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Actualités

La Voix au Dîner du maire

Et bien sûr, impossible pour le journal La Voix de manquer l’occasion d’y être représenté afin de toujours mieux connaître ses nouveaux lecteurs et partenaires du territoire. Sur la photo : Jean-François Legault en compagnie du maire Mathieu Traversy.

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Économie

CCIM – Pierre Berthiaume et la tempête entrepreneuriale

Et c’est avec une certaine fierté que son président-directeur général, Pierre Berthiaume, a fait visiter les locaux de l’organisation à La Voix à la suite d’un entretien mettant en lumière les activités et services offerts par la CCIM, mais surtout, aura permis de découvrir le parcours étonnamment éclaté de l’homme derrière l’organisation.

« On se maintient généralement autour de la 9e ou 10e position au Québec. Ça varie un peu selon les années », explique-t-il simplement.

En poste depuis 2011, Pierre Berthiaume semble avoir tranquillement façonné une organisation à son image. Porte-parole unique de la CCIM et omniprésent dans les différents réseaux économiques et politiques de la région, l’ancien conseiller municipal (Sainte-Anne-des-Plaines) préfère manifestement garder un œil attentif sur l’ensemble des rouages de l’organisation.

Gourvernance

Ce souci de cohérence se reflète également dans le modèle de gouvernance adopté par la CCIM. Contrairement à plusieurs chambres de commerce où les rôles de président et de directeur général sont séparés, Pierre Berthiaume agit ici à titre de président-directeur général et siège lui-même au conseil d’administration.

Après s’être joint à la Chambre de commerce de Terrebonne en 2011, il a accompagné la fusion des chambres de commerce de Terrebonne et de Mascouche en 2013, donnant naissance à l’actuelle CCIM, qu’il dirige depuis plus d’une décennie.

Il assume également personnellement les prises de position publiques de la Chambre. Une façon, explique-t-il, de protéger les administrateurs bénévoles et les entrepreneurs impliqués au sein de l’organisation d’éventuelles répercussions liées à certains dossiers plus sensibles.

Une approche centralisée qui semble, jusqu’ici du moins, contribuer à la stabilité de la CCIM, alors que plusieurs organisations similaires ont traversé des périodes plus fragiles au cours des dernières années.

Cette stabilité aura toutefois été mise à rude épreuve pendant la pandémie, puis plus récemment dans le contexte économique incertain provoqué par les tensions commerciales et les tarifs douaniers américains.

« C’est probablement une des années les plus difficiles où on doit redoubler d’ardeur, où on doit se réinventer », affirme Pierre Berthiaume.

Parcours

Mais derrière le dirigeant et le visage public de la Chambre se cache aussi un parcours étonnamment éclaté. Électronique, vente, assurance, redressement d’entreprises, politique municipale, animation, mentorat : Pierre Berthiaume donne parfois l’impression d’avoir traversé plusieurs vies professionnelles avant d’atterrir où il est.

« J’aime apprendre. J’aime bouger », résume celui qui affirme également vivre avec un TDAH et une hyperactivité qui semblent avoir alimenté une bonne partie de son parcours.

Derrière cette énergie, le dirigeant revient constamment à un même thème : l’équilibre. Et il s’éloigne tranquillement du discours économique traditionnel pour aborder plus franchement les défis humains liés à l’entrepreneuriat.

Dans la tempête

« Tu poses la question à n’importe quel homme d’affaires et il va te répondre que ça va super bien. Le business va bien. La semaine a été bonne. Mais il ne te dira pas que ça va mal, qu’il est dans le brouillard total ou qu’il ne sait plus où il s’en va », lance-t-il.

Pour lui, l’entrepreneuriat ressemble davantage à « une mer qui devient parfois houleuse », où le rôle du capitaine consiste surtout à garder son équipage en sécurité jusqu’au retour du calme.

« Le soleil va revenir. Mais en attendant, il faut réussir à traverser la tempête. »

Cette vision semble d’ailleurs avoir tranquillement trouvé sa place dans l’approche de la Chambre, notamment à travers le mentorat et les différents services d’accompagnement offerts aux entrepreneurs. Une approche qui leur a d’ailleurs valu de recevoir la certification « Organisation humainement distinctive » remise par BonBoss.

« Il faut ventiler. Il faut parler. Ce n’est pas toujours des choses que tu peux partager avec ton conjoint ou ta conjointe. Comme entrepreneur, des fois, tu as besoin de quelqu’un qui comprend vraiment ce que tu vis. »

Pierre Berthiaume reconnaît d’ailleurs avoir lui-même connu plusieurs périodes de déséquilibre au fil de sa carrière.

« Il y a des moments où je penchais trop d’un bord. Il a fallu que je me réaligne. L’important, c’est toujours de revenir à l’essentiel. »

Cette réflexion semble aujourd’hui influencer plusieurs sphères de sa vie, y compris son rapport à l’entrepreneuriat lui-même.

Associé depuis plus de 20 ans à l’Artisan Chocolatier avec sa conjointe, il admet d’ailleurs regarder tranquillement vers la suite de cette aventure entrepreneuriale.

“On est plus sur la sortie maintenant”, laisse-t-il tomber avec lucidité.

Une transition qui ne semble toutefois pas s’appliquer à son implication au sein de la CCIM, où Pierre Berthiaume continue visiblement de trouver une grande partie de son énergie.

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Culture

Studio Rythmix se démarque à la compétition Bravissimo

Composée de 22 danseurs de style jazz, la troupe a remporté la 1re place au Showcase compétitif/élite avec son numéro SOLD OUT, en plus de recevoir une bourse de 4 000 $. Cette performance lui vaut également une invitation à participer à l’édition française de la compétition.

La production Bienvenue chez nous, réunissant 71 danseurs âgés de 11 à 44 ans, a pour sa part obtenu la 2e place au Showcase de niveau novice/précompétitif, accompagnée d’une bourse de 750 $.

Les chorégraphies étaient signées par Marielle Saint-Laurent Chartrand et Julie Labossière. Directrice générale et copropriétaire, Marielle Saint-Laurent Chartrand évolue dans le milieu artistique depuis près de 30 ans. Elle a cofondé le Studio Rythmix en 2015 avec Julie Labossière, professeure et chorégraphe du volet compétitif.

Les troupes de compétition de l’école évoluent dans un environnement exigeant, axé sur le développement technique, la rigueur et la rapidité d’apprentissage.

Fondée en 2010, la compétition Bravissimo est aujourd’hui un événement international présenté au Canada et en France. Elle rassemble des danseurs de tous âges et de tous niveaux, en plus d’accueillir des artistes invités et des jurys provenant de différents horizons.

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Actualités

Terrebonne – Un mois en mode veille face à la hausse de la rivière des Mille-Îles

La Ville est restée en mode veille pendant un mois en raison de la hausse du niveau de la rivière des Mille-Îles et a déployé des mesures de protection dans certaines zones vulnérables.

Elle affirmait être en communication avec la direction régionale du ministère de la Sécurité publique ainsi qu’avec les villes avoisinantes. L’Organisation municipale de la sécurité civile disposait déjà d’une réserve de sacs de sable et est prête à intervenir si le niveau de l’eau devait augmenter et nécessiter leur distribution.

La veille a toutefois depuis été levée, la situation étant revenue à la normale au cours des derniers jours. La Ville a pris ses précautions en assurant une surveillance constante de la rivière avec l’appui de la firme-conseil Hydro-Météo, tandis que les équipes poursuivaient leur présence sur le terrain.

La Ville invite tout de même ses citoyens à s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence de 72 heures, à consulter les conseils en cas d’inondation sur son site internet et à s’inscrire à Alerte Terrebonne, sa plateforme d’alertes par appel ou message texte.

La rivière sous haute surveillance

Plusieurs sondes municipales ont surveillé le niveau de la rivière et une vigie a été assurée. Le niveau de risque « légèrement élevé », ne présentait déjà plus aucun risque la semaine dernière, assurait Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures.

« On va surveiller la pluie des prochains jours, mais […] d’ici la fin de la semaine, on devrait revenir à la normale », avait-il prédit.

Différents niveaux sont établis à Terrebonne pour encadrer la surveillance de la rivière : normal, veille et alerte. « En veille, on augmente la surveillance. Cela signifie que certains seuils sont atteints, sans toutefois représenter un danger ni entraîner d’inondation », précise M. Dufresne.

Selon lui, c’est au niveau d’alerte que sont déployées les mesures sur le terrain, notamment la distribution de sacs de sable pour soutenir la population. Environ 5 000 sacs de sable sont déjà prêts à être distribués. Une équipe de sécurité civile peut également être déployée 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, au besoin.

Les citoyens « quand même bien préparés »

Le niveau de veille émis par la Ville de Terrebonne en prévision des crues printanières ne concerne que les citoyens en zones vulnérables, indique M. Dufresne, soulignant que ces derniers sont « quand même bien préparés. »

« Ce sont des gens qui connaissent bien la rivière, qui savent comment se préparer et déployer des sacs de sable avec lesquels on peut aussi aider. »

Les quelques résidents susceptibles d’être touchés par un débordement printanier de la rivière — environ quatre ou cinq — sont généralement bien informés de la situation. Lorsqu’il y a de nouveaux propriétaires dans ces secteurs, la Ville prend l’initiative d’aller à leur rencontre pour les informer et les accompagner, afin qu’ils soient mieux préparés à d’éventuels événements, assure le responsable.

« La crue de 2019 avait touché quatre résidences. C’est quand même une des crues historiques de la rivière des Mille-Îles au printemps. Ce n’est pas quelque chose qui touche énormément de citoyens. »

Bien que le territoire puisse être exposé à des crues plus importantes, les événements survenus en 2017 et 2019 ont eu un impact relativement restreint sur les résidences de Terrebonne, déclare-t-il.

Anticipation

La Ville rappelle avoir offert un accompagnement soutenu aux citoyens lors des crues printanières de 2017 et 2019, ainsi que lors de la tempête Debby en 2024 et des pluies diluviennes de juillet 2025. Ces événements ont d’ailleurs mené à l’adoption de sa Stratégie bleue, qui consiste en la planification d’une série d’actions concrètes visant à renforcer la résilience collective et à mieux préparer la communauté aux changements climatiques.

Cette stratégie a permis aux autorités municipales d’intensifier l’entretien de leur réseau d’égouts, de leurs bassins de rétention et des autres ouvrages de gestion des eaux pluviales. Ce sont au total 77 millions qui y seront investis entre 2026 et 2028.

Aujourd’hui, Terrebonne redouble d’efforts en accélérant ses programmes d’entretien afin de mieux faire face aux changements climatiques.

Dans certains secteurs, les réseaux d’égouts ont été modifiés, affirme le directeur général adjoint. « On peut penser à l’an dernier, notamment aux travaux sur la rue Hervieux, où nous avons procédé à la séparation des réseaux », rappelle-t-il, soulignant également le nettoyage et la remise à niveau de tous les bassins de rétention.

Il annonce par ailleurs l’adoption, dans les prochaines semaines, du nouveau plan triennal d’immobilisations, qui comprendra notamment l’installation d’un bassin de rétention additionnel.

La Ville s’engage également dans des travaux structurants, dont la réfection, au cours des trois prochaines années, de plusieurs stations de pompage du réseau. Ces interventions permettront à Terrebonne d’améliorer sa capacité de gestion des eaux.

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Société

UTA – L’antenne de Terrebonne et Mascouche au cœur des célébrations

Fondée en 1976, l’UTA a accueilli plus de 100 000 étudiants depuis ses débuts. Pas de prérequis, pas de notes, pas d’examen. Et ce qui surprend souvent : c’est la programmation qui est bâtie par les étudiants eux-mêmes, pas par l’université. Ce sont eux qui choisissent les sujets et recrutent les conférenciers.

Une équipe de bénévoles au cœur du projet

L’antenne MRC des Moulins tourne grâce à une poignée de bénévoles. Yvon Groleau, responsable de l’antenne, dit que c’est d’abord la soif d’apprendre qui l’a amené à s’impliquer, il y a plusieurs années. « C’est une bonne façon de se tenir en forme intellectuellement », dit-il, et il y voit aussi une façon de rester connecté socialement.

L’équipe comprend un conseil d’administration et des responsables de cours bénévoles. Comme dans bien des organismes, ça bouge : des départs en fin de session, un recrutement qui repart. Pour trouver ses conférenciers, l’antenne puise dans un répertoire en ligne de plus de 30 000 cours et conférences géré par l’Université de Sherbrooke. Des conférenciers viennent parfois de Montréal ou de la Montérégie pour animer une séance dans la région.

225 personnes au lancement régional

Le 20 mars dernier, plus de 225 personnes se sont déplacées à Mascouche pour une conférence marquant le 50e anniversaire.

Pour ceux qui hésitent à s’inscrire, Groleau n’a pas l’air trop inquiet. Le taux de satisfaction tourne entre 85 et 90 %. « L’essayer, c’est l’adopter », résume-t-il. Juste, comme dit le slogan officiel : « le plaisir d’apprendre ».

Dans le cadre du 50e, un grand rassemblement réunissant toutes les antennes du Québec a eu lieu le 8 mai à Sherbrooke. L’UTA a aussi lancé une campagne de financement pour assurer la pérennité de ses activités.

Pour s’informer sur la programmation ou s’inscrire, visitez le site web de l’université.

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Actualités

L’échangeur Urbanova bientôt en chantier

La 2e phase liée au déplacement de la conduite de gaz naturel d’Énergir devrait, quant à elle, s’échelonner sur une autre période de six semaines.

Les travaux devraient se concrétiser au mois de juillet, précise Sylvain Dufresne, directeur général adjoint — services à la communauté et développement des infrastructures de la Ville de Terrebonne. Il souligne toutefois qu’un blocage demeure du côté du ministère de la Défense nationale. « Il nous manque un petit permis. Notre fournisseur qui a eu le contrat doit obtenir un permis du ministère fédéral. Ça devrait se concrétiser d’ici peu », affirme-t-il.

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable qui est le maître d’œuvre du projet de l’échangeur sera notamment responsable de l’appel d’offres pour les travaux, de l’octroi du contrat de surveillance ainsi que du suivi des différents mandats. Les travaux devraient débuter cet automne.

Terrebonne en attente d’une subvention du fédéral

Pour l’instant, il est prévu que l’ensemble des coûts reliés au déminage du secteur soit assuré par la Ville de Terrebonne qui agit à titre de promoteur du projet et assure le suivi de l’échéancier. « Évidemment, nous effectuons des démarches auprès du gouvernement fédéral afin qu’il en assume une partie, mais nous sommes toujours en attente d’un retour », précise Sylvain Dufresne.

La députée libérale nouvellement réélue, Tatiana Auguste, en avait fait une priorité lors de sa campagne électorale. Le maire Mathieu Traversy, qui avait plaidé la cause de ce dossier auprès du premier ministre Mark Carney lors de sa première visite électorale à Terrebonne, n’en attend pas moins de madame Auguste, qui promettait en campagne de placer Terrebonne à la table des négociations.

Pour le maire, il s’agit d’un enjeu majeur, puisque les terrains concernés pourraient permettre la construction de 20 000 logements à long terme.

Aucun risque environnemental, assure la Ville

Au moment de l’acquisition du terrain par Terrebonne, les évaluations indiquaient un faible risque de retrouver des résidus liés à l’ancien champ de tir Saint-Maurice. Cependant, lors des travaux exploratoires entrepris au printemps 2024, notamment pour préparer et nettoyer le site, certaines munitions non explosées ont été découvertes.

Cette découverte a conduit la Ville à mandater une firme spécialisée afin d’évaluer l’état du terrain et procéder au retrait sécuritaire des munitions. Le directeur général adjoint précise qu’il ne s’agit pas d’une contamination environnementale au sens traditionnel, mais plutôt d’une problématique liée à la présence d’anciens résidus militaires sur le site.

La Ville indique que le projet d’échangeur comprend la construction d’un pont d’étagement au-dessus de l’autoroute 640, le prolongement de l’avenue Urbanova, incluant deux voies dans chaque direction, une piste cyclable et un trottoir, ainsi que quatre bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute et un accès au parc industriel.

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Faits divers

Terrebonne : arrestation pour leurre informatique et exploitation pédosexuelle

L’homme fait face à quatre accusations : leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, avoir facilité une infraction et production de matériel d’abus et d’exploitation pédosexuels. Les faits reprochés se seraient produits entre 2023 et 2025, dans différentes régions du Québec.

Selon le service de police, Musacchia aurait utilisé TikTok, Snapchat et Fortnite pour commettre les infractions. Il opérait sous plusieurs pseudonymes : Max-qc2024, Fordmustang_90, Max_gtr_35, et l’adresse courriel Maxgtr2024@hotmail.com, ainsi que le pseudonyme 2000.

D’autres victimes pourraient exister

L’enquête a été menée dans le cadre de la GECS — Gestion des enquêtes sur les crimes en série —, une structure coordonnée par la Sûreté du Québec qui regroupe les ressources policières quand plusieurs victimes et plusieurs régions sont impliquées. Le service de police croit que d’autres victimes ne se sont pas encore manifestées. Toute personne avec de l’information est invitée à contacter Échec au crime au 1‑800‑711‑1800, de façon confidentielle. Référence : GECS 26‑050.

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Actualités

Bientôt 20 000 nouveaux logements dans le secteur Urbanova

La décontamination du secteur Urbanova dont la construction d’un échangeur est tant attendue a officiellement été lancée. Le secteur représente un potentiel de 20 000 nouveaux logements, indique le maire de Terrebonne.

« C’est essentiel pour la mobilité, pour le développement d’Urbanova, pour la qualité de vie des citoyens qui habitent le secteur depuis des années et qui vivent cette réalité tous les jours », a déclaré le maire.

Répondre à la crise de logement

Même si la Ville atteignait un taux d’inoccupation de 0,4 % en 2022, Terrebonne a tout de même décidé d’agir. La ville s’est fixé l’objectif de créer 1 200 logements abordables, sociaux ou communautaires d’ici 2035. « Une ville qui veut bien se développer, ce n’est pas attendre que les choses arrivent, c’est aussi se donner les moyens d’y parvenir », soutient le maire, citant différents projets de développement, dont Mission Unitaîné, qui permet à 100 personnes âgées en situation précaire d’accéder à des logements à faible coût en plein centre-ville. Une réalisation de près de 20 millions de dollars « accomplie dans des temps record », dit-il.

Le maire souligne, par ailleurs, que la phase 1 du projet Natura du groupe Mathieu-Ménard dans le secteur de La Plaine est complétée à 79 %. La prochaine phase inclura un terrain pour une nouvelle école primaire.

« Donc grâce à la collaboration des promoteurs, la ville de Terrebonne, le conseil de ville, les citoyens ont réussi à trouver des projets où l’acceptabilité sociale est au rendez-vous, et nous, on trouve des voies de passage, se réjouit le maire. Ce n’est pas toujours facile, parce qu’évidemment, chacun a ses intérêts. Mais en travaillant […] on finit par y parvenir », déclare-t-il.

M. Traversy rappelle la première pelletée de terre de la FTQ pour la construction de la plus haute tour résidentielle en bois massif qui sera bientôt construite à Terrebonne. Le projet qui accueillera 164 logements se révèle « une innovation exceptionnelle pour notre territoire. »

Pour faciliter les projets résidentiels, la Ville a mis sur pied un bureau de planification immobilière, dont la mission est d’offrir un service centralisé, dédié à l’accompagnement des promoteurs dans la réalisation de leurs projets et surtout de mettre en place un processus clair, transparent et prévisible. « C’est en travaillant de concert avec l’ensemble de nos acteurs qu’on a essayé de trouver le bon gros format pour maximiser l’accessibilité aux logements sur l’ensemble du territoire », a précisé le maire.

Grande salle de banquet comble lors du Dîner du maire de Terrebonne, tables rondes et écran de présentation
Photo Dany Baribeau

Infrastructures et résilience climatique

Le maire a insisté sur les services de base qu’il considère comme une priorité absolue pour son prochain mandat. « Le maintien de nos actifs, les services aux citoyens, ça doit devenir une obsession municipale. »

« Je sais que ce n’est pas sexy d’investir dans les tuyaux, les égouts, les bassins de rétention. Mais face à une multiplication des événements météorologiques, je pense qu’on n’a tout simplement plus le choix. »

M. Traversy en veut pour preuve les inondations de l’ouragan Debby en 2024 et les fortes pluies de l’été dernier. La stratégie bleue de la ville qui consiste en la gestion des eaux pluviales et l’entretien des infrastructures souterraines, figure au sommet des priorités.

Par ailleurs, il a présenté la mutualisation des services entre villes voisines comme l’une des innovations les plus prometteuses et les plus courageuses de son mandat. « Ça prend beaucoup de courage, soutient-il. On veut amener les villes à collaborer pour faire des économies et augmenter la qualité de service. »

Des ententes ont déjà été conclues avec Repentigny pour le remorquage et le futur dépôt à neige partagé, ainsi qu’avec Lorraine pour le service d’incendies. La Ville pourra également compter sur le logiciel d’urbanisme de Laval, offert par le maire Stéphane Boyer.

L’expérience de mutualisation avec Mascouche, qu’il décrit comme un « laboratoire expérimental », est également en cours, un modèle que le maire espère étendre au cours des prochaines années.

Présentateur parlant lors d'une conférence à l'événement CCM, avec un micro et un podium.
Un homme en costume gris parle lors d’une conférence à l’événement CCM, avec un écran en arrière-plan.

Terrebonne se veut attrayante

Le Vieux-Terrebonne est engagé dans un processus pour devenir le 14e site patrimonial reconnu au Québec, une distinction accordée par le ministre de la Culture. « Le Vieux-Terrebonne n’est pas seulement un écrin magnifique, c’est une partie de notre identité », a déclaré le maire.

L’enfouissement des fils électriques dans le secteur se poursuit en quatre phases, a-t-il précisé. La première est complétée, la deuxième se termine juste à temps pour la saison des terrasses. L’objectif est de parvenir à un Vieux-Terrebonne comparable au Vieux-Québec ou au Vieux-Montréal, « sans fil, sans poteau, avec des rues qui ont du bon sens et un éclairage sécuritaire ».

La ville prépare son huitième parc industriel, et un protocole d’entente de principe a été signé en octobre 2025 avec une entreprise pharmaceutique dont l’investissement potentiel pourrait dépasser « des centaines de millions de dollars ». « Mon but, ce n’est pas de mettre la pression sur personne, mais on espère avoir une annonce importante au mois de juillet prochain », a déclaré le maire.

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Actualités

Exo : horaires réduits le 18 mai

Les autobus circuleront selon l’horaire du samedi. La ligne de train 12 (Saint-Jérôme) offrira un service de fin de semaine. Les lignes 13 (Mont-Saint-Hilaire), 14 (Candiac) et 15 (Mascouche) seront suspendues. Le service exo à la demande sera maintenu à Boisbriand de 7 h 20 à minuit, mais sera absent à Terrebonne.

Pour le transport adapté, les déplacements vers des rendez-vous médicaux seront maintenus. Les déplacements réguliers sont annulés par défaut, mais peuvent être confirmés en contactant le service avant 17 h le dimanche 17 mai, au 1 877 433-4004 ou à transport.adapte@exo.quebec.

Pour planifier vos déplacements, consultez le site d’exo.

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Économie

Défi PME 2026 au Cégep de Terrebonne

Le concept est simple : pendant quelques heures, les étudiants en Techniques de comptabilité et de gestion deviennent les ambassadeurs d’une entreprise locale. Réunis dans le café étudiant, ils présentent produits et services à leurs pairs, aux visiteurs de passage et aux enseignants, qui évaluent leur performance selon les critères du programme.

Au-delà de l’exercice académique, l’événement met en lumière un double mouvement : celui d’une relève entrepreneuriale en formation, et celui d’entreprises bien ancrées dans le tissu économique moulinois. « C’est bien de voir des jeunes qui s’intéressent au commerce ici, qui en parlent avec autant d’énergie et qui donnent le goût d’encourager nos commerces locaux », souligne le conseiller municipal de Terrebonne Charles Messier, également enseignant au cégep.

Plusieurs élus étaient d’ailleurs sur place, dont la mairesse suppléante de Mascouche, Lise Gagnon, ainsi que le conseiller Pierre Nevraumont.

Un pont concret entre la théorie et le terrain, où l’achat local prend tout son sens.