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Dîner du maire : Guillaume Tremblay fait connaitre ses priorités

D’entrée de jeu, le maire a mis le doigt sur des infrastructures qu’il estime en péril face à un financement insuffisant des gouvernements fédéral et provincial. Il rappelle des chiffres présentés aux assises de l’UMQ, précisant que les municipalités prennent à leur compte environ 60 % des infrastructures publiques du Québec, mais ne reçoivent que 4,4 % des investissements prévus au Plan québécois des infrastructures, soit environ la moitié de ce qu’elles touchaient en 2018.

« Un tuyau, une route, ça ne se remplace pas seulement avec de bonnes intentions, ça prend de l’argent », a-t-il lancé sans détour, comparant une ville à une maison dont les fondations menacent de s’effondrer si on ne fait que changer les rideaux.

De nouveaux projets

Guillaume Tremblay dit prioriser les infrastructures, même si c’est moins spectaculaire, tout en appelant Québec et Ottawa à des actions concrètes. « On est prêts à faire de l’or et à investir plus, mais il faut que les gouvernements supérieurs investissent.

D’ici 2028, Mascouche investira dans des axes stratégiques, dont la montée Masson, le boulevard Mascouche, le chemin des Anglais et l’avenue de la Gare, avant de s’attaquer aux travaux dans les rues de quartier. « Ce sont des axes stratégiques, oui, pour la fluidité, pour la sécurité, le développement du territoire, mais surtout pour la qualité de vie », indique M. Tremblay.

Il annonce par ailleurs une nouvelle bretelle à la sortie de l’autoroute 640. Les travaux devraient débuter à l’été 2026. La levée de servitude du MTQ ayant été accordée, l’appel d’offres pour les travaux est donc lancé, précise le maire, soulignant l’importance du projet pour la fluidité « de nos déplacements ».

Pour une meilleure collaboration régionale

La Ville prévoit convertir la salle du conseil municipal en petite salle de spectacle d’environ 80 places, et travaille à l’implantation d’un complexe hôtelier dans le secteur du Smart Center. Un programme de crédit de taxes a d’ailleurs été adopté pour attirer ce type de projet structurant, qui soutiendrait l’offre événementielle et les commerces locaux, y compris ceux de la ville voisine de Terrebonne.

Sur le plan technologique, Mascouche a formé plus de 150 employés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, en misant sur la plateforme Munia, développée en partenariat avec l’entreprise 40 Solutions, qui garantit la confidentialité des données municipales. Il s’agit, selon le maire, de mieux planifier, mieux gérer, et mieux protéger. « Pas pour remplacer le jugement humain, mais pour être plus efficaces », indique le maire.

La ville présentera également, dans les prochains jours, un plan de résilience climatique, assorti d’un programme annuel de 100 000 $ pour appuyer les interventions préventives des citoyens sur leurs propriétés. « Repousser les décisions en matière de climat, c’est un peu comme voir de la fumée dans son grenier et se dire qu’on regardera ça l’année prochaine », a averti le maire.

« Chaque dollar investi en prévention, en adaptation, en avertissement intelligent, en gestion durable de l’eau, c’est un dollar qui peut nous éviter des coûts beaucoup plus importants que le dollar. « 

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche.

Ces efforts s’inscrivent dans une démarche de collaboration avec la MRC Les Moulins.

Le Vieux-Mascouche au-delà de la carte postale

La Ville veut poursuivre ses efforts en matière de rénovation patrimoniale grâce à l’adoption d’un nouveau programme de subventions tenant compte de la valeur historique des bâtiments. « Un secteur historique vivant, comme le Vieux-Mascouche, ce n’est pas juste beau sur une carte postale », affirme Guillaume Tremblay.

C’est un espace que les gens ont envie d’arpenter, où ils s’arrêtent, consomment et participent à la vie collective, dit-il. Un véritable atout économique et culturel, mais avant tout un marqueur identitaire fort pour la communauté.

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Actualités Politique

Handfield porte les couleurs du PQ dans Masson

Il promet de défendre les intérêts de la couronne nord face à ce qu’il décrit comme un abandon du gouvernement provincial.

Un député « enraciné » contre l’abandon de la couronne nord

Le ton était ferme dès le discours d’investiture. « Ça n’a aucun sens que le gouvernement Legault/Fréchette ait abandonné Masson et la couronne nord. Nos concitoyens méritent un député qui sera le porte-parole des citoyens auprès du gouvernement, pas le porte-parole du gouvernement auprès des citoyens. Pour ma part, je serai un député enraciné, présent et engagé à 100% », a déclaré M. Handfield.

Le candidat a ciblé plusieurs dossiers qu’il entend prioriser s’il est élu : l’amélioration de la mobilité dans la couronne nord, l’accès au réseau de santé, les places en CPE, le transport collectif et le soutien au projet du Domaine seigneurial de Mascouche. Il a aussi mis en évidence la sécurisation de l’intersection de la sortie des Anglais et de l’autoroute 640, un carrefour aux antécédents accidentogènes.

Ces enjeux locaux s’inscrivent dans une vision plus large portée par Handfield, qui estime que les problèmes structurels du Québec — en santé, en éducation et en infrastructures — ne peuvent être résolus qu’avec tous les leviers d’un État souverain. L’indépendance du Québec, dit-il, demeure « la seule chose qui n’a jamais été essayée ».

Un profil ancré dans le territoire

Handfield n’est pas un inconnu à Mascouche. Avocat spécialisé en droit de l’immigration, il a siégé à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié avant de pratiquer en cabinet privé. Il a également complété deux mandats comme conseiller municipal dans sa ville avant de se tourner vers la politique provinciale.

De 2023 à 2026, il a occupé le poste de co-porte-parole en immigration au sein du Parti Québécois. Son profil juridique et son expérience municipale sont présentés comme des atouts pour défendre les dossiers complexes qui touchent la circonscription de Masson, notamment en matière d’infrastructures et de services à la population.

Au terme de son discours, le candidat a salué les militants de longue date et les nouvelles recrues du parti, remerciant au passage le chef Paul St-Pierre Plamondon d’avoir « redonné au Parti Québécois sa fierté ».

L’objectif : reprendre Masson

La circonscription de Masson, qui couvre notamment Mascouche et une partie de la couronne nord de Montréal, est actuellement détenue par la Coalition Avenir Québec. Le Parti Québécois y voit une cible réaliste dans le contexte de la remontée nationale du parti sous la direction de St-Pierre Plamondon.

« Ensemble, avec vous, avec Paul, avec le Parti Québécois, nous allons regagner Masson », a conclu Handfield devant ses partisans. La date du déclenchement des prochaines élections générales provinciales n’est pas encore confirmée, mais le scrutin doit se tenir au plus tard à l’automne 2026.

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Exo modifie ses horaires d’autobus dans les Laurentides dès le 22 juin

Exo met en vigueur son horaire estival dès le 22 juin 2026, avec des suppressions de lignes, des modifications d’horaires et des changements d’arrêts touchant plusieurs municipalités de la couronne nord.

Quatre lignes suspendues pour l’été dans les Laurentides

Dans le secteur Laurentides, quatre lignes seront retirées du service pour la durée de la saison estivale : les lignes 405, 508, 509 et 605. Les usagers qui les empruntent régulièrement devront trouver un autre moyen de transport ou adapter leurs déplacements jusqu’à la rentrée.

Par ailleurs, une vingtaine de lignes verront leurs horaires modifiés, soit les lignes 220, 221, 225, 226, 227, 228, 230, 232, 233, 235, 236, 237, 239, 240, 241, 247, 249, 250, 600, 610, 708 et 709. L’ampleur des changements varie d’une ligne à l’autre.

Plusieurs arrêts sont également ajoutés ou supprimés de façon définitive. Les lignes 220 et 221 accueillent le nouvel arrêt du 13e Avenue / devant civique 435 dans les deux directions, tandis que la ligne 239 gagne l’arrêt Saint-Nicolas / Langlois. Les lignes 250, 317 et 514 intègrent quant à elles l’arrêt Sainte-Anne / 2e Avenue dans les deux directions.

Du côté des suppressions permanentes, la ligne 242 perd trois arrêts : Labelle / Cloutier dans les deux directions, Bouthillier / Montée Sanche et des Entreprises / Montée Sanche. La ligne 240 retire pour sa part l’arrêt des Entreprises / Montée Sanche.

Des changements aussi dans Terrebonne–Mascouche et L’Assomption

Les modifications ne se limitent pas aux Laurentides. Dans le secteur Terrebonne–Mascouche, quatre lignes sont suspendues pour l’été : les 11C, 22, 24C et 27. Les horaires des lignes 19, 23, 30 et 512 sont modifiés.

Dans le secteur L’Assomption, les horaires de sept lignes sont revus : les 1, 8, 11, 14, 100, 200 et 400. La ligne 2 déplace deux arrêts — notamment en début et fin de ligne vers Iberville / devant le CHSLD Émile-McDuff — et supprime définitivement l’arrêt Iberville / Jacques-Plante. La ligne 200 cesse quant à elle de desservir la station de métro Honoré-Beaugrand.

La ligne 6 dans ce même secteur gagne quatre nouveaux arrêts autour de la 2e Avenue et Notre-Dame, mais en perd trois sur la 1re Avenue et des Sulpiciens, des changements qui réorganisent concrètement les trajets de marche pour les résidents concernés.

Exo recommande de planifier ses déplacements à l’avance

Face à l’ampleur des modifications, exo recommande à sa clientèle de consulter les nouveaux horaires dès maintenant, avant l’entrée en vigueur des changements le 22 juin. L’application Chrono permet de vérifier les trajets mis à jour et d’activer des alertes en temps réel pour suivre l’état du service sur les lignes utilisées.

Deuxième société de transport collectif en importance dans la région métropolitaine, exo dessert près d’une centaine de municipalités sur les couronnes nord et sud, incluant le transport adapté. Les nouvelles grilles horaires sont dès à présent accessibles sur l’ensemble des plateformes de l’organisme.

Pour les résidents des Laurentides touchés par la suspension des lignes estivales, la question du retour du service à l’automne reste à surveiller — exo n’ayant pas précisé de date de rétablissement dans son annonce.

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Sports

Une autre cohorte convoitée pour Esther-Blondin

La ligue a par ailleurs sorti sa dernière liste en vue de l’encan. Au quatrième échelon, on y lit le nom Pierre-Alexandre Lemieux de l’établissement scolaire de Lanaudière.

Le grand gaillard de 6’3 – il a 15 ans, au passage – vient de compléter sa première saison au M18 AAA, avec des récoltes de 19 buts et autant de mentions d’aide en 42 sorties. C’est toutefois en séries éliminatoires que son jeu s’est transformé, atteignant un tout autre niveau, compilant 9 buts et 14 points en 9 matchs, bon pour le 2e rang du circuit M18 – à quadruple égalité – et ce, avec moins de matchs joués que la compétition.

Chez les espoirs de deuxième ronde, deux porte-couleurs du Phénix s’y trouvent : l’attaquant Raphaël Tétreault et le gardien Nathan Boulanger.

Tétreault a commencé la saison 2025-2026 avec les Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne dans le M17 avant de faire le saut avec le Phénix en janvier pour y terminer la saison. Il a mérité une place de choix au sein de la formation, comptant 10 points en 10 rencontres de saison régulière. Son rappel a été tardif, mais la promotion de Jayden Pominville avec les Huskies de Rouyn-Noranda lui aura permis de s’épanouir.

Tout comme son coéquipier Pierre-Alexandre Lemieux, la production offensive du jeune homme a monté d’un cran pendant les séries, passant à 18 points en 9 joutes éliminatoires. La chimie de ce duo fera certainement tourner les têtes des recruteurs de la LHJMQ.

Pour compléter le top 3 des espoirs du Phénix vient le portier Nathan Boulanger. À l’image de ses collègues, ses chiffres en séries éliminatoires sont éloquents – soit une moyenne de 2,76 buts alloués et un pourcentage d’arrêt à 0.929% en cinq départs. Pour le dire simplement : il arrête les rondelles.

Deux natifs de la MRC des Moulins se hissent en en 4e et 5e ronde du classement de la centrale de recrutement. Il s’agit du Terrebonnien Noah O’Connell et le Maschouchois Mikael Perreault. O’Connell est un gaillard de 6’2 à la position de centre. Perreault a complété la saison avec un différentiel de +13 à la ligne bleue.

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Culture

Mascouche, finaliste aux prix Les Arts et la Ville catégorie Aménagement

« C’est une très grande reconnaissance de pouvoir être finaliste dans une catégorie aussi prestigieuse que celle de l’aménagement », souligne Isabelle Castonguay, régisseuse culturelle à la Ville de Mascouche, précisant que cette distinction reflète des choix politiques et culturels assumés.

Décerné par l’organisation Les Arts et la Ville qui regroupe des municipalités et des acteurs culturels engagés dans le développement culturel des territoires, le prix Les Arts et la Ville allume les projecteurs sur les projets d’art visant à transformer le Vieux-Mascouche.

Le Vieux Mascouche transformé par l’art

Ces dernières années, Mascouche a choisi de mettre le développement culturel au centre de ses priorités, souligne Isabelle Castonguay, précisant que les projets réalisés en 2025 faisaient déjà partie de la planification municipale, avant d’être déposés dans le cadre de l’appel de candidatures. « On a fait de l’aménagement culturel par l’art à différents niveaux. Donc, on a souhaité rendre esthétique et mettre en valeur notre Vieux-Mascouche. »

Le premier projet, une murale en arts visuels, est réalisé directement sur un bâtiment privé du chemin Sainte-Marie par le collectif Art du commun. « On y aperçoit en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie datant d’une centaine d’années, des terres agricoles, le plein air, une famille multiculturelle et l’aspect festif de la ville », explique Mme Castonguay. « Les Mascouchois s’y retrouvent », affirme-t-elle.

Le deuxième a consisté à embellir huit transformateurs sur socle appartenant à Hydro-Québec, situés entre l’hôtel de ville et la place du village Dionis-Chaput. Hydro-Québec a autorisé la transformation de ce haut lieu culturel et touristique, précise Mme Castonguay. Un appel d’artistes professionnels en arts visuels a été lancé en partenariat avec le Festival des Arts de Mascouche afin de transformer ces boîtiers habituellement gris ou beiges en véritables œuvres d’art dans l’espace public, précise la responsable.

Une traverse piétonne colorée a été aménagée entre le stationnement du Vieux-Mascouche et le chemin Sainte-Marie. Au-delà de son aspect esthétique — des pas japonais peints au sol dans les couleurs du Vieux-Mascouche — cette traverse permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder directement à la rue Sainte-Marie, ce qui, auparavant, n’était pas possible.

Sentiment d’appartenance

Au-delà du souci d’embellissement, ces projets visent à créer un sentiment d’appartenance envers ce secteur historique de Mascouche. Ils confèrent, par ailleurs, un caractère unique au Vieux-Mascouche, en faisant de ce secteur un espace plus beau, plus vivant et où il fait véritablement bon s’installer. « On veut surprendre par l’art. On veut que les gens qui prennent une marche tombent sur notre murale », explique la régisseuse culturelle, ajoutant que l’art contribue au bien-être des citoyens.

En intégrant des œuvres dans des espaces du quotidien, la municipalité souhaite également redéfinir l’expérience du centre historique et renforcer son identité culturelle. « Puis, c’est sûr que notre murale qui a été peinte vraiment sur un bâtiment dans le Vieux-Mascouche a quand même une connotation d’identité », souligne-t-elle. « Elle est très identitaire pour nos citoyens parce qu’on peut voir en arrière-plan une photo d’archive du chemin Sainte-Marie. »

Si le prix Aménagement est attribué par un jury professionnel, le public peut toutefois voter pour le prix « coup de cœur ». La murale en arts visuels au cœur du Vieux-Mascouche est soumise au vote citoyen, permettant aux résidents de soutenir l’initiative.

La Ville invite la population à participer en votant sur la plateforme officielle de Les Arts et la Ville, où le projet du Vieux-Mascouche est en lice.

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Actualités

Mascouche : la passerelle du pont Saint-Henri bientôt accessible

Les travaux de réhabilitation permettant la réouverture de la passerelle sont prévus pour 2027. L’évaluation de la structure du pont par le ministère autorise ainsi la planification de ces travaux.

« Nous avons eu l’aval du Ministère pour procéder aux travaux qui mèneront à la réouverture de la passerelle. Le tout sera en préparation cette année pour une réalisation l’an prochain », indiquent les responsables. Ils précisent que le couloir temporaire aménagé sur la chaussée demeure en place pour assurer les déplacements des usagers, tout en rappelant l’enjeu de sécurité lié à la passerelle. Autant les piétons que les cyclistes peuvent continuer d’utiliser ce passage temporaire.

Une brigadière additionnelle est déployée, depuis septembre dernier, du côté de la rue Jeannotte afin d’assurer la sécurité des élèves lors de leurs déplacements.

Des mesures en place depuis 2025

Un rapport d’analyse était venu confirmer un enjeu de sécurité lié à la structure de la passerelle piétonnière du pont Saint-Henri. La conclusion en exigeait la fermeture afin d’assurer la sécurité des usagers.

La structure du pont, elle, est jugée solide et sécuritaire.

La Ville étudiait différents scénarios permettant de rendre sécuritaire le couloir notamment en prévision de la rentrée scolaire et de la période hivernale afin d’en permettre l’entretien pendant les opérations de déneigement.

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Économie

Hausse de taxes foncières : « il ne faut pas faire peur aux citoyens »

Certaines recommandations font tiquer et soulèvent des questions pour les contribuables. Parmi ses recommandations figure notamment une augmentation des taxes foncières. Le maire de Mascouche et président de l’UMQ, Guillaume Tremblay cherche à dédramatiser la situation, estimant qu’il s’agit d’une hausse modeste pour des retombées majeures.

L’infime augmentation envisagée ne devrait pas alarmer les citoyens, croit M. Tremblay qui la chiffre à environ 1,5 %. Ce qui, selon lui, représenterait entre 30 et 50 dollars supplémentaires par année sur le compte de taxes d’une maison moyenne. En contrepartie, cette contribution permettrait d’injecter des milliards de dollars dans les infrastructures municipales à travers tout le Québec. « Je pense que comme position responsable, ça en vaut la chandelle », affirme-t-il.

« Mais au bout de la ligne, il faut juste bien s’entendre pour ne pas faire peur aux citoyens. »

– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

Il insiste sur l’urgence d’agir, notamment pour les générations futures, soulignant que l’inaction aurait un coût bien plus élevé à long terme. « On se doit d’avoir ce positionnement pour les familles et pour les générations futures parce que je n’ai pas le goût de laisser à mes enfants des infrastructures qui pètent de partout. »

Mascouche, déjà avant-gardiste

Le maire souligne que Mascouche n’attend pas les recommandations du rapport pour agir. La Ville s’est déjà dotée d’un fonds dédié aux infrastructures, financé directement par une portion du compte de taxes des citoyens. « C’est déjà la réalité mascouchoise », soutient-il, précisant que la Ville procède cette année à d’importants travaux de réfection sur plusieurs artères, dont Montée Masson.

Pour M. Tremblay, une partie du défi est aussi d’ordre éducatif. Il observe que les citoyens perçoivent différemment les hausses selon le palier de gouvernement concerné. Les augmentations d’impôts provinciaux ou les hausses de tarifs d’Hydro-Québec passent souvent inaperçues, soutient-il, affirmant que le compte de taxes municipal, reçu une fois par année avec un montant clairement affiché, fait davantage réagir.

« Le gouvernement du Québec, sur ton compte de taxes annuellement, t’augmente d’environ 300 à 400 $ par année parce que si ton salaire augmente, tes impôts augmentent. Mais les gens ne s’en rendent pas compte », expose M. Tremblay.

Il reconnaît que dans un contexte de hausse du coût de la vie, toute augmentation supplémentaire sera scrutée à la loupe. Mais il maintient qu’il s’agit d’un choix incontournable et responsable. « Il y a beaucoup d’éducation à faire auprès des citoyens et des citoyennes », conclut-il.

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Actualités Environnement

Pour une gestion plus équitable des matières dangereuses résiduelles

Pour les élus, les enjeux liés aux matières dangereuses dépassent largement les considérations techniques. Ils touchent directement l’aménagement du territoire, la sécurité publique, l’environnement ainsi que l’acceptabilité sociale.

« Les choix métropolitains de gestion des matières dangereuses produisent des impacts durables sur nos communautés. Il est essentiel que ces décisions reposent sur une vision intégrée, transparente et équitable, respectueuse des réalités territoriales », soutient Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne.

Dans le cadre des consultations publiques menées par la CMM, la MRC s’est jointe aux autres MRC de la Couronne Nord afin de déposer un mémoire commun réclamant une gouvernance métropolitaine mieux structurée, plus transparente et davantage axée sur l’équité territoriale.

Une forte pression sur certains territoires

Le mémoire met en lumière ce que les signataires décrivent comme un déséquilibre territorial important, notamment dans la Couronne Nord, où certaines activités liées à l’élimination des matières dangereuses seraient davantage concentrées.

Selon la MRC Les Moulins, cette situation entraîne des pressions environnementales et sociales importantes pour les collectivités concernées. L’organisation estime également que le modèle actuel de prise de décision demeure trop fragmenté, ce qui complique la planification à l’échelle métropolitaine.

« Une gouvernance efficace doit permettre d’anticiper les impacts, de mieux répartir les responsabilités et d’assurer une cohérence entre les choix d’aménagement, les impératifs environnementaux et les préoccupations des citoyens », affirme Guillaume Tremblay, préfet suppléant de la MRC Les Moulins et maire de Mascouche.

M. Tremblay précise avoir demandé, lors de ces consultations, un meilleur encadrement des contaminants émergents, dont les PFAS font partie. Les PFAS, soit des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (SPFA) formant une famille de milliers de composés chimiques d’origine humaine, soulèvent des préoccupations quant à leurs impacts potentiels sur l’environnement et la santé publique, explique le maire.

« Il est essentiel que la réglementation soit modernisée pour en tenir compte », insiste-t-il.

Des recommandations

Les MRC de la Couronne Nord proposent dix recommandations dans leur mémoire, afin de corriger ces déséquilibres.

Parmi celles-ci figurent notamment la création d’un observatoire métropolitain des matières dangereuses intégrant un indice de pression environnementale territoriale, l’accélération de la réduction à la source à l’aide de cibles territorialisées ainsi que le développement de symbioses industrielles favorisant l’économie circulaire.

Le document recommande également un encadrement plus strict du recours à l’élimination des matières dangereuses, qui devrait être autorisé uniquement lorsqu’aucune autre solution viable n’est possible.

Les élus proposent aussi l’instauration d’une redevance à l’élimination, dont une partie des revenus serait redistribuée aux territoires d’accueil afin de compenser les impacts subis.

Ces mesures permettraient de renforcer la planification métropolitaine tout en favorisant une transition vers des pratiques plus durables et plus équitables, selon la MRC Les Moulins.

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Projets, bilan et réseautage : le rendez-vous annuel du maire de Mascouche

Guillaume Tremblay, maire depuis 2013 et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) depuis mai 2025, y présentera les faits saillants de l’actualité municipale et les priorités de la Ville. Une période de questions est prévue, en plus du réseautage.

L’événement se tient dans un contexte municipal chargé. La Ville gère actuellement un PTI 2026-2028 de près de 183 M$ pour ses infrastructures, en plus de dossiers actifs comme la mise en valeur du Domaine seigneurial et le projet Propulsion logement Les Moulins, un organisme créé pour développer des logements abordables sur le territoire.

La CCIM Les Moulins compte plus de 800 membres et organise plus de 40 activités par année. C’est le plus grand regroupement de gens d’affaires de Lanaudière. Pour plus d’information ou pour vous inscrire, consultez le site de la CCIM Les Moulins.

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L’UMQ réclame une refonte du modèle fiscal municipal

Réunis dans le cadre des Assises annuelles 2026, les représentants municipaux ont présenté, le 14 mai, leur rapport sur la situation fiscale des municipalités qu’ils jugent alarmante.

Piloté par deux anciens ministres des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, le document met en lumière la situation fiscale des municipalités, appelant à un véritable virage.

« Les municipalités font face à des défis majeurs qui dépassent largement leurs champs de compétences », a déclaré Monique Jérôme-Forget, co-présidente du chantier sur la fiscalité de l’UMQ. Selon elle, le décalage entre les responsabilités confiées aux villes et les moyens dont elles disposent ne suit pas. Elle appelle le gouvernement à « reconnaître pleinement le rôle des municipalités et de leur donner les moyens d’agir ».

Les infrastructures au cœur des préoccupations

L’UMQ propose notamment la création d’un fonds dédié au maintien des infrastructures municipales afin d’assurer un financement stable, prévisible et suffisant pour l’entretien des équipements existants.

Elle recommande également de regrouper les multiples programmes d’infrastructures dans un transfert unique et prévisible, basé sur les besoins réels des municipalités. Une telle mesure permettrait, selon elle, de simplifier les démarches administratives et d’accélérer la réalisation des projets.

Le milieu municipal souhaite aussi un allègement des normes et des exigences réglementaires imposées aux villes, considérées comme un facteur important dans l’explosion des coûts de construction.

Contrôler la hausse des coûts

Nicolas Marceau, professeur titulaire au Département des sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal et ancien ministre des Finances, insiste sur la nécessité de s’attaquer à la croissance rapide des coûts de construction avant d’injecter davantage d’argent dans les infrastructures.

Selon lui, « Le fonds dédié à l’entretien des infrastructures est une mesure structurante. Il permettrait de rattraper le retard accumulé tout en encourageant les municipalités à fournir un effort fiscal responsable ». Il estime toutefois qu’il serait irresponsable de simplement augmenter les investissements sans corriger les facteurs qui contribuent à l’augmentation des coûts.

« Chaque dollar investi doit réellement compter pour les citoyens », a déclaré M. Nicolas Marceau.

« Le Québec a un gros mal de dos »

Le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, estime que les infrastructures représentent bien davantage que de simples ouvrages matériels. Il affirme que les routes, les réseaux d’eau et les équipements municipaux constituent « la colonne vertébrale du Québec. »

M. Tremblay estime que les municipalités sont prêtes à participer à l’effort collectif, mais soutient qu’il devient nécessaire de changer de modèle pour répondre adéquatement aux défis actuels et futurs.

« Il y a un effort qui se fait au Québec, et les municipalités sont au rendez-vous avec une proposition à la hauteur des enjeux actuels et futurs. Il faut faire autrement et maintenant », a déclaré Guillaume Tremblay qui vient d’être réélu à la tête de l’UMQ pour un deuxième mandat. »