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Le Festival Vins & Histoire de Terrebonne ouvre vendredi avec Martin Juneau

L’événement est présenté par la SAQ et organisé par La Nouvelle Société, qui accueille chaque année plusieurs milliers de personnes.

La soirée du vendredi met en vedette le chef Martin Juneau, qui proposera des bouchées créées pour l’occasion par son nouveau restaurant, accompagnées de vins sélectionnés. Cette soirée est réservée aux détenteurs du Forfait Festif, limité à 75 places, selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Deux jours de dégustation et de conférences

Le festival se poursuit samedi 8 août de 12 h à 20 h et dimanche 9 août de 12 h à 17 h. Une trentaine d’exposants en vins, agroalimentaire et restauration seront présents. L’entrée sur le site est gratuite, mais un bracelet de dégustation est requis pour consommer.

Des conférences avec dégustations incluses sont au programme, dont une de Martin Juneau (J’aime pas ça, le vin nature!) le samedi de 18 h 30 à 19 h 30, et une de Samie Pépin (Un cépage, mille visages) les deux jours de 13 h à 14 h. Les places au Chapiteau Tergel sont limitées et attribuées sans réservation.

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Trois expositions pour honorer le patrimoine

La maison Eugène-Labelle, son siège social, présente deux expositions permanentes : Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts et Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. Une troisième exposition, consacrée à la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, est présentée au Collège Saint-Sacrement.

Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts

Germain Bergeron est un sculpteur de renommée internationale qui a terminé ses jours à Terrebonne. Sa présence sur le territoire a fortement marqué son histoire et son patrimoine. De 1970 à 2011, M. Bergeron a été propriétaire de La Bergeronne, un bâtiment historique qui appartient maintenant à la municipalité. Il y a élevé sa famille et aménagé son atelier.

« C’est quand même une proposition assez unique dans l’écosystème des Moulins. Il n’y a pas vraiment d’exposition qui met en valeur autant d’œuvres d’art », partage Cassandra Smith, historienne et directrice générale de Patrimoine et Histoire Terrebonne.

L’exposition présente plusieurs œuvres, dont trois sculptures données à la société par l’Université de la Colombie-Britannique. Le Robot, le Martien Bip-Bop et le Vénusien sont mis à l’honneur. La famille de M. Bergeron a également contribué à la réalisation de cette exposition.

Panneau d'exposition muséale sur la coupe de glace à Terrebonne, avec photo ancienne et outils en bois accrochés au mur
Photo : Diane Boutin, photographe
L’exposition Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. fait revivre le quotidien des familles
recensées en 1921 à travers les témoignages de leurs descendants.

Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.

Le recensement de 1921 est le dernier recensement canadien disponible au public. Cent ans plus tard, un projet a été mis sur pied, dans le cadre de l’initiative Nouveaux horizons pour les aînés, pour rendre hommage aux ancêtres des citoyens de Terrebonne.

*Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.* est une exposition interactive qui présente les témoignages de descendants de personnes présentes lors de ce recensement. Axée sur différents thèmes tels que « la vie de famille, le travail, les industries, le village et la vie communautaire, la culture et les loisirs ainsi que l’éducation », l’exposition fait découvrir le quotidien des citoyens à l’époque.

« Ces témoignages-là, c’est vraiment la voix des participants que vous avez la chance d’entendre. Et ce sont des gens qui sont des descendants des familles qui étaient présentes au recensement de 1921 », affirme Mme Smith.

Salle muséale avec panneaux colorés, photos historiques et une table interactive intitulée « Mémoires de familles »
Photo : Diane Boutin, photographe

Geneviève-Sophie Masson

« Il y a une troisième exposition qui gagne aussi à être connue et qui ne l’est pas encore, c’est l’exposition sur la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, donc la dernière seigneuresse de Terrebonne… », souligne Mme Smith.

L’exposition consacrée à Geneviève-Sophie Masson a été organisée par Patrimoine et Histoire Terrebonne, La Nouvelle Société et le Collège Saint-Sacrement, qui accueille l’exposition.

Geneviève-Sophie Masson est la dernière seigneuresse de Terrebonne. À la suite du décès de son mari, elle a pris le contrôle de la seigneurie et a fortement contribué au développement de la ville par la construction du couvent, de l’église paroissiale et du Collège Masson, notamment. Les causes sociales et l’éducation occupaient également une place importante dans ses engagements, auxquels elle a consacré une partie de sa fortune.

« Dans ce manoir, veuve, tout en s’occupant de sa famille, elle y administra l’immense héritage de son mari dans un souci constant d’en faire profiter les plus démunis et les organismes religieux et publics locaux », peut-on lire sur le site Web de PHT.

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Quand la culture prend l’air à Terrebonne et Mascouche

Spectacles en plein air, festival de vins et amuseurs de rue rythmeront la saison estivale à travers une série d’événements organisés sur le territoire.

À l’Île-des-Moulins, l’Apéro musical s’installe à l’Espace terrasse les dimanches jusqu’au 23 août. Dès 16 h, des prestations en plein air prennent place sur ce site historique classé depuis 1973.

Le 25 juillet, le Grand concert prendra le relais au même endroit. Ce rendez-vous annuel réunit des spectateurs de différentes générations dans le décor patrimonial de l’Île-des-Moulins.

Groupe en concert en plein air sous bannière jaune « Apéro Musical », public assis en chaises de camping entouré d'arbres
Photo tirée du site web terrebonnemascouche.ca
Les dimanches jusqu’au 23 août, l’Apéro musical s’installe à l’Espace terrasse de l’Île-des-Moulins à partir de 16 h.

La musique se transporte également du côté de Mascouche. Les mercredis de juillet, l’Escale musicale propose des spectacles extérieurs gratuits au parc de la Seigneurie, en collaboration avec ANIMATE. Lu Jayan y su clan latino ouvrira la série avec de la musique latine le 15 juillet. Carter and the Boomers suivra le 22 juillet avec un répertoire inspiré des crooners des années 1950 et 1960, avant que Les Requins et Québec YéYé ne clôturent la programmation le 29 juillet avec de la musique québécoise des années 1960.

À La Plaine, POP ton été prendra possession du parc Philippe-Villeneuve du 20 au 22 août. Éric Lapointe et Hugo Lapointe seront en tête d’affiche le jeudi. Le lendemain, Brigitte Boisjoli présentera son spectacle Elvis, aux côtés de Bring Back ’68 et de Sylvie DesGroseilliers dans la peau de Tina Turner. Une fête familiale conclura l’événement le samedi.

Stand de dégustation de vins sous une tente en plein air, entouré d'arbres, où un verre est servi
Photo tirée du site web terrebonnemascouche.ca
Les 8 et 9 août, le Festival Vins et Histoire de Terrebonne revient à l’Île-des-Moulins avec plus de 450 produits à découvrir auprès d’une trentaine d’exposants, des kiosques gourmands, des conférences et des animations musicales.

Entre gastronomie et histoire

Les événements estivaux ne se limitent pas à la musique. Les 8 et 9 août, le Festival Vins et Histoire de Terrebonne sera de retour à l’Île-des-Moulins. Créé en 1996 et présenté par la SAQ, l’événement accueille, selon les organisateurs, plus de 8 000 personnes chaque année.

Une trentaine d’exposants y présenteront plus de 450 produits, auxquels s’ajouteront des kiosques gourmands, des conférences et des animations musicales. L’accès au site est gratuit, mais un bracelet de dégustation est requis pour consommer.

L’histoire prendra ensuite le relais les 5 et 6 septembre avec 1804 l’événement. L’Île-des-Moulins replongera alors dans l’univers de la traite des fourrures et des voyageurs de la Compagnie du Nord-Ouest à travers des animations, des spectacles et de la danse.

La saison se poursuivra du 18 au 20 septembre dans le Vieux-Mascouche avec CHAPÖ. Présenté par les organisateurs comme le plus grand rassemblement d’amuseurs publics au Canada, l’événement réunira des artistes de cirque, des magiciens, des acrobates, des jongleurs et des contorsionnistes venus des quatre coins du monde. L’accès au site est gratuit et les festivaliers sont invités à contribuer au chapeau des artistes à la fin des prestations.

De la musique aux arts de la rue, en passant par la gastronomie et le patrimoine, la programmation estivale investit ainsi différents lieux de Terrebonne et Mascouche et multiplie les façons de profiter de la saison sur le territoire.

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Le Vieux-Terrebonne, un patrimoine à redécouvrir

La Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne participe à la campagne en proposant des activités et des outils de découverte, dont une carte touristique qui permet d’explorer les moulins et différents lieux historiques de la ville.

Cette mise en valeur prend une dimension particulière cette année, alors que le Vieux-Terrebonne a officiellement été désigné, en juin dernier, 14e site patrimonial du Québec.

Pour Cassandra Smith, historienne et directrice générale de la Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne, cette reconnaissance témoigne de la richesse historique du secteur. « Pour nous, c’est important aussi de le souligner parce que justement, ça montre cette richesse-là du patrimoine qui gagne à être découvert, pas juste pour les gens de la région, mais par tout le Québec », affirme-t-elle.

Le territoire compte plusieurs témoins de son histoire. L’Île-des-Moulins, restaurée dans les années 1970, occupe une place importante dans le paysage patrimonial de Terrebonne. Le Vieux-Terrebonne conserve également des traces de son passé industriel, notamment avec la manufacture Globe Shoe et le complexe industriel Moody.

Rue urbaine en noir et blanc avec poteaux électriques, église à clocher, hôtel et immeubles en brique au fond
Photo : Fonds Aimé Despatis, collections de la SPHT
Vue de l’église Saint-Louis-de-France au 20e siècle, l’un des témoins du riche patrimoine historique
du Vieux-Terrebonne.

L’histoire en balade

Pour Cassandra Smith, la balade en cyclopousse constitue un bon point de départ pour découvrir le Vieux-Terrebonne. En une vingtaine de minutes, le parcours permet d’observer l’évolution de l’architecture du secteur et de traverser différentes époques de son histoire.

« On passe de maisons plus d’inspiration française, qui ont fait un saut dans le temps aussi au XXe siècle avec des maisons plus de style boomtown », explique l’historienne.

Fontaine jaillissante dans un étang calme, bâtiment historique en pierre se reflétant sur l’eau sous ciel bleu
Photo : Dany Baribeau
Restaurée dans les années 1970, l’Île-des-Moulins occupe une place importante dans le paysage patrimonial.

Les Vendredis découverte proposent une autre façon de plonger dans l’histoire locale. Lors de ces visites guidées, des acteurs incarnant des personnages historiques accompagnent les participants au Château Masson et leur font découvrir l’univers de la famille Masson.

Le parcours se poursuit à l’église Saint-Louis-de-France avant de se terminer dans le cimetière souterrain de Terrebonne, un lieu encore méconnu du public.

« Les cimetières comme ça, c’est quand même assez rare au Québec et on a la chance d’en avoir un à Terrebonne, ce qui est quelque chose d’assez peu connu », souligne Cassandra Smith.

À travers sa participation à la campagne « Plein les sens », la Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne cherche ainsi à faire connaître autrement les lieux qui témoignent du passé de la ville et à rendre leur histoire accessible aux résidents comme aux visiteurs.

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Octenbulle gagne son pari depuis 10 ans

Né sous le nom d’Octenbulle, en référence à sa tenue au début d’octobre, l’événement consacré aux spiritueux et à la mixologie a depuis trouvé sa place à Mascouche… et en plein cœur de l’été.

Présentée cette année pour une neuvième édition, la septième au parc du Grand-Coteau, la manifestation a changé de rive après seulement deux ans. La raison était toute simple : la météo automnale. « Les deux premières éditions étaient dans la pluie et la neige. On voulait amener l’événement à être un événement estival », résume le directeur général et cofondateur Claude Demers.

Le déménagement à Mascouche a permis de déplacer le festival au mois d’août, une période jugée beaucoup plus favorable tant pour les exposants que pour les festivaliers. La première édition dans Lanaudière a d’ailleurs rapidement confirmé que le pari était le bon.

L’industrie était prête

La naissance d’Octenbulle coïncide également avec un tournant important pour l’industrie québécoise des spiritueux. Au cours des années 2010, l’assouplissement du régime de permis a favorisé l’arrivée de nombreuses distilleries artisanales, un phénomène comparable à celui des microbrasseries une vingtaine d’années plus tôt.

« On voyait que la popularité des spiritueux était en augmentation. Les cocktails et la mixologie devenaient de plus en plus populaires », explique le fondateur, qui voyait là l’occasion de créer un événement mariant dégustation, musique électronique et ambiance festive.

Aujourd’hui, le contexte a toutefois changé. Les habitudes de consommation évoluent et environ 31 % de la population affirme ne pas boire d’alcool. Le festival s’est adapté en intégrant davantage de produits sans alcool, tout en accordant une place croissante à la programmation artistique.

« On est en train d’équilibrer un petit peu plus le volet dégustation puis le volet programmation », indique M. Demers. Les DJ internationaux, les compétitions de danse et la tribune gastronomique, développée en partenariat avec Barbecue Québec, viennent désormais compléter l’expérience afin d’attirer un public plus large.

Le festival continue aussi de miser sur une consommation responsable. Des panneaux rappellent les services de raccompagnement disponibles et les organisateurs constatent que les festivaliers privilégient généralement les conducteurs désignés ou les déplacements en groupe.

Des éditions marquantes

Parmi les moments marquants de son histoire, le directeur général retient d’abord l’édition de 2022, qui marquait le véritable retour à la normale après les restrictions sanitaires. « Les gens étaient contents de ressortir, de fêter sans se faire pointer du doigt », raconte-t-il.

Plus récemment, l’édition 2025 a constitué une autre étape importante avec la présence de Bassjackers. « C’était la première fois qu’on accueillait un artiste figurant au prestigieux classement Top 100 de DJ Mag. Ça facilite aujourd’hui le recrutement d’autres têtes d’affiche internationales. »

Les ambitions ne manquent pas pour la suite. Les organisateurs souhaitent éventuellement ramener une quatrième journée d’activités le dimanche et développer une seconde zone au parc du Grand-Coteau, où l’offre gastronomique et la programmation pourraient être bonifiées.

Le principal défi demeure toutefois financier. Comme plusieurs événements culturels, Octenbulle compose avec une hausse des coûts et un marché des commandites plus difficile. « On est à l’entre-deux : trop petit pour se qualifier aux grandes subventions, mais déjà trop gros pour être opéré facilement », résume le directeur général.

Malgré ces contraintes, le festival entend poursuivre sa croissance en conservant la formule qui a fait son succès : marier les saveurs, la musique et l’art de vivre estival.

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Festival Octenbulle : une programmation prête à séduire

Le comité organisateur propose plusieurs nouveautés pour accompagner les spectacles de musique électronique.

Le quatuor qui lancera les festivités est composé de Nome, Chris de la Costa, Pøptrt et David Nepveu. Le vendredi, Vicetone, Dersed, DJ Insomnia et Playfield prendront d’assaut les scènes. Giuseppe Ottaviani, Käel k-otik, Marycee, DJ Mecha et DJ Beathrill auront pour leur part le mandat de clore les festivités.

La programmation réunira des artistes de plusieurs nationalités. Nome et le duo Vicetone sont originaires des Pays-Bas, un pays reconnu pour sa scène électronique. Giuseppe Ottaviani débarque également du Vieux-Continent. L’Italien complétera une série de spectacles en Angleterre avant de mettre les pieds dans la banlieue montréalaise.

La programmation compte également des artistes d’ici. C’est notamment le cas de Dersed, originaire de Terrebonne, qui s’implique dans plusieurs productions locales, dont des apparitions aux matchs de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Une main manipule une table de mixage Pioneer avec platines vinyles sous des lumières colorées rouge et bleue
Tirée du site web du festival Octenbulle
Spiritueux et tables tournantes seront du rendez-vous pour la 9e édition du festival Octenbulle.

La programmation compte aussi THIBZ, YO-HA-KIM et Kev Sunshine. Ces trois artistes auront, quant à eux, la tâche de prolonger la fête. Octenbulle proposera deux soirées d’après-festival les 20 et 21 août.

Au-delà de la musique, le festival accueille une nouveauté. Pour la première fois, un concours de danse (dance battle) opposera les participants dans des duels un contre un. Ils tenteront de remporter une bourse.

En ce qui concerne son volet alimentation, le site Web du festival annonce la présence de 34 exposants qui présenteront leurs produits au parc du Grand-Coteau de Mascouche. Distilleries, brasseries et restaurateurs prendront aussi part aux activités du festival.

Tout semble donc en place pour permettre aux festivaliers de vivre la 9e édition du festival Octenbulle.

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Théâtre du Vieux-Terrebonne : La Florida au coeur de l’été culturel

C’est maintenant sur la scène du Théâtre du Vieux-Terrebonne que la famille Lespérance va tenter, en se portant acquéreur d’un motel en Floride, de vivre son rêve américain, non sans difficultés et remous.

Mise en scène par Charles Dauphinais, à partir des textes originaux de Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce met principalement en vedette Louis Champagne, Anne-Élisabeth Bossé (remplacée par Tammy Verge pour la tournée qui suivra à travers le Québec) et Didier Lucien dans les rôles respectifs de Léo, Ginette et Roméo. On retrouve aussi, pour camper une quinzaine d’autres personnages, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

Vivre le rêve américain

Présentée en première médiatique, le jeudi 2 juillet dernier, avec tapis rouge, malgré l’orage qui s’est abattu sur le Vieux-Terrebonne, la pièce débute avec le départ de la famille Lespérance pour Hollywood Beach, en Floride, alors qu’une tempête de neige et le froid sévissent au Québec. Enfin, Léo et Ginette ont l’occasion de réaliser leur grand rêve, même si leur fille Carmen, leur fils Cyrille et « Pépère » ne partagent pas le même enthousiasme.

Arrivés sur place, Léo et Ginette vont constater que leur motel est loin d’être celui qu’ils croyaient avoir acquis. Mais, sans se décourager, Léo va demander l’apport de tous les membres de sa famille pour rénover le motel et le rendre des plus accueillants. Au passage, il devra composer avec Roméo, un chanteur de charme et restaurateur qui voit mal l’arrivée d’un nouveau concurrent, et Jay, un promoteur immobilier local dont le sourire cache des manigances.

Sur scène trône le fameux Motel Ginette, de couleur bleu-turquoise, où l’action se déroulera principalement. Le toit de l’établissement servira aussi de décor à certaines scènes de la pièce, dont celle où Léo y va de sa fameuse réplique « Envoye dans l’litte, maudite chanceuse ! » qui a marqué l’imaginaire québécois.

Une pièce divertissante

Au final, la pièce s’avère divertissante, comme se doit de l’être une pièce de théâtre d’été, et suscite plusieurs éclats de rire. Les comédiens jouent tous avec aplomb, en particulier l’inénarrable Didier Lucien, désopilant dans son rôle de Roméo Laflamme, un chanteur de charme qui a connu ses années de gloire il y a longtemps déjà et qui tente de séduire Ginette, sa grande « fan » de toujours.

La scène où on le voit revêtu d’un petit maillot de style Speedo, affrontant de sa bedaine celle de Louis Champagne, tout aussi bien pourvu en la matière, demeure l’un des moments forts de la soirée. Même les deux comédiens n’ont pu retenir leur fou rire lorsqu’ils ont joué cette scène le soir de la première.

Tout l’été à Terrebonne, puis une tournée

La présentation de cette pièce est la cinquième collaboration entre La nouvelle société, gestionnaire du Théâtre du Vieux-Terrebonne, et le Groupe Juste pour rire. Ceux-ci ont ainsi permis au public de découvrir ou redécouvrir certains classiques de la télévision et du cinéma québécois, comme « Moi… et l’autre », « Symphorien » et « Les Boys, le spectacle »; qui ont ensuite fait l’objet de tournées à travers le Québec.

Ce sera aussi le cas de la pièce « La Florida » qui, dès le mois de septembre prochain, avec une première halte à Chicoutimi, prendra la route pour une grande tournée à travers le Québec. Pour l’instant, des arrêts sont déjà prévus à la salle Le Zénith Promutuel Assurance, à Saint-Eustache (le jeudi 18 mars, à 20 h), au Théâtre Le Patriote, à Sainte-Agathe-des-Monts (le samedi 10 avril, à 20 h); et au Théâtre Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse (le samedi 1er mai, à 19 h)

Billets et renseignements

En attendant, la pièce « La Florida » sera à l’affiche de la salle Desjardins du Théâtre du Vieux-Terrebonne jusqu’au vendredi 7 août prochain. Des billets sont disponibles via le site web.

On pourra profiter de son passage dans le Vieux-Terrebonne pour visiter l’exposition « Motel : Mémoire et sauvegarde d’un patrimoine de vacances » à l’Île-des-Moulins. L’exposition, présentée jusqu’au 6 septembre prochain (du mercredi au dimanche, de 13 h à 20 h), retrace l’histoire de ces nombreux motels qui, des années 1950 à 1970, se sont implantés le long des autoroutes et routes du Québec. Les renseignements sont sur le site web.

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10 000 personnes à Mascouche pour la Fête nationale, malgré la pluie

Bon Débarras, Alphonse Bisaillon et Klô Pelgag se sont succédé sur la grande scène. DJMA animait la soirée avec des classiques québécois, les percussionnistes de Kumpa’nia se chargeaient de l’ambiance, et l’humoriste Toby Laflamme assurait l’animation.

Sur scène avec néons bleus verticaux, une personne chante en levant la jambe dans une atmosphère brumeuse
Photo : courtoisie — Une averse en fin de soirée a forcé l’une des artistes à écourter sa prestation, mais le feu d’artifice a quand même eu lieu à 22 h.

Une averse en fin de soirée

Vers 21 h, une importante averse a interrompu les festivités, forçant Klô Pelgag à écourter sa prestation avant le feu d’artifice de 22 h. Plusieurs festivaliers sont tout de même revenus sur le site après le passage de l’orage.

L’édition 2026 soulignait le 75e anniversaire de la naissance de Guy Lafleur. Les comédiens du Théâtre Côte à Côte ont animé une partie de hockey pour les jeunes dans le cadre de cet hommage.

Accès et bénévoles

Le site disposait d’une plateforme réservée aux personnes à mobilité réduite, desservie par les bénévoles de l’Accorderie. Au total, une quarantaine de bénévoles ont participé à l’organisation de la soirée, avec l’appui du Club Optimiste et du Théâtre Côte à Côte.

La SODAM donne son prochain rendez-vous le 11 juillet avec le spectacle gratuit de l’auteur-compositeur-interprète brésilien Diogo Ramos, à 19 h à la Place du Village Dionis-Chaput.

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Un prix provincial pour l’embellissement du Vieux-Mascouche

Réalisée dans le cadre du 275e anniversaire de la municipalité, l’initiative regroupe trois aménagements visant à embellir le cœur historique de la ville.

La distinction souligne trois réalisations : une murale, la transformation artistique de neuf boîtiers électriques d’Hydro-Québec et l’aménagement d’une traverse piétonne accessible aux familles, aux aînés et aux personnes à mobilité réduite.

« C’est une grande fierté de voir que le travail qu’on a réalisé a été reconnu par une organisation comme Les Arts et la Ville », a souligné Elyse Lafortune, chef de division Développement culturel et social à la Ville de Mascouche. Le 275e anniversaire représente, selon elle, un moment favorable permettant à la Ville de laisser un legs durable à ses citoyens.

Le projet visait à rendre le Vieux-Mascouche plus attrayant à l’occasion de l’anniversaire de la ville, à ancrer la culture dans le quotidien des citoyens et à faire de l’espace public un reflet de l’identité de la ville.

« Nous avons déposé une candidature qui représente la revitalisation du Vieux-Mascouche avec les trois projets d’aménagement », explique-t-elle.

Un travail d’équipe et des contraintes

Le mandat pour la murale a été confié à l’organisme Arts du commun, un collectif d’artistes, en collaboration avec des élus municipaux appelés à faire ressortir les traits identitaires de Mascouche. L’œuvre représente notamment une famille, un clin d’œil au milieu agricole, un vélo de montagne évoquant l’activité physique et les parcs, ainsi qu’une image d’archives de la rivière en arrière-plan.

« La palette de couleurs a été choisie pour s’harmoniser avec l’ensemble de la signature visuelle du Vieux-Mascouche », ajoute Mme Lafortune.

Sur le plan logistique, « le défi n’était pas si grand puisque l’entreprise était extrêmement expérimentée dans le domaine, mais il fallait quand même pouvoir réussir à peindre uniquement les journées où il faisait beau », relate la responsable, soulignant l’interruption temporaire de la circulation dans la ruelle où se trouve l’œuvre.

Pour les transformateurs, un précédent réalisé ailleurs au Québec a facilité l’obtention de l’aval d’Hydro-Québec, indique Elyse Lafortune, précisant « qu’on avait un cahier des charges à respecter, il y avait certaines normes, des choses qu’on pouvait ou pas faire », ce qui incluait l’approbation préalable des maquettes et l’interdiction de peindre par-dessus certains autocollants d’identification.

« On a eu une excellente collaboration avec Hydro-Québec pour ce projet-là », affirme-t-elle.

Les artistes ayant peint les transformateurs ont été recrutés par le Festival des arts de Mascouche, à qui la Ville avait confié ce mandat précis.

Un accueil favorable du public

Selon Elyse Lafortune, l’accueil du public a été très favorable, les citoyens multipliant les commentaires sur la beauté de la murale. Les transformateurs peints, dit-elle, transforment désormais le trajet entre la place publique et l’hôtel de ville en « une galerie d’art à ciel ouvert, si on peut dire ».

Elle affirme qu’une ville de la région de l’Abitibi, qui souhaite comprendre comment l’aménagement des transformateurs avait été mené, a communiqué avec Mascouche. Preuve, selon elle, de l’importance du projet.

Mascouche remporte un Prix Les Arts et la Ville 2026 pour son projet de rayonnement du Vieux-Mascouche.

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Un dernier Festival des arts de Mascouche tout en beauté

Pour l’occasion, 63 artistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures exposeront leurs œuvres du 5 au 7 septembre au parc du Grand-Coteau.

Les membres du conseil d’administration du FAM ont présenté la programmation lors d’une rencontre tenue au restaurant Au Poulet Nouveau.

Ces derniers assurent vivre ce dernier rendez-vous public avec sérénité. « On a vécu quelque chose d’extraordinaire au fil des années. On a une équipe de bénévoles incroyables, une super directrice qui nous a aidées (Chantal Peterson); c’est fou le travail et le cœur qu’elle a pu mettre. C’est un événement que l’on peut inscrire dans le parcours de chacun des artistes qui y sont passés et qui va rester dans les mémoires de Mascouche longtemps », a indiqué Marie-Josée Quinn, la présidente du FAM.

Celle-ci s’est permis de rappeler la qualité des rendez-vous annuels ayant participé à la renommée du FAM. « C’est un symposium qui avait de la classe, avec des artistes d’une richesse incroyable et un background digne des plus grands festivals ou expositions de galeries d’art. Et c’est important de le dire; c’est avec le cœur que tout cela s’est construit », a souligné Mme Quinn, avant de dévoiler le programme du festival de septembre.

Une sélection de talents

Il faut s’attendre à y découvrir la crème des artistes puisque la soixantaine d’exposants ont été préalablement choisis parmi plus de 160 peintres ayant envoyé leur candidature au jury, chargé d’en retenir moins du tiers. Pas moins de 63 artistes afficheront donc leurs créations à l’un des stands, où certains s’exécuteront même en direct, sous les yeux observateurs des passants.

La rencontre de presse a donné un aperçu de leur talent puisque certains artistes s’y sont pointés avec l’une de leurs œuvres, fort jolies et inspirantes, il faut bien l’avouer. Même le rat finement reproduit sur toile par Suzanne Gagnon, qui profite de sa retraite du milieu éducatif pour se consacrer à l’art pictural et avec un talent évident.

Le dévoilement de la programmation a été par ailleurs l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’artiste qui y sera reçue comme invitée spéciale et présidente d’honneur de l’événement artistique de septembre.

Il s’agit de Tanya Aubut, une artiste saguenéenne reconnue pour son travail inspiré du StreetArt.

Personne posant à l’intérieur devant une grande toile colorée mêlant collage, portrait stylisé et motifs graphiques, lors d’une exposition artistique.
Photo : Reine Côté – Tanya Aubut a été choisie comme présidente d’honneur pour clore le dernier Festival des arts de Mascouche.

Présidente d’honneur : Tanya Aubut

Venue tout spécialement de Chicoutimi, Tanya s’est présentée en toute simplicité, elle qui a entamé sa carrière en autodidacte, sans études en arts, et qui s’y consacre et en vit depuis cinq ans.

Or la vie étant faite de hasards, Tanya s’est démarquée en participant à une télé-réalité tenue par une école d’art des États-Unis, ce qui lui a ouvert les portes de galeries d’art au Québec. Depuis, elle mène une carrière dans laquelle elle s’illustre par sa créativité ciblant l’art de rue que l’on appelle le StreetArt ou encore le PopArt.

« J’ai développé un style d’art reconnu aujourd’hui et qui me remplit de joie. Et être là pour la dernière édition, ça vaut tout l’or du monde pour moi, car je fais rarement des symposiums. C’est très, très, précieux à mon cœur. Et je prépare de belles choses pour l’événement », a laissé savoir l’artiste Aubut.

Cet art urbain qu’elle exprime en techniques mixtes l’interpelle. Mais plus encore, « le vrai, l’authenticité dans le StreetArt, c’est quelque chose que l’on admire pas assez », a-t-elle souligné.

D’ailleurs, ses œuvres sont autant de messages personnels qu’elle souhaitait communiquer, à commencer par l’importance de la confiance en soi, avec une pièce maîtresse où l’on reconnaît le terme UNIQUE. « Mes œuvres sont un peu des autoportraits, mais je sais qu’ils peuvent s’adresser à d’autres personnes et c’est vraiment là le cœur de mon travail. »

L’événement se déroulera donc sous un grand chapiteau, tandis que Tanya Aubut aura son coin à elle seule, à l’écart, dans le petit pavillon.

Au terme du festival, des prix totalisant 5000$ seront décernés à des artistes participants.

Les organisateurs ont prévu plusieurs activités pour le grand public et les artistes participants, dont un combat pictural et des classes de maîtres matinales.

Pour tous les détails, consultez le site de l’événement.