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Festival Grande Tribu : les 5500 festivaliers « valaient le double »

Organisé par la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM), le festival de musique émergente a réussi à rassembler les foules dans deux secteurs patrimoniaux de la région, dont le Vieux-Terrebonne et le Vieux Mascouche. Même si la frénésie des parties de hockey et le mauvais temps ont talonné l’organisation du festival, la 11e édition tire tout de même un bilan positif.

Le directeur adjoint de la SODAM, François Tétreault, se dit satisfait des résultats. La présence de ce nombre de personnes sur les deux sites démontre l’attachement du public à ce festival qui donne le coup d’envoi à la saison printanière et aux festivals à venir, soutient-il.

« Les gens étaient très enthousiastes, ils participaient beaucoup, ça dansait énormément, il y avait des sourires sur les visages, les artistes étaient heureux. C’est un bilan très positif qu’on tire de notre 11e édition. »

François Tétreault, directeur adjoint de la SODAM

Le festival prenait ses quartiers d’abord dans le Vieux-Terrebonne, sur la place publique au coin des rues Saint-Pierre et Sainte-Marie, avant de migrer dans le Vieux-Mascouche sur le chemin Sainte-Marie, fermé à la circulation automobile pour l’occasion.

Des retombées économiques pour les commerces

Le festival génère de grandes retombées économiques pour les commerces environnants, indique M. Tétreault, précisant que certains commerçants ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 400 % pendant la fin de semaine du festival. « Le plus important, c’est qu’il y a des retombées sur la communauté », insiste-t-il.

La démarche de proximité avec les voisins commerciaux est d’ailleurs au cœur de la politique de l’événement. En transformant des espaces habituellement dédiés à la circulation automobile en zone piétonne animée, le festival invite les festivaliers à découvrir ou redécouvrir les commerces du quartier, souligne-t-il. « On souhaite que le grand public aille voir les commerçants, dépense chez eux, les découvre peut-être pour la première fois », explique le directeur adjoint.

Le festival attire de plus en plus de visiteurs de l’extérieur de la région. Selon les sondages réalisés sur place, 14 % des festivaliers provenaient cette année de Montréal et de Laval, soit le plus haut pourcentage enregistré à ce jour. « La proportion des gens de l’extérieur de la grande région métropolitaine augmente année après année », indique le responsable, se réjouissant de voir l’événement dépasser son cadre local.

Gratuit, mais viable

Fidèle à sa mission depuis sa création, le Festival Grande Tribu propose une programmation entièrement gratuite, misant sur la curiosité du public pour faire de belles découvertes musicales avec une vingtaine de groupes d’artistes émergents aux styles, origines et langues d’interprétation variés.

La gratuité est assumée et repose entièrement sur les partenariats, les subventions et les commandites. Les seules entrées d’argent directes proviennent de la vente de bière et de quelques chandails. « Nous, ça fait partie de nos valeurs d’essayer d’être accessibles le plus possible pour que la musique émergente soit accessible au plus grand nombre », précise M. Tétreault.

« Ça stimule le tourisme, donc on est capable de prouver qu’on amène du monde de l’extérieur de la région en plus grand pourcentage année après année », souligne le responsable qui a remercié chaleureusement les bailleurs de fonds sans qui l’événement ne pourrait exister.

Parmi les partenaires de cette édition figurait la députée fédérale de Terrebonne, Tatiana Auguste. Sa présence, soutient M. Tétreault, a contribué à renforcer le caractère inclusif du festival, notamment lors de la journée de musique du monde du samedi. « L’accessibilité pour moi c’est aussi l’inclusion de toutes les origines de toutes les expressions de genre de tout le monde finalement », soutient M. Tétreault.

Notons que la programmation est assurée principalement par Marie-Belle-Rose, une chargée de programmation qui multiplie les collaborations au sein de plusieurs festivals de musique émergente à travers le Québec. Le festival entretient notamment un partenariat avec le Phoque OFF, un autre festival de musique émergente basé à Québec, dont le programmateur Yannick Capuano contribue également à orienter les choix artistiques de Grande Tribu.

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Actualités

Mascouche lance son Plan stratégique pour consolider ses bases et bâtir l’avenir

Consciente de la transformation fulgurante de la ville qui se traduit par une forte croissance démographique, exerçant une pression accrue sur ses infrastructures et ses ressources, l’administration municipale prend les grands moyens afin de concentrer ses interventions sur les plus grandes priorités adaptées aux réalités grandissantes de la population.

Ce plan stratégique, indique le maire Guillaume Tremblay, « est notre engagement à consolider nos acquis avant de chercher à en faire plus ». Selon lui, le plan se fonde sur l’idée qu’une ville forte commence par des services de base solides. Il s’agit, selon lui, « d’investir avec rigueur dans nos infrastructures pour préserver la qualité de vie qui définit Mascouche. »

Le maire souligne que le renforcement des bases municipales constitue une étape importante pour la Ville dans la concrétisation de sa vision de développement pour 2035.

Pour le directeur général de la Ville de Mascouche, Jasmin Savard, cette approche guidera l’ensemble des équipes de la Ville tout en assurant une cohésion dans la mise en œuvre des projets et des opérations. « Dans ce contexte de choix lucides et assumés, notre plan s’articule autour de cinq orientations stratégiques. Elles définissent nos grands champs d’action pour les cinq prochaines années et traduisent notre vision en actions concrètes et cohérentes », ajoute-t-il.

Les orientations qui guident l’action de la Ville

Mascouche mise d’abord sur la résilience de son territoire, en renforçant ses infrastructures et en favorisant des déplacements plus sécuritaires et durables. Elle vise également à consolider sa vitalité économique, tout en assurant une gestion rigoureuse et responsable des finances publiques, indique un communiqué de la Ville. 

La Ville de Mascouche entend également moderniser ses façons de faire afin d’offrir des services plus accessibles et efficaces à sa population. Elle affirme placer les employés et les talents au cœur de son évolution, en misant sur l’innovation et la mobilisation pour accroître sa performance organisationnelle. La municipalité indique par ailleurs vouloir renforcer la qualité de vie et le sentiment d’appartenance de ses citoyens, en travaillant au développement d’une communauté active, inclusive et sécuritaire, ancrée dans des milieux de vie attrayants et dynamiques.

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Sports

La Mascouchoise Maya Labad championne avec la Victoire

La conquête de la coupe s’est confirmée mercredi dernier du côté d’Ottawa pour la Victoire de Montréal, grâce à un gain de 4-0 face à la Charge d’Ottawa. Après avoir échappé le troisième match de la série, pas question pour les Montréalaises de voir le scénario se répéter.

Maya Labad n’aura pas disputé les séries, mais elle a tout de même pu célébrer — comme il se doit — avec ses coéquipières. Elle a inscrit un but en six matchs durant la saison régulière.

Il y a à peine un an, elle était la seule Québécoise repêchée dans la LPHF. Aujourd’hui, elle est championne aux côtés de deux des plus grandes joueuses québécoises du sport : la Beauceronne Marie-Philip Poulin et la gardienne charlevoisienne Ann-Renée Desbiens.

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a confirmé à La Presse, lundi matin, que le défilé aura lieu ce samedi, 30 mai dans les rues de Montréal.

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Actualités

Guillaume Tremblay reconduit à la tête de l’UMQ

La décision a été entérinée en marge des Assises annuelles. Il a notamment été membre du conseil d’administration depuis 2014, du comité exécutif depuis 2017 et premier vice-président avant d’accéder à la présidence en 2025.

Le maire de Mascouche a souligné que l’année écoulée lui a permis de mesurer la force, l’engagement et la générosité qui caractérisent le monde municipal, et qu’il entend s’appuyer sur cette dynamique pour s’attaquer aux défis de la prochaine année, en particulier en matière d’infrastructures.

« Je suis très honoré d’avoir eu la confiance de mes collègues pour occuper la fonction de président de l’Union des municipalités pour un deuxième mandat. Nous avons de grands défis devant nous, mais j’ai confiance qu’en travaillant ensemble nous allons les relever. »

Un contexte de haute pression financière

La réélection de Guillaume Tremblay survient dans un contexte de crise financière pour le monde municipal. Les municipalités québécoises pointent un manque à gagner d’au moins 9 milliards de dollars pour répondre à leurs besoins d’ici 2035, un déficit qui pourrait grimper jusqu’à plus de 50 milliards de dollars.

M. Tremblay estime que dans le contexte actuel, les municipalités doivent faire entendre leur voix avec force, notamment sur les enjeux liés à la fiscalité municipale qui ont constitué la toile de fond des Assises.

« Plus que jamais, le monde municipal doit disposer des leviers nécessaires pour répondre aux besoins de la population et assurer la pérennité des infrastructures », souligne-t-il.

« C’est un positionnement très intéressant pour Mascouche »

La réélection du maire de Mascouche à la tête de l’UMQ constitue un grand avantage pour la municipalité, estime le maire, précisant que « c’est un positionnement très intéressant pour notre municipalité ». Selon le maire, Mascouche a vécu des moments plus difficiles dans le passé, notamment des coupures importantes dans les années 2000.

« Aujourd’hui, je suis content de dire que la ville s’est redressée et qu’elle occupe une place de choix sur la scène municipale québécoise », se réjouit-il.

M. Tremblay se dit satisfait de la cohésion qui s’est manifestée autour de sa vision concernant les infrastructures municipales lors de son premier mandat. « Je suis content de partager une vision [avec] l’ensemble de mes collègues du Québec », souligne-t-il.

Selon le maire, le travail ne fait que commencer, ajoutant qu’« il faut maintenant se mobiliser et faire comprendre à l’ensemble des partis politiques susceptibles de prendre le gouvernement que c’est la priorité des priorités. »

Deux rôles pour une seule et même vision

Guillaume Tremblay affirme que son rôle de maire de Mascouche demeure sa priorité absolue, tout en reconnaissant que la présidence de l’UMQ lui offre une tribune précieuse pour porter les enjeux mascouchois directement auprès des ministres et des partis politiques.

Face aux revendications des municipalités pour davantage de moyens et d’autonomie, il rejette catégoriquement l’idée d’un vœu pieux. Selon lui, une réforme de la fiscalité municipale n’est plus optionnelle : « Ce n’est plus un choix, ça va être une obligation. » Il rappelle que les coupures massives des gouvernements il y a une dizaine d’années ont laissé des traces profondes sur les infrastructures publiques, et prévient que l’inaction coûtera encore plus cher aux générations futures.

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Culture

Marie-Nancy G plonge ses lecteurs Dans l’ombre de Dubaï

Le Dubaï qu’elle met en scène n’est pas celui des gratte-ciels étincelants ni de l’opulence affichée. C’est celui de l’ombre portée là où des vies sont effacées pour servir un système qui dépasse l’entendement.

Dans l’œuvre Dans l’ombre de Dubaï, l’ombre traverse les océans, atterrit à Montréal, s’infiltre dans les corridors du pouvoir, et rappelle que le passé ne meurt jamais vraiment.

« Il attend simplement d’être libéré. »

Dans ce thriller policier, l’autrice explore l’envers du trafic humain à travers le prisme de contextes internationaux spécifiques, établissant un lien palpable entre fiction et réalité. Nancy Gagné y dit les maux d’une justice à deux vitesses dans un style cinématographique, maniant avec doigté suspense, figures de l’ombre et les dessous de la résilience humaine. Dubaï, son obsession narrative, à seulement quelques heures de vol, si proche par l’argent et le luxe, mais si inatteignable pour ceux que le système broie en silence.

Photo courtoisie – Un premier thriller policier pour la Mascouchoise Nancy Gagné.

Dans l’antre de la SQ

Si elle s’initie à peine au monde littéraire, Nancy Gagné est très connue du milieu policier où elle vogue depuis vingt ans dans les méandres du renseignement criminel à la Sûreté du Québec. De ces nombreuses années dans l’antre de la SQ, l’autrice tisse des intrigues où la fiction flirte avec le réalisme des nouvelles frontières du crime. « L’histoire, l’intrigue au complet vient de mon imagination », précise-t-elle.

« Dans le monde du renseignement criminel comme dans celui de la fiction, rien ne s’efface jamais totalement. Chaque donnée, chaque ombre et chaque silence laisse une trace », écrit-elle.

C’est à la suite d’un été marqué par le deuil que Nancy Gagné a finalement décidé de concrétiser un rêve de jeunesse. « J’ai toujours affectionné ce côté-là, j’ai toujours aimé écrire, puis inventer des histoires. J’ai l’imagination assez fertile », confie-t-elle au détour de l’entretien.

Au-delà de l’action et du suspense, Dans l’ombre de Dubaï explore divers thèmes notamment la résilience. « Je pense que j’ai voulu exploiter vraiment la résilience autour de tout ça, de la part des victimes, et des gens qui gravitent autour. »

Une plume au service des autres

Une partie des profits de l’ouvrage sera reversée à La Maison Vigile, un organisme qui soutient les travailleurs en uniforme et les premiers répondants. « J’ai eu des amis, des confrères, des connaissances qui ont eu des bouts assez difficiles. C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur. »

Depuis l’ouverture des précommandes le 27 avril, une centaine d’exemplaires ont été vendus. L’ouvrage paraîtra le 2 juillet 2026.

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Économie

CCIM – Pierre Berthiaume et la tempête entrepreneuriale

Et c’est avec une certaine fierté que son président-directeur général, Pierre Berthiaume, a fait visiter les locaux de l’organisation à La Voix à la suite d’un entretien mettant en lumière les activités et services offerts par la CCIM, mais surtout, aura permis de découvrir le parcours étonnamment éclaté de l’homme derrière l’organisation.

« On se maintient généralement autour de la 9e ou 10e position au Québec. Ça varie un peu selon les années », explique-t-il simplement.

En poste depuis 2011, Pierre Berthiaume semble avoir tranquillement façonné une organisation à son image. Porte-parole unique de la CCIM et omniprésent dans les différents réseaux économiques et politiques de la région, l’ancien conseiller municipal (Sainte-Anne-des-Plaines) préfère manifestement garder un œil attentif sur l’ensemble des rouages de l’organisation.

Gourvernance

Ce souci de cohérence se reflète également dans le modèle de gouvernance adopté par la CCIM. Contrairement à plusieurs chambres de commerce où les rôles de président et de directeur général sont séparés, Pierre Berthiaume agit ici à titre de président-directeur général et siège lui-même au conseil d’administration.

Après s’être joint à la Chambre de commerce de Terrebonne en 2011, il a accompagné la fusion des chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche en 2013, donnant naissance à l’actuelle CCIM, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

Il assume également personnellement les prises de position publiques de la Chambre. Une façon, explique-t-il, de protéger les administrateurs bénévoles et les entrepreneurs impliqués au sein de l’organisation d’éventuelles répercussions liées à certains dossiers plus sensibles.

Une approche centralisée qui semble, jusqu’ici du moins, contribuer à la stabilité de la CCIM, alors que plusieurs organisations similaires ont traversé des périodes plus fragiles au cours des dernières années.

Cette stabilité aura toutefois été mise à rude épreuve pendant la pandémie, puis plus récemment dans le contexte économique incertain provoqué par les tensions commerciales et les tarifs douaniers américains.

« C’est probablement une des années les plus difficiles où on doit redoubler d’ardeur, où on doit se réinventer », affirme Pierre Berthiaume.

Parcours

Mais derrière le dirigeant et le visage public de la Chambre se cache aussi un parcours étonnamment éclaté. Électronique, vente, assurance, redressement d’entreprises, politique municipale, animation, mentorat : Pierre Berthiaume donne parfois l’impression d’avoir traversé plusieurs vies professionnelles avant d’atterrir où il est.

« J’aime apprendre. J’aime bouger », résume celui qui affirme également vivre avec un TDAH et une hyperactivité qui semblent avoir alimenté une bonne partie de son parcours.

Derrière cette énergie, le dirigeant revient constamment à un même thème : l’équilibre. Et il s’éloigne tranquillement du discours économique traditionnel pour aborder plus franchement les défis humains liés à l’entrepreneuriat.

Dans la tempête

« Tu poses la question à n’importe quel homme d’affaires et il va te répondre que ça va super bien. Le business va bien. La semaine a été bonne. Mais il ne te dira pas que ça va mal, qu’il est dans le brouillard total ou qu’il ne sait plus où il s’en va », lance-t-il.

Pour lui, l’entrepreneuriat ressemble davantage à « une mer qui devient parfois houleuse », où le rôle du capitaine consiste surtout à garder son équipage en sécurité jusqu’au retour du calme.

« Le soleil va revenir. Mais en attendant, il faut réussir à traverser la tempête. »

Cette vision semble d’ailleurs avoir tranquillement trouvé sa place dans l’approche de la Chambre, notamment à travers le mentorat et les différents services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. Une approche qui leur a d’ailleurs valu de recevoir la certification « Organisation humainement distinctive » remise par BonBoss.

« Il faut ventiler. Il faut parler. Ce n’est pas toujours des choses que tu peux partager avec ton conjoint ou ta conjointe. Comme entrepreneur, des fois, tu as besoin de quelqu’un qui comprend vraiment ce que tu vis. »

Pierre Berthiaume reconnaît d’ailleurs avoir lui-même connu plusieurs périodes de déséquilibre au fil de sa carrière.

« Il y a des moments où je penchais trop d’un bord. Il a fallu que je me réaligne. L’important, c’est toujours de revenir à l’essentiel. »

Cette réflexion semble aujourd’hui influencer plusieurs sphères de sa vie, y compris son rapport à l’entrepreneuriat lui-même.

Associé depuis plus de 20 ans à l’Artisan Chocolatier avec sa conjointe, il admet d’ailleurs regarder tranquillement vers la suite de cette aventure entrepreneuriale.

“On est plus sur la sortie maintenant”, laisse-t-il tomber avec lucidité.

Une transition qui ne semble toutefois pas s’appliquer à son implication au sein de la CCIM, où Pierre Berthiaume continue visiblement de trouver une grande partie de son énergie.

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Culture

Studio Rythmix se démarque à la compétition Bravissimo

Composée de 22 danseurs de style jazz, la troupe a remporté la 1re place au Showcase compétitif/élite avec son numéro SOLD OUT, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui vaut également une invitation à participer à l’édition française de la compétition.

La production Bienvenue chez nous, réunissant 71 danseurs âgés de 11 à 44 ans, a pour sa part obtenu la 2e place au Showcase de niveau novice/précompétitif, accompagnée d’une bourse de 750 $.

Les chorégraphies étaient signées par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière. Directrice générale et copropriétaire, Marielle Saint-Laurent Chartrand évolue dans le milieu artistique depuis près de 30 ans. Elle a cofondé le Studio Rythmix en 2015 avec Julie Labossière, professeure et chorégraphe du volet compétitif.

Les troupes de compétition de l’école évoluent dans un environnement exigeant, axé sur le développement technique, la rigueur et la rapidité d’apprentissage.

Fondée en 2010, la compétition Bravissimo est aujourd’hui un événement international présenté au Canada et en France. Elle rassemble des danseurs de tous âges et de tous niveaux, en plus d’accueillir des artistes invités et des jurys provenant de différents horizons.

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Société

UTA – L’antenne de Terrebonne et Mascouche au cœur des célébrations

Fondée en 1976, l’UTA a accueilli plus de 100 000 étudiants depuis ses débuts. Pas de prérequis, pas de notes, pas d’examen. Et ce qui surprend souvent : c’est la programmation qui est bâtie par les étudiants eux-mêmes, pas par l’université. Ce sont eux qui choisissent les sujets et recrutent les conférenciers.

Une équipe de bénévoles au cœur du projet

L’antenne MRC des Moulins tourne grâce à une poignée de bénévoles. Yvon Groleau, responsable de l’antenne, dit que c’est d’abord la soif d’apprendre qui l’a amené à s’impliquer, il y a plusieurs années. « C’est une bonne façon de se tenir en forme intellectuellement », dit-il, et il y voit aussi une façon de rester connecté socialement.

L’équipe comprend un conseil d’administration et des responsables de cours bénévoles. Comme dans bien des organismes, ça bouge : des départs en fin de session, un recrutement qui repart. Pour trouver ses conférenciers, l’antenne puise dans un répertoire en ligne de plus de 30 000 cours et conférences géré par l’Université de Sherbrooke. Des conférenciers viennent parfois de Montréal ou de la Montérégie pour animer une séance dans la région.

225 personnes au lancement régional

Le 20 mars dernier, plus de 225 personnes se sont déplacées à Mascouche pour une conférence marquant le 50e anniversaire.

Pour ceux qui hésitent à s’inscrire, Groleau n’a pas l’air trop inquiet. Le taux de satisfaction tourne entre 85 et 90 %. « L’essayer, c’est l’adopter », résume-t-il. Juste, comme dit le slogan officiel : « le plaisir d’apprendre ».

Dans le cadre du 50e, un grand rassemblement réunissant toutes les antennes du Québec a eu lieu le 8 mai à Sherbrooke. L’UTA a aussi lancé une campagne de financement pour assurer la pérennité de ses activités.

Pour s’informer sur la programmation ou s’inscrire, visitez le site web de l’université.

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Actualités Éducation

Mascouche – L’Académie St-Margaret fait une croix sur 18 ans d’enseignement

Cette décision fait suite au non-renouvellement de son permis d’enseignement par le ministère de l’Éducation pour l’année scolaire 2026-2027.

« La période de validité du permis détenu par l’Académie St-Margaret, l’autorisant à offrir des services de l’éducation préscolaire (4 et 5 ans) ainsi que des services d’enseignement au primaire, arrive à échéance le 30 juin 2026 », justifie le ministère dans une communication transmise aux parents. « L’établissement a présenté une demande de renouvellement auprès du ministère de l’Éducation ; toutefois, la ministre a rendu une décision défavorable à l’égard de cette demande », lit-on dans le document.

Sur la page Facebook « Spotted Mascouche », des parents se disent sous le choc. Ils affirment avoir été pris au dépourvu et ne plus savoir à quel saint se vouer. Ils critiquent également le délai pris par la direction pour annoncer la nouvelle aux parents. « Je trouve ça ordinaire qu’ils aient attendu aussi longtemps pour l’annoncer. Ça aurait rendu service à des parents et aussi du personnel scolaire au public. Dommage pour les enfants qui devront changer d’école aussi ».

« On ferme parce qu’on est épuisé »

Le directeur exécutif de l’Académie St-Margaret, Alexandre Payeur, précise que la fermeture est due à l’épuisement physique et mental de la famille. « On n’est pas financièrement non viables. On fonctionne », affirme celui qui gère l’institution aux côtés de son épouse. « Ce n’était pas quelque chose qui était très flamboyant au niveau financier. On a toujours été proche de nos sous. Sans être sur le bord du précipice. »

« C’est une école privée où on n’est pas subventionné par le gouvernement. Donc, moi et mon épouse, on ferme parce qu’on est épuisés. »

Alexandre Payeur, directeur exécutif, Académie St-Margaret

Propriétaires de l’établissement depuis 18 ans, M. Payeur souligne qu’il ne peut tout simplement pas se faire remplacer. « Quand quelqu’un est malade à l’école, un employé est malade, on doit toujours travailler en double. Ça épuise physiquement. Ça épuise mentalement. »

Il rappelle les effets de la pandémie sur la société estimant que « les gens sont de plus en plus exigeants. Les enfants ont changé aussi. »

« Ça ne nous convient peut-être plus », ajoute-t-il.

« Perte de temps, d’argent et d’énergie »

En plus de l’épuisement physique et mental, ce que M. Payeur qualifie de fardeau administratif de plus en plus lourd imposé par le ministère de l’Éducation est également responsable de la fermeture. « […] Il y a des choses qui sont demandées, qui sont déraisonnables […] », lâche le directeur, affirmant devoir recommencer chaque année le processus de renouvellement de permis, sans obtenir d’autorisation à plus long terme.

« Pourquoi, s’ils changent le contrat, est-ce qu’ils ne nous mettent pas un nouveau contrat, tout fait, tout clé en main ? », s’interroge-t-il, dénonçant des exigences du ministère qu’il juge changeantes, notamment l’obligation de modifier régulièrement le contrat de service éducatif pour se conformer à de nouvelles règles, « sans accompagnement clair » de la part du ministère. Il soutient que ces ajustements nécessitent des démarches juridiques coûteuses et répétitives.

« Ils changent les règles, ils changent les lois, puis ils nous exigent de travailler pour changer un contrat qui fonctionnait. »

À cela s’ajoutent des exigences financières, dont la production d’états financiers vérifiés, qui représenteraient des coûts importants pour l’établissement. « Alors, c’est sûr qu’à un moment donné, ces papiers-là, on ne veut pas les fournir parce qu’on perd du temps, on perd de l’argent, on perd de l’énergie. »

Deuil

Cette décision représente, pour M. Payeur et sa famille, une perte immense, qu’il compare à un véritable deuil. « On a pris une décision qui nous fait de la peine, je vous dirais. Je suis dans la cour d’école, je regarde les élèves qui sont à l’école, je regarde les élèves qui ont passé. On s’attache à ces enfants-là. Alors, c’est un deuil », confie-t-il.

Il souligne que chaque départ vers le secondaire représentait déjà une étape chargée d’émotion, mais la fermeture de l’établissement marque cette fois une rupture plus définitive, laisse-t-il entendre.

Après près de 18 ans à placer les élèves, les familles et le personnel au cœur de leurs priorités, les responsables affirment avoir fait le choix de se recentrer sur eux-mêmes. « Moi et mon épouse, on s’est choisis. Ça fait 18 ans qu’on pense aux élèves, on pense aux familles, on pense à notre personnel avant nous-mêmes. Et puis, à un moment donné, on se choisit », soutient-il.

Du soutien aux parents

M. Payeur indique avoir contacté plusieurs établissements scolaires, dans les jours précédant l’annonce de la fermeture, afin de vérifier leur capacité d’accueil. Selon lui, tous ont confirmé pouvoir recevoir des élèves, ce qui rendait possible la relocalisation de l’ensemble des enfants.

Les coordonnées de ces écoles ont ensuite été transmises aux parents dans un mémo interne, précise-t-il, ajoutant que les options proposées tenaient compte, notamment, du lieu de résidence des familles. Il soutient que chaque élève pouvait être redirigé vers un autre établissement.

M. Payeur souligne toutefois que le choix final revenait aux parents. Certains auraient décliné certaines options en raison de la distance, des coûts ou de préférences personnelles, notamment dans le cas d’écoles privées jugées plus onéreuses. Plusieurs familles se seraient également tournées vers le réseau public.

La fermeture sera effective après la période du camp de jour. « Et nous continuerons d’accompagner les enfants avec bienveillance et stabilité jusqu’au dernier jour », indiquent les responsables qui annoncent des soutiens aux familles dans cette transition.

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Actualités

Mascouche – Plus de 800 000 $ pour l’entretien des réseaux cyclables

C’est une aide financière qui vient à point nommé. Selon le maire Guillaume Tremblay, « la montée Masson est une artère majeure à Mascouche, et la sécurisation de la piste cyclable dans ce secteur est essentielle. »

Pour une meilleure sécurité routière

Il s’agit du troisième volet du programme Véloce III, qui vise à soutenir les organismes admissibles responsables de l’entretien de la Route verte et de ses embranchements régionaux.

Ce volet permettra d’améliorer la sécurité, de pérenniser le réseau cyclable et d’en maintenir la qualité, tout en misant sur un tourisme durable favorisant les déplacements actifs, efficaces et sécuritaires. Une attention particulière sera portée aux zones de croisement avec la circulation automobile, notamment à proximité des accès commerciaux.

Pour le député de Masson, Mathieu Lemay, qui en a fait l’annonce au nom du ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, « le Québec est un leader en Amérique du Nord en matière de mobilité active ». « Nous continuons d’investir pour rendre nos milieux de vie plus sécuritaires et agréables », a-t-il déclaré.

Le maire de Mascouche remercie le député pour « son appui à ce projet porteur pour la ville et pour le développement du transport actif ».