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Mascouche lance son Plan stratégique pour consolider ses bases et bâtir l’avenir

Consciente de la transformation fulgurante de la ville qui se traduit par une forte croissance démographique, exerçant une pression accrue sur ses infrastructures et ses ressources, l’administration municipale prend les grands moyens afin de concentrer ses interventions sur les plus grandes priorités adaptées aux réalités grandissantes de la population.

Ce plan stratégique, indique le maire Guillaume Tremblay, « est notre engagement à consolider nos acquis avant de chercher à en faire plus ». Selon lui, le plan se fonde sur l’idée qu’une ville forte commence par des services de base solides. Il s’agit, selon lui, « d’investir avec rigueur dans nos infrastructures pour préserver la qualité de vie qui définit Mascouche. »

Le maire souligne que le renforcement des bases municipales constitue une étape importante pour la Ville dans la concrétisation de sa vision de développement pour 2035.

Pour le directeur général de la Ville de Mascouche, Jasmin Savard, cette approche guidera l’ensemble des équipes de la Ville tout en assurant une cohésion dans la mise en œuvre des projets et des opérations. « Dans ce contexte de choix lucides et assumés, notre plan s’articule autour de cinq orientations stratégiques. Elles définissent nos grands champs d’action pour les cinq prochaines années et traduisent notre vision en actions concrètes et cohérentes », ajoute-t-il.

Les orientations qui guident l’action de la Ville

Mascouche mise d’abord sur la résilience de son territoire, en renforçant ses infrastructures et en favorisant des déplacements plus sécuritaires et durables. Elle vise également à consolider sa vitalité économique, tout en assurant une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques, indique un communiqué de la Ville. 

La Ville de Mascouche entend également moderniser ses façons de faire afin d’offrir des services plus accessibles et efficaces à sa population. Elle affirme placer les employés et les talents au cœur de son évolution, en misant sur l’innovation et la mobilisation pour accroître sa performance organisationnelle. La municipalité indique par ailleurs vouloir renforcer la qualité de vie et le sentiment d’appartenance de ses citoyens, en travaillant au développement d’une communauté active, inclusive et sécuritaire, ancrée dans des milieux de vie attrayants et dynamiques.

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Guillaume Tremblay reconduit à la tête de l’UMQ

La décision a été entérinée en marge des Assises annuelles. Il a notamment été membre du conseil d’administration depuis 2014, du comité exécutif depuis 2017 et premier vice-président avant d’accéder à la présidence en 2025.

Le maire de Mascouche a souligné que l’année écoulée lui a permis de mesurer la force, l’engagement et la générosité qui caractérisent le monde municipal, et qu’il entend s’appuyer sur cette dynamique pour s’attaquer aux défis de la prochaine année, en particulier en matière d’infrastructures.

« Je suis très honoré d’avoir eu la confiance de mes collègues pour occuper la fonction de président de l’Union des municipalités pour un deuxième mandat. Nous avons de grands défis devant nous, mais j’ai confiance qu’en travaillant ensemble nous allons les relever. »

Un contexte de haute pression financière

La réélection de Guillaume Tremblay survient dans un contexte de crise financière pour le monde municipal. Les municipalités québécoises pointent un manque à gagner d’au moins 9 milliards de dollars pour répondre à leurs besoins d’ici 2035, un déficit qui pourrait grimper jusqu’à plus de 50 milliards de dollars.

M. Tremblay estime que dans le contexte actuel, les municipalités doivent faire entendre leur voix avec force, notamment sur les enjeux liés à la fiscalité municipale qui ont constitué la toile de fond des Assises.

« Plus que jamais, le monde municipal doit disposer des leviers nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer la pérennité des infrastructures », souligne-t-il.

« C’est un positionnement très intéressant pour Mascouche »

La réélection du maire de Mascouche à la tête de l’UMQ constitue un grand avantage pour la municipalité, estime le maire, précisant que « c’est un positionnement très intéressant pour notre municipalité ». Selon le maire, Mascouche a vécu des moments plus difficiles dans le passé, notamment des coupures importantes dans les années 2000.

« Aujourd’hui, je suis content de dire que la ville s’est redressée et qu’elle occupe une place de choix sur la scène municipale québécoise », se réjouit-il.

M. Tremblay se dit satisfait de la cohésion qui s’est manifestée autour de sa vision concernant les infrastructures municipales lors de son premier mandat. « Je suis content de partager une vision [avec] l’ensemble de mes collègues du Québec », souligne-t-il.

Selon le maire, le travail ne fait que commencer, ajoutant qu’« il faut maintenant se mobiliser et faire comprendre à l’ensemble des partis politiques susceptibles de prendre le gouvernement que c’est la priorité des priorités. »

Deux rôles pour une seule et même vision

Guillaume Tremblay affirme que son rôle de maire de Mascouche demeure sa priorité absolue, tout en reconnaissant que la présidence de l’UMQ lui offre une tribune précieuse pour porter les enjeux mascouchois directement auprès des ministres et des partis politiques.

Face aux revendications des municipalités pour davantage de moyens et d’autonomie, il rejette catégoriquement l’idée d’un vœu pieux. Selon lui, une réforme de la fiscalité municipale n’est plus optionnelle : « Ce n’est plus un choix, ça va être une obligation. » Il rappelle que les coupures massives des gouvernements il y a une dizaine d’années ont laissé des traces profondes sur les infrastructures publiques, et prévient que l’inaction coûtera encore plus cher aux générations futures.

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L’autoroute 640 fermée dans la nuit du lundi au mardi à Terrebonne

Des travaux de réparation de nids-de-poule sont à l’origine de la fermeture.

Les bretelles menant de l’A-25 Nord vers l’A-640 Est ainsi que du chemin Charles-Aubert vers l’A-640 Est seront aussi fermées. Une signalisation temporaire balisera les détours.

Les travaux pourraient être reportés ou annulés selon la météo. Pour l’état du réseau en temps réel, Québec 511 est la référence.

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La Voix au Dîner du maire

Et bien sûr, impossible pour le journal La Voix de manquer l’occasion d’y être représenté afin de toujours mieux connaître ses nouveaux lecteurs et partenaires du territoire. Sur la photo : Jean-François Legault en compagnie du maire Mathieu Traversy.

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Terrebonne – Un mois en mode veille face à la hausse de la rivière des Mille-Îles

La Ville est restée en mode veille pendant un mois en raison de la hausse du niveau de la rivière des Mille-Îles et a déployé des mesures de protection dans certaines zones vulnérables.

Elle affirmait être en communication avec la direction régionale du ministère de la Sécurité publique ainsi qu’avec les villes avoisinantes. L’Organisation municipale de la sécurité civile disposait déjà d’une réserve de sacs de sable et est prête à intervenir si le niveau de l’eau devait augmenter et nécessiter leur distribution.

La veille a toutefois depuis été levée, la situation étant revenue à la normale au cours des derniers jours. La Ville a pris ses précautions en assurant une surveillance constante de la rivière avec l’appui de la firme-conseil Hydro-Météo, tandis que les équipes poursuivaient leur présence sur le terrain.

La Ville invite tout de même ses citoyens à s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence de 72 heures, à consulter les conseils en cas d’inondation sur son site internet et à s’inscrire à Alerte Terrebonne, sa plateforme d’alertes par appel ou message texte.

La rivière sous haute surveillance

Plusieurs sondes municipales ont surveillé le niveau de la rivière et une vigie a été assurée. Le niveau de risque « légèrement élevé », ne présentait déjà plus aucun risque la semaine dernière, assurait Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures.

« On va surveiller la pluie des prochains jours, mais […] d’ici la fin de la semaine, on devrait revenir à la normale », avait-il prédit.

Différents niveaux sont établis à Terrebonne pour encadrer la surveillance de la rivière : normal, veille et alerte. « En veille, on augmente la surveillance. Cela signifie que certains seuils sont atteints, sans toutefois représenter un danger ni entraîner d’inondation », précise M. Dufresne.

Selon lui, c’est au niveau d’alerte que sont déployées les mesures sur le terrain, notamment la distribution de sacs de sable pour soutenir la population. Environ 5 000 sacs de sable sont déjà prêts à être distribués. Une équipe de sécurité civile peut également être déployée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, au besoin.

Les citoyens « quand même bien préparés »

Le niveau de veille émis par la Ville de Terrebonne en prévision des crues printanières ne concerne que les citoyens en zones vulnérables, indique M. Dufresne, soulignant que ces derniers sont « quand même bien préparés. »

« Ce sont des gens qui connaissent bien la rivière, qui savent comment se préparer et déployer des sacs de sable avec lesquels on peut aussi aider. »

Les quelques résidents susceptibles d’être touchés par un débordement printanier de la rivière — environ quatre ou cinq — sont généralement bien informés de la situation. Lorsqu’il y a de nouveaux propriétaires dans ces secteurs, la Ville prend l’initiative d’aller à leur rencontre pour les informer et les accompagner, afin qu’ils soient mieux préparés à d’éventuels événements, assure le responsable.

« La crue de 2019 avait touché quatre résidences. C’est quand même une des crues historiques de la rivière des Mille-Îles au printemps. Ce n’est pas quelque chose qui touche énormément de citoyens. »

Bien que le territoire puisse être exposé à des crues plus importantes, les événements survenus en 2017 et 2019 ont eu un impact relativement restreint sur les résidences de Terrebonne, déclare-t-il.

Anticipation

La Ville rappelle avoir offert un accompagnement soutenu aux citoyens lors des crues printanières de 2017 et 2019, ainsi que lors de la tempête Debby en 2024 et des pluies diluviennes de juillet 2025. Ces événements ont d’ailleurs mené à l’adoption de sa Stratégie bleue, qui consiste en la planification d’une série d’actions concrètes visant à renforcer la résilience collective et à mieux préparer la communauté aux changements climatiques.

Cette stratégie a permis aux autorités municipales d’intensifier l’entretien de leur réseau d’égouts, de leurs bassins de rétention et des autres ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ce sont au total 77 millions qui y seront investis entre 2026 et 2028.

Aujourd’hui, Terrebonne redouble d’efforts en accélérant ses programmes d’entretien afin de mieux faire face aux changements climatiques.

Dans certains secteurs, les réseaux d’égouts ont été modifiés, affirme le directeur général adjoint. « On peut penser à l’an dernier, notamment aux travaux sur la rue Hervieux, où nous avons procédé à la séparation des réseaux », rappelle-t-il, soulignant également le nettoyage et la remise à niveau de tous les bassins de rétention.

Il annonce par ailleurs l’adoption, dans les prochaines semaines, du nouveau plan triennal d’immobilisations, qui comprendra notamment l’installation d’un bassin de rétention additionnel.

La Ville s’engage également dans des travaux structurants, dont la réfection, au cours des trois prochaines années, de plusieurs stations de pompage du réseau. Ces interventions permettront à Terrebonne d’améliorer sa capacité de gestion des eaux.

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Mascouche – L’Académie St-Margaret fait une croix sur 18 ans d’enseignement

Cette décision fait suite au non-renouvellement de son permis d’enseignement par le ministère de l’Éducation pour l’année scolaire 2026-2027.

« La période de validité du permis détenu par l’Académie St-Margaret, l’autorisant à offrir des services de l’éducation préscolaire (4 et 5 ans) ainsi que des services d’enseignement au primaire, arrive à échéance le 30 juin 2026 », justifie le ministère dans une communication transmise aux parents. « L’établissement a présenté une demande de renouvellement auprès du ministère de l’Éducation ; toutefois, la ministre a rendu une décision défavorable à l’égard de cette demande », lit-on dans le document.

Sur la page Facebook « Spotted Mascouche », des parents se disent sous le choc. Ils affirment avoir été pris au dépourvu et ne plus savoir à quel saint se vouer. Ils critiquent également le délai pris par la direction pour annoncer la nouvelle aux parents. « Je trouve ça ordinaire qu’ils aient attendu aussi longtemps pour l’annoncer. Ça aurait rendu service à des parents et aussi du personnel scolaire au public. Dommage pour les enfants qui devront changer d’école aussi ».

« On ferme parce qu’on est épuisé »

Le directeur exécutif de l’Académie St-Margaret, Alexandre Payeur, précise que la fermeture est due à l’épuisement physique et mental de la famille. « On n’est pas financièrement non viables. On fonctionne », affirme celui qui gère l’institution aux côtés de son épouse. « Ce n’était pas quelque chose qui était très flamboyant au niveau financier. On a toujours été proche de nos sous. Sans être sur le bord du précipice. »

« C’est une école privée où on n’est pas subventionné par le gouvernement. Donc, moi et mon épouse, on ferme parce qu’on est épuisés. »

Alexandre Payeur, directeur exécutif, Académie St-Margaret

Propriétaires de l’établissement depuis 18 ans, M. Payeur souligne qu’il ne peut tout simplement pas se faire remplacer. « Quand quelqu’un est malade à l’école, un employé est malade, on doit toujours travailler en double. Ça épuise physiquement. Ça épuise mentalement. »

Il rappelle les effets de la pandémie sur la société estimant que « les gens sont de plus en plus exigeants. Les enfants ont changé aussi. »

« Ça ne nous convient peut-être plus », ajoute-t-il.

« Perte de temps, d’argent et d’énergie »

En plus de l’épuisement physique et mental, ce que M. Payeur qualifie de fardeau administratif de plus en plus lourd imposé par le ministère de l’Éducation est également responsable de la fermeture. « […] Il y a des choses qui sont demandées, qui sont déraisonnables […] », lâche le directeur, affirmant devoir recommencer chaque année le processus de renouvellement de permis, sans obtenir d’autorisation à plus long terme.

« Pourquoi, s’ils changent le contrat, est-ce qu’ils ne nous mettent pas un nouveau contrat, tout fait, tout clé en main ? », s’interroge-t-il, dénonçant des exigences du ministère qu’il juge changeantes, notamment l’obligation de modifier régulièrement le contrat de service éducatif pour se conformer à de nouvelles règles, « sans accompagnement clair » de la part du ministère. Il soutient que ces ajustements nécessitent des démarches juridiques coûteuses et répétitives.

« Ils changent les règles, ils changent les lois, puis ils nous exigent de travailler pour changer un contrat qui fonctionnait. »

À cela s’ajoutent des exigences financières, dont la production d’états financiers vérifiés, qui représenteraient des coûts importants pour l’établissement. « Alors, c’est sûr qu’à un moment donné, ces papiers-là, on ne veut pas les fournir parce qu’on perd du temps, on perd de l’argent, on perd de l’énergie. »

Deuil

Cette décision représente, pour M. Payeur et sa famille, une perte immense, qu’il compare à un véritable deuil. « On a pris une décision qui nous fait de la peine, je vous dirais. Je suis dans la cour d’école, je regarde les élèves qui sont à l’école, je regarde les élèves qui ont passé. On s’attache à ces enfants-là. Alors, c’est un deuil », confie-t-il.

Il souligne que chaque départ vers le secondaire représentait déjà une étape chargée d’émotion, mais la fermeture de l’établissement marque cette fois une rupture plus définitive, laisse-t-il entendre.

Après près de 18 ans à placer les élèves, les familles et le personnel au cœur de leurs priorités, les responsables affirment avoir fait le choix de se recentrer sur eux-mêmes. « Moi et mon épouse, on s’est choisis. Ça fait 18 ans qu’on pense aux élèves, on pense aux familles, on pense à notre personnel avant nous-mêmes. Et puis, à un moment donné, on se choisit », soutient-il.

Du soutien aux parents

M. Payeur indique avoir contacté plusieurs établissements scolaires, dans les jours précédant l’annonce de la fermeture, afin de vérifier leur capacité d’accueil. Selon lui, tous ont confirmé pouvoir recevoir des élèves, ce qui rendait possible la relocalisation de l’ensemble des enfants.

Les coordonnées de ces écoles ont ensuite été transmises aux parents dans un mémo interne, précise-t-il, ajoutant que les options proposées tenaient compte, notamment, du lieu de résidence des familles. Il soutient que chaque élève pouvait être redirigé vers un autre établissement.

M. Payeur souligne toutefois que le choix final revenait aux parents. Certains auraient décliné certaines options en raison de la distance, des coûts ou de préférences personnelles, notamment dans le cas d’écoles privées jugées plus onéreuses. Plusieurs familles se seraient également tournées vers le réseau public.

La fermeture sera effective après la période du camp de jour. « Et nous continuerons d’accompagner les enfants avec bienveillance et stabilité jusqu’au dernier jour », indiquent les responsables qui annoncent des soutiens aux familles dans cette transition.

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Mascouche – Plus de 800 000 $ pour l’entretien des réseaux cyclables

C’est une aide financière qui vient à point nommé. Selon le maire Guillaume Tremblay, « la montée Masson est une artère majeure à Mascouche, et la sécurisation de la piste cyclable dans ce secteur est essentielle. »

Pour une meilleure sécurité routière

Il s’agit du troisième volet du programme Véloce III, qui vise à soutenir les organismes admissibles responsables de l’entretien de la Route verte et de ses embranchements régionaux.

Ce volet permettra d’améliorer la sécurité, de pérenniser le réseau cyclable et d’en maintenir la qualité, tout en misant sur un tourisme durable favorisant les déplacements actifs, efficaces et sécuritaires. Une attention particulière sera portée aux zones de croisement avec la circulation automobile, notamment à proximité des accès commerciaux.

Pour le député de Masson, Mathieu Lemay, qui en a fait l’annonce au nom du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, « le Québec est un leader en Amérique du Nord en matière de mobilité active ». « Nous continuons d’investir pour rendre nos milieux de vie plus sécuritaires et agréables », a-t-il déclaré.

Le maire de Mascouche remercie le député pour « son appui à ce projet porteur pour la ville et pour le développement du transport actif ».

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L’échangeur Urbanova bientôt en chantier

La 2e phase liée au déplacement de la conduite de gaz naturel d’Énergir devrait, quant à elle, s’échelonner sur une autre période de six semaines.

Les travaux devraient se concrétiser au mois de juillet, précise Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures de la Ville de Terrebonne. Il souligne toutefois qu’un blocage demeure du côté du ministère de la Défense nationale. « Il nous manque un petit permis. Notre fournisseur qui a eu le contrat doit obtenir un permis du ministère fédéral. Ça devrait se concrétiser d’ici peu », affirme-t-il.

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable qui est le maître d’œuvre du projet de l’échangeur sera notamment responsable de l’appel d’offres pour les travaux, de l’octroi du contrat de surveillance ainsi que du suivi des différents mandats. Les travaux devraient débuter cet automne.

Terrebonne en attente d’une subvention du fédéral

Pour l’instant, il est prévu que l’ensemble des coûts reliés au déminage du secteur soit assuré par la Ville de Terrebonne qui agit à titre de promoteur du projet et assure le suivi de l’échéancier. « Évidemment, nous effectuons des démarches auprès du gouvernement fédéral afin qu’il en assume une partie, mais nous sommes toujours en attente d’un retour », précise Sylvain Dufresne.

La députée libérale nouvellement réélue, Tatiana Auguste, en avait fait une priorité lors de sa campagne électorale. Le maire Mathieu Traversy, qui avait plaidé la cause de ce dossier auprès du premier ministre Mark Carney lors de sa première visite électorale à Terrebonne, n’en attend pas moins de madame Auguste, qui promettait en campagne de placer Terrebonne à la table des négociations.

Pour le maire, il s’agit d’un enjeu majeur, puisque les terrains concernés pourraient permettre la construction de 20 000 logements à long terme.

Aucun risque environnemental, assure la Ville

Au moment de l’acquisition du terrain par Terrebonne, les évaluations indiquaient un faible risque de retrouver des résidus liés à l’ancien champ de tir Saint-Maurice. Cependant, lors des travaux exploratoires entrepris au printemps 2024, notamment pour préparer et nettoyer le site, certaines munitions non explosées ont été découvertes.

Cette découverte a conduit la Ville à mandater une firme spécialisée afin d’évaluer l’état du terrain et procéder au retrait sécuritaire des munitions. Le directeur général adjoint précise qu’il ne s’agit pas d’une contamination environnementale au sens traditionnel, mais plutôt d’une problématique liée à la présence d’anciens résidus militaires sur le site.

La Ville indique que le projet d’échangeur comprend la construction d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute 640, le prolongement de l’avenue Urbanova, incluant deux voies dans chaque direction, une piste cyclable et un trottoir, ainsi que quatre bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute et un accès au parc industriel.

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Manque à gagner de 9 milliards : – L’Union des municipalités tire la sonnette d’alarme

C’est qu’il manquera au moins 9 milliards de dollars d’ici 2035 aux municipalités québécoises pour répondre à leurs besoins, un manque à gagner qui pourrait même atteindre plus de 50 milliards de dollars, démontre une étude réalisée par la firme Aviseo et commandée par l’UMQ.

Les municipalités doivent composer avec des infrastructures vieillissantes qui se détériorent plus rapidement que leur capacité à les remettre en état. La multiplication des nids-de-poule, les bris d’aqueduc plus fréquents ainsi que l’allongement des délais pour certains services sont la preuve de cette pression grandissante, dans un contexte où les coûts de construction et de réfection continuent d’augmenter.

À ces enjeux s’ajoutent de nouvelles responsabilités que les villes assument, notamment en matière d’itinérance, d’habitation et d’adaptation aux changements climatiques. Ce déséquilibre entre les besoins croissants et les ressources disponibles affecte désormais directement le quotidien des citoyens.

« Nous sommes devenues la première ligne pour l’itinérance et les changements climatiques, en plus de devoir gérer un parc d’infrastructures vieillissantes avec des coûts de construction qui explosent. On ne peut plus faire plus avec moins, » déclare Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

À bout de souffle

M. Tremblay appelle le gouvernement du Québec à assumer pleinement ses responsabilités et à investir massivement dans les infrastructures, précisant que les villes, de leur côté, sont prêtes à faire leur part. « Sans financement, sans aide de Québec, ça va être impossible », assure-t-il.

Entre 2014 et 2025, les dépenses municipales ont bondi de près de 48 %, alors que les revenus n’ont pas suivi le même rythme. Les investissements en immobilisations ont augmenté de plus de 75 % en une décennie. Pendant ce temps, les municipalités ne reçoivent qu’environ 8 % des revenus fiscaux totaux, alors qu’elles sont responsables de près de 60 % des infrastructures publiques. Leurs revenus dépendent à 70 % de l’impôt foncier, un modèle qui a atteint ses limites, indique le rapport.

« Depuis un an, les municipalités ont retourné toutes les pierres pour mieux comprendre les enjeux. Elles veulent continuer à offrir des services de qualité auxquels les gens s’attendent, et sont prêtes à collaborer pour faire évoluer le cadre fiscal pour retrouver un financement plus juste, efficace et durable. Elles ne peuvent pas y arriver sans un rééquilibrage de leurs moyens », ajoute monsieur Tremblay.

Il annonce que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine. « Les municipalités sont unies et ensemble, on peut faire bouger les choses. »

À quoi doivent s’attendre les citoyens ?

Sans aide gouvernementale, les municipalités devront soit hausser les taxes ou en créer de nouvelles, ou sabrer les autres dépenses. « On a juste à penser tout ce qu’on a à investir au courant des prochaines années pour les stations d’épuration des eaux, pour l’eau potable, pour tout ce qui est en lien avec les changements climatiques », souligne M. Tremblay.

Selon lui, plusieurs villes se sont déjà dotées de fonds dédiés afin de financer les travaux nécessaires. M. Tremblay estime toutefois qu’il n’est plus possible d’ignorer l’ampleur des besoins. « Partout au Québec, que ce soit à Montréal, Laval, Mascouche ou Terrebonne, les infrastructures montrent des signes importants de détérioration et nécessitent des investissements majeurs pour être remises à niveau », soutient-il.

À Mascouche, c’est plus de 200 millions de dollars qui doivent être investis au courant des prochaines années pour remettre à jour la station d’épuration. Encore plus important, c’est 100 millions de dollars qui ont déjà été investis juste pour respecter les normes. « Toutes ces normes coûtent excessivement cher à l’ensemble des municipalités du Québec, donc à la population. »

« Il faut revoir nos façons de faire et c’est ce qu’on compte faire au courant des prochains mois », insiste le maire, précisant que l’UMQ va présenter des propositions concrètes lors des Assises de la semaine prochaine.

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Bientôt 20 000 nouveaux logements dans le secteur Urbanova

La décontamination du secteur Urbanova dont la construction d’un échangeur est tant attendue a officiellement été lancée. Le secteur représente un potentiel de 20 000 nouveaux logements, indique le maire de Terrebonne.

« C’est essentiel pour la mobilité, pour le développement d’Urbanova, pour la qualité de vie des citoyens qui habitent le secteur depuis des années et qui vivent cette réalité tous les jours », a déclaré le maire.

Répondre à la crise de logement

Même si la Ville atteignait un taux d’inoccupation de 0,4 % en 2022, Terrebonne a tout de même décidé d’agir. La ville s’est fixé l’objectif de créer 1 200 logements abordables, sociaux ou communautaires d’ici 2035. « Une ville qui veut bien se développer, ce n’est pas attendre que les choses arrivent, c’est aussi se donner les moyens d’y parvenir », soutient le maire, citant différents projets de développement, dont Mission Unitaîné, qui permet à 100 personnes âgées en situation précaire d’accéder à des logements à faible coût en plein centre-ville. Une réalisation de près de 20 millions de dollars « accomplie dans des temps record », dit-il.

Le maire souligne, par ailleurs, que la phase 1 du projet Natura du groupe Mathieu-Ménard dans le secteur de La Plaine est complétée à 79 %. La prochaine phase inclura un terrain pour une nouvelle école primaire.

« Donc grâce à la collaboration des promoteurs, la ville de Terrebonne, le conseil de ville, les citoyens ont réussi à trouver des projets où l’acceptabilité sociale est au rendez-vous, et nous, on trouve des voies de passage, se réjouit le maire. Ce n’est pas toujours facile, parce qu’évidemment, chacun a ses intérêts. Mais en travaillant […] on finit par y parvenir », déclare-t-il.

M. Traversy rappelle la première pelletée de terre de la FTQ pour la construction de la plus haute tour résidentielle en bois massif qui sera bientôt construite à Terrebonne. Le projet qui accueillera 164 logements se révèle « une innovation exceptionnelle pour notre territoire. »

Pour faciliter les projets résidentiels, la Ville a mis sur pied un bureau de planification immobilière, dont la mission est d’offrir un service centralisé, dédié à l’accompagnement des promoteurs dans la réalisation de leurs projets et surtout de mettre en place un processus clair, transparent et prévisible. « C’est en travaillant de concert avec l’ensemble de nos acteurs qu’on a essayé de trouver le bon gros format pour maximiser l’accessibilité aux logements sur l’ensemble du territoire », a précisé le maire.

Grande salle de banquet comble lors du Dîner du maire de Terrebonne, tables rondes et écran de présentation
Photo Dany Baribeau

Infrastructures et résilience climatique

Le maire a insisté sur les services de base qu’il considère comme une priorité absolue pour son prochain mandat. « Le maintien de nos actifs, les services aux citoyens, ça doit devenir une obsession municipale. »

« Je sais que ce n’est pas sexy d’investir dans les tuyaux, les égouts, les bassins de rétention. Mais face à une multiplication des événements météorologiques, je pense qu’on n’a tout simplement plus le choix. »

M. Traversy en veut pour preuve les inondations de l’ouragan Debby en 2024 et les fortes pluies de l’été dernier. La stratégie bleue de la ville qui consiste en la gestion des eaux pluviales et l’entretien des infrastructures souterraines, figure au sommet des priorités.

Par ailleurs, il a présenté la mutualisation des services entre villes voisines comme l’une des innovations les plus prometteuses et les plus courageuses de son mandat. « Ça prend beaucoup de courage, soutient-il. On veut amener les villes à collaborer pour faire des économies et augmenter la qualité de service. »

Des ententes ont déjà été conclues avec Repentigny pour le remorquage et le futur dépôt à neige partagé, ainsi qu’avec Lorraine pour le service d’incendies. La Ville pourra également compter sur le logiciel d’urbanisme de Laval, offert par le maire Stéphane Boyer.

L’expérience de mutualisation avec Mascouche, qu’il décrit comme un « laboratoire expérimental », est également en cours, un modèle que le maire espère étendre au cours des prochaines années.

Présentateur parlant lors d'une conférence à l'événement CCM, avec un micro et un podium.
Un homme en costume gris parle lors d’une conférence à l’événement CCM, avec un écran en arrière-plan.

Terrebonne se veut attrayante

Le Vieux-Terrebonne est engagé dans un processus pour devenir le 14e site patrimonial reconnu au Québec, une distinction accordée par le ministre de la Culture. « Le Vieux-Terrebonne n’est pas seulement un écrin magnifique, c’est une partie de notre identité », a déclaré le maire.

L’enfouissement des fils électriques dans le secteur se poursuit en quatre phases, a-t-il précisé. La première est complétée, la deuxième se termine juste à temps pour la saison des terrasses. L’objectif est de parvenir à un Vieux-Terrebonne comparable au Vieux-Québec ou au Vieux-Montréal, « sans fil, sans poteau, avec des rues qui ont du bon sens et un éclairage sécuritaire ».

La ville prépare son huitième parc industriel, et un protocole d’entente de principe a été signé en octobre 2025 avec une entreprise pharmaceutique dont l’investissement potentiel pourrait dépasser « des centaines de millions de dollars ». « Mon but, ce n’est pas de mettre la pression sur personne, mais on espère avoir une annonce importante au mois de juillet prochain », a déclaré le maire.