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Société

Galilée honore ses donateurs

Ils sont des particuliers, des entreprises, des partenaires qui accompagnent l’institution, l’aidant à poursuivre son idéal afin de préserver la dignité des familles, nourrir les enfants avant l’école, au-delà du simple fait de distribuer des boîtes.

La mission de Galilée repose sur le dépannage alimentaire, l’éducation alimentaire et la récupération alimentaire. En 2025, ce sont quelque 340 ménages qui ont bénéficié des services de l’organisme, pour un total d’environ 5 000 dépannages, sans compter les paniers de Noël et les autres initiatives. Chaque famille reçoit un panier d’une valeur d’environ 250 $, comprenant de viande, des produits laitiers, des fruits et légumes, pour une contribution symbolique de seulement 10 $ par mois.

À cela s’ajoutent les cuisines collectives aux deux semaines, où les membres apprennent à cuisiner le contenu de leur panier, réduisant ainsi le gaspillage alimentaire. Le frigo sympathique, ouvert 24 heures sur 24, 365 jours par année, est accessible à toute la population de Terrebonne, pour déposer ou récupérer de la nourriture librement. Galilée offre également un camp de jour à seulement 10 $ pour tout l’été.

Donner quand les dons se font plus rares

Avec un budget annuel d’environ 400 000 $, dont près de 80 000 $ proviennent de dons privés, l’apport des donateurs n’est pas symbolique. Il est structurant. Ils jouent un rôle qui n’est pas à négliger, permettant à l’organisme d’enrichir ses paniers, et de maintenir des services de qualité, alors que le coût des aliments ne cesse d’augmenter et que les dons en denrées se font plus rares.

Pourquoi ? Parce que le contexte a changé.

L’arrivée d’une chaîne de magasins de liquidation alimentaire a bouleversé la chaîne de distribution. Les fournisseurs, qui donnaient auparavant leurs surplus aux banques alimentaires, préfèrent désormais les vendre. Résultat : Galilée et ses partenaires, dont Moisson Laurentides, reçoivent moins de denrées qu’avant.

« Donc, ça impacte beaucoup notre budget. On reçoit moins de denrées qu’avant de nos partenaires. Puis, il reste beaucoup moins de choses pour les banques alimentaires.

Même pour Moisson-Laurentides, avec qui on fait affaire, on remarque qu’il y a vraiment une baisse. Ce n’est pas de leur faute. »

Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme Galilée

Les subventions gouvernementales, elles, ne représentent que 32 % du budget de l’organisme, et le financement par projet, souvent limité dans le temps, ne permet pas d’assurer une stabilité durable. « Le gouvernement ne croit pas souvent que les organismes communautaires, c’est un investissement. Il voit ça plutôt comme une charge et ça ne devrait pas, parce que c’est vraiment un investissement au niveau de la communauté », souligne Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme.

« Sans eux, on aurait beaucoup de difficultés. […] Mais c’est sûr que ce n’est pas assez », plaide la responsable.

Galilée peut compter sur quelque 2 000 bénévoles par année. Une subvention avait permis de financer une ressource pour assurer la coordination des services et encadrer les bénévoles, mais à son terme, la ressource a dû être abandonnée.

« Donc, il faut que je trouve une autre subvention pour payer cette personne-là », plaide la responsable.

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Culture

Hurtubise Oeuvres choisies – Une nouvelle galerie d’art au Théâtre du Vieux-Terrebonne

En grande première, place aux œuvres de Jacques Hurtubise, artiste sérigraphiste renommé ayant longtemps créé dans son atelier du chemin Saint-Louis, à Terrebonne.

L’inauguration de cette nouvelle galerie d’art s’est tenue le 4 juin dernier en présence de nombreux invités et surtout, de Christiane Deshaies, grande amie et responsable de la succession artistique de l’artiste Hurtubise, décédé en 2012.

C’est donc dans une joyeuse ambiance qu’amis, dignitaires et représentants des médias ont pu découvrir cette première exposition, précédée des explications de Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, puis de Claudéric Provost, directeur général et artistique, qui y ont vu une belle opportunité d’offrir des expositions aux spectateurs s’étant déplacés pour un événement culturel dans ce magnifique établissement aux abords de l’Île-des-Moulins.

Enrichir l’expérience culturelle

En prenant la parole, le directeur Claudéric Provost a rappelé avoir observé les murs vides à son arrivée à la tête de La Nouvelle Société, il y a quatre ans. « On se disait que les 500-600 paires de “fesses” qui venaient tous les soirs ici et qui ont payé un billet pour voir un spectacle, on pourrait les mettre en relation avec les arts visuels et sans que ça ne coûte rien. Et on est parti de là », a expliqué M. Provost.

L’équipe s’est donc mise à la recherche de financement et entrepris d’acheter du mobilier adapté pour finalement pouvoir investir entre 40 000 $ et 50 000 $ dans cette aventure grâce à l’obtention de subventions et au soutien de partenaires.

L’Équipe de La Nouvelle Société souhaite donc enrichir l’expérience culturelle des spectateurs du théâtre qui accueille plus de 100 000 personnes annuellement. Déjà, trois grandes expositions annuelles sont prévues et que l’on pourra découvrir les œuvres sur le grand mur arrondi de la Galerie 866 du 2e étage durant quatre mois chacune. En dehors du calendrier événementiel de la scène théâtrale et musicale, il faudra réserver pour visiter l’exposition en cours.

Personne posant dans une galerie d'art entre deux sérigraphies colorées encadrées aux motifs abstraits éclaboussés
Photo Reine Côté

Exposition Œuvres choisies

« Pour donner vie à cette galerie pour la toute première fois, il nous fallait une exposition forte et audacieuse. Pour ceux qui ne connaissent pas Jacques Hurtubise, c’est une figure majeure de l’art québécois. Accueillir Jacques Hurtubise à la Galerie 866 est aussi un geste sentimental pour nous parce que cet artiste de renommée internationale, qui a exposé à Paris, Londres Sao Paulo, a été un fier résident de Terrebonne et il a gardé son atelier ici pendant de nombreuses années. Donc ce soir, c’est un peu comme si ses œuvres revenaient à la maison », a souligné la directrice du volet Patrimoine et Événements, en expliquant le choix de Jacques Hurtubise.

Pour lui rendre hommage, la direction de la Nouvelle Société s’est donc entendue avec le galeriste Simon Blais, pour une sélection de 20 sérigraphies réalisées entre 1970 et 2012. Il s’agit d’œuvres aux contrastes chromatiques, parfois en noir et blanc, mais aussi mises en valeur par l’inclusion de couleurs éclatantes, dont le rose vif, qu’affectionnait particulièrement l’artiste, qui avait fait l’École des Beaux-Arts de Montréal.

« On espère que vous allez être frappés par la spontanéité de son geste et bien sûr par sa maîtrise légendaire de la couleur. Chez Hurtubise, le rose n’est pas qu’une couleur ; c’est un cri de liberté radicale », a commenté Mme Laframboise.

Éclatement créatif

Né à Montréal, l’artiste peintre est parti étudier ensuite à New York où il a eu une réelle révélation artistique ; un véritable éclatement créatif qui a changé son approche de l’art à son retour au Québec.

Sur un angle plus personnel, rappelons que l’artiste s’est exilé un long moment au Cap Breton après la perte de sa fille, qui a été un drame dans sa vie. Mme Deshaies, qui a bien connu l’artiste, rappelle que Jacques Hurtubise revenait ensuite trois à quatre fois durant l’année à Terrebonne pour travailler dans l’atelier qu’il y avait conservé.

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Actualités Politique

Le député de Masson Mathieu Lemay ne se représentera pas

Il a diffusé l’annonce le 3 juin dernier sur les réseaux sociaux. La circonscription de Masson couvre Mascouche et le secteur de La Plaine, à Terrebonne.

Élu une première fois en 2014, puis réélu en 2018 et en 2022, Lemay aura siégé douze ans à l’Assemblée nationale. Il dit prendre cette décision « avec le sentiment du devoir accompli » et évoque les sacrifices personnels liés à la fonction, dont le temps passé loin de sa famille. Il souhaite poursuivre son engagement public « sous une forme différente », sans préciser laquelle. Il restera en poste jusqu’à la fin de son mandat.

Dans son bilan, le député retient l’agrandissement du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, l’arrivée d’un campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières dans la circonscription, de même que la construction d’une maison des aînés, de CPE et de nouvelles écoles. Ingénieur de formation et diplômé en gestion, il était aussi adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Son départ force la Coalition Avenir Québec à trouver un nouveau candidat dans Masson, une circonscription en croissance, en vue du scrutin du 5 octobre 2026.

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Actualités

Terrebonne veut renforcer le sentiment de sécurité de ses citoyens

Lors de la dernière séance municipale d’avril, un groupe de citoyens et de commerçants du Vieux-Terrebonne a fait un plaidoyer contre une situation d’insécurité qu’ils jugeaient grandissante. Ils réclamaient une intervention rapide des autorités municipales. Plusieurs initiatives ont été annoncées en réponse, dont l’installation de caméras de surveillance dans des espaces stratégiques et le renforcement de la présence policière dans les points névralgiques.

Terrebonne n’en est toutefois pas à sa première initiative en matière de sécurité dans l’espace public. La Ville est généralement coansidérée comme sécuritaire et affiche un faible taux de criminalité. Selon Statistique Canada, son indice de gravité de la criminalité demeure bien en deçà de la moyenne nationale. Les autorités municipales souhaitent néanmoins aller plus loin afin de prévenir les enjeux émergents et maintenir un milieu de vie sécuritaire.

Si en 2024 un coup de sonde avait été lancé auprès de diverses communautés afin de tâter le pouls de la situation sécuritaire sur le territoire, la Ville estime aujourd’hui nécessaire de se doter d’outils supplémentaires pour mieux répondre aux préoccupations exprimées sur le terrain.

Pour une situation sécuritaire stable à Terrebonne

Il s’est ensuivi la visite du ministre de la Sécurité publique du Canada, Gary Anandasangaree, en compagnie de la députée de Terrebonne, Tatiana Auguste, dans le cadre d’une visite sur les enjeux de sécurité publique qui touchent la communauté.

Lors d’une visite au quartier général du service de police, le ministre s’est enquis des besoins de financement du milieu et a discuté avec ses homologues des ajustements législatifs nécessaires pour mieux outiller Terrebonne dans la lutte contre le crime.

La Ville a amorcé, quelques jours plus tard, l’élaboration de sa toute première Stratégie de sécurité urbaine afin de renforcer le sentiment de sécurité dans les espaces publics pour l’ensemble de la population.

Établir une meilleure sécurité dans la communauté et mettre les citoyens en confiance, en prévenant toute forme de criminalité à travers le déploiement d’outils technologiques, voilà le leitmotiv de la Ville.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, considère cette mesure préventive de la Ville comme un pilier important. La Stratégie de sécurité urbaine de Terrebonne s’appuie, dit-il, sur l’expertise locale. Elle contribuera, selon le ministre, à assurer la sécurité et le sentiment de sécurité de toute la communauté.

Le maire Mathieu Traversy a, quant à lui, dit vouloir « s’assurer que Terrebonne demeure une communauté sécuritaire ». C’est une priorité pour l’élu. À l’hôtel de ville, tous s’entendent pour « créer des milieux de vie plus sécuritaires, inclusifs et accueillants pour l’ensemble de la population ». Et c’est à travers « des outils concrets, modernes et responsables pour prévenir les incidents et soutenir le travail des intervenants » que les autorités municipales entendent démontrer que « la sécurité est une responsabilité partagée ».

La vidéosurveillance comme outil de dissuasion

Il y a la décision, il y a la mise en œuvre, il y a aussi la dissuasion de commettre tout acte répréhensible. C’est là qu’entre en jeu le système de vidéosurveillance instauré par la Ville depuis quelques mois.

Certaines caméras ont déjà été installées au parc Angora au cours du mois de mai. Ces installations, réalisées en conformité avec la Politique de vidéosurveillance de la Ville, font l’objet d’un encadrement strict. Ladite politique encadre l’utilisation des caméras afin d’assurer le respect de la confidentialité et de la vie privée, indique-t-on. L’usage de ces dispositifs est strictement limité à des fins ciblées et proportionnées, exclusivement pour des raisons de sécurité publique.

« La vidéosurveillance est avant tout un outil de prévention et de dissuasion face aux risques de violence et de criminalité et s’inscrit en complément des actions de prévention sociale et communautaire déjà en place », soutient la conseillère municipale et présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, Lindsay Jean.

La Ville instaurera, d’ici la fin de l’année, un registre volontaire des caméras privées afin de faciliter la coordination avec les autorités en cas d’incident et d’améliorer l’efficacité des interventions, indique le directeur du Service de police de Terrebonne, Benoît Bilodeau.

L’UMI en renfort

Depuis le 17 mai, le Service de police de Terrebonne déploie les activités saisonnières de son Unité mobile d’intervention (UMI) dans le cadre même de cette stratégie de sécurité urbaine. Cette équipe de sept policiers a pour mandat de veiller à l’application rigoureuse de la réglementation municipale, provinciale et fédérale, de mener des opérations ciblées et d’assurer une présence visible dans les parcs, les espaces publics et les zones scolaires, à pied, à vélo ou en véhicule de patrouille.

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Actualités

Le Vieux-Terrebonne obtient officiellement le statut de site patrimonial

Le Décret 745-2026 s’appuie sur la recommandation du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, qui avait préalablement obtenu l’avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec.

« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous annonce aujourd’hui que le Conseil des ministres a officialisé la protection du Vieux-Terrebonne comme 14e site en importance au Québec en termes de centre-ville patrimonial », a déclaré le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, sur sa page Facebook.

Cette reconnaissance, de l’avis du maire, constituera un legs hors du commun pour les générations futures de Terrebonne. Avec plus de 350 ans d’histoire, Terrebonne est très loin de l’image de banlieue-dortoir qui lui est attribuée, défend le maire « On a un centre-ville historique hors du commun qui fait notre fierté », a-t-il déclaré.

Carte des secteurs du Vieux-Terrebonne illustrant les limites de plusieurs zones, dont le cœur historique, le bourg villageois, le faubourg est et ouest, le long d’un cours d’eau.
Photo courtoisie – Le territoire du PIIA Vieux-Terrebonne.

« Un ancien bourg » reconnu plus tôt que prévu

Le conseiller du district 12-Vieux-Terrebonne, Charles Messier, souligne que si la nouvelle avait été annoncée en juillet dernier, il ne s’attendait pas à ce que le processus s’officialise aussi rapidement. Ce type de démarche peut habituellement s’étaler sur trois ans, fait-il remarquer. Il admet également qu’une certaine inquiétude planait quant à un éventuel changement de gouvernement qui aurait pu compromettre le projet « mais là, avec la CAQ, qui est encore en pouvoir, puis qui vient d’officialiser ça, on est content. »

La Gazette officielle rappelle le rôle déterminant joué par l’ancien bourg juché dans la Seigneurie de Terrebonne dans le développement économique de la région de Montréal et du Québec, particulièrement durant la première moitié du XIXᵉ siècle.

Elle souligne notamment la richesse et la diversité des sites archéologiques du secteur, qui témoignent d’activités industrielles, domestiques et institutionnelles. La trame orthogonale des rues, héritée du XVIIIᵉ siècle, et la densité des grands îlots bâtis sont toujours reconnaissables dans le paysage urbain actuel, indique le document.

C’est un site qui revêt une importance capitale pour les résidents du Vieux-Terrebonne qui ont accueilli la nouvelle avec liesse. Selon Charles Messier, la mobilisation citoyenne autour du patrimoine du Vieux-Terrebonne remonte à plus de 60 ans, bien que le mouvement se soit nettement accéléré au cours des six ou sept dernières années.

Personne posant devant un bâtiment patrimonial en brique rouge entouré de jardins fleuris et de bannières institutionnelles
Photo Dany Baribeau
Charles Messier, conseiller municipal du district 12 – Vieux-Terrebonne et président de la Commission
de l’aménagement et du patrimoine ainsi que du Conseil local du patrimoine, se réjouit de la reconnaissance officielle du Vieux-Terrebonne à titre de site patrimonial.

Une reconnaissance et des exigences

Le site patrimonial compte désormais 200 bâtiments protégés, alors que, jusqu’ici, seuls 7 étaient classés et 31 cités. L’entretien des bâtiments sera soumis à certaines exigences supplémentaires. L’enveloppe extérieure étant déjà encadrée, les contraintes au quotidien devraient demeurer relativement mineures, indique le conseiller.

Charles Messier rappelle qu’un Plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) est déjà en vigueur à Terrebonne, couvrant un périmètre allant de la rue Moody jusqu’au parc Donat-Belisle et légèrement au nord de la rue Saint-Louis. Ce plan régit déjà le choix des matériaux pour les fenêtres, portes, revêtements extérieurs et balcons. Dans le périmètre du site patrimonial désigné, ces normes seront maintenues, auxquelles s’ajouteront quelques exigences particulières.

Photo Dany Baribeau

Selon le conseiller, certains travaux, comme l’abattage d’arbres ou les excavations dépassant sept pouces de profondeur, nécessiteront un permis spécial, « parce qu’on peut toujours trouver des vestiges archéologiques dans le sol », fait-il remarquer.

L’avantage principal réside dans l’achalandage touristique que le site devrait générer à l’échelle du Québec. « Ce ne sera que de bonnes nouvelles pour les commerçants qui sont en traitement en lien avec les touristes », se réjouit M. Messier.

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Actualités Environnement

Terrebonne : Les citoyens appelés à préparer le futur parc du Boisé

Pelles, pinces et brouettes à la main, les bénévoles procéderont au déblaiement des déchets accumulés depuis la fermeture de l’ancien terrain de golf, contribuant ainsi à la remise en état d’un site de 7,6 millions de pieds carrés.

« C’est l’occasion pour les citoyens engagés de découvrir le parc nature avant tout le monde […] et de démontrer leur engagement envers la ville et leur amour pour ce parc qui est très palpable présentement », affirme Robert Auger, conseiller municipal du district 13 – Coteau-des-Vignobles et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine.

C’est connu à Terrebonne. Les citoyens mettent régulièrement l’épaule à la roue lors d’activités communautaires. La corvée de nettoyage du parc nature du Boisé s’inscrit dans cette tradition d’engagement citoyen, soutient le conseiller.

Un legs pour les générations futures

La Ville de Terrebonne a acquis en 2025 l’ancien terrain de golf, fermé depuis une dizaine d’années, afin d’y aménager le parc nature du Boisé. Le propriétaire souhaitait y développer un quartier résidentiel dense, mais la municipalité a plutôt choisi de préserver cet espace vert stratégiquement situé au cœur de son territoire.

Des démarches ont également été entreprises auprès de la Communauté métropolitaine de Montréal afin d’obtenir une subvention dans le cadre de la Trame verte et bleue, dans le but de protéger ce « poumon vert », indique Robert Auger.

« […] Ce sera bien sûr un beau legs pour les citoyens, et les générations qui vont suivre […] 7,6 millions de pieds carrés, c’est vraiment énorme. C’est plus gros que le parc Maisonneuve à Montréal; je pense que c’est deux fois le parc La Fontaine. »

Depuis l’abandon du terrain il y a une dizaine d’années, la nature a progressivement repris ses droits. Les arbres ont colonisé le site et les anciens bassins de rétention des eaux pluviales se sont transformés en plans d’eau naturels, observe le conseiller.

« C’étaient des lacs qui parcouraient le golf. Ces lacs sont encore existants, donc c’est très beau. Les gens vont être surpris », croit-il.

Ouvert à tous

Pour l’instant, Terrebonne en est à l’étape de la consultation citoyenne. Le processus, qui vise à faire en sorte que le futur parc nature reflète les aspirations de la communauté, se déroule en ligne sur le site internet de la Ville.

La corvée, encadrée notamment par la Brigade verte de la Ville et le Complexe Enviro-Connexions, est ouverte à tous. Le rendez-vous est fixé au parc nature du Boisé.

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Actualités

Terrebonne met en service deux nouveaux camions-incendie plus verts et plus sécuritaires

Ces véhicules combinent technologies de pointe, protection des pompiers contre les contaminants et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Un investissement dans la sécurité et l’environnement

La Ville a fait le choix d’équiper ses casernes de véhicules conçus autant pour l’efficacité d’intervention que pour la santé de ses équipes sur le terrain. Les deux nouvelles autopompes remplacent des unités vieillissantes et modernisent la flotte du Service de sécurité incendie de Terrebonne.

« Ces nouveaux camions représentent un investissement concret dans la sécurité de notre population et dans les conditions de travail de nos pompiers. Grâce à des équipements modernes et à des technologies plus performantes, nous renforçons notre capacité d’intervention tout en posant des gestes concrets pour réduire notre empreinte environnementale », souligne le maire Mathieu Traversy.

Le conseiller municipal Raymond Berthiaume, vice-président de la Commission de l’inclusion sociale et la sécurité publique, y voit un bénéfice double. « Cet investissement bénéficie à la fois à nos pompiers, qui pourront compter sur des équipements adaptés à la réalité de leur travail, et à l’ensemble de la population, qui profite d’un service de sécurité incendie moderne et performant », dit-il.

Moins d’exposition aux contaminants pour les pompiers

L’une des caractéristiques les plus significatives de ces nouveaux véhicules touche directement la santé des pompiers. Chacune des deux autopompes est dotée d’un coffre spécial, séparé de la cabine principale, destiné à recevoir les équipements souillés après une intervention.

Cette conception réduit le temps de contact entre les pompiers et les substances potentiellement dangereuses ramassées sur les scènes d’incendie. « Ce compartiment permet notamment de réduire le temps d’exposition de nos pompiers aux contaminants potentiellement dangereux auxquels ils doivent déjà faire face lors des interventions », explique Guy Dussault Jr, directeur du Service de sécurité incendie.

La question de l’exposition aux contaminants est un enjeu croissant dans le milieu des services d’incendie, des études établissant un lien entre certains cancers et l’exposition répétée aux résidus de combustion. L’aménagement de ce compartiment s’inscrit dans une tendance plus large de prévention en santé au travail pour les pompiers.

Le moteur se coupe automatiquement pour réduire les émissions

Sur le plan environnemental, les deux autopompes sont équipées d’un système d’arrêt automatique du moteur. Celui-ci s’enclenche lorsque trois conditions sont simultanément réunies : le bloc-moteur est inutilisé depuis plus d’une minute, le frein de stationnement est appliqué et la pompe n’est pas engagée.

Même moteur éteint, les véhicules restent opérationnels pour les fonctions essentielles. Une batterie suffisamment puissante alimente les feux d’urgence, les lumières de travail et les feux de position. Le système fonctionne jusqu’à une température de -3 °C, ce qui le rend viable dans le contexte climatique québécois une bonne partie de l’année.

Un fournisseur québécois et une entreprise locale dans le projet

Pour ce projet d’acquisition, la Ville s’est tournée vers Techno Feu, distributeur des camions E-ONE pour le Québec. Elle a également fait appel à Cyberkar, une entreprise établie à Terrebonne même, qui a assuré la configuration et l’installation des solutions technologiques dans les deux véhicules.

La mise à jour régulière de la flotte de véhicules d’urgence représente des investissements importants pour les municipalités, mais Terrebonne y voit une nécessité pour maintenir un niveau de service adéquat à sa population en croissance. La Ville n’a pas précisé la valeur totale de cet achat dans son communiqué.

La mise en service aux casernes 1 et 2 marque une première étape ; la Ville n’a pas exclu de poursuivre le renouvellement de sa flotte dans les prochaines années au rythme de la croissance du territoire.

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Exo modifie ses horaires d’autobus dans les Laurentides dès le 22 juin

Exo met en vigueur son horaire estival dès le 22 juin 2026, avec des suppressions de lignes, des modifications d’horaires et des changements d’arrêts touchant plusieurs municipalités de la couronne nord.

Quatre lignes suspendues pour l’été dans les Laurentides

Dans le secteur Laurentides, quatre lignes seront retirées du service pour la durée de la saison estivale : les lignes 405, 508, 509 et 605. Les usagers qui les empruntent régulièrement devront trouver un autre moyen de transport ou adapter leurs déplacements jusqu’à la rentrée.

Par ailleurs, une vingtaine de lignes verront leurs horaires modifiés, soit les lignes 220, 221, 225, 226, 227, 228, 230, 232, 233, 235, 236, 237, 239, 240, 241, 247, 249, 250, 600, 610, 708 et 709. L’ampleur des changements varie d’une ligne à l’autre.

Plusieurs arrêts sont également ajoutés ou supprimés de façon définitive. Les lignes 220 et 221 accueillent le nouvel arrêt du 13e Avenue / devant civique 435 dans les deux directions, tandis que la ligne 239 gagne l’arrêt Saint-Nicolas / Langlois. Les lignes 250, 317 et 514 intègrent quant à elles l’arrêt Sainte-Anne / 2e Avenue dans les deux directions.

Du côté des suppressions permanentes, la ligne 242 perd trois arrêts : Labelle / Cloutier dans les deux directions, Bouthillier / Montée Sanche et des Entreprises / Montée Sanche. La ligne 240 retire pour sa part l’arrêt des Entreprises / Montée Sanche.

Des changements aussi dans Terrebonne–Mascouche et L’Assomption

Les modifications ne se limitent pas aux Laurentides. Dans le secteur Terrebonne–Mascouche, quatre lignes sont suspendues pour l’été : les 11C, 22, 24C et 27. Les horaires des lignes 19, 23, 30 et 512 sont modifiés.

Dans le secteur L’Assomption, les horaires de sept lignes sont revus : les 1, 8, 11, 14, 100, 200 et 400. La ligne 2 déplace deux arrêts — notamment en début et fin de ligne vers Iberville / devant le CHSLD Émile-McDuff — et supprime définitivement l’arrêt Iberville / Jacques-Plante. La ligne 200 cesse quant à elle de desservir la station de métro Honoré-Beaugrand.

La ligne 6 dans ce même secteur gagne quatre nouveaux arrêts autour de la 2e Avenue et Notre-Dame, mais en perd trois sur la 1re Avenue et des Sulpiciens, des changements qui réorganisent concrètement les trajets de marche pour les résidents concernés.

Exo recommande de planifier ses déplacements à l’avance

Face à l’ampleur des modifications, exo recommande à sa clientèle de consulter les nouveaux horaires dès maintenant, avant l’entrée en vigueur des changements le 22 juin. L’application Chrono permet de vérifier les trajets mis à jour et d’activer des alertes en temps réel pour suivre l’état du service sur les lignes utilisées.

Deuxième société de transport collectif en importance dans la région métropolitaine, exo dessert près d’une centaine de municipalités sur les couronnes nord et sud, incluant le transport adapté. Les nouvelles grilles horaires sont dès à présent accessibles sur l’ensemble des plateformes de l’organisme.

Pour les résidents des Laurentides touchés par la suspension des lignes estivales, la question du retour du service à l’automne reste à surveiller — exo n’ayant pas précisé de date de rétablissement dans son annonce.

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Actualités Politique

Catherine Gentilcore repart en campagne pour le PQ dans Terrebonne

La candidate, qui avait remporté l’élection partielle de mars 2025, vise cette fois à accéder au pouvoir avec un gouvernement du Parti Québécois.

Un an et demi en chambre comme tremplin

Avant de faire le saut en politique, Catherine Gentilcore avait dirigé des organisations dans les secteurs des technologies (NUMANA), des médias (Le Devoir) et de la culture (Opéra de Montréal, C2 Montréal). C’est cette expérience de gestionnaire qu’elle dit avoir mise au service de ses concitoyens depuis son entrée à l’Assemblée nationale.

Depuis Québec, l’ancienne présidente du Parti Québécois dit avoir multiplié les interventions, notamment en dénonçant ce qu’elle qualifie de gaspillage de fonds publics par le gouvernement caquiste et en défendant les médias et la culture québécoise.

« Depuis un an et demi, j’ai l’honneur de représenter les gens de Terrebonne. Cette victoire confirme que les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour du changement et veulent tourner la page sur les huit années de gouvernement caquiste. Si nous parvenons à un tel impact avec seulement sept députés à l’Assemblée nationale, imaginez tout ce que nous pourrons concrétiser pour le Québec en quatre ans au gouvernement », affirme Catherine Gentilcore.

Terrebonne sous pression : transport, santé et logement dans la mire

La candidate place les enjeux locaux au cœur de sa nouvelle campagne. Terrebonne connaît une croissance démographique rapide qui pèse lourd sur les services publics, et Gentilcore entend en faire un argument central contre le bilan de la Coalition avenir Québec.

« Terrebonne connaît une croissance sans précédent qui exerce une forte pression sur ses services. Face à cette réalité, le bilan de la CAQ à Terrebonne est intenable : il a échoué à répondre aux besoins urgents, notamment en matière de transport, de santé et de construction de logements abordables », soutient-elle.

La circonscription de Terrebonne, située dans les Basses-Laurentides, est l’une des régions à plus forte croissance au Québec. Les infrastructures de transport en commun et les délais d’accès aux soins y font régulièrement l’objet de critiques de résidents et d’élus municipaux.

Un mandat à poursuivre, dit-elle

Gentilcore présente sa candidature comme la continuité d’un travail amorcé avec les électeurs lors de la partielle de 2025. Elle mise sur sa visibilité à Québec pour asseoir sa légitimité dans la prochaine course électorale.

« Depuis un an et demi, vous m’avez vue à l’œuvre : je me suis tenue debout à Québec pour défendre leurs intérêts et porter leur voix. Je demande humblement de pouvoir continuer, en octobre prochain, le mandat que nous avons débuté ensemble. Ils peuvent compter sur moi », conclut la députée.

La date du scrutin général provincial n’a pas encore été officiellement fixée, mais les partis amorcent déjà leurs positionnements en vue de l’automne prochain. Pour le PQ, Terrebonne représente l’une des rares circonscriptions qu’il détient et un symbole de son renouveau électoral.

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Sports

Terrebonne roule en tête du Tour du Silence au Québec

C’est la 4e fois que la ville participe à cet événement commémoratif tenu le 20 mai dernier au Parc des Vignobles, sur l’avenue du Terroir.

Le Tour du Silence, c’est une randonnée silencieuse tenue chaque troisième mercredi de mai pour souligner le souvenir des cyclistes décédés ou grièvement blessés sur les routes. Gratuit et ouvert à tous, l’événement rappelle l’importance de la cohabitation entre cyclistes, automobilistes et piétons. Le casque est obligatoire.

Deux parcours étaient au menu cette année : le 13,3 km habituel le long de la rivière des Mille-Îles, et un nouveau parcours familial de 6,5 km ajouté pour l’occasion.

À l’échelle du Québec, quelque 1 555 cyclistes ont pris part à l’événement dans 19 villes en simultané. Un volet scolaire a aussi rejoint 850 élèves dans cinq établissements. Le Tour du Silence se tient par ailleurs dans plus de 200 villes à travers le monde.

Plus d’informations sur le site officiel.