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Parc des Coccinelles: Terrebonne inaugure son premier parc inclusif

Il s’agit du premier parc de la municipalité entièrement conçu selon les principes de l’accessibilité universelle. Les investissements municipaux dépassent 3,3 millions de dollars.

L’inauguration s’est tenue dans le cadre du rendez-vous Brin de jasette de Raymond Berthiaume, conseiller municipal du district 2, Du Boisé-Laurier. Selon l’élu, ancien régisseur des sports et des loisirs à la Ville, les parcs de Terrebonne ne sont pas tous accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le gazon et le sable compliquent les déplacements en fauteuil roulant ou en béquilles. « Pour nous, c’était important de créer un parc pour répondre à tous les enfants », affirme-t-il.

Un sentier asphalté traverse le parc. Une surface amortissante en caoutchouc moulé remplace le sable dans les aires de jeux. Un module est accessible en fauteuil roulant grâce à une rampe intégrée. Les glissades sont munies de plateformes pour faciliter les transferts. Trois types de balançoires adaptées s’adressent aux bébés, aux enfants, aux adolescents et aux adultes. L’une d’elles place l’enfant devant le parent plutôt qu’à côté. « Ça rapproche l’enfant du parent », explique M. Berthiaume. Au fond du parc, une zone regroupe des jeux au sol, sans bruit ni modules à grimper. Elle vise entre autres les enfants ayant un TDAH, qui ont parfois besoin de recul pour jouer sans être dérangés, précise le conseiller.

Le projet découle d’une consultation avec des citoyens et des organismes spécialisés, dont Les Répits de Gaby, l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière et l’Association des personnes handicapées physiques Rive-Nord. « Ces organismes connaissent les réalités vécues par les personnes handicapées et leurs familles, souligne M. Berthiaume. Voici ce dont on rêve comme parc, mais c’est quoi la réalité? », résume-t-il. « C’est eux les professionnels. »

Aire de jeux inclusive colorée où des enfants grimpent, un fauteuil roulant visible, sous un ciel nuageux
Photo Henriette Sena

« Des moments en famille »

Gabrielle Gonthier a participé à cette consultation. La citoyenne du quartier est mère de quatre enfants, dont deux avec des besoins particuliers. « Pour moi, ça représente la facilité. Ça représente des moments en famille », dit-elle. Elle n’aura plus à sortir de son quartier pour trouver un parc où tous ses enfants peuvent jouer ensemble. Les aménagements permettent à son fils polyhandicapé d’accéder aux modules en fauteuil roulant. Elle peut circuler sans avoir à composer avec le gazon, la boue ou les roches.

Le bloc sanitaire restait toutefois en travaux au moment de l’inauguration. La Ville indique qu’il comprendra à terme une toilette autonettoyante adaptée et des tables à langer pour enfants et pour adultes. Ce point compte pour Mme Gonthier, dont le fils est trop lourd pour les tables standards. « Tout le monde gagne à utiliser un parc inclusif. Il n’y a personne qui est mis de côté », lance-t-elle.

Aire de jeux inclusive colorée où des enfants grimpent, un fauteuil roulant visible, sous un ciel nuageux
Photo Henriette Sena

Un modèle pour les autres parcs

Le parc des Coccinelles reste pour l’instant unique à Terrebonne. Ni la Ville ni les élus n’ont annoncé d’échéancier pour adapter les autres parcs du territoire. Le maire Mathieu Traversy parle d’un investissement qui contribuera à rendre la ville plus inclusive, sans préciser la suite. « J’espère que notre démarche inspirera d’autres initiatives visant à favoriser l’accessibilité universelle, ici comme ailleurs au Québec », conclut M. Berthiaume.

Bas de vignette : Le parc des Coccinelles, à La Plaine, est le premier parc de Terrebonne conçu selon les principes de l’accessibilité universelle.

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Société

Du Vieux-Terrebonne au P’tit Train du Nord

La TransTerrebonne structure l’essentiel de l’offre cyclable avec plus de 50 kilomètres de pistes multifonctionnelles accessibles aux quatre saisons. Propice aux sorties tranquilles, elle traverse différents milieux naturels et compte neuf aires de pique-nique et 21 haltes cyclistes réparties le long du parcours.

Un point de départ se trouve derrière l’école Trois-Saisons, à l’angle du boulevard des Seigneurs et de la rue d’Argenson. Un stationnement avec toilettes est également accessible au terminus d’autobus situé au 5000, côte de Terrebonne.

L’hiver venu, 20 kilomètres de sentiers sont entretenus pour la pratique de la raquette et du ski de fond.

Photo : tirée du site web TerrebonneMascouche.ca — Le lien cyclable La Seigneurie des Plaines relie sur 21,5 km Blainville, Sainte-Anne-des-Plaines et Terrebonne, connectant la TransTerrebonne au P’tit Train du Nord et aux grands réseaux de la Route verte.

La Seigneurie des Plaines : un réseau qui s’étend

Le lien cyclable La Seigneurie des Plaines permet aux cyclistes de prolonger leur parcours au-delà du territoire. Long de 21,5 km, il traverse Blainville, Sainte-Anne-des-Plaines et Terrebonne, passant notamment par la grande tourbière à Blainville et la forêt du fief Sainte-Claire.

Le parcours relie la TransTerrebonne au P’tit Train du Nord et ouvre ainsi l’accès à des réseaux cyclables qui permettent de rejoindre Oka, l’Outaouais ou encore la Route verte vers le Chemin du Roy.

Le Vieux-Terrebonne en cyclopousse

Cet été, le Vieux-Terrebonne se visite également à bord d’un cyclopousse. Du 1er juillet au 22 août 2026, la Ville offre gratuitement des balades de vingt à trente minutes à bord de ce vélo à assistance électrique pouvant accueillir deux passagers.

Aucune réservation n’est nécessaire. Les visiteurs peuvent se présenter près de l’entrée de l’Île-des-Moulins les mercredis et jeudis de 10 h à 16 h, les vendredis et samedis de 12 h à 18 h ainsi que les dimanches de 10 h à 16 h.

Longue passerelle en bois avec garde-corps traversant une forêt dense aux feuillages verts, sous une lumière estivale ensoleillée
Photo : tirée du site web TerrebonneMascouche.ca — Du GPAT au parc métropolitain de Mascouche, la région offre plus de 30 kilomètres de sentiers de vélo de montagne couvrant tous les niveaux de pratique, ouverts à l’année.

Des sentiers pour différents niveaux

Les adeptes de vélo de montagne disposent également de plusieurs possibilités. Le Groupe Plein Air Terrebonne (GPAT) gère plus de 30 kilomètres de sentiers répartis sur quatre zones : la Côte Boisée, le Boisé des Plateaux, le Boisé de l’Ouest et le Boisé du Coteau.

Les parcours s’adressent aux cyclistes de différents niveaux, du débutant à l’élite, et comprennent des zones techniques, dont des *dirt jumps* et des *drops*.

Du côté de Mascouche, le parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche offre des sentiers de niveaux intermédiaire et avancé, entretenus par les bénévoles du Club cycliste Mascouche. Le parc est ouvert à l’année et dispose de toilettes, de douches et d’une biciborne pour effectuer de petites réparations.

Les pumptracks pour toute la famille

Encore méconnus, les pumptracks gagnent du terrain. Ces parcours en boucle fermée permettent notamment d’initier les enfants à la pratique du vélo et d’expérimenter une autre façon de rouler.

Quatre parcours sont accessibles dans la région. À Terrebonne, un parcours modulaire est aménagé au parc Philippe-Villeneuve, dans le secteur de La Plaine, tandis qu’un parcours asphalté se trouve au parc Pierre-Le Gardeur, à Lachenaie.

À Mascouche, le parc Memorial et le parc Marie-des-Hauts-Bois disposent chacun d’un pumptrack. Ouverts tous les jours de 7 h à 23 h, les parcours sont également éclairés en soirée.

Ils accueillent aussi les trottinettes, les patins et les fauteuils roulants.

Emprunter un vélo pour découvrir les parcours

Deux options permettent également d’emprunter gratuitement de l’équipement dans la région.

À Mascouche, le parc du Grand-Coteau offre le prêt de vélos à pneus surdimensionnés tous les jours de 10 h à 16 h, grâce au projet Circonflexe de Loisir et Sport Lanaudière. L’activité est accessible aux adultes et aux enfants de 7 ans et plus. Les moins de 14 ans doivent être accompagnés. Une réservation et un formulaire de consentement sont requis.

À Terrebonne, le GPAT propose la location gratuite de vélos de montagne et de fatbikes en hiver aux détenteurs de la Passe plein air GPAT, offerte à 20 $ par année et gratuitement aux enfants de 12 ans et moins. Les sorties sont d’une durée de deux heures et le casque est inclus.

Pour planifier sa sortie

La carte du réseau de la TransTerrebonne est accessible sur l’application Ondago, téléchargeable gratuitement sur l’App Store et Google Play. Elle peut également être consultée hors ligne.

Les conditions des sentiers du GPAT sont mises à jour régulièrement sur le site de l’organisme.

Deux boutiques de vélo desservent également la région : La Cribs et Giant Mascouche.

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Culture

Trois expositions pour honorer le patrimoine

La maison Eugène-Labelle, son siège social, présente deux expositions permanentes : Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts et Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. Une troisième exposition, consacrée à la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, est présentée au Collège Saint-Sacrement.

Germain Bergeron et la quête de la liberté : Éco-poésie des rebuts

Germain Bergeron est un sculpteur de renommée internationale qui a terminé ses jours à Terrebonne. Sa présence sur le territoire a fortement marqué son histoire et son patrimoine. De 1970 à 2011, M. Bergeron a été propriétaire de La Bergeronne, un bâtiment historique qui appartient maintenant à la municipalité. Il y a élevé sa famille et aménagé son atelier.

« C’est quand même une proposition assez unique dans l’écosystème des Moulins. Il n’y a pas vraiment d’exposition qui met en valeur autant d’œuvres d’art », partage Cassandra Smith, historienne et directrice générale de Patrimoine et Histoire Terrebonne.

L’exposition présente plusieurs œuvres, dont trois sculptures données à la société par l’Université de la Colombie-Britannique. Le Robot, le Martien Bip-Bop et le Vénusien sont mis à l’honneur. La famille de M. Bergeron a également contribué à la réalisation de cette exposition.

Panneau d'exposition muséale sur la coupe de glace à Terrebonne, avec photo ancienne et outils en bois accrochés au mur
Photo : Diane Boutin, photographe
L’exposition Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire. fait revivre le quotidien des familles
recensées en 1921 à travers les témoignages de leurs descendants.

Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.

Le recensement de 1921 est le dernier recensement canadien disponible au public. Cent ans plus tard, un projet a été mis sur pied, dans le cadre de l’initiative Nouveaux horizons pour les aînés, pour rendre hommage aux ancêtres des citoyens de Terrebonne.

*Terrebonne. Ses habitants. Sa mémoire.* est une exposition interactive qui présente les témoignages de descendants de personnes présentes lors de ce recensement. Axée sur différents thèmes tels que « la vie de famille, le travail, les industries, le village et la vie communautaire, la culture et les loisirs ainsi que l’éducation », l’exposition fait découvrir le quotidien des citoyens à l’époque.

« Ces témoignages-là, c’est vraiment la voix des participants que vous avez la chance d’entendre. Et ce sont des gens qui sont des descendants des familles qui étaient présentes au recensement de 1921 », affirme Mme Smith.

Salle muséale avec panneaux colorés, photos historiques et une table interactive intitulée « Mémoires de familles »
Photo : Diane Boutin, photographe

Geneviève-Sophie Masson

« Il y a une troisième exposition qui gagne aussi à être connue et qui ne l’est pas encore, c’est l’exposition sur la seigneuresse Geneviève-Sophie Masson, donc la dernière seigneuresse de Terrebonne… », souligne Mme Smith.

L’exposition consacrée à Geneviève-Sophie Masson a été organisée par Patrimoine et Histoire Terrebonne, La Nouvelle Société et le Collège Saint-Sacrement, qui accueille l’exposition.

Geneviève-Sophie Masson est la dernière seigneuresse de Terrebonne. À la suite du décès de son mari, elle a pris le contrôle de la seigneurie et a fortement contribué au développement de la ville par la construction du couvent, de l’église paroissiale et du Collège Masson, notamment. Les causes sociales et l’éducation occupaient également une place importante dans ses engagements, auxquels elle a consacré une partie de sa fortune.

« Dans ce manoir, veuve, tout en s’occupant de sa famille, elle y administra l’immense héritage de son mari dans un souci constant d’en faire profiter les plus démunis et les organismes religieux et publics locaux », peut-on lire sur le site Web de PHT.

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Société

Le guide des sorties en famille à Terrebonne et Mascouche

Entre les activités de plein air, les découvertes culturelles, les marchés publics et les sorties à l’abri de la pluie, Terrebonne et Mascouche proposent plusieurs options pour varier les journées avec les enfants.

Les samedis, le rendez-vous se tient sur la place publique du Vieux-Terrebonne, à l’angle des rues Saint-Pierre et Sainte-Marie, tandis que les dimanches, il se déplace sur le site de l’hôtel de ville de Mascouche. Dans les deux cas, le marché est ouvert de 10 h à 14 h 30.

Une trentaine de producteurs et commerçants locaux y proposent fruits et légumes frais, viandes, fromages, pains, chocolats, produits de l’érable et bien d’autres produits. Nouveauté en 2026 : la MRC Les Moulins offre la gratuité des kiosques aux entreprises agroalimentaires du territoire, avec un rabais de 50 % pour celles de l’extérieur. Des animations musicales et des activités participatives ponctuent les visites tout au long de la saison.

Bouger dehors : vélo, kayak et pêche

Le Parc de la Rivière à Terrebonne, géré par le Groupe Plein Air Terrebonne, regroupe plusieurs activités permettant de passer une journée en plein air. On peut y louer des canots, des kayaks et des planches à pagaie pour parcourir une boucle de 4 kilomètres sur la rivière des Mille Îles, s’initier au tir à l’arc, faire du disc golf sur un parcours de 9 paniers ou participer à un rallye GPS sur le thème de la chasse au trésor pirate.

Une passerelle surélevée de 250 mètres mène à une tour d’observation de 12 mètres avec vue sur les zones humides, où il est possible d’observer notamment des oiseaux, des reptiles et des amphibiens.

Du côté du vélo, plusieurs circuits familiaux sont accessibles par la Véloroute Les Moulins, dont le Circuit du Coteau, qui passe par le parc du Grand-Coteau à Mascouche, avec des jeux d’eau et une crémerie sur place.

Pour la pêche, le parc des Berges Aristide-Laurier, en bordure de la rivière des Mille Îles dans le secteur de Lachenaie, offre des quais flottants dans un boisé calme.

L’Île-des-Moulins et la vie culturelle

Classée site historique depuis 1973, l’Île-des-Moulins propose également plusieurs activités culturelles pendant la saison estivale. Cet été, en plus des expositions permanentes, le public peut découvrir l’exposition Motel jusqu’au 6 septembre, un parcours dans l’histoire et la culture de ces hébergements d’une autre époque.

L’École des voyageurs propose des animations au Fort pour les enfants, tandis que des visites guidées en bateau sur l’écluse sont offertes dans le cadre de l’activité Sur le courant du temps.

Les dimanches, l’Apéro musical s’y tient à 16 h jusqu’au 23 août, avec des prestations de musique classique, de jazz et de musiques du monde.

Dans le Vieux-Terrebonne, des balades historiques en cyclopousse sont gratuites les samedis et dimanches jusqu’au 22 août. À Mascouche, des contes animés sont offerts à la place du Village-Dionis-Chaput, dans le Vieux-Mascouche.

Tout l’été, des soirées cinéma en plein air se tiennent également dans différents parcs de Terrebonne. Les projections débutent vers 19 h 30 et sont précédées d’activités gratuites dès 18 h 30.

Jardin de sculptures en plein air, œuvres en métal rouillé et bois parmi des massifs fleuris et arbres verdoyants
Photo : tirée du site terrebonnemascouche.com — Ouvert jusqu’au 27 septembre à Mascouche, le Jardin Moore présente cet été la 10e édition de Sculptures au Jardin, avec 26 œuvres de sculpteurs québécois réparties dans ce jardin en permaculture en bordure de la rivière Mascouche.

Le Jardin Moore : sculptures, pique-nique et jeux

À Mascouche, le Jardin Moore combine nature, art et activités familiales. Ouvert jusqu’au 27 septembre au 1455, chemin Pincourt, ce jardin en permaculture en bordure de la rivière Mascouche présente cet été la 10e édition de Sculptures au Jardin.

L’exposition réunit 26 œuvres de sculpteurs québécois sous le thème Passages vivants. Un jeu d’invasion culturelle inspiré des jeux d’évasion permet également aux visiteurs de résoudre une énigme à travers le site.

Les pique-niques sont autorisés et des tables bistro sont disponibles à différents endroits sur le site.

Pour les jours de pluie

Quand la météo se montre moins clémente, plusieurs activités intérieures sont également offertes sur le territoire. Mini-putt, cafés céramique, escalade chez Bloc Action, salles de quilles et jeux d’évasion font partie des possibilités. Le Complexe aquatique Desjardins propose aussi des bains libres avec un module de jeu WIBIT.

Du marché public aux activités de plein air, en passant par les lieux culturels et les sorties intérieures, Terrebonne et Mascouche offrent ainsi plusieurs possibilités aux familles qui souhaitent profiter de l’été sur le territoire.

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Culture

Quand la culture prend l’air à Terrebonne et Mascouche

Spectacles en plein air, festival de vins et amuseurs de rue rythmeront la saison estivale à travers une série d’événements organisés sur le territoire.

À l’Île-des-Moulins, l’Apéro musical s’installe à l’Espace terrasse les dimanches jusqu’au 23 août. Dès 16 h, des prestations en plein air prennent place sur ce site historique classé depuis 1973.

Le 25 juillet, le Grand concert prendra le relais au même endroit. Ce rendez-vous annuel réunit des spectateurs de différentes générations dans le décor patrimonial de l’Île-des-Moulins.

Groupe en concert en plein air sous bannière jaune « Apéro Musical », public assis en chaises de camping entouré d'arbres
Photo tirée du site web terrebonnemascouche.ca
Les dimanches jusqu’au 23 août, l’Apéro musical s’installe à l’Espace terrasse de l’Île-des-Moulins à partir de 16 h.

La musique se transporte également du côté de Mascouche. Les mercredis de juillet, l’Escale musicale propose des spectacles extérieurs gratuits au parc de la Seigneurie, en collaboration avec ANIMATE. Lu Jayan y su clan latino ouvrira la série avec de la musique latine le 15 juillet. Carter and the Boomers suivra le 22 juillet avec un répertoire inspiré des crooners des années 1950 et 1960, avant que Les Requins et Québec YéYé ne clôturent la programmation le 29 juillet avec de la musique québécoise des années 1960.

À La Plaine, POP ton été prendra possession du parc Philippe-Villeneuve du 20 au 22 août. Éric Lapointe et Hugo Lapointe seront en tête d’affiche le jeudi. Le lendemain, Brigitte Boisjoli présentera son spectacle Elvis, aux côtés de Bring Back ’68 et de Sylvie DesGroseilliers dans la peau de Tina Turner. Une fête familiale conclura l’événement le samedi.

Stand de dégustation de vins sous une tente en plein air, entouré d'arbres, où un verre est servi
Photo tirée du site web terrebonnemascouche.ca
Les 8 et 9 août, le Festival Vins et Histoire de Terrebonne revient à l’Île-des-Moulins avec plus de 450 produits à découvrir auprès d’une trentaine d’exposants, des kiosques gourmands, des conférences et des animations musicales.

Entre gastronomie et histoire

Les événements estivaux ne se limitent pas à la musique. Les 8 et 9 août, le Festival Vins et Histoire de Terrebonne sera de retour à l’Île-des-Moulins. Créé en 1996 et présenté par la SAQ, l’événement accueille, selon les organisateurs, plus de 8 000 personnes chaque année.

Une trentaine d’exposants y présenteront plus de 450 produits, auxquels s’ajouteront des kiosques gourmands, des conférences et des animations musicales. L’accès au site est gratuit, mais un bracelet de dégustation est requis pour consommer.

L’histoire prendra ensuite le relais les 5 et 6 septembre avec 1804 l’événement. L’Île-des-Moulins replongera alors dans l’univers de la traite des fourrures et des voyageurs de la Compagnie du Nord-Ouest à travers des animations, des spectacles et de la danse.

La saison se poursuivra du 18 au 20 septembre dans le Vieux-Mascouche avec CHAPÖ. Présenté par les organisateurs comme le plus grand rassemblement d’amuseurs publics au Canada, l’événement réunira des artistes de cirque, des magiciens, des acrobates, des jongleurs et des contorsionnistes venus des quatre coins du monde. L’accès au site est gratuit et les festivaliers sont invités à contribuer au chapeau des artistes à la fin des prestations.

De la musique aux arts de la rue, en passant par la gastronomie et le patrimoine, la programmation estivale investit ainsi différents lieux de Terrebonne et Mascouche et multiplie les façons de profiter de la saison sur le territoire.

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Culture

Le Vieux-Terrebonne, un patrimoine à redécouvrir

La Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne participe à la campagne en proposant des activités et des outils de découverte, dont une carte touristique qui permet d’explorer les moulins et différents lieux historiques de la ville.

Cette mise en valeur prend une dimension particulière cette année, alors que le Vieux-Terrebonne a officiellement été désigné, en juin dernier, 14e site patrimonial du Québec.

Pour Cassandra Smith, historienne et directrice générale de la Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne, cette reconnaissance témoigne de la richesse historique du secteur. « Pour nous, c’est important aussi de le souligner parce que justement, ça montre cette richesse-là du patrimoine qui gagne à être découvert, pas juste pour les gens de la région, mais par tout le Québec », affirme-t-elle.

Le territoire compte plusieurs témoins de son histoire. L’Île-des-Moulins, restaurée dans les années 1970, occupe une place importante dans le paysage patrimonial de Terrebonne. Le Vieux-Terrebonne conserve également des traces de son passé industriel, notamment avec la manufacture Globe Shoe et le complexe industriel Moody.

Rue urbaine en noir et blanc avec poteaux électriques, église à clocher, hôtel et immeubles en brique au fond
Photo : Fonds Aimé Despatis, collections de la SPHT
Vue de l’église Saint-Louis-de-France au 20e siècle, l’un des témoins du riche patrimoine historique
du Vieux-Terrebonne.

L’histoire en balade

Pour Cassandra Smith, la balade en cyclopousse constitue un bon point de départ pour découvrir le Vieux-Terrebonne. En une vingtaine de minutes, le parcours permet d’observer l’évolution de l’architecture du secteur et de traverser différentes époques de son histoire.

« On passe de maisons plus d’inspiration française, qui ont fait un saut dans le temps aussi au XXe siècle avec des maisons plus de style boomtown », explique l’historienne.

Fontaine jaillissante dans un étang calme, bâtiment historique en pierre se reflétant sur l’eau sous ciel bleu
Photo : Dany Baribeau
Restaurée dans les années 1970, l’Île-des-Moulins occupe une place importante dans le paysage patrimonial.

Les Vendredis découverte proposent une autre façon de plonger dans l’histoire locale. Lors de ces visites guidées, des acteurs incarnant des personnages historiques accompagnent les participants au Château Masson et leur font découvrir l’univers de la famille Masson.

Le parcours se poursuit à l’église Saint-Louis-de-France avant de se terminer dans le cimetière souterrain de Terrebonne, un lieu encore méconnu du public.

« Les cimetières comme ça, c’est quand même assez rare au Québec et on a la chance d’en avoir un à Terrebonne, ce qui est quelque chose d’assez peu connu », souligne Cassandra Smith.

À travers sa participation à la campagne « Plein les sens », la Société du patrimoine et de l’histoire de Terrebonne cherche ainsi à faire connaître autrement les lieux qui témoignent du passé de la ville et à rendre leur histoire accessible aux résidents comme aux visiteurs.

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Faits divers Sports

Ça sent la coupe

Qui a dit qu’un « party de visionnement » devait être réservé au hockey des séries éliminatoires?

Certainement pas la Ville de Terrebonne. À l’occasion de la finale de la Coupe du monde de la FIFA, elle invitait une fois de plus les familles et les amis à se rassembler autour du sport. Dimanche, une foule s’est réunie dans le Vieux-Terrebonne pour voir l’Espagne triompher.

Peu importe leurs allégeances, les spectateurs ont pris d’assaut la rue Saint-Pierre. Le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, a pris le temps de sonder les personnes présentes afin de connaître leurs prédictions quant au vainqueur entre l’Espagne et l’Argentine.

Il ne s’agissait pas d’une première pour la Ville de Terrebonne en matière de diffusions sportives extérieures. Pendant le parcours du Canadien de Montréal en séries éliminatoires, la ville avait organisé plusieurs soirées de visionnement. Cette fois, elle a répété l’expérience en plein mois de juillet.

Photo : Émilio Constanza - le salon de barbier District ouvrait ses portes aux amateurs de soccer durant la Coupe du monde.
Photo : Émilio Constanza – Le salon de barbier District accueillait également des rassemblements de visionnement des matchs de la Coupe du monde.

Terrebonne n’était toutefois pas le seul endroit sur la Rive-Nord à accueillir des amateurs réunis pour regarder les meilleures joueuses de soccer au monde se disputer le titre.

Le sport comme moteur d’échanges

Quelques jours auparavant, un autre rassemblement avait eu lieu à Sainte-Thérèse. C’était au salon de barbier District, sur le boulevard du Curé-Labelle. Le propriétaire de l’établissement, Amir Choghri, ne manque jamais une occasion de réunir des passionnés lors des grands événements sportifs. Tout comme la Ville de Terrebonne et, semble-t-il, le chien du voisin il s’était laissé emporter par le parcours du Canadien de Montréal.

« Le sport, c’est super important pour nous », résume Amir Choghri. Il a d’ailleurs fallu attendre la mi-temps avant de pouvoir discuter avec lui, de peur de manquer ne serait-ce qu’une seule seconde d’action. Le décor parle de lui-même : le salon est orné de banderoles à l’effigie de la Coupe du monde et de photos immortalisant de grands moments sportifs. Selon lui, cette passion contribue à entretenir un lien fort avec sa clientèle et la communauté.

Cette passion commune favorise également les rivalités amicales. Les origines variées des barbiers et des clients alimentent les discussions. « On a des Québécois, des Marocains, des Français, des Libanais », énumère-t-il. Pour lui, la Coupe du monde représente une occasion privilégiée de rassembler différentes cultures autour du sport.

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Économie

12,5 millions de dollars investis dans le Groupe ADF

Lors d’une conférence de presse au siège social de l’entreprise, la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly, a annoncé cet investissement du gouvernement fédéral.

« On ne peut certainement pas contrôler ce qui se passe à la Maison-Blanche, mais on peut contrôler ici ce qui se passe chez nous », a-t-elle affirmé à la suite de son annonce.

La guerre tarifaire avec les États-Unis touche particulièrement les industries de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile ainsi que des produits forestiers.

Investissement Québec a aussi annoncé qu’elle offrirait un prêt de 10 millions de dollars à l’entreprise pour moderniser les installations du Groupe LAR. Situé dans la région de Métabetchouan, le Groupe LAR a récemment été acheté par le Groupe ADF.

Ces investissements permettront à l’entreprise de diversifier ses marchés d’exportation, de préserver les emplois existants et d’en créer de nouveaux.

Hydro-Québec investit

Bernard Drainville, ministre provincial de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, aussi présent lors de la conférence de presse, a mentionné qu’Hydro-Québec prévoit investir 200 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour « construire de nouvelles infrastructures, construire des champs éoliens, mettre à jour des barrages, mettre à jour des centrales d’hydroélectricité ».

« Ça va prendre des lignes de transport pour transporter cette énergie », souligne-t-il.

Le Groupe ADF a obtenu un contrat de 300 millions de dollars avec la société d’État pour produire des pylônes d’acier au cours des cinq prochaines années.

« On garde l’argent chez nous pour créer des jobs chez nous, des retombées économiques chez nous », affirme Jean-François Boursier, chef de la direction financière du Groupe ADF.

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Actualités Environnement

Parc Nature du Boisé : Un nouvel espace vert à découvrir à Terrebonne

L’ouverture sera soulignée par un 5 à 7, en présence de représentants de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

« J’ai hâte de voir l’engouement au quotidien de la marche et de tout ce beau plein air. […] C’est un poumon en plein centre-ville de Terrebonne », affirme le conseiller municipal Robert Auger, qui s’attend à ce que l’ouverture donne un premier aperçu de l’intérêt que suscitera le parc pour les années à venir.

« Il y a les derniers préparatifs qui sont faits par la Ville pour s’assurer que le site est sécuritaire et que les sentiers sont accessibles », indique M. Auger, précisant que pour cette première saison, l’accès se limitera au tracé de l’ancien parcours de golf.

Corvée citoyenne en préparation du site

Près d’une centaine de citoyens de tous âges ont pris part, le dimanche 21 juin dernier, à la première corvée de nettoyage du parc nature du Boisé. Au total, plus de 340 kg de matières ont été ramassées, dont 70 % ont été acheminées vers la valorisation et le recyclage.

L’activité s’est déroulée en collaboration avec la Brigade verte du bureau de l’environnement de la Ville de Terrebonne et le complexe Enviro Connexion, qui a assisté à la collecte des déchets. Le conseiller Robert Auger souligne, par ailleurs, l’implication du comité de sauvegarde du site, qui collabore avec la Ville pour rejoindre les résidents du quartier.

Des sacs et des pinces ont été fournis aux participants, a indiqué M. Auger, pour qui la mobilisation reflète une grande curiosité. « Ça fait tellement longtemps que les gens se demandent ce qui va arriver avec cet ancien golf », dit-il. Plusieurs participants découvraient le site pour la première fois, y compris des citoyens n’ayant jamais fréquenté l’ancien golf.

Parmi les objets retrouvés sur le site : de vieilles balles de golf et quelques drapeaux ayant appartenu aux anciens trous du parcours. Le chalet du club, laissé à l’abandon pendant une dizaine d’années et partiellement vandalisé, avait déjà été démoli avant la corvée, souligne le conseiller.

« Aujourd’hui, la nature a vraiment repris ses droits dans cet ancien golf-là », se réjouit M. Auger, qui mentionne avoir observé des arbres de plus de 20 pieds sur le site, en plus d’un chevreuil et d’une famille de renards.

Deux personnes ramassent des déchets en pleine nature, tenant un sac poubelle noir, entourées de végétation verte en été
Photo: Ville de Terrebonne
Petits et grands ont contribué à préparer le site en vue de son ouverture au public le 15 juillet.

« De beaux grands yeux avec des étoiles »

Selon le conseiller, la curiosité de découvrir enfin le site expliquait la présence de nombreux citoyens. Fermé au public depuis des années, l’ancien golf était attendu depuis longtemps par les résidents du quartier.

« Les gens ont été épatés par la qualité du site. Donc, oui, il y avait de beaux grands yeux avec des étoiles. Les citoyens étaient contents. »

« Nous sommes tellement fiers d’avoir réussi à acquérir cet ancien golf », confie le conseiller, rappelant que l’ancien propriétaire souhaitait plutôt y développer un projet de plusieurs milliers d’unités.

Une consultation citoyenne en cours

La Ville poursuit par ailleurs une consultation citoyenne sur l’avenir du site, amorcée dès l’hiver dernier. Quatre ateliers de co-création ont déjà eu lieu, et une firme indépendante spécialisée en sondage a été mandatée pour évaluer les attentes de la population, annonce M. Auger. Les résultats d’un sondage final sont attendus à l’automne, avant l’écriture d’un plan directeur pour le parc.

Les citoyens sont invités à soumettre leurs idées et préoccupations via la boîte à idées disponible sur le site Internet de la Ville de Terrebonne.

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Culture

Octenbulle gagne son pari depuis 10 ans

Né sous le nom d’Octenbulle, en référence à sa tenue au début d’octobre, l’événement consacré aux spiritueux et à la mixologie a depuis trouvé sa place à Mascouche… et en plein cœur de l’été.

Présentée cette année pour une neuvième édition, la septième au parc du Grand-Coteau, la manifestation a changé de rive après seulement deux ans. La raison était toute simple : la météo automnale. « Les deux premières éditions étaient dans la pluie et la neige. On voulait amener l’événement à être un événement estival », résume le directeur général et cofondateur Claude Demers.

Le déménagement à Mascouche a permis de déplacer le festival au mois d’août, une période jugée beaucoup plus favorable tant pour les exposants que pour les festivaliers. La première édition dans Lanaudière a d’ailleurs rapidement confirmé que le pari était le bon.

L’industrie était prête

La naissance d’Octenbulle coïncide également avec un tournant important pour l’industrie québécoise des spiritueux. Au cours des années 2010, l’assouplissement du régime de permis a favorisé l’arrivée de nombreuses distilleries artisanales, un phénomène comparable à celui des microbrasseries une vingtaine d’années plus tôt.

« On voyait que la popularité des spiritueux était en augmentation. Les cocktails et la mixologie devenaient de plus en plus populaires », explique le fondateur, qui voyait là l’occasion de créer un événement mariant dégustation, musique électronique et ambiance festive.

Aujourd’hui, le contexte a toutefois changé. Les habitudes de consommation évoluent et environ 31 % de la population affirme ne pas boire d’alcool. Le festival s’est adapté en intégrant davantage de produits sans alcool, tout en accordant une place croissante à la programmation artistique.

« On est en train d’équilibrer un petit peu plus le volet dégustation puis le volet programmation », indique M. Demers. Les DJ internationaux, les compétitions de danse et la tribune gastronomique, développée en partenariat avec Barbecue Québec, viennent désormais compléter l’expérience afin d’attirer un public plus large.

Le festival continue aussi de miser sur une consommation responsable. Des panneaux rappellent les services de raccompagnement disponibles et les organisateurs constatent que les festivaliers privilégient généralement les conducteurs désignés ou les déplacements en groupe.

Des éditions marquantes

Parmi les moments marquants de son histoire, le directeur général retient d’abord l’édition de 2022, qui marquait le véritable retour à la normale après les restrictions sanitaires. « Les gens étaient contents de ressortir, de fêter sans se faire pointer du doigt », raconte-t-il.

Plus récemment, l’édition 2025 a constitué une autre étape importante avec la présence de Bassjackers. « C’était la première fois qu’on accueillait un artiste figurant au prestigieux classement Top 100 de DJ Mag. Ça facilite aujourd’hui le recrutement d’autres têtes d’affiche internationales. »

Les ambitions ne manquent pas pour la suite. Les organisateurs souhaitent éventuellement ramener une quatrième journée d’activités le dimanche et développer une seconde zone au parc du Grand-Coteau, où l’offre gastronomique et la programmation pourraient être bonifiées.

Le principal défi demeure toutefois financier. Comme plusieurs événements culturels, Octenbulle compose avec une hausse des coûts et un marché des commandites plus difficile. « On est à l’entre-deux : trop petit pour se qualifier aux grandes subventions, mais déjà trop gros pour être opéré facilement », résume le directeur général.

Malgré ces contraintes, le festival entend poursuivre sa croissance en conservant la formule qui a fait son succès : marier les saveurs, la musique et l’art de vivre estival.