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Actualités

De Terrebonne au podium mondial de la viennoiserie

Ce dernier a décroché la médaille de bronze à la toute première Coupe du Monde de la viennoiserie, en France. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi remporté le premier prix de la meilleure brioche mondiale grâce à une création inspirée de l’érable.

Face à 13 autres nations, l’artisan québécois a porté les couleurs du Canada jusque sur le podium, confirmant que le savoir-faire d’ici peut rivaliser avec les grandes traditions boulangères du monde.

Une passion héritée de quatre générations

Chez Damien Agliata, la boulangerie n’est pas un métier choisi au hasard, mais bien une composante de son ADN familial. Rapidement, il découvre une affinité particulière pour la viennoiserie plutôt que pour le pain traditionnel.

« J’ai arrêté l’école à 16 ans, et j’ai commencé la boulangerie à 17 ans avec mon père, raconte-t-il. Je suis boulanger de 4e génération. Mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père étaient boulangers. J’ai commencé à faire les croissants et les chocolatines… je n’ai jamais lâché cette branche de la boulangerie ».

Au-delà du concours, Damien défend une vision claire de l’alimentation : celle du produit bien fait, local et transparent. Pour lui, encourager les artisans de quartier demeure essentiel.

« On sait ce qu’on mange. On utilise des produits de haute qualité, exprime-t-il. Encourager l’artisan du coin, c’est toujours mieux que d’encourager les grosses industries ».

La brioche à l’érable qui a séduit le monde

Parmi les dix produits à présenter lors de la Coupe du monde de la viennoiserie, un devait incarner le pays représenté. Damien a alors choisi de miser sur le symbole des cabanes à sucre du Québec : l’érable. Une création qui a été réalisée artisanalement, sans colorant artificiel.

« Il fallait faire une brioche aux saveurs de notre pays, dit-il. J’ai essayé de représenter un peu l’automne avec la feuille d’érable, avec une crème à l’érable et des pacanes. Les premiers essais, ce n’était pas du tout concluant. Ça a pris un bon trois ou quatre mois avant de me statuer sur ce produit-là. »

Une victoire humaine avant tout

Au moment de parler de sa plus grande fierté, Damien ne mentionne ni trophée ni médaille. Il pense d’abord aux siens et aux épreuves qu’il a dû traverser pour trouver sa place, malgré son parcours académique atypique.

« Il y a plein de jeunes qui ne s’épanouissent pas à l’école, assure-t-il. Ça ne veut pas dire que tu n’es rien. La preuve, c’est dans le travail et la passion qu’on fait ses preuves ».

Dans la vitrine de La Shop à Pain, dirigée par Guillaume Roy, boulanger de 4e génération également, les croissants ont désormais un parfum de médaille. Et à travers le parcours de Damien Agliata, c’est tout un territoire qui rayonne : celui des artisans québécois capables de transformer beurre, farine et patience en excellence mondiale.

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Actualités Éducation

Le Collège Saint-Sacrement en route pour la finale provinciale du Défi génie inventif

D’aussi loin qu’Antoine Fournier s’en souvienne, c’est la première fois que le Collège Saint-Sacrement se qualifie aussi loin dans le concours. C’est pour lui une expérience hors du commun. Le genre d’événement qu’on ne vit qu’une fois. « On ne peut pas vivre ça tout le temps. Je me sens vraiment chanceux d’avoir fait partie d’une belle équipe comme ça, qui s’entoure et qui s’encourage », déclare celui qui a remporté la médaille d’or aux côtés de ses coéquipiers Henri Bousquet, Martin Yang et Thomas Guillemette.

Un véritable travail d’équipe, jumelé à de la motivation et de la persévérance qui « nous a forcés à continuer et à aller encore plus loin […] et qui nous a vraiment marqués », confie le jeune homme, soulignant que le parcours n’a pas été sans embûches.

« Au début, on n’était pas sûrs les uns des autres que ça allait vraiment marcher, parce que Martin, Henri, Thomas et moi, on n’est pas des gens qui se côtoient. Mais on a appris à se connaître à travers ce projet et on a découvert les passions et les intérêts des uns et des autres. »

–Antoine Fournier, élève au 2e secondaire, Collège Saint-Sacrement

Trois médailles et d’autres distinctions

Des médailles d’or, de bronze et d’argent ont été attribuées aux 3 équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement. Les deux premières représenteront la région au volet national du concours. Les jeunes ont relevé le défi « Tire la chaîne » qui consiste en la fabrication d’un prototype capable de se déplacer sur la plus grande distance possible grâce à la descente d’une masse, en tirant une chaîne.

Outre les 3 premiers prix, le Collège Saint-Sacrement est reparti avec plusieurs autres distinctions, dont celui de l’inventivité remis par la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.

Ce qui les a distingués des autres équipes, croit Henri Bousquet, c’est la qualité du travail effectué. « On était la seule équipe du concours à avoir des roulements à billes. Ces roulements à billes réduisent considérablement la friction sur notre essieu en bois, ce qui a permis à notre bolide d’aller plus loin en tirant la chaîne », déclare le récipiendaire de la médaille d’or.

Pour M. Martin Dupont, enseignant responsable du projet Défi génie inventif au Collège Saint-Sacrement, ses équipes réunissaient des élèves de tous les niveaux, mais animés d’une même volonté de gagner. Il raconte qu’ils se sont donnés corps et âme dans la conception de leur bolide, peaufinant leurs ajustements jusqu’à la toute dernière minute. « C’était magnifique de les voir rayonner et être fiers de leur construction, une fois rendus à Saint-Jérôme », confie-t-il.

Ils en sont d’autant plus fiers, précise le responsable, qu’ils représenteront désormais leur région à la finale provinciale. « Pour eux, c’était une occasion en or de représenter leur collège. Ils étaient vraiment fiers de ça, ça se voyait dans leurs yeux », explique M. Dupont.

Un processus rigoureux

Depuis deux ans, l’enseignant Martin Dupont participe avec ses élèves au Défi. Cette année, il a organisé les activités à la fois en classe et en parascolaire à l’heure du midi, selon le niveau des élèves. Après avoir tenu une finale interne réunissant 25 équipes, il a retenu les trois meilleures formations pour la finale régionale. « Et puis, oui, on a eu une belle surprise […] quand on a remporté, en fait, les trois premières places », se réjouit-il.

Cette victoire a porté certains élèves à vouloir travailler encore plus fort à l’école, indique l’enseignant. Il note également que plusieurs n’avaient pas fermé l’œil la nuit précédant la compétition, signe de la pression ressentie. « C’est clairement quelque chose qui peut leur être utile dans leur vie de tous les jours, la gestion des émotions, du stress, toute l’anticipation par rapport à la compétition », estime-t-il.

Ce sont 33 jeunes qui se sont affrontés le 16 avril à l’Université du Québec en Outaouais, campus de Saint-Jérôme. Seulement quatre équipes sont admises au concours national. Les deux premières équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement représenteront la région au volet national le 23 mai 2026 à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke.

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Économie

Lanaudière : Appel de projet de 500 000 $ pour lutter contre la pauvreté

Ce projet s’inscrit dans le cadre du déploiement de la Démarche lanaudoise et vise à soutenir financièrement des initiatives intervenant à la fois sur les causes et les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Les sommes attribuées proviennent du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité de Lanaudière, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

« Cet appel de projets témoigne de l’importance que nous accordons à la solidarité dans nos collectivités », a déclaré la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, dans un communiqué. Elle souhaite, par cette initiative, « soutenir des projets porteurs d’entraide, d’inclusion et de soutien concret aux personnes plus vulnérables. » Elle estime que « chaque projet peut réellement changer les choses dans la vie des gens et contribuer à bâtir une communauté plus forte ».

Des priorités locales

Les projets soumis doivent être en lien avec au moins l’une des six priorités locales de la MRC Les Moulins, à savoir l’accès à une alimentation abordable, saine et diversifiée pour les personnes vulnérables, l’ouverture à la diversité et le vivre-ensemble inclusif, l’accès au logement et la gestion d’un budget équilibré, la santé physique et mentale de la population, le développement des enfants et des jeunes dans toutes les sphères de leur vie, ainsi que le sentiment de sécurité pour l’ensemble des résidents du territoire.

« Dans un contexte où les défis sociaux sont de plus en plus préoccupants, nous avons la responsabilité collective d’agir concrètement pour faire une différence dans la qualité de vie des gens, et plus particulièrement dans la MRC Les Moulins dans le cadre du présent appel de projets », a déclaré Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Elle se dit convaincue que les réponses les plus efficaces émergent des communautés elles-mêmes, précisant que c’est par la concertation et l’entraide que des actions concrètes pourront voir le jour et améliorer durablement le bien-être des gens.

Les sommes disponibles pour cet appel de projets représentent le montant résiduel de l’enveloppe totale pour la MRC Les Moulins et s’ajoutent aux sommes déjà dévoilées en octobre 2025. Un nouvel appel de projets sera bientôt annoncé pour les autres territoires de la MRC et les projets régionaux. Les projets devront être soumis au plus tard le 18 mai 2026, et leur réalisation est prévue le 1er juillet 2026, avec une clôture des activités au plus tard le 31 mars 2029.

Les organismes qui souhaitent soumettre un projet doivent consulter le site Internet de la Table des préfets afin d’accéder à l’ensemble des documents liés à l’annonce, tels que le guide d’information, le formulaire de dépôt de projet et le formulaire budgétaire.

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Actualités Environnement

Consultation citoyenne pour le parc nature du Boisé à Terrebonne

Le conseiller municipal et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine, Robert Auger, appelle les citoyens à donner leur avis afin de façonner ce projet récréotouristique.

« La participation citoyenne est essentielle dans la réalisation de ce projet. Nous voulons que ce futur parc nature reflète les aspirations de notre communauté », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective. « C’est ensemble que nous en ferons un espace à la fois accueillant, respectueux de l’environnement et adapté aux besoins des générations futures », a déclaré le conseiller municipal du District 13 Coteau-des Vignobles.

La Ville entend concevoir un espace qui répond aux besoins de la population tout en respectant le milieu naturel. Cette démarche de consultation permettra aux citoyens et aux organismes de Terrebonne et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de contribuer aux orientations d’aménagement du futur parc nature. 

La participation citoyenne, une étape clé

Les citoyens et organismes peuvent contribuer à différentes étapes de la démarche, soit en déposant des propositions ou des préoccupations dans la boîte à idées disponible sur le site Internet de la Ville, en participant aux ateliers de réflexion et de co-construction conçus pour les résidents et organismes de Terrebonne, ou en répondant au sondage de validation.

Le maire Mathieu Traversy voit en ce futur parc nature du Boisé « un projet collectif dont nous sommes fiers ». Il s’agit pour lui, « de créer un lieu qui protège la nature tout en offrant un espace rassembleur et accessible pour toute la communauté ». Le maire appelle les citoyens de Terrebonne et de la CMM à participer à la réflexion sur l’aménagement du site.

« La participation citoyenne permettra de guider l’élaboration du plan d’aménagement, en recherchant un équilibre entre la protection de la biodiversité et des usages récréatifs respectueux du milieu naturel », précise la Ville dans un communiqué.

Les idées et commentaires recueillis serviront à orienter la réflexion sur les aménagements envisageables, notamment la création de sentiers et d’espaces d’observation, la mise en valeur des milieux naturels, l’aménagement d’espaces récréatifs légers respectueux de l’environnement, ainsi que la construction d’infrastructures comme un polydôme pouvant accueillir une patinoire réfrigérée en hiver et un terrain sportif en été.

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Actualités Environnement

Terrebonne se dote d’un plan pour protéger la couleuvre brune

Le projet est financé par une subvention de 250 000 $ de la Fondation de la faune du Québec et du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan nature 2030.

Discrète et inoffensive, la couleuvre brune joue pourtant un rôle concret dans les écosystèmes en régulant les populations de limaces, d’escargots et d’insectes. Son taux de mortalité actuel est jugé préoccupant par la Ville.

Le plan directeur prévoira des inventaires sur le territoire, l’analyse des connaissances existantes et l’identification de solutions pour protéger le reptile. Il servira également à guider les promoteurs dans le développement urbain durable.

« Nos milieux naturels sont une richesse collective, et nous voulons les protéger de façon structurée et cohérente », affirme Carl Miguel Maldonado, conseiller municipal et président de la Commission de la transition écologique et de l’environnement.

Des panneaux de sensibilisation seront également installés à des endroits stratégiques dans les prochains mois. Les citoyens seront notamment invités à observer les reptiles de loin et à éviter de les manipuler. Aucun coût supplémentaire ne sera assumé par les citoyens.

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Sports

Rodger Brulotte – Un dernier hommage à un Terrebonnien plus grand que nature

Gens d’affaires, personnalités politiques et figures du monde des médias, sans oublier la famille et les amis, étaient présents. Mais, le temps d’une journée, tous se sont dits là pour leur ami. « C’est un ami, un chum », a résumé Pierre-Karl Péladeau.

Chroniqueur, animateur et commentateur sportif, Rodger Brulotte aura marqué le Québec par sa passion du baseball, sa voix et son énergie. Au-delà du micro, plusieurs ont rappelé un homme profondément engagé dans sa communauté, notamment auprès des jeunes et du milieu scolaire.

Personne assise parmi l'assistance d'une cérémonie, portant un foulard bleu des Expos orné d'un coquelicot rouge
Photo Joël Lemay – Fils de la famille propriétaire des Expos jusqu’en 1990, Stephen Bronfman connaît Rodger Brulotte depuis l’enfance.

La grande famille du baseball en deuil

La famille des Expos s’est déplacée sur la Rive-Nord pour lui rendre hommage. Stephen Bronfman, fils de l’ancien propriétaire majoritaire de l’équipe, a évoqué un lien personnel fort. « Je le connaissais depuis que j’avais 5 ans, c’était comme un grand frère », a-t-il confié.

Claude Brochu, ancien président des Expos, l’a décrit comme « un homme extraordinaire », soulignant son rôle dans le rayonnement du baseball au Québec. Même écho du côté de Geoff Molson, qui a insisté sur sa capacité à rassembler et à conseiller.

« C’est quelqu’un qui, lorsqu’il entrait dans une salle, tout le monde était content », a-t-il dit.

Un homme engagé, ici aussi

Au fil des témoignages, plusieurs ont tenu à rappeler l’ampleur de son implication, bien au-delà du sport professionnel. Rodger Brulotte s’était notamment investi dans différentes causes, dont la lutte contre le cancer, lui qui agissait à titre de coprésident du Relais pour la vie.

Son engagement communautaire lui avait aussi valu des distinctions, dont la Médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes en 2025, soulignant l’impact qu’il aura eu dans la région.

Éloge prononcé au lutrin d'une église lors d'une cérémonie funéraire, cierge allumé et fleurs blanches à proximité
Photo Joël Lemay – Pascale Vallée a livré un discours émouvant pour son mari.

Un dernier mot

Pascale Vallée, son épouse, a ouvert la cérémonie avec un discours empreint d’émotion, évoquant leurs derniers moments ensemble.

C’est finalement dans cette église où ils s’étaient mariés qu’elle a raconté, la voix nouée, qu’en chantant une dernière fois My Way de Frank Sinatra, Rodger Brulotte lui a soufflé : « Bonsoir, je suis parti. »

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Économie

L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Économie

Un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif bientôt à Terrebonne

Le chantier de 164 nouvelles unités résidentielles s’installe sur le boulevard Lucille-Teasdale, dans un secteur en forte croissance démographique, et vient palier l’enjeu de pénurie de logements de la ville de Terrebonne.

Le projet, qui en est à sa première phase, est soutenu par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’innovation en construction en bois (PICB), qui découle du Plan pour une économie verte 2030. « Dès que nos critères seront atteints, on pourra déclencher la phase 2, sur le même terrain, qui, elle, va amener le projet jusqu’à 424 unités, la phase 2 étant prévue à 18 étages », annonce Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier de solidarité FTQ.

L’objectif, selon lui, est de reproduire ce modèle dans les milieux urbains qui s’y prêtent. La nature même du projet, un immeuble d’une si grande hauteur, le limite aux zones densément peuplées. Une fois, la première phase complétée et le modèle éprouvé, le projet sera déployé à plus grande échelle partout où les conditions le permettront, explique-t-il.

Façade moderne composée de panneaux verticaux brun texturé et bandes sombres, surface répétitive avec lignes régulières et ambiance extérieure.
Photo Iona Mousli – Le Fonds de solidarité FTQ inaugure son chantier de construction d’un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif à Terrebonne.

Innovation

Pour des raisons environnementales, le Fonds immobilier de solidarité FTQ mise sur le bois massif, un matériau à faible empreinte carbone. La conception est axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’efficacité énergétique, les principes de réemploi des matériaux et le confort thermique des occupants. En privilégiant le bois massif, le Fonds contribue à la décarbonation de son portefeuille immobilier, une priorité inscrite dans sa stratégie, soutient le vice-président.

Pour la première fois en Amérique du Nord, le projet aura recours à la technologie québécoise Upbrella, un procédé de construction abritée qui protège les matériaux des intempéries tout en améliorant la sécurité des travailleurs sur le chantier. Le bois massif utilisé sera quant à lui fourni par Nordic Structures – Chantiers Chibougamau, un partenaire de longue date du Fonds.

Le premier projet du genre, d’une douzaine d’étages, avait été construit en 2017 à Québec. « Ce projet-là a déjà commencé à faire changer, à son époque, certains critères du Code national du bâtiment. Et chacun des nouveaux projets, comme nous on le fait présentement, vient influencer les futurs codes », explique M. Cormier.

Un projet très attendu

Le maire de Terrebonne souligne que ce projet reflète la vision de développement que la Ville entend poursuivre, soit augmenter l’offre de logements sur son territoire tout en privilégiant des approches innovantes et respectueuses de l’environnement. Il aura des retombées tangibles sur le quotidien des résidents de Terrebonne, en s’attaquant aux défis de pénurie de logements et de changements climatiques auxquels la ville est confrontée, ajoute-t-il.

Réagissant sur ses réseaux sociaux, la députée de Terrebonne du Parti québécois, Catherine Gentilcore, estime que ce projet est un excellent exemple d’innovation en matière de construction résidentielle, alliant durabilité, rapidité et rentabilité.

« Ces nouveaux logements, construits de manière durable avec du bois du Québec, viendront donner un bon coup de pouce pour augmenter l’offre de logements et ainsi contribuer à résorber la pénurie. Leur emplacement aux abords des grands axes routiers et de transport en commun constitue également un exemple d’aménagement urbain responsable et moderne », écrit-elle.

Le Parti québécois partage le constat du Fonds quant à la nécessité de réduire les coûts de construction au Québec et propose plusieurs mesures en ce sens, notamment l’harmonisation des normes, l’assouplissement de certaines exigences jugées excessives et la simplification des démarches administratives pour les promoteurs, précise-t-elle.

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Sports

Alexis Joseph et Thomas Rousseau seront de l’équipe canadienne des moins de 18 ans

Les deux hockeyeurs viennent tout juste de compléter leur saison dans la LHJMQ.

Des Sea Dogs de Saint John, Alexis Joseph a conclu sa première campagne dans le circuit Cecchini avec 24 buts et 60 points en 54 rencontres. Originaire de la MRC des Moulins, le premier choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ s’est taillé une place sur l’équipe étoile des recrues.

Il avait également porté les couleurs du Canada lors du Défi mondial des M17, à l’automne. Il avait terminé le tournoi au sommet des pointeurs avec 13 points en cinq matchs.

Thomas Rousseau, natif de Saint-Eustache, sort pour sa part d’une longue série opposant le Phoenix de Sherbrooke aux Cataractes de Shawinigan. Ces derniers ont finalement eu le meilleur en sept rencontres.

La saison n’est toutefois pas terminée pour l’ancien des Vikings de Saint-Eustache. Auteur de 22 buts et 52 points, Rousseau a terminé au deuxième rang des marqueurs du Phoenix. Il aura maintenant l’occasion de défendre le titre du programme canadien.

Les deux joueurs feront partie d’un groupe de quatre Québécois invités au camp de l’équipe nationale. Coéquipier de Joseph à Saint John, Cameron Chartrand s’ajoute à la brigade défensive. Giorgos Pantelas complète le quatuor. Né à Laval, il a terminé son hockey mineur à Kelowna, en Colombie-Britannique, et évolue aujourd’hui avec les Wheat Kings de Brandon, dans la WHL.

Le Championnat mondial des moins de 18 ans s’amorcera le 22 avril, précédé de deux rencontres préparatoires les 17 et 19 avril. Les villes de Bratislava et Trenčín, en Slovaquie, accueilleront le tournoi jusqu’au 2 mai.

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Culture

Festival Grande Tribu – Mascouche et Terrebonne accueillent la 11e édition

Le festival de musique émergente propose trois jours de spectacles gratuits, répartis en trois soirées thématiques, mettant en vedette une vingtaine d’artistes aux styles variés.

Les festivités s’ouvriront le jeudi 30 avril dès 17 h sur la place publique du Vieux-Terrebonne avec la soirée Cric Crac Rock! DJMA lancera le bal en entraînant le public dans un univers musical éclectique. Les groupes Fangus et KLAUS prendront ensuite possession de la scène principale, mêlant énergie rock et folie créative. Sons of Arrakis clôturera cette première soirée au Pub St-Patrick avec une prestation de rock immersif.

En parallèle des concerts, la place publique proposera une offre gourmande avec le camion de rue La Queue du diable, de la Confrérie, ainsi qu’un kiosque de boissons alcoolisées. Quêtes & Café et le Joker Pub Ludique animeront des expériences ludiques, tandis que la tatoueuse Fanny Raymond complétera l’offre pour une soirée à la fois festive et originale.

Le vendredi 1er mai, le festival se déplacera sur le chemin Sainte-Marie, au cœur du Vieux-Mascouche, pour la soirée Gazon Blues. Nouveauté cette année : en plus de la scène principale et de la scène Phoque Off, une troisième scène fera son apparition à la Buanderie, où des artistes offriront des prestations en formule busking. Le groupe bluegrass Picky Pickers ouvrira le bal dès 18 h en inaugurant ce nouvel espace. Le public pourra ensuite profiter des performances de Bosko Baker, Stompin’ Trees, Josh and the Dirty Rags et Alice Bro.

Photo courtoisie Nadim Zakkour – Le Festival Grande Tribu mise sur la découverte musicale pour rassembler la communauté.

Le samedi 2 mai, la journée Global Mental prendra le relais avec une programmation qui s’étirera de 13 h à 23 h. En après-midi, LECOQ, Ammoye, Svarica et Aujourd’hui se partageront la scène avec leurs univers musicaux variés. En soirée, le voyage musical se poursuivra avec Plomberie, Ramon Chicharron, Sara et Rebecca, Ayrad, Jashim et Sonido Pesao.

Pendant les deux journées du festival à Mascouche, plusieurs restaurateurs et commerces du Vieux-Mascouche prolongeront leurs heures d’ouverture afin d’accueillir les festivaliers. Parmi les adresses à découvrir : La Bine, L’Albatros, BYGS Smoked Meat, le café Pastel et Crème, la confiserie Sucre Rose ainsi que le fleuriste Panier de fleurs.

Une zone ludique accueillera les familles en quête de divertissement, tandis que les plus téméraires pourront se laisser tenter par un tatouage réalisé par l’artiste Créathéna. Un espace terrasse convivial sera également aménagé afin de permettre aux festivaliers de profiter pleinement de l’ambiance unique de Grande Tribu, dans une atmosphère détendue.

La programmation complète du Festival Grande Tribu est disponible sur festivalgrandetribu.com. L’application mobile FEST permet également de consulter l’horaire des spectacles.