cela signifie que certains seuils sont atteints, sans toutefois représenter un danger ni entraîner d’inondation », précise M. Dufresne.

Selon lui, c’est au niveau d’alerte que sont déployées les mesures sur le terrain, notamment la distribution de sacs de sable pour soutenir la population. Environ 5 000 sacs de sable sont déjà prêts à être distribués. Une équipe de sécurité civile peut également être déployée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, au besoin.

Les citoyens « quand même bien préparés »

Le niveau de veille émis par la Ville de Terrebonne en prévision des crues printanières ne concerne que les citoyens en zones vulnérables, indique M. Dufresne, soulignant que ces derniers sont « quand même bien préparés. »

« Ce sont des gens qui connaissent bien la rivière, qui savent comment se préparer et déployer des sacs de sable avec lesquels on peut aussi aider. »

Les quelques résidents susceptibles d’être touchés par un débordement printanier de la rivière — environ quatre ou cinq — sont généralement bien informés de la situation. Lorsqu’il y a de nouveaux propriétaires dans ces secteurs, la Ville prend l’initiative d’aller à leur rencontre pour les informer et les accompagner, afin qu’ils soient mieux préparés à d’éventuels événements, assure le responsable.

« La crue de 2019 avait touché quatre résidences. C’est quand même une des crues historiques de la rivière des Mille-Îles au printemps. Ce n’est pas quelque chose qui touche énormément de citoyens. »

Bien que le territoire puisse être exposé à des crues plus importantes, les événements survenus en 2017 et 2019 ont eu un impact relativement restreint sur les résidences de Terrebonne, déclare-t-il.

Anticipation

La Ville rappelle avoir offert un accompagnement soutenu aux citoyens lors des crues printanières de 2017 et 2019, ainsi que lors de la tempête Debby en 2024 et des pluies diluviennes de juillet 2025. Ces événements ont d’ailleurs mené à l’adoption de sa Stratégie bleue, qui consiste en la planification d’une série d’actions concrètes visant à renforcer la résilience collective et à mieux préparer la communauté aux changements climatiques.

Cette stratégie a permis aux autorités municipales d’intensifier l’entretien de leur réseau d’égouts, de leurs bassins de rétention et des autres ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ce sont au total 77 millions qui y seront investis entre 2026 et 2028.

Aujourd’hui, Terrebonne redouble d’efforts en accélérant ses programmes d’entretien afin de mieux faire face aux changements climatiques.

Dans certains secteurs, les réseaux d’égouts ont été modifiés, affirme le directeur général adjoint. « On peut penser à l’an dernier, notamment aux travaux sur la rue Hervieux, où nous avons procédé à la séparation des réseaux », rappelle-t-il, soulignant également le nettoyage et la remise à niveau de tous les bassins de rétention.

Il annonce par ailleurs l’adoption, dans les prochaines semaines, du nouveau plan triennal d’immobilisations, qui comprendra notamment l’installation d’un bassin de rétention additionnel.

La Ville s’engage également dans des travaux structurants, dont la réfection, au cours des trois prochaines années, de plusieurs stations de pompage du réseau. Ces interventions permettront à Terrebonne d’améliorer sa capacité de gestion des eaux.

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Société

UTA – L’antenne de Terrebonne et Mascouche au cœur des célébrations

Fondée en 1976, l’UTA a accueilli plus de 100 000 étudiants depuis ses débuts. Pas de prérequis, pas de notes, pas d’examen. Et ce qui surprend souvent : c’est la programmation qui est bâtie par les étudiants eux-mêmes, pas par l’université. Ce sont eux qui choisissent les sujets et recrutent les conférenciers.

Une équipe de bénévoles au cœur du projet

L’antenne MRC des Moulins tourne grâce à une poignée de bénévoles. Yvon Groleau, responsable de l’antenne, dit que c’est d’abord la soif d’apprendre qui l’a amené à s’impliquer, il y a plusieurs années. « C’est une bonne façon de se tenir en forme intellectuellement », dit-il, et il y voit aussi une façon de rester connecté socialement.

L’équipe comprend un conseil d’administration et des responsables de cours bénévoles. Comme dans bien des organismes, ça bouge : des départs en fin de session, un recrutement qui repart. Pour trouver ses conférenciers, l’antenne puise dans un répertoire en ligne de plus de 30 000 cours et conférences géré par l’Université de Sherbrooke. Des conférenciers viennent parfois de Montréal ou de la Montérégie pour animer une séance dans la région.

225 personnes au lancement régional

Le 20 mars dernier, plus de 225 personnes se sont déplacées à Mascouche pour une conférence marquant le 50e anniversaire.

Pour ceux qui hésitent à s’inscrire, Groleau n’a pas l’air trop inquiet. Le taux de satisfaction tourne entre 85 et 90 %. « L’essayer, c’est l’adopter », résume-t-il. Juste, comme dit le slogan officiel : « le plaisir d’apprendre ».

Dans le cadre du 50e, un grand rassemblement réunissant toutes les antennes du Québec a eu lieu le 8 mai à Sherbrooke. L’UTA a aussi lancé une campagne de financement pour assurer la pérennité de ses activités.

Pour s’informer sur la programmation ou s’inscrire, visitez le site web de l’université.

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Actualités Éducation

Mascouche – L’Académie St-Margaret fait une croix sur 18 ans d’enseignement

Cette décision fait suite au non-renouvellement de son permis d’enseignement par le ministère de l’Éducation pour l’année scolaire 2026-2027.

« La période de validité du permis détenu par l’Académie St-Margaret, l’autorisant à offrir des services de l’éducation préscolaire (4 et 5 ans) ainsi que des services d’enseignement au primaire, arrive à échéance le 30 juin 2026 », justifie le ministère dans une communication transmise aux parents. « L’établissement a présenté une demande de renouvellement auprès du ministère de l’Éducation ; toutefois, la ministre a rendu une décision défavorable à l’égard de cette demande », lit-on dans le document.

Sur la page Facebook « Spotted Mascouche », des parents se disent sous le choc. Ils affirment avoir été pris au dépourvu et ne plus savoir à quel saint se vouer. Ils critiquent également le délai pris par la direction pour annoncer la nouvelle aux parents. « Je trouve ça ordinaire qu’ils aient attendu aussi longtemps pour l’annoncer. Ça aurait rendu service à des parents et aussi du personnel scolaire au public. Dommage pour les enfants qui devront changer d’école aussi ».

« On ferme parce qu’on est épuisé »

Le directeur exécutif de l’Académie St-Margaret, Alexandre Payeur, précise que la fermeture est due à l’épuisement physique et mental de la famille. « On n’est pas financièrement non viables. On fonctionne », affirme celui qui gère l’institution aux côtés de son épouse. « Ce n’était pas quelque chose qui était très flamboyant au niveau financier. On a toujours été proche de nos sous. Sans être sur le bord du précipice. »

« C’est une école privée où on n’est pas subventionné par le gouvernement. Donc, moi et mon épouse, on ferme parce qu’on est épuisés. »

Alexandre Payeur, directeur exécutif, Académie St-Margaret

Propriétaires de l’établissement depuis 18 ans, M. Payeur souligne qu’il ne peut tout simplement pas se faire remplacer. « Quand quelqu’un est malade à l’école, un employé est malade, on doit toujours travailler en double. Ça épuise physiquement. Ça épuise mentalement. »

Il rappelle les effets de la pandémie sur la société estimant que « les gens sont de plus en plus exigeants. Les enfants ont changé aussi. »

« Ça ne nous convient peut-être plus », ajoute-t-il.

« Perte de temps, d’argent et d’énergie »

En plus de l’épuisement physique et mental, ce que M. Payeur qualifie de fardeau administratif de plus en plus lourd imposé par le ministère de l’Éducation est également responsable de la fermeture. « […] Il y a des choses qui sont demandées, qui sont déraisonnables […] », lâche le directeur, affirmant devoir recommencer chaque année le processus de renouvellement de permis, sans obtenir d’autorisation à plus long terme.

« Pourquoi, s’ils changent le contrat, est-ce qu’ils ne nous mettent pas un nouveau contrat, tout fait, tout clé en main ? », s’interroge-t-il, dénonçant des exigences du ministère qu’il juge changeantes, notamment l’obligation de modifier régulièrement le contrat de service éducatif pour se conformer à de nouvelles règles, « sans accompagnement clair » de la part du ministère. Il soutient que ces ajustements nécessitent des démarches juridiques coûteuses et répétitives.

« Ils changent les règles, ils changent les lois, puis ils nous exigent de travailler pour changer un contrat qui fonctionnait. »

À cela s’ajoutent des exigences financières, dont la production d’états financiers vérifiés, qui représenteraient des coûts importants pour l’établissement. « Alors, c’est sûr qu’à un moment donné, ces papiers-là, on ne veut pas les fournir parce qu’on perd du temps, on perd de l’argent, on perd de l’énergie. »

Deuil

Cette décision représente, pour M. Payeur et sa famille, une perte immense, qu’il compare à un véritable deuil. « On a pris une décision qui nous fait de la peine, je vous dirais. Je suis dans la cour d’école, je regarde les élèves qui sont à l’école, je regarde les élèves qui ont passé. On s’attache à ces enfants-là. Alors, c’est un deuil », confie-t-il.

Il souligne que chaque départ vers le secondaire représentait déjà une étape chargée d’émotion, mais la fermeture de l’établissement marque cette fois une rupture plus définitive, laisse-t-il entendre.

Après près de 18 ans à placer les élèves, les familles et le personnel au cœur de leurs priorités, les responsables affirment avoir fait le choix de se recentrer sur eux-mêmes. « Moi et mon épouse, on s’est choisis. Ça fait 18 ans qu’on pense aux élèves, on pense aux familles, on pense à notre personnel avant nous-mêmes. Et puis, à un moment donné, on se choisit », soutient-il.

Du soutien aux parents

M. Payeur indique avoir contacté plusieurs établissements scolaires, dans les jours précédant l’annonce de la fermeture, afin de vérifier leur capacité d’accueil. Selon lui, tous ont confirmé pouvoir recevoir des élèves, ce qui rendait possible la relocalisation de l’ensemble des enfants.

Les coordonnées de ces écoles ont ensuite été transmises aux parents dans un mémo interne, précise-t-il, ajoutant que les options proposées tenaient compte, notamment, du lieu de résidence des familles. Il soutient que chaque élève pouvait être redirigé vers un autre établissement.

M. Payeur souligne toutefois que le choix final revenait aux parents. Certains auraient décliné certaines options en raison de la distance, des coûts ou de préférences personnelles, notamment dans le cas d’écoles privées jugées plus onéreuses. Plusieurs familles se seraient également tournées vers le réseau public.

La fermeture sera effective après la période du camp de jour. « Et nous continuerons d’accompagner les enfants avec bienveillance et stabilité jusqu’au dernier jour », indiquent les responsables qui annoncent des soutiens aux familles dans cette transition.

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Actualités

Mascouche – Plus de 800 000 $ pour l’entretien des réseaux cyclables

C’est une aide financière qui vient à point nommé. Selon le maire Guillaume Tremblay, « la montée Masson est une artère majeure à Mascouche, et la sécurisation de la piste cyclable dans ce secteur est essentielle. »

Pour une meilleure sécurité routière

Il s’agit du troisième volet du programme Véloce III, qui vise à soutenir les organismes admissibles responsables de l’entretien de la Route verte et de ses embranchements régionaux.

Ce volet permettra d’améliorer la sécurité, de pérenniser le réseau cyclable et d’en maintenir la qualité, tout en misant sur un tourisme durable favorisant les déplacements actifs, efficaces et sécuritaires. Une attention particulière sera portée aux zones de croisement avec la circulation automobile, notamment à proximité des accès commerciaux.

Pour le député de Masson, Mathieu Lemay, qui en a fait l’annonce au nom du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, « le Québec est un leader en Amérique du Nord en matière de mobilité active ». « Nous continuons d’investir pour rendre nos milieux de vie plus sécuritaires et agréables », a-t-il déclaré.

Le maire de Mascouche remercie le député pour « son appui à ce projet porteur pour la ville et pour le développement du transport actif ».