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Pop ton été célèbre ses 10 ans

Spectacles musicaux, animations et activités familiales ont attiré de nombreux citoyens venus profiter de cette première soirée estivale dans une ambiance chaleureuse et festive.

Tout au long de l’été, les parcs de la ville accueilleront une programmation diversifiée comprenant des spectacles extérieurs d’envergure, des fêtes familiales et des soirées d’humour. Animés par Luka Lemay, les grands rendez-vous musicaux promettent de faire vibrer les festivaliers et de rassembler les générations autour de moments mémorables.

Retour en images sur cette soirée qui a lancé en beauté les festivités du 10e anniversaire de Pop ton été.

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Roch Voisine et Klô Pelgag enflamment la fête nationale à Terrebonne et Mascouche

Roch Voisine et Jay Scøtt à Terrebonne

À Terrebonne, c’est au stationnement du Théâtre du Vieux-Terrebonne que ça se passe le 23 juin. Le site ouvre dès 16 h, et DJ Girard lance la soirée à 18 h. Roch Voisine montera sur scène à 20 h 15, avant le feu d’artifice à 22 h 15. Jay Scøtt prendra ensuite le relais à 22 h 30 pour terminer la soirée.

En plus de la musique, le site proposera des animations déambulatoires assurées par KUMPA’NIA, Cirkana et le Théâtre Côte-à-Côte, du maquillage pour enfants, des kiosques alimentaires locaux et une dégustation de bières de la Brasserie artisanale L’Albatros, partenaire brassicole officiel.

Plusieurs mesures d’accessibilité seront aussi en place : un espace réservé pour les personnes à mobilité réduite, un service de transport à l’intérieur du site, un débarcadère pour le transport adapté en collaboration avec EXO et un stationnement réservé aux détenteurs d’une vignette.

Des fermetures de rues dans le Vieux-Terrebonne

La tenue des festivités entraîne quelques contraintes dans le secteur. Certaines rues et certains stationnements du Vieux-Terrebonne seront fermés pour l’occasion. La station BIXI du Vieux-Terrebonne sera aussi retirée temporairement du 16 au 25 juin, le temps des installations. Les détails sur les fermetures et les règlements du site sont publiés sur le site de la Ville de Terrebonne.

Klô Pelgag clôt les célébrations à Mascouche

Mascouche prend le relais le 24 juin, de 15 h 30 à 23 h, sur le site de l’école Le Prélude. L’entrée est gratuite et la programmation s’adresse à toute la famille.

Le site ouvre à 15 h 30, suivi de la prestation de Bon Débarras à 16 h 15 et d’une animation signée DJMA à 17 h 30. Alphonse Bisaillon montera sur scène à 19 h 30, avant le spectacle de Klô Pelgag à 21 h. Les feux d’artifice viendront clore la soirée à 22 h 30.

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Studio Rythmix prend son envol – Une saison sous les projecteurs

Lors de la compétition Bravissimo, la troupe a remporté la première position au Showcase compétitif/élite, classant son numéro SOLD OUT au premier rang sur 822 numéros présentés, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui a valu une invitation à l’édition française de la compétition.

Pour concrétiser le projet, les 26 danseurs ont misé sur des activités de collecte de fonds et des dons privés. L’objectif initial était d’amasser 50 000 $ en 45 jours.

« En 42 jours, on a ramassé 61 557 $. Ça a été beau de voir tout l’effet du collectif, ensemble, pour nous aider à atteindre notre rêve », souligne Mme Marielle Saint-Laurent Chartrand, directrice et chorégraphe de Studio Rythmix.

Du 28 mai au 3 juin, la troupe SNAP a présenté deux numéros à Bravissimo Paris : SOLD OUT, une pièce jazz, et LET ME FEEL, une création contemporaine. Les deux ont obtenu la mention Diamant, accordée aux performances ayant reçu entre 95 % et 100 %.

« Les juges nous ont rendu un hommage devant tout le public en disant qu’ils avaient rarement vu un numéro aussi émotionnel. Les Français nous ont dit : “Vous nous avez foutu les poils” », rapporte Mme Saint-Laurent Chartrand.

Les danseurs ont également participé gratuitement à un atelier avec Vincent Noiseux, chorégraphe et juge de l’émission Révolution.

Groupe réuni dans un studio de danse ou d’entraînement. Les participants posent ensemble sur un plancher sportif bleu devant un mur sombre, dans une ambiance conviviale.
Photo courtoisie

Une création ancrée dans le vécu

La pièce LET ME FEEL a été conçue à partir du vécu des deux chorégraphes et de celui de leurs élèves, qu’elles accompagnent depuis dix ans.

« Studio Rythmix, c’est une école connectée à l’humain avant tout. On ne se donne pas le temps, dans la vie, de juste être et de juste vibrer qui on est. LET ME FEEL vient vraiment de chaque danseur et de notre propre histoire », explique Mme Saint-Laurent Chartrand.

L’année avait déjà commencé sous le signe des succès pour l’école de danse. Une première troupe s’est rendue en quart de finale de l’émission Quel talent, tandis qu’une deuxième participait au plateau d’En direct du jour de l’An avec France Beaudoin. La saison de compétition s’est également traduite par des premières places et des bourses à Victoriaville et à Sherbrooke.

Fondé en 2015 par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière, Studio Rythmix, situé à Mascouche, vient d’agrandir ses locaux pour répondre à une demande croissante. Les spectacles de fin d’année sont prévus les 20 et 21 juin prochains.

« Ça nous a montré qu’on pouvait toujours voir plus grand. Peu importe ce que la vie nous réserve, je crois qu’on peut aller encore plus loin », conclut Mme Saint-Laurent Chartrand.

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Hurtubise Oeuvres choisies – Une nouvelle galerie d’art au Théâtre du Vieux-Terrebonne

En grande première, place aux œuvres de Jacques Hurtubise, artiste sérigraphiste renommé ayant longtemps créé dans son atelier du chemin Saint-Louis, à Terrebonne.

L’inauguration de cette nouvelle galerie d’art s’est tenue le 4 juin dernier en présence de nombreux invités et surtout, de Christiane Deshaies, grande amie et responsable de la succession artistique de l’artiste Hurtubise, décédé en 2012.

C’est donc dans une joyeuse ambiance qu’amis, dignitaires et représentants des médias ont pu découvrir cette première exposition, précédée des explications de Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, puis de Claudéric Provost, directeur général et artistique, qui y ont vu une belle opportunité d’offrir des expositions aux spectateurs s’étant déplacés pour un événement culturel dans ce magnifique établissement aux abords de l’Île-des-Moulins.

Enrichir l’expérience culturelle

En prenant la parole, le directeur Claudéric Provost a rappelé avoir observé les murs vides à son arrivée à la tête de La Nouvelle Société, il y a quatre ans. « On se disait que les 500-600 paires de “fesses” qui venaient tous les soirs ici et qui ont payé un billet pour voir un spectacle, on pourrait les mettre en relation avec les arts visuels et sans que ça ne coûte rien. Et on est parti de là », a expliqué M. Provost.

L’équipe s’est donc mise à la recherche de financement et entrepris d’acheter du mobilier adapté pour finalement pouvoir investir entre 40 000 $ et 50 000 $ dans cette aventure grâce à l’obtention de subventions et au soutien de partenaires.

L’Équipe de La Nouvelle Société souhaite donc enrichir l’expérience culturelle des spectateurs du théâtre qui accueille plus de 100 000 personnes annuellement. Déjà, trois grandes expositions annuelles sont prévues et que l’on pourra découvrir les œuvres sur le grand mur arrondi de la Galerie 866 du 2e étage durant quatre mois chacune. En dehors du calendrier événementiel de la scène théâtrale et musicale, il faudra réserver pour visiter l’exposition en cours.

Personne posant dans une galerie d'art entre deux sérigraphies colorées encadrées aux motifs abstraits éclaboussés
Photo Reine Côté

Exposition Œuvres choisies

« Pour donner vie à cette galerie pour la toute première fois, il nous fallait une exposition forte et audacieuse. Pour ceux qui ne connaissent pas Jacques Hurtubise, c’est une figure majeure de l’art québécois. Accueillir Jacques Hurtubise à la Galerie 866 est aussi un geste sentimental pour nous parce que cet artiste de renommée internationale, qui a exposé à Paris, Londres Sao Paulo, a été un fier résident de Terrebonne et il a gardé son atelier ici pendant de nombreuses années. Donc ce soir, c’est un peu comme si ses œuvres revenaient à la maison », a souligné la directrice du volet Patrimoine et Événements, en expliquant le choix de Jacques Hurtubise.

Pour lui rendre hommage, la direction de la Nouvelle Société s’est donc entendue avec le galeriste Simon Blais, pour une sélection de 20 sérigraphies réalisées entre 1970 et 2012. Il s’agit d’œuvres aux contrastes chromatiques, parfois en noir et blanc, mais aussi mises en valeur par l’inclusion de couleurs éclatantes, dont le rose vif, qu’affectionnait particulièrement l’artiste, qui avait fait l’École des Beaux-Arts de Montréal.

« On espère que vous allez être frappés par la spontanéité de son geste et bien sûr par sa maîtrise légendaire de la couleur. Chez Hurtubise, le rose n’est pas qu’une couleur ; c’est un cri de liberté radicale », a commenté Mme Laframboise.

Éclatement créatif

Né à Montréal, l’artiste peintre est parti étudier ensuite à New York où il a eu une réelle révélation artistique ; un véritable éclatement créatif qui a changé son approche de l’art à son retour au Québec.

Sur un angle plus personnel, rappelons que l’artiste s’est exilé un long moment au Cap Breton après la perte de sa fille, qui a été un drame dans sa vie. Mme Deshaies, qui a bien connu l’artiste, rappelle que Jacques Hurtubise revenait ensuite trois à quatre fois durant l’année à Terrebonne pour travailler dans l’atelier qu’il y avait conservé.

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Guide Sitôt des mots – Donna Sénécal propose d’outiller les jeunes à mieux communiquer

« Le guide de la communication relationnelle de base Sitôt des mots est le fruit d’un long cheminement. Il s’agit d’un savoir-faire tiré de mes vingt-cinq années de travail en éducation auprès des enfants », prévient l’autrice de Terrebonne en guise d’introduction de ses fascicules.

Publié à compte d’auteur, celle-ci a déployé son guide en sept fascicules abordant, avec des mots et des images, différents aspects de la communication relationnelle, offerts également en version numérique. Mme Sénécal avait envie d’offrir aux éducateurs et éducatrices des modèles de transmission afin d’outiller les tout-petits à bien communiquer, souhaitant leur éviter bien des écueils de malentendus plus tard dans leur vie.

Son parcours professionnel, mais aussi personnel n’est pas étranger à sa démarche. Marquée par une enfance ponctuée de violence et le tragique destin de sa fille, abusée puis assassinée, savoir communiquer son mal-être émotionnel n’a pas été simple pour elle.

Pendant ses vingt-cinq années d’éducatrice, ses collègues n’ont rien su des drames qu’elle a traversés. Aucune confidence. Niet. Trop peur d’être stigmatisée par ses pairs, d’être pointée du doigt.

Clé du mieux-être

Mais ce voile a fini par se déchirer. Il y a eu la longue attente avant que l’assassin soit retracé grâce à l’ADN, puis son procès, tenu quatre années plus tard. Les émotions ont fini par remonter et d’autres souffrances antérieures se sont rappelées à elle.

Communiquer est la clé de l’épanouissement, du mieux-être émotionnel, a-t-elle compris avec le temps. Ayant expérimenté de nouvelles façons de communiquer auprès des jeunes enfants, Donna Sénécal a décidé de partager ses expériences sur papier.

En sept volumes, elle propose l’apprentissage langagier sous toutes ses coutures. Il y est question de parler au « Je » pas au « tu », de verbaliser ses douleurs, d’exprimer clairement ses besoins, de l’expression non verbale et de la symbolisation.

Pédagogie démocratique

S’étant familiarisée avec la pédagogie ouverte en s’impliquant comme parent co-éducateur lorsque sa fille fréquentait l’école alternative, elle aborde la communication relationnelle selon les types de relations, les schémas de relations saines faisant contrepoids aux rapports conflictuels.

« Sitôt des mots présente des modèles d’interventions et des explications là où la vulnérabilité humaine est présentée comme une force. L’approche de la pédagogie ouverte a marqué mon parcours, en commençant par comprendre les liens significatifs tissés afin de mieux accompagner les jeunes en milieu éducatif, mais aussi pour vitaliser ma vie. »

Dans l’ensemble des fascicules, l’autrice fait part de ses observations et exprime souvent ses réflexions par des exemples bien concrets, par des situations rencontrées au fil des ans.

Il y est question également du rôle des trois cerveaux (reptilien-limbique-néocortex), de savoir exprimer ses bobos, du partage amical, de savoir affirmer ses émotions, du oui menant aux malentendus, et de privilégier la parole par le Je non culpabilisant.

Bref, un regard approfondi sur tout ce qui peut mener à une communication adéquate à travers un guide qui contribuera peut-être à former de nouvelles générations sachant mieux communiquer.

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Mascouche, finaliste aux prix Les Arts et la Ville catégorie Aménagement

« C’est une très grande reconnaissance de pouvoir être finaliste dans une catégorie aussi prestigieuse que celle de l’aménagement », souligne Isabelle Castonguay, régisseuse culturelle à la Ville de Mascouche, précisant que cette distinction reflète des choix politiques et culturels assumés.

Décerné par l’organisation Les Arts et la Ville qui regroupe des municipalités et des acteurs culturels engagés dans le développement culturel des territoires, le prix Les Arts et la Ville allume les projecteurs sur les projets d’art visant à transformer le Vieux-Mascouche.

Le Vieux Mascouche transformé par l’art

Ces dernières années, Mascouche a choisi de mettre le développement culturel au centre de ses priorités, souligne Isabelle Castonguay, précisant que les projets réalisés en 2025 faisaient déjà partie de la planification municipale, avant d’être déposés dans le cadre de l’appel de candidatures. « On a fait de l’aménagement culturel par l’art à différents niveaux. Donc, on a souhaité rendre esthétique et mettre en valeur notre Vieux-Mascouche. »

Le premier projet, une murale en arts visuels, est réalisé directement sur un bâtiment privé du chemin Sainte-Marie par le collectif Art du commun. « On y aperçoit en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie datant d’une centaine d’années, des terres agricoles, le plein air, une famille multiculturelle et l’aspect festif de la ville », explique Mme Castonguay. « Les Mascouchois s’y retrouvent », affirme-t-elle.

Le deuxième a consisté à embellir huit transformateurs sur socle appartenant à Hydro-Québec, situés entre l’hôtel de ville et la place du village Dionis-Chaput. Hydro-Québec a autorisé la transformation de ce haut lieu culturel et touristique, précise Mme Castonguay. Un appel d’artistes professionnels en arts visuels a été lancé en partenariat avec le Festival des Arts de Mascouche afin de transformer ces boîtiers habituellement gris ou beiges en véritables œuvres d’art dans l’espace public, précise la responsable.

Une traverse piétonne colorée a été aménagée entre le stationnement du Vieux-Mascouche et le chemin Sainte-Marie. Au-delà de son aspect esthétique — des pas japonais peints au sol dans les couleurs du Vieux-Mascouche — cette traverse permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder directement à la rue Sainte-Marie, ce qui, auparavant, n’était pas possible.

Sentiment d’appartenance

Au-delà du souci d’embellissement, ces projets visent à créer un sentiment d’appartenance envers ce secteur historique de Mascouche. Ils confèrent, par ailleurs, un caractère unique au Vieux-Mascouche, en faisant de ce secteur un espace plus beau, plus vivant et où il fait véritablement bon s’installer. « On veut surprendre par l’art. On veut que les gens qui prennent une marche tombent sur notre murale », explique la régisseuse culturelle, ajoutant que l’art contribue au bien-être des citoyens.

En intégrant des œuvres dans des espaces du quotidien, la municipalité souhaite également redéfinir l’expérience du centre historique et renforcer son identité culturelle. « Puis, c’est sûr que notre murale qui a été peinte vraiment sur un bâtiment dans le Vieux-Mascouche a quand même une connotation d’identité », souligne-t-elle. « Elle est très identitaire pour nos citoyens parce qu’on peut voir en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie. »

Si le prix Aménagement est attribué par un jury professionnel, le public peut toutefois voter pour le prix « coup de cœur ». La murale en arts visuels au cœur du Vieux-Mascouche est soumise au vote citoyen, permettant aux résidents de soutenir l’initiative.

La Ville invite la population à participer en votant sur la plateforme officielle de Les Arts et la Ville, où le projet du Vieux-Mascouche est en lice.

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La Florida sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne

La Florida s’installe donc au Théâtre du Vieux-Terrebonne, du 26 juin au 1er août inclusivement, avec sept comédiens sur scène fins prêts à accueillir leurs invités.

La direction de La Nouvelle Société a profité du dévoilement de sa programmation estivale du Vieux-Terrebonne pour faire la promotion de son activité culturelle vedette de l’été. Il faut se rappeler que La Florida a connu un succès historique au box-office québécois en 1993.

Trente ans après son triomphe au cinéma et son Prix Bobine d’Or, La Florida renaît donc sur scène et avec une équipe de comédiens chevronnés : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard, présents lors du dévoilement estival tenu le 19 mai dernier, à l’Île-des-Moulins.

Pour rappel, cette histoire, c’est d’abord celle qui sent bon les vacances. Puis celle d’un paradis salé. « Léo Lespérance, Ginette, les enfants et Pépère partent pour Hollywood Beach, convaincus d’y trouver leur paradis, jusqu’à ce que leur rêve prenne l’eau, au fond de la piscine. Entre clients capricieux, voisins intimidants et rénovations sans fin, le Motel Ginette devient l’endroit où le rêve américain prend une bonne tasse d’eau salée et de réalité », décrit-on au scénario.

Adaptée du film culte pour le théâtre par Suzette Couture et Pierre Sarrazin, la pièce La Florida est mise en scène par Charles Dauphinais.

Deux filles parmi cinq gars

Dans une courte entrevue, les comédiennes Lauren Hartley et Anne-Élisabeth Bossé ont raconté leur expérience théâtrale avec ce succès populaire où elles campent respectivement Carmen et sa mère, Ginette, personnages qu’elles reprennent avec un plaisir évident, que l’on devine à leur mine enthousiaste.

Elles sont ravies de redonner vie à Ginette et Carmen sur scène, dans une adaptation qui s’accorde quelques libertés par rapport au film original. « On a gardé ce qui était le plus marquant, tout ce qui était culte, mais les personnages sont les mêmes », assure Anne-Elisabeth, soulignant qu’une adaptation théâtrale exige tout de même des ajustements visuels.

Les comédiennes se montrent fort élogieuses à propos du travail du metteur en scène. « On crée une espèce de version 2.0 du film. Charles sait où il s’en va. Il travaille avec une grande générosité. Il est très efficace au niveau de la comédie. C’est drôle et ça marche. Il y a une grosse couche d’humanité aussi. C’est pas niaiseux. C’est du vrai monde qui dit des vraies affaires », assure Anne-Élisabeth Bossé.

Du cinéma au théâtre

Mais la transposition au théâtre a aussi permis de bonifier l’histoire de la famille. « On a étoffé certains aspects qui demeuraient plus discrets, subtils, dans le film. On essaie d’étoffer certains personnages pour leur donner plus de couleurs », souligne la comédienne Bossé, en expliquant que le comédien Didier Lucien interprète deux personnages tirés du film combinés en un seul.

Les comédiens se sont donné comme règle de ne pas faire une copie des personnages originaux ni de leurs interprètes, leur énergie différant de celle des acteurs d’origine. « On essaie de trouver vraiment sa propre voix. La courroie de transmission, c’est le texte. Le reste, c’est à nous d’en faire ce qu’on veut », fait observer Anne-Élisabeth Bossé.

Lauren Hartley, quant à elle, a pu justement revisiter le personnage de Carmen qu’elle campe et dont le rôle était plus ténu au grand écran. « Disons qu’elle était très observée, mais n’avait pas beaucoup de rôles dans l’engrenage. On a essayé de l’étoffer un peu plus », affirme la comédienne Hartley.

Dans un texte transmis plus tôt à la presse, le metteur en scène Charles Dauphinais assurait que la nouvelle mouture de La Florida promettait un grand moment de plaisir. « Revisiter La Florida sur scène, c’est offrir au public un vrai voyage dans le temps et dans leurs souvenirs, avec le soleil et la folie de Hollywood Beach en toile de fond. La distribution est parfaite pour cette pièce : elle redonne vie aux personnages que tout le monde aime et fait rire toutes les générations ».

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Festival Grande Tribu : les 5500 festivaliers « valaient le double »

Organisé par la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM), le festival de musique émergente a réussi à rassembler les foules dans deux secteurs patrimoniaux de la région, dont le Vieux-Terrebonne et le Vieux Mascouche. Même si la frénésie des parties de hockey et le mauvais temps ont talonné l’organisation du festival, la 11e édition tire tout de même un bilan positif.

Le directeur adjoint de la SODAM, François Tétreault, se dit satisfait des résultats. La présence de ce nombre de personnes sur les deux sites démontre l’attachement du public à ce festival qui donne le coup d’envoi à la saison printanière et aux festivals à venir, soutient-il.

« Les gens étaient très enthousiastes, ils participaient beaucoup, ça dansait énormément, il y avait des sourires sur les visages, les artistes étaient heureux. C’est un bilan très positif qu’on tire de notre 11e édition. »

François Tétreault, directeur adjoint de la SODAM

Le festival prenait ses quartiers d’abord dans le Vieux-Terrebonne, sur la place publique au coin des rues Saint-Pierre et Sainte-Marie, avant de migrer dans le Vieux-Mascouche sur le chemin Sainte-Marie, fermé à la circulation automobile pour l’occasion.

Des retombées économiques pour les commerces

Le festival génère de grandes retombées économiques pour les commerces environnants, indique M. Tétreault, précisant que certains commerçants ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 400 % pendant la fin de semaine du festival. « Le plus important, c’est qu’il y a des retombées sur la communauté », insiste-t-il.

La démarche de proximité avec les voisins commerciaux est d’ailleurs au cœur de la politique de l’événement. En transformant des espaces habituellement dédiés à la circulation automobile en zone piétonne animée, le festival invite les festivaliers à découvrir ou redécouvrir les commerces du quartier, souligne-t-il. « On souhaite que le grand public aille voir les commerçants, dépense chez eux, les découvre peut-être pour la première fois », explique le directeur adjoint.

Le festival attire de plus en plus de visiteurs de l’extérieur de la région. Selon les sondages réalisés sur place, 14 % des festivaliers provenaient cette année de Montréal et de Laval, soit le plus haut pourcentage enregistré à ce jour. « La proportion des gens de l’extérieur de la grande région métropolitaine augmente année après année », indique le responsable, se réjouissant de voir l’événement dépasser son cadre local.

Gratuit, mais viable

Fidèle à sa mission depuis sa création, le Festival Grande Tribu propose une programmation entièrement gratuite, misant sur la curiosité du public pour faire de belles découvertes musicales avec une vingtaine de groupes d’artistes émergents aux styles, origines et langues d’interprétation variés.

La gratuité est assumée et repose entièrement sur les partenariats, les subventions et les commandites. Les seules entrées d’argent directes proviennent de la vente de bière et de quelques chandails. « Nous, ça fait partie de nos valeurs d’essayer d’être accessibles le plus possible pour que la musique émergente soit accessible au plus grand nombre », précise M. Tétreault.

« Ça stimule le tourisme, donc on est capable de prouver qu’on amène du monde de l’extérieur de la région en plus grand pourcentage année après année », souligne le responsable qui a remercié chaleureusement les bailleurs de fonds sans qui l’événement ne pourrait exister.

Parmi les partenaires de cette édition figurait la députée fédérale de Terrebonne, Tatiana Auguste. Sa présence, soutient M. Tétreault, a contribué à renforcer le caractère inclusif du festival, notamment lors de la journée de musique du monde du samedi. « L’accessibilité pour moi c’est aussi l’inclusion de toutes les origines de toutes les expressions de genre de tout le monde finalement », soutient M. Tétreault.

Notons que la programmation est assurée principalement par Marie-Belle-Rose, une chargée de programmation qui multiplie les collaborations au sein de plusieurs festivals de musique émergente à travers le Québec. Le festival entretient notamment un partenariat avec le Phoque OFF, un autre festival de musique émergente basé à Québec, dont le programmateur Yannick Capuano contribue également à orienter les choix artistiques de Grande Tribu.

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L’été 2026 sera chaud en festivités à Terrebonne

Toute l’équipe de La Nouvelle Société, OBNL et principal diffuseur sur le territoire de Terrebonne, s’était réunie le 29 avril dans l’atmosphère chaleureuse de la petite salle du Moulinet, à l’île des Moulins pour présenter les artistes qui tiendront l’affiche en cette saison estivale 2026.

L’un après l’autre, Claudéric Prévost, directeur de La Nouvelle Société, Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, sont venus saluer les artistes invités tout en invitant la population à prendre part aux festivités estivales dans le Vieux-Terrebonne.

« On a tellement une belle programmation que les gens vont se déplacer puis appeler leur famille, leurs amis pour participer à nos activités. Donc, au-delà des citoyens de Terrebonne, c’est vraiment tout le Québec qu’on invite à venir nous visiter et visiter notre coin de pays pour vivre encore plus de WOW dans Terrebonne, la métropole culturelle de Lanaudière », a commenté avec enthousiasme M. Prévost, qui espère égaler le recensement de 2025 ayant atteint 126 000 participants.

Conférencier au micro devant le fond de scène de La Nouvelle Société lors du dévoilement de la programmation estivale
Photo Reine Côté – Pour une seconde année, Alexandre Da Costa se fait l’ambassadeur de la Fin de semaine classique, qui propose trois concerts pour son édition 2026.

Panoplie de festivités

La période de réjouissances estivale débutera donc par le grand spectacle de la Fête nationale, le 23 juin, avec un programme double assuré par Rock Voisine et Jay Scott, sans oublier la présence du DJ Girard et Didier Lucien à l’animation et le traditionnel feu d’artifice.

Durant le weekend du 24 juillet, place aux concerts classiques. On retrouvera donc le réputé violoniste Alexandre Da Costa à l’église Saint-Louis-de-France avec Stradivarius BaRock en soirée du 24 juillet, suivi du Grand concert Les 4 saisons d’André Gagnon Symphonique présenté à l’Île-des-Moulins le lendemain, puis du concert Sonate 1704- Noblesse et poésie du violon sous Louis XIV, le 26 juillet à l’Espace terrasse de l’Île-des-Moulins.

Ambassadeur pour une seconde année de la Fin de semaine classique, Alexandre Da Costa s’y produira accompagné de musiciens de la troupe effectuant cet été une tournée du Québec avec le Festival Stradivaria.

« On vous attend en grand nombre. On aimerait avoir au moins 125 999 des 126 000 personnes. Ce serait fantastique », a lancé avec un brin d’ironie le célèbre musicien.

Deux semaines plus tard, c’est le retour du Festival Vins & histoire de Terrebonne à l’Île-des-Moulins, les 8 et 9 août, où culture et plaisirs de la table se côtoient.

Et enfin, les 5 et 6 septembre, on propose aux visiteurs 1804 l’événement, soit un moment dans le passé avec la Compagnie du Nord-Ouest au temps de la traite de la fourrure. Une expérience complétée d’animations, de spectacles et de danses.

Voilà pour la partie événementielle, laquelle sera bonifiée par une panoplie de rendez-vous diversifiés sur le territoire de Terrebonne durant tout l’été.

Distribution de la pièce La Florida réunie pour une photo de groupe dans un espace intérieur, lors du lancement à Terrebonne
Photo Reine Côté – La Florida prend l’affiche du théâtre d’été en compagnie de : Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

Une foule de rendez-vous

Du côté des expositions, on propose Motel : Mémoires et sauvegarde d’un patrimoine de vacances (Île-des-Moulins), L’Histoire avec un grand …T (Maison Bélisle), De Terrebonne à Fort Chipewyan (Bureau Seigneurial), Œuvres choisies de Jacques Hurtubise (Théâtre du Vieux-Terrebonne) et Résidence de Milutin Gubash avec Les fantômes de l’île (Moulin Neuf).

À l’offre musicale, s’ajoute une série de spectacles extérieurs tous les mercredis soir au parc René-Lévesque, les dimanches après-midi, du 5 juillet au 23 août, à l’Île-des-Moulins, et avec les Vendredis blues à la Place publique, du 3 juillet au 22 août. La Place publique tiendra par ailleurs des événements familiaux durant plusieurs samedis.

Pour ceux qui l’ignorent, une seigneurie était autrefois installée à Terrebonne, dont le territoire compte plus de 350 ans d’histoire. Il est possible d’en retracer de grands pans lors d’une visite des bâtiments anciens et des jardins historiques en compagnie d’un guide. D’autres visites guidées et animées des expositions payantes sont également possibles.

Enfin, l’événement clou de la saison estivale 2026 à Terrebonne se traduit en un court titre : La Florida. S’étant fait connaître en format cinématographique, cette comédie tiendra l’affiche tout l’été sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebonne, dès la fin juin, avec Louis Champagne, Anne-Elisabeth Bossé, Didier Lucien, Lauren Hartley, Gary Boudreault, Marc St-Martin et Joakim Robillard.

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Marie-Nancy G plonge ses lecteurs Dans l’ombre de Dubaï

Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.

Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.

« Il attend simplement d’être libéré. »

Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Photo courtoisie – Un premier thriller policier pour la Mascouchoise Nancy Gagné.

Dans l’antre de la SQ

Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.

« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.

C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.

Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »

Une plume au service des autres

Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »

Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.