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Catherine Gentilcore : Un an d’opposition féroce à Québec

Ancienne directrice marketing au journal Le Devoir et à l’Opéra de Montréal, elle était jusqu’à tout récemment PDG de Numana, une entreprise en technologies numériques.

Plongée « dans le feu de l’action » dès son arrivée, celle qui a succédé Pierre Fitzgibbon dans le siège de députée de Terrebonne, a dû rapidement plonger dans des dossiers importants concernant les Laurentides, comme Stablex et le projet de loi 69 sur l’avenir énergétique du Québec.

Celle qui s’est rapidement bâti une réputation d’oratrice combative à l’Assemblée nationale a multiplié les interventions lors de l’étude des crédits, talonnant une dizaine de ministres sur des dossiers comme l’économie, l’habitation, la condition féminine, la culture et l’enseignement supérieur. Seule députée de l’opposition dans Lanaudière, elle affirme prendre son rôle au sérieux pour « défendre les enjeux des citoyens de Terrebonne ».

Opposition frontale au gouvernement Legault

Sa première année parlementaire a été marquée par une opposition soutenue à ce que Mme Gentilcore qualifie de « gestion brouillonne, incohérente et opaque du gouvernement Legault ». Parmi ses déclarations sur l’accès à la propriété et l’économie, elle a accusé le gouvernement de la CAQ d’avoir fait doubler la valeur moyenne des maisons. Sur le plan économique, elle a dénoncé l’attribution des subventions publiques, rappelant que le Fonds de développement économique avait engendré des pertes de 5,1 milliards en six ans.

Le Parti Québécois a comme proposition d’abolir ce Fonds au profit d’un environnement d’affaires simplifié : réduction du fardeau fiscal, coupure de la paperasse et élimination des contrôles administratifs jugés inutiles. « Les PME ne peuvent plus avoir deux ou trois employés à temps plein juste pour gérer la paperasse gouvernementale », plaide-t-elle.

En culture et médias, elle s’est opposée au projet de loi 109, dénonçant l’incapacité du Québec à rapatrier les budgets fédéraux et rappelant que la souveraineté culturelle passe par l’indépendance. Elle a aussi tenté, sans succès, de faire élargir le crédit d’impôt destiné à la presse écrite aux contenus audio, vidéo et multiplateformes.

Sur le terrain : une région en pleine croissance et des défis pressants

Terrebonne connaît une croissance fulgurante, exacerbée par l’arrivée de familles quittant Montréal pour des logements plus abordables. Cette croissance accentue les pressions :  manque de places en garderie, manque de places dans les écoles, chantiers interrompus et un déficit d’infrastructures en transport.

Elle réclame une augmentation des investissements annuels en transport collectif et critique sévèrement les compressions effectuées par Québec. Elle souhaite également une bonification du transport en commun, tant pour la population que pour les futurs étudiants. « Il faut financer adéquatement et revoir les trajets selon les besoins réels du terrain », explique-t-elle.

Mme Gentilcore se dit fière de voir se concrétiser le projet de campus universitaire à Terrebonne, un dossier qu’elle défend depuis sa campagne. « C’est une façon de former notre main-d’œuvre ici, de retenir nos jeunes et de leur offrir de meilleures perspectives dans la région. »

Indépendance : une stratégie autour de la mobilisation régionale

Si un gouvernement indépendantiste devait être élu, Catherine Gentilcore entend jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation à Terrebonne et Lanaudière. Elle mise sur « les acteurs déjà très engagés dans la région », ainsi que sur l’historique indépendantiste de la Rive-Nord. Elle souhaite travailler étroitement avec les organisations locales : « Il y a plein de gens qui mobilisent déjà, qui organisent des événements, qui veulent parler du pays. »

Pour elle, la clé réside dans l’ancrage humain : « Il ne faut jamais oublier le pouvoir de conviction du face-à-face. On va convaincre les gens un à un. » La députée attend également le dépôt du Livre bleu, qui servira de base pour les discussions et activités régionales.

« Chaque jour, je me rappelle à quel point j’ai le privilège de faire ce métier », dit-elle d’emblée. Pour la députée, la proximité avec les citoyens demeure au cœur de son engagement : « C’est un privilège de me faire arrêter à l’épicerie, à la pharmacie, dans les rues autour de chez moi, parce que les gens veulent partager leurs préoccupations », dit-elle.

Après un an, Catherine Gentilcore estime que ces premiers mois ont « confirmé [sa] détermination à être une voix forte et rigoureuse pour Terrebonne ». Elle dit vouloir poursuivre sur cette lancée.

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Sports

Fin de parcours pour les Cobras

Une élimination au premier tour qui laisse un goût amer dans le vestiaire, au terme d’une série intense où les détails ont souvent fait la différence.

Le match s’est joué sur un rythme élevé dès les premières minutes. Valleyfield a ouvert la marque en désavantage numérique, mais Justin Duval a répliqué moins de trente secondes plus tard pour ramener les deux équipes à égalité. Les Braves ont toutefois repris les devants avant la fin de la période initiale.

La deuxième période s’est transformée en véritable échange offensif. Nathan Plouffe a marqué deux fois pour maintenir les Cobras dans le match, tandis que Duval complétait lui aussi un doublé. Mathis Valente a participé aux quatre buts des siens avec autant de mentions d’aide.

Au final, les Cobras ont même légèrement dominé au chapitre des tirs au but, avec 39 lancers contre 38 pour Valleyfield. Malgré tout, Dubuc a rappelé que son équipe a dû composer avec plusieurs imprévus, notamment des blessures à la ligne bleue survenues tôt dans la rencontre.

« On a perdu un défenseur au début du match. Ça nous a fait mal, mais les gars qu’on a envoyés ont fait le travail », a-t-il expliqué, rappelant que l’infirmerie a été surpeuplée tout au long de la saison.

Dans les circonstances, explique l’entraîneur, le gardien doit être exceptionnel. « En séries, ça te prend une performance au-dessus de la moyenne de ton gardien. C’est ça la réalité ».

Dubuc n’a d’ailleurs pas caché sa déception à propos d’un moment survenu en troisième période, lorsque son gardien lui aurait demandé d’être retiré du match. Le coach semblait toujours sous le choc face à cette demande en entrevue d’après-match : « C’est les séries, tu ne demandes pas à être retirer ! »

Malgré tout, l’entraîneur estime que ses joueurs ont tout donné dans cette série serrée face à Valleyfield.

« Tout le monde est déçu. On visait grand. Mais à un moment donné, on avait tiré l’élastique pas mal au coton. Il n’y avait plus d’jus dans l’citron », a-t-il résumé.

L’organisation des Cobras a profité de la fin de saison pour remercier ses partisans, ses bénévoles et ses partenaires pour leur soutien constant à la Cité du Sport tout au long de la campagne 2025-2026. Un bilan complet de la saison devrait être dressé dans les prochaines semaines.

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Actualités

Exo modifie plusieurs lignes d’autobus dès le 23 mars 2026

Plusieurs lignes verront leurs horaires modifiés, notamment les lignes 23, 24C et 512 dans Terrebonne-Mascouche, ainsi qu’un large éventail de lignes dans les Laurentides. Des changements d’arrêts sont aussi prévus, dont le retrait du passage sur la rue Chénier à Saint-Eustache, entraînant la suppression de deux arrêts et l’ajout d’un nouvel arrêt sur le boulevard Saint-Louis.

Des ajustements toucheront également les quais d’embarquement autour du Collège Lionel-Groulx. Enfin, certains trajets seront prolongés ou modifiés, notamment la ligne 249 la fin de semaine et les lignes 250 et 514 dans le secteur de Sainte-Anne-des-Plaines.

Les usagers sont invités à planifier leurs déplacements via l’application Chrono et à activer les alertes afin de suivre l’état du service en temps réel.

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Terrebonne : Le Bloc Québécois veut reprendre son château fort

Conquérir Terrebonne ne sera pas aussi facile pour les libéraux. Les bloquistes le croient dur comme fer. Il s’agit, d’ailleurs, de leur château fort. Outre la vague orange de 2011, depuis 1993, la circonscription est au Bloc ce que Gatineau est aux libéraux. « Si les libéraux pensent qu’ils vont l’avoir facile à Terrebonne, ils n’ont pas compris. Ils n’ont pas compris que ça n’a jamais été un territoire libéral depuis que le Bloc québécois existe », met en garde la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné, réaffirmant sa détermination de reprendre la circonscription.

« Quand je me bats, c’est pour gagner », écrit-elle sur ses réseaux sociaux.

Pour Yves-François Blanchet, la prochaine députée de Terrebonne ne sera nulle autre que Nathalie Sinclair-Desgagné. Et il compte travailler dur pour atteindre cet objectif. « Moi, je vais faire du porte-à-porte à Terrebonne. Je vais venir beaucoup dans Terrebonne », promet-il.

Voter pour Nathalie et non pour Carney

M. Blanchet n’a absolument rien contre l’adversaire de sa candidate. Il croit même que c’est une « une excellente personne ». Toutefois, il pense que l’élection ne tourne pas autour d’elle, mais autour de son chef Mark Carney. « Et, parce que la décision appartient aux gens, il y a une question que je vais poser à chaque porte, et je vous invite à faire pareil. Qu’a fait Mark Carney pour le Québec ? [..] Pendant les cinq à dix jours où il a été au Québec, qu’est-ce qu’il a fait pour le Québec », s’interroge-t-il.

Selon Yves-François Blanchet, le premier ministre Mark Carney n’aurait rien fait pour les Québécois depuis son arrivée au pouvoir, hormis le programme Curam pour les retraités, qui dit-il, est un vaste échec. « On veut banaliser [le fait que] que 85 000 personnes n’ont pas eu le bon montant au bon moment, à la bonne adresse », déplore le chef, appelant son équipe à questionner le bilan du premier ministre lors des porte-à-porte. « C’est légitime, on est en démocratie, on va poser la question, justifie-t-il.

Le Bloc veut poursuivre le travail déjà entamé dans Terrebonne, tout en sachant que beaucoup restent à faire. Pour y parvenir, dit Blanchet, la solution est d’élire Nathalie Sinclair-Desgagné, et non une « porte-parole du gouvernement ».

Les gens de Terrebonne « méritent une députée de la trempe de Nathalie qui va se consacrer pleinement à leurs priorités et qui va travailler d’arrache-pied pour eux, de cette manière efficace qu’on lui connaît et qui lui a valu cette victoire historique devant le tribunal de plus haute instance ».

Le Parti Québécois en renfort

Déjà présente sur le terrain pour soutenir la candidate bloquiste, la députée péquiste de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a participé au lancement de la campagne aux côtés du chef bloquiste Yves-François Blanchet et de sa candidate. Il s’agit pour elle de montrer l’appui entier du PQ à la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Madame Gentilcore promet une présence constante sur le terrain, en renforcement au Bloc. « On va être là du début à la fin. Mes collègues députés ont l’intention de venir également. Moi, je vais être là énormément », déclare la députée, précisant avoir fait libérer son agenda pour être présente sur le terrain.

« Je vais être là à chaque fois que tu auras besoin de moi. Ça va me faire extrêmement plaisir d’y être. Parce qu’on est derrière le Bloc, derrière Nathalie. Pas à 90 %, pas à 95 %, à 150 % ».

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Les libéraux déterminés à ramener leur candidate à la Chambre des communes

Marc-Etienne Vien, président du parti, prédit, d’ailleurs, un moment historique pour le parti. Selon lui, « ce sera la première fois dans l’histoire du pays qu’un candidat gagnera le même comté deux fois dans le même temps ».

« Parce que Tatiana […] a gagné le comté le 28 avril dernier. Parce qu’il y a plus d’électeurs dans Terrebonne qui ont voté pour elle que n’importe quel autre candidat. Et c’est exactement ce qui va se reproduire le 13 avril prochain », a-t-il déclaré sous les applaudissements de la foule de militants.

La ministre de la Santé du Canada et députée de Papineau, Marjorie Michel de son côté, rappelle que « c’est la première fois qu’on avait gagné Terrebonne dans notre histoire du Parti libéral du Canada », « Et on va le regagner », martèle-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité de travailler sans relâche, d’aller à la rencontre des électeurs et de les écouter. « Oui, on va avoir une majorité, c’est évident, mais on est à leur service. On sera à leur écoute et on va les représenter à Ottawa », lance-t-elle.

Poursuivre le travail déjà commencé

La candidate Tatiana Auguste dit se battre pour être réélue et poursuivre le travail déjà commencé à la Chambre des communes. « Depuis plusieurs mois, j’ai eu le privilège de représenter les citoyens de Terrebonne. J’ai écouté vos réalités, vos défis, vos ambitions. J’ai piloté des dossiers importants pour la région et je veux les mener à terme », souhaite la candidate qui s’engage à placer Terrebonne « au centre de la transformation de notre pays ». Elle veut que la ville fasse partie de la solution et soit à la table des décisions.

Mme Auguste met en avant le déminage du terrain de l’ancien chantier Saint-Maurice qui permettra la construction de l’échangeur Urbanova, la prévention de la violence chez les jeunes ainsi que la construction de logements abordables.

« Ce que nous avons bâti ici à Terrebonne est formidable, c’est précieux. Et ce que nous sommes en train de bâtir, ce que nous allons bâtir est précieux », promet-elle.

Des poids lourds à Terrebonne

Plusieurs députés fédéraux et provinciaux ont accompagné la candidate, dont les députés Greg Fergus, Steven Guilbeault, ainsi que le député de Québec-Centre Jean-Yves Duclos, entre autres. M. Duclos a estimé sur son compte Facebook que « Terrebonne mérite une voix forte au gouvernement, et Tatiana est la personne tout indiquée pour défendre les familles, appuyer les emplois et bâtir l’avenir ».

Deux autres candidats s’ajoutent à la course électorale à Terrebonne. Il s’agit du néo-démocrate Maxime Beaudoin et Benjamin Rankin du parti vert. Outre qu’à Terrebonne, des élections seront déclenchées à University-Rosedale au centre-ville de Toronto et à Scarborough Sud-Ouest, le 13 avril 2026.

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Actualités Politique

Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

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Culture

Patrice L’Écuyer : Après seulement 32 ans d’absence sur scène

Un retour qu’il aborde avec enthousiasme, même si l’exercice l’a d’abord déstabilisé.

« Ce qui me terrorisait, c’est que le sujet, c’est moi, révèle-t-il. J’avais peur que ça n’intéresse personne. »

Habitué à interpréter des textes et à incarner des personnages, l’animateur et comédien plonge cette fois dans son propre vécu. Un virage intime, où il partage anecdotes personnelles et souvenirs professionnels avec humour et autodérision.

Des débuts façonnés par le théâtre et l’impro

Bien avant de devenir une figure familière du petit écran, Patrice L’Ecuyer a multiplié les rôles au théâtre, notamment au Théâtre du Nouveau Monde et au Théâtre Jean-Duceppe à Montréal. Pendant dix ans, il « n’a fait que jouer », acceptant tous les projets possibles.

« Il faut toujours faire le plus de trucs possibles pour se faire remarquer quelque part, dit-il. C’est de la chance, il faut travailler fort, mais il faut rencontrer le monde au bon moment. »

Sa participation à la Ligue nationale d’improvisation (LNI), où il a été nommé joueur le plus populaire en 1988, a servi de tremplin. « C’était comme une grande audition, confirme-t-il. On voulait se faire connaître. Bien paraître ».

L’animation et la reconnaissance… sans en avoir conscience

Le grand public l’a ensuite découvert comme animateur, notamment à la barre de L’union fait la force et de son talk-show Le show de L’Écuyer, qu’il considère comme l’une de ses plus grandes fiertés. Pourtant, malgré la popularité, il affirme ne pas avoir pleinement réalisé l’ampleur de son succès.

« Je travaillais tellement que je ne voyais pas. Pendant qu’on le fait, on n’a pas cette pression-là. On n’a pas conscience de ça. Des fois, j’avais deux émissions de radio chaque jour. »

Ce rythme effréné lui a toutefois apporté beaucoup de confiance; confiance qui l’a ramené sur les planches d’une scène, où le sujet principal est lui-même. Sa dernière apparition sur scène remontait à 1993, aux côtés de Bernard Fortin, dans Merci beaucoup. Cette fois, il se retrouve seul face au public.

Patrice L’Écuyer parle dès l’ouverture du spectacle avec humilité, presque incrédulité par rapport à sa carrière et à quel point il a toujours senti « avoir grandi devant les gens à la télévision ». Une occasion pour les gens de connaitre le « Patrice » à l’extérieur de la caméra et des textes de théâtre. Parler d’un Patrice qui se livre sur qui il est.


« Les gens avaient l’impression qu’on connaissait Patrice depuis toujours, confie-t-il. Après le spectacle, les gens affirment que maintenant, ils me connaissent [vraiment] ».

Le plaisir d’être là

Au-delà de la carrière, des succès et des décennies passées sous les projecteurs, Patrice L’Écuyer affirme que ce qu’il préfère aujourd’hui, c’est simplement être sur scène.

« C’est ce que je préfère : être sur scène », soutient-il.

Son spectacle, authentique et empreint d’humanité, offre l’occasion de redécouvrir un artiste aimé du public sous un jour plus personnel. Sans écran, sans montage, simplement lui.

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Société

Terrebonne-Mascouche à table revient pour une deuxième édition

L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.

Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.

L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.

« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.

Opération de marketing et de rentabilité

Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »

Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.

Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.

Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.

La MRC mise sur sa culture et sa table

L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.

« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.

Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.

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Sports

Lanaudière conclut la compétition avec 46 médailles

Ce résultat permet à la région de terminer au deuxième rang des délégations les plus améliorées par rapport à l’édition de 2024, souligne Loisirs Lanaudière.

Plusieurs disciplines ont contribué à ce bilan. L’haltérophilie arrive en tête avec 13 médailles, suivie du trampoline, qui a permis aux athlètes de Lanaudière de monter sur le podium à 11 reprises. Le patinage de vitesse et la gymnastique artistique ont également bien fait avec quatre médailles chacune.

Des podiums ont aussi été enregistrés en boxe, patinage artistique, gymnastique, judo, escrime, hockey masculin, plongeon et taekwondo, illustrant la diversité des disciplines dans lesquelles la délégation s’est démarquée.

Intérieur sobre avec mur gris; une personne tient un drapeau coloré et porte une médaille autour du cou.
Photo tirée de la page Facebook Jeux du Québec — Lanaudière – Antoine Richard, gagnant de trois médailles d’argent en haltérophilie, était le porte-drapeau à la cérémonie de clôture des Jeux.

Les athlètes de Terrebonne ont également contribué à la récolte de médailles de Lanaudière. En boxe, Gabriel Leonard a décroché une médaille d’argent. Clara Lebel a obtenu l’argent en escrime, tandis que Jayden Turgeon est monté sur la deuxième marche du podium en judo. En patinage de vitesse, Émile Godin s’est illustré en remportant deux médailles d’argent, portant à cinq le total de médailles pour les représentants de la ville.

Du côté de Mascouche, les athlètes ont aussi connu de bons résultats. Gabrielle Roy a remporté une médaille de bronze en patinage artistique. En patinage de vitesse, Maika Scholten a mis la main sur deux médailles d’argent. En trampoline, Florence Gauthier et Alicia Nardi ont décroché l’argent en équipe, tandis que Zac Lanteigne a également obtenu l’argent. Amylia Leporé s’est particulièrement démarquée en remportant deux médailles d’or dans cette discipline. Au total, les athlètes de Mascouche ont récolté six médailles.

Groupe réuni à l’intérieur; médailles au cou, certificat en main, ambiance d’équipe après une compétition sportive.
Photo ISO FLASH – Médaille d’argent pour l’équipe de hockey masculine de Lanaudière.

L’organisation dit être fière des athlètes, qui ont porté les couleurs de la région avec détermination tout au long de la compétition. Leurs performances ont été saluées, tout comme l’engagement des entraîneurs et accompagnateurs, qui ont contribué à faire ressortir le meilleur de chaque participant.

Loisirs Lanaudière a aussi tenu à remercier les missionnaires, dont le rôle a été jugé essentiel au bon déroulement de l’expérience vécue par les athlètes pendant les Jeux.

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Culture

Steve Hill de passage à Terrebonne

Sorti le 1er novembre 2024, Hangin’ On A String s’inscrit dans la continuité du parcours musical de Hill, quelque part entre le blues et le rock. « Dans la vie, je pense que je fais du blues-rock. Des fois ça penche plus du côté du blues, des fois plus du côté du rock. Pour moi, cet album-là penche plus du côté du rock », explique le musicien.

Avec le temps, Hill dit avoir cessé de vouloir définir précisément son style. « Où c’est que l’un commence et l’autre finit, j’ai arrêté de me poser des questions avec ça. J’y vais avec l’inspiration », résume-t-il.

L’album a été enregistré au célèbre Studio 606 de Dave Grohl, à Los Angeles, dans des conditions qui laissent toute la place à la performance. « On a fait ça live en studio en cinq jours. C’est bien cru. Il y a beaucoup d’énergie sur l’album », raconte Hill.

Cette approche se transpose naturellement sur scène, où les pièces trouvent toute leur ampleur. « Ces chansons-là fonctionnent vraiment bien en spectacle. Ça a été fait pour jouer en show aussi », ajoute-t-il.

Reconnu pour sa formule one-man-band, Hill occupe la scène avec guitare, percussions et voix, une approche qui lui permet de livrer des performances particulièrement intenses. Après plus de trois décennies de carrière et des milliers de spectacles, la passion demeure intacte.

« Je suis encore comme un ado au point de vue de la passion pour la musique. Je ne me tanne pas. Je tripe ces guitares encore autant, sinon plus », confie-t-il.

Cette énergie, Hill la canalise toujours dans un objectif simple : offrir le meilleur spectacle possible. « Ma vie est vraiment axée sur donner des bons shows. Je mets toutes les chances de mon bord pour donner tout le temps le meilleur show possible », affirme-t-il.

Le spectacle présenté à Terrebonne le 12 mars à 20 h permettra au public de découvrir les pièces de Hangin’ On A String dans leur environnement naturel : la scène.