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Société

Un don à ceux qui sont toujours prêts

Dans un cercle autour d’un feu symbolique, les jeunes et leurs animateurs ont reçu une délégation du Club Opti-Jeunesse francophone de Terrebonne pour échanger sur les valeurs qu’ils partagent et leur faire un don.

Se dépasser, apprendre, prendre confiance, découvrir, être solidaire et ouvert sur le monde, voilà ce que les jeunes ont attribué à leur mouvement comme acquis et comme base solide pour leur vie. « C’est un deuxième chez-moi » d’accentuer Camille, approuvée par sa meute au grand complet dans un ban typique aux Scouts. Félix, pour sa part, a renchéri en disant que le scoutisme « me fait évoluer et socialiser » au point où il ajoute « Ici, je suis à ma place ».

De leur côté, les Optimistes ont rendu hommage aux animateurs et aux jeunes en octroyant un don destiné à financer l’une ou l’autre de leurs activités. « Vous êtes partout pour rendre service » de dire le président Yvon Ricard en soulignant « je vous admire beaucoup ». C’est à la suggestion d’un optimiste de carrière, Réal Vaillancourt (48 ans en fait) que ce don s’est concrétisé.

Outre cet échange et la remise du don, l’Opti-jeunesse francophone de Terrebonne réalise de nombreuses activités auprès des jeunes dont un concours de dessin dans les écoles pour contrer la violence, l’activité Rêve d’un jour où les jeunes accompagnent une personne dont ils rêvent de pratiquer le métier, l’Arbre de joie pour des cadeaux de Noël à ceux qui n’en ont pas et bien d’autres.

Fondé le 1er octobre 2025, le club de Terrebonne poursuit la cause du mouvement Optimistes depuis 60 ans à Terrebonne.

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Culture

Seul au cinéma : l’album né d’une journée pluvieuse

L’idée remonte à 2023. L’auteur-compositeur était alors de passage dans la région pour un spectacle. Comme souvent en tournée, les heures précédant la représentation laissent beaucoup de temps à meubler. « On arrive tôt, on fait le test de son… puis on attend longtemps que le spectacle commence », raconte-t-il.

Ce jour-là, on lui propose d’aller passer l’après-midi dans un cinéma voisin. « Je me suis promené de salle en salle. Il pleuvait, il n’y avait presque personne. Je me sentais vraiment seul. Cette expérience-là est restée avec moi », explique Bazini. Cette impression de solitude deviendra le point de départ du projet.

L’artiste imagine alors un album construit un peu comme un film. Certaines chansons sont très courtes, presque comme des fragments d’histoire, tandis que d’autres prennent leur temps pour installer l’ambiance. Même les bruits captés dans le cinéma – ses pas dans les corridors ou les sons ambiants – se retrouveront dans l’univers sonore du disque.

Sortir de sa zone de confort

Mais le véritable défi de ce projet était ailleurs : écrire en français pour la première fois.

Après plusieurs albums en anglais, Bazini admet que le passage vers sa langue maternelle représente un saut dans l’inconnu. « Ça a été sortir de ma zone de confort », résume-t-il.

Pendant longtemps, l’écriture est restée bloquée. Puis une chanson a tout débloqué : Février et le mauve, qui ouvre l’album et en annonce les thèmes, notamment la quête identitaire et la solitude de la scène. « Des fois, il suffit d’une chanson qui devient un peu l’ancre du projet. Après ça, tout débloque », explique-t-il.

Un retour vers soi

Ce virage vers le français s’est accompagné d’une réflexion plus personnelle. Pendant la création de l’album, Bazini a décidé de retourner terminer ses études secondaires.

Un moment anodin – recevoir sa carte étudiante – a provoqué un déclic. Celui qui a tourné une vidéo inspirante dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire raconte : « Quand j’ai vu mon nom, Bobby Bazinet, sur la carte, ça m’a frappé. Je me suis rendu compte que j’avais presque deux identités : mon nom d’artiste et mon vrai nom. »

Pour lui, ce disque n’est pas un projet parallèle. « Pour moi, ce n’est pas un album à côté. Je le vois vraiment comme mon sixième album », affirme-t-il.

Et surtout, cette plongée dans le français lui a permis de redécouvrir sa propre langue. « C’est une langue magnifique et très riche. Jusqu’à la fin du projet, je changeais encore des mots pour trouver les plus beaux. »

Bobby Bazini présentera ce spectacle le 28 mars au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Une façon, peut-être, de boucler la boucle : partir d’un cinéma presque vide… pour retrouver une salle pleine.

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Actualités Politique

Élections Canada envoie les cartes d’électeur

Cette carte personnalisée précise où et quand voter, ainsi que les informations liées à l’accessibilité des lieux de vote. La majorité des électeurs devraient la recevoir d’ici le 27 mars 2026, bien que certains délais soient possibles selon la confirmation des sites de scrutin.

Les électeurs qui ne reçoivent pas leur carte ou qui constatent une erreur peuvent s’inscrire ou mettre à jour leurs renseignements en ligne, ou communiquer avec leur bureau local. Il est également possible de vérifier son inscription et les lieux de vote en entrant son code postal sur elections.ca. Toute anomalie, comme une carte au nom d’une autre personne ou d’un défunt, doit être signalée.

Pour voter, une preuve d’identité et d’adresse est requise. La carte peut servir de preuve d’adresse, mais doit être accompagnée d’une autre pièce d’identité acceptée. Elle n’est pas obligatoire, mais recommandée pour accélérer le processus. L’élection partielle se déroulera le 13 avril prochain.

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Actualités Politique

Catherine Gentilcore : Un an d’opposition féroce à Québec

Ancienne directrice marketing au journal Le Devoir et à l’Opéra de Montréal, elle était jusqu’à tout récemment PDG de Numana, une entreprise en technologies numériques.

Plongée « dans le feu de l’action » dès son arrivée, celle qui a succédé Pierre Fitzgibbon dans le siège de députée de Terrebonne, a dû rapidement plonger dans des dossiers importants concernant les Laurentides, comme Stablex et le projet de loi 69 sur l’avenir énergétique du Québec.

Celle qui s’est rapidement bâti une réputation d’oratrice combative à l’Assemblée nationale a multiplié les interventions lors de l’étude des crédits, talonnant une dizaine de ministres sur des dossiers comme l’économie, l’habitation, la condition féminine, la culture et l’enseignement supérieur. Seule députée de l’opposition dans Lanaudière, elle affirme prendre son rôle au sérieux pour « défendre les enjeux des citoyens de Terrebonne ».

Opposition frontale au gouvernement Legault

Sa première année parlementaire a été marquée par une opposition soutenue à ce que Mme Gentilcore qualifie de « gestion brouillonne, incohérente et opaque du gouvernement Legault ». Parmi ses déclarations sur l’accès à la propriété et l’économie, elle a accusé le gouvernement de la CAQ d’avoir fait doubler la valeur moyenne des maisons. Sur le plan économique, elle a dénoncé l’attribution des subventions publiques, rappelant que le Fonds de développement économique avait engendré des pertes de 5,1 milliards en six ans.

Le Parti Québécois a comme proposition d’abolir ce Fonds au profit d’un environnement d’affaires simplifié : réduction du fardeau fiscal, coupure de la paperasse et élimination des contrôles administratifs jugés inutiles. « Les PME ne peuvent plus avoir deux ou trois employés à temps plein juste pour gérer la paperasse gouvernementale », plaide-t-elle.

En culture et médias, elle s’est opposée au projet de loi 109, dénonçant l’incapacité du Québec à rapatrier les budgets fédéraux et rappelant que la souveraineté culturelle passe par l’indépendance. Elle a aussi tenté, sans succès, de faire élargir le crédit d’impôt destiné à la presse écrite aux contenus audio, vidéo et multiplateformes.

Sur le terrain : une région en pleine croissance et des défis pressants

Terrebonne connaît une croissance fulgurante, exacerbée par l’arrivée de familles quittant Montréal pour des logements plus abordables. Cette croissance accentue les pressions :  manque de places en garderie, manque de places dans les écoles, chantiers interrompus et un déficit d’infrastructures en transport.

Elle réclame une augmentation des investissements annuels en transport collectif et critique sévèrement les compressions effectuées par Québec. Elle souhaite également une bonification du transport en commun, tant pour la population que pour les futurs étudiants. « Il faut financer adéquatement et revoir les trajets selon les besoins réels du terrain », explique-t-elle.

Mme Gentilcore se dit fière de voir se concrétiser le projet de campus universitaire à Terrebonne, un dossier qu’elle défend depuis sa campagne. « C’est une façon de former notre main-d’œuvre ici, de retenir nos jeunes et de leur offrir de meilleures perspectives dans la région. »

Indépendance : une stratégie autour de la mobilisation régionale

Si un gouvernement indépendantiste devait être élu, Catherine Gentilcore entend jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation à Terrebonne et Lanaudière. Elle mise sur « les acteurs déjà très engagés dans la région », ainsi que sur l’historique indépendantiste de la Rive-Nord. Elle souhaite travailler étroitement avec les organisations locales : « Il y a plein de gens qui mobilisent déjà, qui organisent des événements, qui veulent parler du pays. »

Pour elle, la clé réside dans l’ancrage humain : « Il ne faut jamais oublier le pouvoir de conviction du face-à-face. On va convaincre les gens un à un. » La députée attend également le dépôt du Livre bleu, qui servira de base pour les discussions et activités régionales.

« Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai le privilège de faire ce métier », dit-elle d’emblée. Pour la députée, la proximité avec les citoyens demeure au cœur de son engagement : « C’est un privilège de me faire arrêter à l’épicerie, à la pharmacie, dans les rues autour de chez moi, parce que les gens veulent partager leurs préoccupations », dit-elle.

Après un an, Catherine Gentilcore estime que ces premiers mois ont « confirmé [sa] détermination à être une voix forte et rigoureuse pour Terrebonne ». Elle dit vouloir poursuivre sur cette lancée.

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Sports

Fin de parcours pour les Cobras

Une élimination au premier tour qui laisse un goût amer dans le vestiaire, au terme d’une série intense où les détails ont souvent fait la différence.

Le match s’est joué sur un rythme élevé dès les premières minutes. Valleyfield a ouvert la marque en désavantage numérique, mais Justin Duval a répliqué moins de trente secondes plus tard pour ramener les deux équipes à égalité. Les Braves ont toutefois repris les devants avant la fin de la période initiale.

La deuxième période s’est transformée en véritable échange offensif. Nathan Plouffe a marqué deux fois pour maintenir les Cobras dans le match, tandis que Duval complétait lui aussi un doublé. Mathis Valente a participé aux quatre buts des siens avec autant de mentions d’aide.

Au final, les Cobras ont même légèrement dominé au chapitre des tirs au but, avec 39 lancers contre 38 pour Valleyfield. Malgré tout, Dubuc a rappelé que son équipe a dû composer avec plusieurs imprévus, notamment des blessures à la ligne bleue survenues tôt dans la rencontre.

« On a perdu un défenseur au début du match. Ça nous a fait mal, mais les gars qu’on a envoyés ont fait le travail », a-t-il expliqué, rappelant que l’infirmerie a été surpeuplée tout au long de la saison.

Dans les circonstances, explique l’entraîneur, le gardien doit être exceptionnel. « En séries, ça te prend une performance au-dessus de la moyenne de ton gardien. C’est ça la réalité ».

Dubuc n’a d’ailleurs pas caché sa déception à propos d’un moment survenu en troisième période, lorsque son gardien lui aurait demandé d’être retiré du match. Le coach semblait toujours sous le choc face à cette demande en entrevue d’après-match : « C’est les séries, tu ne demandes pas à être retirer ! »

Malgré tout, l’entraîneur estime que ses joueurs ont tout donné dans cette série serrée face à Valleyfield.

« Tout le monde est déçu. On visait grand. Mais à un moment donné, on avait tiré l’élastique pas mal au coton. Il n’y avait plus d’jus dans l’citron », a-t-il résumé.

L’organisation des Cobras a profité de la fin de saison pour remercier ses partisans, ses bénévoles et ses partenaires pour leur soutien constant à la Cité du Sport tout au long de la campagne 2025-2026. Un bilan complet de la saison devrait être dressé dans les prochaines semaines.

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Actualités

Exo modifie plusieurs lignes d’autobus dès le 23 mars 2026

Plusieurs lignes verront leurs horaires modifiés, notamment les lignes 23, 24C et 512 dans Terrebonne-Mascouche, ainsi qu’un large éventail de lignes dans les Laurentides. Des changements d’arrêts sont aussi prévus, dont le retrait du passage sur la rue Chénier à Saint-Eustache, entraînant la suppression de deux arrêts et l’ajout d’un nouvel arrêt sur le boulevard Saint-Louis.

Des ajustements toucheront également les quais d’embarquement autour du Collège Lionel-Groulx. Enfin, certains trajets seront prolongés ou modifiés, notamment la ligne 249 la fin de semaine et les lignes 250 et 514 dans le secteur de Sainte-Anne-des-Plaines.

Les usagers sont invités à planifier leurs déplacements via l’application Chrono et à activer les alertes afin de suivre l’état du service en temps réel.

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Actualités Politique

Terrebonne : Le Bloc Québécois veut reprendre son château fort

Conquérir Terrebonne ne sera pas aussi facile pour les libéraux. Les bloquistes le croient dur comme fer. Il s’agit, d’ailleurs, de leur château fort. Outre la vague orange de 2011, depuis 1993, la circonscription est au Bloc ce que Gatineau est aux libéraux. « Si les libéraux pensent qu’ils vont l’avoir facile à Terrebonne, ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris que ça n’a jamais été un territoire libéral depuis que le Bloc québécois existe », met en garde la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné, réaffirmant sa détermination de reprendre la circonscription.

« Quand je me bats, c’est pour gagner », écrit-elle sur ses réseaux sociaux.

Pour Yves-François Blanchet, la prochaine députée de Terrebonne ne sera nulle autre que Nathalie Sinclair-Desgagné. Et il compte travailler dur pour atteindre cet objectif. « Moi, je vais faire du porte-à-porte à Terrebonne. Je vais venir beaucoup dans Terrebonne », promet-il.

Voter pour Nathalie et non pour Carney

M. Blanchet n’a absolument rien contre l’adversaire de sa candidate. Il croit même que c’est une « une excellente personne ». Toutefois, il pense que l’élection ne tourne pas autour d’elle, mais autour de son chef Mark Carney. « Et, parce que la décision appartient aux gens, il y a une question que je vais poser à chaque porte, et je vous invite à faire pareil. Qu’a fait Mark Carney pour le Québec ? [..] Pendant les cinq à dix jours où il a été au Québec, qu’est-ce qu’il a fait pour le Québec », s’interroge-t-il.

Selon Yves-François Blanchet, le premier ministre Mark Carney n’aurait rien fait pour les Québécois depuis son arrivée au pouvoir, hormis le programme Curam pour les retraités, qui dit-il, est un vaste échec. « On veut banaliser [le fait que] que 85 000 personnes n’ont pas eu le bon montant au bon moment, à la bonne adresse », déplore le chef, appelant son équipe à questionner le bilan du premier ministre lors des porte-à-porte. « C’est légitime, on est en démocratie, on va poser la question, justifie-t-il.

Le Bloc veut poursuivre le travail déjà entamé dans Terrebonne, tout en sachant que beaucoup restent à faire. Pour y parvenir, dit Blanchet, la solution est d’élire Nathalie Sinclair-Desgagné, et non une « porte-parole du gouvernement ».

Les gens de Terrebonne « méritent une députée de la trempe de Nathalie qui va se consacrer pleinement à leurs priorités et qui va travailler d’arrache-pied pour eux, de cette manière efficace qu’on lui connaît et qui lui a valu cette victoire historique devant le tribunal de plus haute instance ».

Le Parti Québécois en renfort

Déjà présente sur le terrain pour soutenir la candidate bloquiste, la députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a participé au lancement de la campagne aux côtés du chef bloquiste Yves-François Blanchet et de sa candidate. Il s’agit pour elle de montrer l’appui entier du PQ à la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Madame Gentilcore promet une présence constante sur le terrain, en renforcement au Bloc. « On va être là du début à la fin. Mes collègues députés ont l’intention de venir également. Moi, je vais être là énormément », déclare la députée, précisant avoir fait libérer son agenda pour être présente sur le terrain.

« Je vais être là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Ça va me faire extrêmement plaisir d’y être. Parce qu’on est derrière le Bloc, derrière Nathalie. Pas à 90 %, pas à 95 %, à 150 % ».

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Actualités Politique

Les libéraux déterminés à ramener leur candidate à la Chambre des communes

Marc-Etienne Vien, président du parti, prédit, d’ailleurs, un moment historique pour le parti. Selon lui, « ce sera la première fois dans l’histoire du pays qu’un candidat gagnera le même comté deux fois dans le même temps ».

« Parce que Tatiana […] a gagné le comté le 28 avril dernier. Parce qu’il y a plus d’électeurs dans Terrebonne qui ont voté pour elle que n’importe quel autre candidat. Et c’est exactement ce qui va se reproduire le 13 avril prochain », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule de militants.

La ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel de son côté, rappelle que « c’est la première fois qu’on avait gagné Terrebonne dans notre histoire du Parti libéral du Canada », « Et on va le regagner », martèle-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité de travailler sans relâche, d’aller à la rencontre des électeurs et de les écouter. « Oui, on va avoir une majorité, c’est évident, mais on est à leur service. On sera à leur écoute et on va les représenter à Ottawa », lance-t-elle.

Poursuivre le travail déjà commencé

La candidate Tatiana Auguste dit se battre pour être réélue et poursuivre le travail déjà commencé à la Chambre des communes. « Depuis plusieurs mois, j’ai eu le privilège de représenter les citoyens de Terrebonne. J’ai écouté vos réalités, vos défis, vos ambitions. J’ai piloté des dossiers importants pour la région et je veux les mener à terme », souhaite la candidate qui s’engage à placer Terrebonne « au centre de la transformation de notre pays ». Elle veut que la ville fasse partie de la solution et soit à la table des décisions.

Mme Auguste met en avant le déminage du terrain de l’ancien chantier Saint-Maurice qui permettra la construction de l’échangeur Urbanova, la prévention de la violence chez les jeunes ainsi que la construction de logements abordables.

« Ce que nous avons bâti ici à Terrebonne est formidable, c’est précieux. Et ce que nous sommes en train de bâtir, ce que nous allons bâtir est précieux », promet-elle.

Des poids lourds à Terrebonne

Plusieurs députés fédéraux et provinciaux ont accompagné la candidate, dont les députés Greg Fergus, Steven Guilbeault, ainsi que le député de Québec-Centre Jean-Yves Duclos, entre autres. M. Duclos a estimé sur son compte Facebook que « Terrebonne mérite une voix forte au gouvernement, et Tatiana est la personne tout indiquée pour défendre les familles, appuyer les emplois et bâtir l’avenir ».

Deux autres candidats s’ajoutent à la course électorale à Terrebonne. Il s’agit du néo-démocrate Maxime Beaudoin et Benjamin Rankin du parti vert. Outre qu’à Terrebonne, des élections seront déclenchées à University-Rosedale au centre-ville de Toronto et à Scarborough Sud-Ouest, le 13 avril 2026.

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Actualités Politique

Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

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Société

Terrebonne-Mascouche à table revient pour une deuxième édition

L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.

Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.

L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.

« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.

Opération de marketing et de rentabilité

Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »

Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.

Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.

Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.

La MRC mise sur sa culture et sa table

L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.

« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.

Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.