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Mascouche adopte sa toute première Politique de participation publique

Adopter cette politique est une façon pour la Ville de rendre la participation plus accessible, d’améliorer les projets grâce aux idées de la communauté et de s’assurer que les initiatives répondent aux besoins réels des citoyens. La politique établit des règles précises quant à la façon d’informer la population et de l’inviter à donner son avis. Elle repose sur des principes d’ouverture, de collaboration et de neutralité.

Le maire Guillaume Tremblay est convaincu que les meilleurs projets sont ceux construits avec la population. Cette politique est, selon lui, la concrétisation de la vision de la Ville d’offrir des occasions claires et accessibles pour informer, consulter et impliquer les citoyens dans les décisions qui touchent leur quotidien.

« [Cette politique] nous guide pour vous consulter en amont, expliquer les enjeux de manière transparente et vous revenir sur ce que nous avons entendu et sur la façon dont votre contribution a été prise en compte », déclare le maire en préambule du document. Il invite les citoyens à prendre part aux démarches de participation publique lorsqu’ils y seront conviés, à partager leurs idées et leurs préoccupations dans un esprit constructif et de collectivité.

Coconstruire l’avenir de la Ville

La Ville sollicite depuis plusieurs années la participation de la population sur diverses thématiques, notamment par des sondages et des séances de consultation, afin de recueillir des commentaires et suggestions pour éclairer les décisions municipales et nourrir la réflexion autour des projets qu’elle pilote. La Politique de participation publique de la Ville de Mascouche va plus loin. Elle vient structurer la collaboration entre le conseil municipal, l’administration municipale et les citoyens, en appuyant leur engagement à favoriser des moments d’échange et de partage d’information, indique le document.

La Politique encourage une participation active des citoyens aux processus décisionnels de la Ville, tout en reconnaissant la contribution de chacun à l’amélioration d’un milieu de vie rassembleur. Elle vise aussi à partager la réalité et les enjeux municipaux actuels et futurs, et à renforcer le lien de confiance entre la population et l’administration municipale.

Elle poursuit quatre grandes ambitions. D’abord, renforcer le lien de confiance entre les citoyens et l’institution municipale, en intégrant la population aux processus décisionnels de façon transparente et continue. Ensuite, stimuler la participation active des Mascouchois en les informant et en les consultant suffisamment tôt pour qu’ils puissent exercer une véritable influence sur les décisions qui façonnent leur milieu de vie.

La Politique vise également à favoriser l’acceptabilité sociale des projets en s’appuyant sur des démarches ouvertes, qui donnent voix à la diversité des perspectives citoyennes. Enfin, elle entend bonifier la qualité des projets municipaux en les adaptant aux besoins réels et aux attentes de la communauté, dans le respect de l’intérêt collectif.

Des sujets variés, comme les grandes orientations de la Ville, les plans d’action ou l’aménagement de nouveaux parcs, pourront faire l’objet de consultations.

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Terrebonne :« une défaite crève-cœur pour le Bloc québécois »

La démonstration libérale est de taille, portée par une machine électorale à plein régime. L’effet Carney, dans toute sa splendeur et l’incertitude mondiale dont Donald Trump est le symbole, viennent couronner le succès des libéraux dans cette circonscription historiquement souverainiste.

Yves-François Blanchet en est conscient. Le lendemain du scrutin, devant les médias, il a soutenu que « […] dans le contexte d’insécurité qui caractérise encore la réalité canadienne et québécoise, les folies de Donald Trump et les incertitudes économiques ont fait en sorte que cet effondrement du vote des conservateurs et du NPD est allé renforcer le vote du Parti libéral ».

Pour le professeur Daniel Béland, « il n’y a pas grand-chose que Yves-François Blanchet et le Bloc puissent faire en ce moment, sinon essayer de sauver les meubles. ». Toutefois, souligne M. Béland, « le Bloc […] c’est un parti qui constitue quand même le deuxième choix des Québécois. »

« Quant au Bloc, c’est sûr que la défaite d’hier, c’était une défaite crève-cœur. Mais en même temps, ils voulaient vraiment l’emporter. Ils ont mis beaucoup d’efforts dans cette course-là. »

– Daniel Béland, professeur James McGill, département de science politique, Université McGill.

Le Bloc n’a pas dit son dernier mot

La majorité obtenue par le Parti libéral, notamment en glanant des transfuges et à travers l’élection partielle du 13 avril, confère à Mark Carney les coudées franches pour une durée d’environ trois ans et demi. M. Blanchet compte profiter de ce laps de temps pour continuer à parler de souveraineté et rappeler aux Québécois « les avantages pour le Québec d’être un pays à part entière. »

« Tôt ou tard, plutôt tôt que tard, il faudra que le Québec reprenne son chemin. Le chemin qui lui est propre. Le chemin de la souveraineté. Dès que les Québécois le voudront. »

– Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois

La Chambre des communes sera pour le chef ce haut lieu « d’une nécessaire réflexion sur l’appropriation par le Québec de tous les attributs de la souveraineté ». Se disant fier de la performance de son parti, M. Blanchet rappelle que « la balle est dans la cour de M. Carney ».

« Désormais, et pour la première fois depuis 2015, notre travail s’inscrit dans la durée », insiste M. Blanchet, qui se dit très patient.

Résultat « décevant »

La libérale Tatiana Auguste a remporté l’élection partielle avec 48,3 % des voix, contre 46,9 % pour sa rivale Nathalie Sinclair-Desgagné. Adrienne Charles du Parti conservateur a récolté seulement 3,3 % des votes, tandis que le NPD n’en a recueilli que 0,5 %.

Le chef du Bloc estime ses résultats plus performants que l’année dernière, où son parti avait obtenu 38,7 %, lors des élections de 2025. Il admet toutefois que le résultat du 13 avril 2026 est « décevant », mais pas du tout gênant.

Avec un tel résultat, les conservateurs se sont écroulés et le NPD a complètement disparu de la carte, soutient le professeur Daniel Béland. Le parti de Pierre Poilievre est passé de 18,2 % en 2025 à 3,3 %. Quant au NPD, il a chuté de 6,3 % à 0,5 %. « Mais les autres partis doivent se poser des questions. Les conservateurs et le NPD, qu’est-ce qu’il leur reste au Québec ? », poursuit-il, qualifiant d’alarmants les résultats de ces deux partis.

Heureusement pour eux, observe le professeur Béland, il n’y a pas d’élection générale à l’horizon, car selon lui, ces deux formations politiques se feraient battre à plate couture. Il estime que cette période de trois ans donnera « peut-être » le temps au NPD et aux conservateurs de se reconstruire.

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Les libéraux reprennent le château fort du Bloc Québécois

La libérale Tatiana Auguste l’a emporté avec 731 votes d’avance (48,4 %) contre la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné (46,8 %), soit 730 voix de plus que lors de l’élection précédente, remportée par un seul vote par Tatiana Auguste, avant d’être annulée par la Cour suprême.

« Terrebonne est à la table des décisions maintenant », a lancé Mme Auguste face à la foule de libéraux réunis pour l’occasion. Elle promet de travailler tous les jours « pour que la voix de Terrebonne soit entendue partout à Ottawa et où ça compte absolument ».

« Je vais être prête à travailler pour tous les citoyens de Terrebonne […] tous les organismes communautaires, les entreprises, tout le monde. Donc je suis prête, on se met au travail. »

– Tatiana Auguste, députée libérale élue de Terrebonne

Elle a remercié les militants, les bénévoles, les membres de sa famille, ainsi que tout le caucus pour leur travail, déclarant : « Ça va [être] un plaisir d’être de retour parmi le plus grand caucus du Québec. »

Une ambiance festive

Au rassemblement des libéraux, l’ambiance de fête était palpable. La musique battait son plein et les cris de joie à chaque décompte retentissaient dans la salle. La soirée a toutefois été serrée, les deux rivales se partageant la tête du scrutin à plusieurs reprises. À certains moments, le Bloc menait par une majorité confortable, forçant la ministre fédérale de la Santé et marraine de la campagne libérale à déclarer que, « quels que soient les résultats, nous serons toujours fiers d’elle », adoptant une certaine réserve quant à l’issue du scrutin.

Le soulagement était bien présent chez la ministre, qui a esquissé quelques pas de danse au milieu de ses partisans. Elle dit accueillir cette victoire avec beaucoup de gratitude, saluant le travail accompli par son équipe tout au long de la campagne. « Parfois on travaille fort et on n’a pas les résultats escomptés », admet-elle. « Mais cette fois-ci, on a travaillé fort, ensemble, tous ensemble, parce que c’est une victoire d’équipe. […] Et je crois que les gens de Terrebonne peuvent nous faire confiance, parce que quand une équipe est soudée, elle peut livrer encore mieux », soutient-elle.

Le député fédéral Bienvenu-Olivier Ntumba croit que « c’est le fruit d’un travail acharné », rappelant la décision de justice rendue par la Cour suprême en faveur de la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné, qui avait contesté la victoire par un seul vote de sa rivale, en raison d’une irrégularité imputable à Élections Canada. « On l’a respectée, on a dit : on retrousse les manches, on va sur le terrain. On a travaillé, ce soir les gens de Terrebonne ont tranché à nouveau et d’une manière très claire », a-t-il déclaré.

« Tatiana Auguste est la nouvelle députée fédérale de Terrebonne et on la ramène à Ottawa », a conclu le député libéral.

La candidate libérale était entourée de bénévoles, de collègues, ainsi que de membres de sa famille, dont sa mère Marceline Alexandre Auguste, qui n’a pas tari d’éloges envers sa fille. « Je suis énormément contente. J’étais stressée parce que quand je voyais ma fille, comment elle travaille. Des fois, ça me touche, mais maintenant, elle a travaillé fort, puis elle a réussi », a-t-elle déclaré.

L’effet Carney

Les libéraux ont déployé une machine redoutable afin de gagner ces élections. Le premier ministre Mark Carney s’est présenté à deux reprises à Terrebonne, en soutien à sa candidate. Plusieurs ministres et députés ont défilé à tour de rôle afin de prêter main-forte dans la bataille enclenchée pour ramener Tatiana Auguste à Ottawa.

Pour la ministre Marjorie Michel, l’influence de Mark Carney sur la victoire de la candidate est incontestable. « Il y a plein de facteurs, dont, certainement, la popularité de M. Carney. Les gens disent qu’ils se sentent en confiance avec M. Carney. C’est ce qui nous a permis de remporter de manière un peu plus solide cette victoire aujourd’hui », soutient la ministre.

« Avec presque 800 voix, je ne pense pas qu’on ira en recomptage », a-t-elle conclu.

Les trois circonscriptions en jeu lors de ces élections partielles sont désormais acquises aux libéraux, leur accordant une majorité confortable à la Chambre des communes.

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Le Bloc échoue à Terrebonne

Après une longue lutte serrée et acharnée dans le comté de Terrebonne, qui s’était terminée par une différence d’un seul vote, la libérale Tatiana Auguste du Parti libéral du Canada l’emporte finalement avec 48,4% des votes contre 46,8% pour la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné. Le dépouillement s’est terminé à 00 h 15.

La candidate bloquiste a tenu à souligner les efforts des bénévoles qui ont prêté main forte à son équipe électorale ainsi que ceux des députés du Bloc Québécois et du Parti Québécois qui l’ont accompagné sur le terrain.

« Ce sera à leur tour de porter les intérêts de Terrebonne », dit-elle en parlant de ses collègues siégeant à la Chambre des communes.

Du côté du Bloc Québécois, on juge que le Parti libéral n’a pas besoin d’un siège de plus, puisqu’il est en territoire majoritaire suite à la victoire de Doly Begum dans la circonscription de Scarborough-Sud-Ouest. De plus, on dénonce un financement trois fois plus élevé et des sorties du Premier ministre, Mark Carney, dans la circonscription. Des moyens qui ont été jugés inégaux.

« Malgré cela, ils l’ont remporté que par quelques centaines de votes », soutenait Mme Sinclair-Desgagné.

Sur le terrain, les militants espéraient des résultats plus convaincants. Clovis Valade, militant du Bloc Québécois, affirmait que le résultat sur le terrain serait probablement très serré, en raison d’un nombre d’indécis, lors de son porte-à-porte. « Les gens prennent souvent leur décision dans l’urne », affirmait-il.

Tatiana Auguste récupère donc, pour vrai cette fois, la circonscription de Terrebonne, circonscription que Nathalie Sinclair-Desgagné a représenté de 2021 et 2025.

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Le vote est ouvert dans Terrebonne

Les bureaux de vote, dont la liste est disponible sur le site d’Élections Canada, sont ouverts jusqu’à 20 h 30. Les électeurs doivent s’y présenter avec une preuve d’identité et d’adresse. Selon l’organisme électoral, les électeurs de la circonscription de Terrebonne qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale peuvent tout de même voter, à condition de s’inscrire directement au bureau de vote le jour du scrutin.

« Les électeurs qui votent par bulletin spécial dans leur circonscription et qui n’ont pas encore posté leur bulletin rempli doivent le déposer en personne au bureau local d’Élections Canada; ils ont jusqu’à la fermeture des bureaux de vote dans leur circonscription pour le faire », écrit Élections Canada, précisant que les bulletins de vote reçus après la fermeture des bureaux de vote ne seront pas comptés.

Cette élection se distingue par l’utilisation d’un bulletin de vote en blanc, sur lequel l’électeur doit impérativement inscrire le nom et le prénom du candidat choisi. Si un électeur écrit uniquement le nom du parti, son bulletin ne sera pas comptabilisé. Pour un électeur avec qui la rédaction s’est entretenue, « cela ne fait aucun sens ». Selon lui, un bulletin de vote adapté pourrait créer des inégalités.

Une véritable bataille

Cette joute électorale est une reprise de l’élection fédérale de 2025, remportée par une seule voix par la candidate libérale Tatiana Auguste. La Cour suprême avait invalidé les résultats à la suite des contestations du Bloc Québécois et d’une bataille judiciaire menée par la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Depuis, les deux candidates sont engagées dans une véritable bataille, chacune défendant des enjeux qu’elles jugent cruciaux pour Terrebonne. Pour Mme Auguste, la construction de l’échangeur Urbanova figure parmi les principales préoccupations des électeurs, tandis que Mme Sinclair-Desgagné met de l’avant le projet du TGV Alto et les potentielles expropriations qu’il implique.

Cette bataille oppose le Bloc Québécois, qui veut reconquérir son château fort, au Parti libéral, déterminé à obtenir une majorité absolue. « On va tout faire pour gagner », a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Le Bloc Québécois, de son côté, entend tout faire pour empêcher les libéraux d’atteindre leur objectif.

Perdre Terrebonne serait un véritable affront pour le Bloc Québécois, estime Daniel Béland, professeur James McGill au département de science politique de l’Université McGill. « Le Bloc veut défendre sa position au Québec et montrer que le parti demeure important, malgré le fait que les libéraux se dirigent vers un gouvernement majoritaire », souligne ce spécialiste de la politique canadienne. Il soutient qu’en cas d’échec du Bloc, le parti pourrait voir son influence diminuer à Ottawa.

« S’il y a assez de sièges, ils n’auront plus le même rôle dans les comités parlementaires. Évidemment, les votes de confiance ne joueront plus vraiment un rôle. Alors, cela va réduire l’influence politique du Bloc, peu importe ce qui se passe lundi », explique le professeur Béland.

À moins d’une surprise dans les deux circonscriptions ontariennes, une victoire du Bloc à Terrebonne constituerait tout de même un baume pour le parti, relativise le spécialiste.

En plus de la circonscription de Terrebonne, où se tient la reprise de l’élection d’avril 2025, les comtés torontois de University–Rosedale et de Scarborough–Sud-Ouest voteront eux aussi pour leur prochain représentant à la Chambre des communes. Dans ces derniers, les libéraux misent respectivement sur Danielle Martin et Doly Begum.

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Négociation de mauvaise foi – La CSD poursuit le gouvernement

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a déposé un recours judiciaire pour négociation de mauvaise foi contre le gouvernement du Québec, après plus de 36 mois de négociation au nom de plus de 3 500 familles d’accueil à l’enfance et résidences d’accueil à l’adulte. Il s’agit d’une première dans l’histoire des négociations des ressources de type familial (RTF).

Depuis l’échéance de l’entente collective le 31 mars 2023, plus de 37 rencontres de négociation et 7 séances de médiation ont eu lieu sans progrès significatif sur le volet monétaire. Les RTF réclament un ajustement de leur rétribution pour couvrir la hausse du coût de la vie et les dépenses de base.

« Le gouvernement refuse de faire la moindre contre-proposition à la table de négociation. C’est non, mur à mur », affirme Kaven Bissonnette, vice-président de la CSD. Selon lui, des ressources intermédiaires faisant le même travail ailleurs au Québec reçoivent 36 % de plus en remboursement pour les mêmes dépenses.

Contrairement à d’autres travailleurs, les RTF n’ont pas le droit de grève ni de moyens de pression. « Lorsqu’une partie n’a aucun rapport de force, l’autre peut étirer les négociations indéfiniment, sans conséquence. Le recours juridique est devenu notre seule option », ajoute le vice-président. La CSD invoque l’article 40 de la Loi sur la représentation des ressources, qui impose une obligation de négocier de bonne foi.

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L’accessibilité universelle se concrétise à Mascouche

Ce plan propose un ensemble de mesures destinées à réduire les obstacles, à favoriser la pleine participation de la population à la vie citoyenne et à améliorer l’accès aux services municipaux.

La Ville a déjà entrepris plusieurs démarches en ce sens et prévoit notamment l’installation d’une rampe d’accès permanente afin de garantir un accès universel à la salle du conseil municipal. Elle entend également procéder à une évaluation de l’accessibilité de son système d’alerte municipale pour assurer une communication efficace en situation d’urgence.

Par ailleurs, la municipalité envisage l’acquisition de mobilier actif pour la Bibliothèque Bernard-Patenaude afin de favoriser la concentration et l’inclusion des enfants ayant des besoins particuliers, tout en bonifiant sa politique d’approvisionnement pour y intégrer des critères d’accessibilité universelle.

Un droit fondamental

L’accessibilité universelle est, pour le maire de Mascouche, M. Guillaume Tremblay, « un droit fondamental et un engagement concret qui guide nos actions ». « Nous continuons aussi de rendre nos événements plus accessibles et de bonifier l’accessibilité de l’information municipale », indique M. Tremblay.

L’année 2025 à Mascouche a été marquée par la mise en place de plusieurs initiatives importantes visant à améliorer l’accessibilité aux services et aux infrastructures pour l’ensemble des citoyens. Selon un communiqué, la Ville a notamment élargi sa démarche de consultation en ouvrant, pour la première fois, la rencontre annuelle aux organismes culturels ainsi qu’à des partenaires externes, renforçant ainsi la portée collective des actions menées sur le territoire.

Par ailleurs, les célébrations entourant le 275e anniversaire de la Ville ont été pensées dans une perspective inclusive, avec l’intégration de mesures concrètes telles qu’une zone surélevée adaptée, du transport adapté et des voiturettes d’assistance afin de permettre à tous de participer pleinement aux festivités.

Des améliorations ont également été apportées aux infrastructures, notamment au petit pavillon du parc du Grand-Coteau, où des travaux ont été réalisés pour accroître l’accessibilité, incluant l’installation de portes automatiques et l’adaptation des équipements sanitaires. La Ville souligne également la mise en place d’un service de vote itinérant permettant aux personnes dans l’incapacité de se déplacer d’exercer leur droit de vote. Il s’agit pour Mascouche de favoriser la participation citoyenne.

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Terrebonne: Le Congrès du Parti libéral à l’heure du vote

Un signal clair de l’importance stratégique que les libéraux accordent à ce siège qui confirmerait la majorité tant convoitée à la Chambre des communes dès lundi soir, ou qui pourrait être renforcée si les libéraux remportent également les deux circonscriptions torontoises, considérées comme des châteaux forts du parti depuis plusieurs années.

Des milliers de libéraux se sont retrouvés à Montréal dans le cadre de ce congrès, qui s’est déroulé du 9 au 11 avril 2026. La ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, rejette fermement toute association de l’événement à la campagne électorale de Terrebonne. « Pour organiser un congrès de 4 500 personnes dans une ville, il faut réserver plus d’un an à l’avance », lâche-t-elle, précisant avoir su que le congrès se tiendrait à Montréal bien avant les dernières élections. « Donc, ça n’a vraiment aucun lien », a-t-elle tranché. »

Une question de « timing »

Pour le spécialiste en politique canadienne, le professeur Daniel Béland, la présence des libéraux à Montréal cette fin de semaine est purement stratégique. Il souligne la question du « timing ». Tenir un congrès au Québec dans ce contexte, dit-il, est « une façon implicite de montrer que le Parti libéral du Canada est très intéressé par ce qui se passe au Québec ». « Et c’est important pour le parti », affirme-t-il.

« Le Québec, c’est très important pour eux sur le plan électoral, évidemment. Donc oui, le choix de Montréal, c’est un choix stratégique pour essayer d’une certaine façon de renforcer leur message envers le Québec. »

– Daniel Béland, directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill, professeur James McGill au Département de science politique de l’Université McGill.

Selon le professeur Béland, les libéraux n’ont pas besoin de Terrebonne pour obtenir leur majorité, les deux sièges torontois en jeu étant des châteaux forts libéraux. Ils sont presque certains d’obtenir une majorité de sièges sans déclencher une nouvelle élection générale, soutient-il. Le Québec n’en demeure pas moins, aux yeux du spécialiste, « une province essentielle en termes de nombre de sièges, mais aussi, évidemment, parce que c’est la seule province à majorité francophone. »

Photo Christophe Godon
Le premier ministre du Canada a profité de sa visite pour serrer quelques mains.

Beaucoup d’appelés

La candidate libérale a profité de la tribune du congrès, samedi, pour lancer un appel aux milliers de militants présents afin de poursuivre le porte-à-porte à ses côtés. « Nous savons que pour gagner Terrebonne, c’est une porte à la fois, un appel à la fois, une conversation à la fois, et j’ose dire, un vote à la fois », a-t-elle déclaré, avant de conclure sous les applaudissements que « c’est ensemble que nous allons gagner Terrebonne. » Plusieurs poids lourds libéraux seront à Terrebonne dimanche et lundi, dont la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Des porte-paroles libéraux seniors, ainsi que plusieurs militants seront présents à la soirée électorale lundi.

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Un règlement encadre la violence verbale à l’encontre des policiers

Ces propos d’une violence inouïe ont incité les partis politiques de l’Assemblée nationale à adopter, à l’unanimité, une motion du Parti Québécois visant à modifier la Loi sur la police, afin d’interdire, au Québec, les insultes et injures contre des agents de la paix sur le terrain.

La vidéo en question montre la policière afficher un calme olympien face à une salve d’injures, de la part de l’automobiliste, visiblement interpellé pour des vitres teintées jugées illégales. Ce dernier n’a écopé d’aucune amende, parce qu’à Montréal, il n’existe aucun outil pour sanctionner les insultes envers les policiers.

À Terrebonne, un règlement municipal encadre, depuis 2015, ce type de comportement. Le Règlement R-4001 sur la paix, l’ordre public et le bien-être général. Adopté par le conseil municipal de la Ville de Terrebonne le 11 mai 2015, il interdit d’insulter, d’injurier ou de gêner un membre de la Direction de la police ou un agent de la paix lors d’une intervention policière.

Selon l’outil en question, le policier visé par les insultes donne à la personne en cause un constat d’infraction, au même titre qu’une infraction au Code de la sécurité routière. Cette personne risque une amende de 200 $ à 1000 $, et en cas de récidive dans les 24 mois, l’amende passe de 400 $ à 2000 $.

Le sommet de la pyramide

Malgré le règlement en vigueur, subir des insultes ou de la violence verbale en intervention est le quotidien des policiers et policières à Terrebonne, confie une agente de police jointe au téléphone. « Les policiers se font constamment insulter », lâche-t-elle.

Même constat du côté du vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne, Jean-Philippe Gagné, qui dit observer que le règlement n’a pas un effet dissuasif réel sur le terrain. Cependant, jamais ses membres n’ont eu à essuyer des propos d’une telle violence, fait-il remarquer.

« C’est un cas d’exception au niveau de la gravité des [propos]. Ce cas-là, c’est le top de la pyramide », insiste-t-il.

Vincent Charbonneau, capitaine aux affaires publiques de la police de la Ville de Terrebonne, reconnaît pour sa part que des propos à caractère misogyne ont déjà été adressés à des policières de Terrebonne. « Je suis certain que c’est déjà arrivé », admet-il, précisant que ces incidents ne sont pas répertoriés de façon spécifique.

Face à ce type de comportement, l’arrestation n’est pas la réponse privilégiée, établit-t-il, expliquant que les policiers gardent leur calme, regagnent leur véhicule et procèdent en deux temps. D’abord, ils émettent le constat d’infraction lié à l’interception initiale, « exemple une limite de vitesse, un stop ou des défectuosités sur le véhicule », ensuite, un second constat pour les insultes ou injures proférées durant l’intervention.

« […] Des fois, il va peut-être déjà avoir une arrestation pour une infraction criminelle. Et à travers l’infraction criminelle, la personne détenue va aussi insulter et injurier l’agent. Et là, c’est seulement un constat d’infraction qui est donné. Il n’y a pas d’arrestation à ce moment-là », explique M. Charbonneau, insistant sur le fait que chaque intervention étant unique, c’est à l’agent sur le terrain d’évaluer la situation et de décider de la marche à suivre en fonction de ce qu’il observe.

Le vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne affirme que dans un cas semblable à celui de la vidéo, l’automobiliste aurait certes reçu un constat d’infraction, mais la situation aurait pu aussi se solder par une arrestation, si les insultes s’étaient poursuivies. « On pourrait finir par l’arrêter pour mettre fin à l’infraction », déclare-t-il.

Moins qu’une protection, davantage un outil contre la violence verbale

M. Gagné ne croit pas que le règlement puisse protéger les forces de l’ordre contre ce type de comportement. Il s’agit, selon lui, d’un outil de négociation permettant de « faire désescalader » la situation. « Ça va faire réfléchir les gens quand tu leur [dis] qu’ils peuvent avoir une amende excessivement salée ».

Le mieux, selon le capitaine Charbonneau, « c’est de garder son calme face à la situation et de privilégier le dialogue ». La formation des policiers en matière d’intervention et de désescalade leur permet de comprendre la situation et de « tempérer les propos », explique-t-il.

« Le but, c’est justement de ne pas aggraver la situation. »

Les citoyens qui contreviennent au règlement agissent, selon lui, sans égard au sexe de l’agent en présence. « [..] C’est souvent l’uniforme ou le travail qui se fait insulter », souligne-t-il, rappelant qu’aucun agent n’est à l’abri des insultes malgré le règlement.

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Les électeurs de Terrebonne auront droit à un bulletin de vote en blanc

Les électeurs qui se rendront aux urnes ou qui voteront par anticipation devront eux-mêmes inscrire le nom du candidat de leur choix sur le bulletin de vote, plutôt que d’apposer le traditionnel « X » dans le cercle correspondant. Pour que le vote soit pris en compte, l’intention de l’électeur doit être claire, même si le nom du candidat est mal orthographié. Les électeurs peuvent également inscrire le nom du parti sur le bulletin, précise Élections Canada.

« Si le nom inscrit fournit à l’équipe chargée du dépouillement suffisamment d’informations pour déterminer l’intention de l’électeur, le bulletin sera pris en compte. Si l’intention de l’électeur n’est pas claire, le bulletin ne pourra pas être pris en compte », écrit Matthew McKenna, porte-parole de l’organisme.

Si l’électeur n’inscrit que le nom du parti, laisse le bulletin en blanc, ou s’il mentionne le nom d’une personne qui ne se présente pas dans cette circonscription, son vote ne sera pas pris en compte, prévient le responsable.

Une mesure qui inquiète

Le Bloc Québécois est monté au créneau, critiquant le bulletin de vote adapté prévu par Élections Canada dans la circonscription de Terrebonne. « La solution proposée par Élections Canada est pire que le mal. Elle suggère que les activistes ont réussi », a écrit le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, sur son compte Facebook, dénonçant ainsi les activistes qui, selon lui, compliquent le processus électoral.

Pour la candidate libérale Tatiana Auguste, les enjeux d’accessibilité liés au bulletin de vote adapté sont une réelle préoccupation. Élections Canada doit mettre en place les mesures nécessaires, dit-elle, pour garantir que tous les citoyens puissent voter dans les meilleures conditions. « Donc, pour moi, ce sera à Élections Canada de gérer ça parce que la décision est déjà prise », indique-t-elle.

Le Comité du bulletin de vote le plus long, un groupe qui milite contre le système électoral actuel, a inscrit une quarantaine de candidats indépendants à l’élection partielle du 13 avril 2026 dans Terrebonne, forçant Élections Canada à revoir sa stratégie dans cette circonscription.

Si la nouvelle mesure vise à accommoder les électeurs, Élections Canada se dit consciente que ces changements pourraient réduire l’accessibilité du bulletin de vote pour certains. Toutefois, les électeurs pourront compter sur les travailleurs électoraux, qui font le serment de protéger le secret du vote, ainsi que sur l’aide d’un proche.

« Si un électeur pense avoir besoin d’aide, il est toujours conseillé de contacter à l’avance le bureau local d’Élections Canada afin de s’assurer qu’il bénéficiera du soutien nécessaire, indique l’organisme, précisant que « toute personne aidant un électeur à remplir ou à déposer son bulletin de vote doit signer une déclaration solennelle attestant qu’elle ne tentera pas d’influencer le choix de l’électeur, qu’elle remplira le bulletin conformément aux instructions de l’électeur et qu’elle préservera le secret du vote de l’électeur ». 

Élections Canada rassure

L’organisme électoral met en œuvre des mesures visant à apaiser les craintes. Il dit s’appuyer sur l’expérience acquise lors des précédentes élections partielles, notamment celle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin de vote similaire avait été utilisé. Selon Matthew McKenna, la plupart des électeurs avaient trouvé facile de voter et de remplir leur bulletin en blanc adapté.

« Le nombre de bulletins rejetés lors de l’élection partielle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin similaire avait été utilisé, était bien inférieur à celui enregistré dans la même circonscription lors des élections fédérales de 2025, où un bulletin standard avait été utilisé », assure-t-il, précisant que l’organisme veille à ce que les électeurs sachent comment utiliser le bulletin adapté et puissent facilement vérifier le nom du candidat de leur choix au moment de voter.

Plusieurs dispositions sont prises pour faciliter le vote, telles que le renforcement de la formation du personnel, l’élaboration de nouveaux supports d’information et outils, et la mise en place d’aides supplémentaires dans les bureaux de vote.

Des leçons apprises

La décision d’un bulletin adapté s’appuie sur des expériences du passé où l’organisme a dû s’adapter à une liste de 91 candidats dans la circonscription de Carleton, en 2025 lors de la 45e élection générale.

« Nombre d’entre [les électeurs] ont déploré le manque d’accessibilité de ces bulletins et ont dit craindre que le secret du vote ne soit compromis », explique M. McKenna, soulignant des problèmes rapportés par le Comité consultatif sur les questions touchant les personnes handicapées.

Le bulletin de vote en blanc adapté permettra « de conserver les caractéristiques de sécurité et d’intégrité habituelles, comme la souche et le talon, dont n’étaient pas dotés les longs bulletins de certaines élections précédentes », assure Élections Canada.

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