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MRC Les Moulins – Québec investit 592 660 $ pour lutter contre la violence conjugale

De cette somme, 290 000 $ sont alloués au programme d’agentes de liaison en violence conjugale du Service de police de Terrebonne, tandis que 302 660 $ serviront à ajouter une ressource spécialisée en intervention préventive et à reconduire le financement d’une intervenante sociale en violence conjugale à Mascouche.

Ce financement piloté par le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, s’inscrit dans le dernier volet du Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC), qui soutient 58 initiatives à travers le Québec grâce à des investissements totalisant plus de 25 M$ sur deux ans. L’ensemble des trois axes du PQLC représente des investissements cumulés de 89,8 M$, pour soutenir 215 initiatives à l’échelle de la province.

« Ces investissements permettront d’offrir un meilleur accompagnement aux personnes vivant des situations de violence, d’intervenir plus rapidement et de prévenir l’escalade des conflits », indique le député de Masson, Mathieu Lemay, qui se dit fier de soutenir les organismes et les intervenants qui travaillent chaque jour à protéger la communauté.

Trois axes prioritaires

Le Programme québécois de lutte contre la criminalité (PQLC) vise trois champs d’action prioritaires. Il s’agit de la violence faite aux femmes et aux mineurs, y compris la violence sexuelle et l’exploitation sexuelle ; la criminalité liée aux groupes représentant une menace pour la sécurité, notamment les gangs de rue et le crime organisé ; et la cybercriminalité, qui englobe entre autres la fraude visant les personnes aînées, la cyberintimidation et les crimes motivés par la haine.

Les corps policiers ont été invités à soumettre des projets répondant aux objectifs du PQLC, et celui présenté par Terrebonne et Mascouche a été retenu, indique Lucie Lecours, qui décrit la MRC des Moulins comme un milieu particulièrement mobilisé dans la lutte contre la violence conjugale. « C’est pour ça qu’on est régulièrement en lien avec le service de police », affirme-t-elle.

Mme Lecours indique que les demandes d’aide liées à la violence conjugale sont continuelles et que cette réalité touche toutes les régions du Québec.

« Le fait d’ajouter des agentes de liaison en matière de violence conjugale va aider beaucoup parce que ce sont des agentes qui ont cette formation-là, qui sont capables d’approcher les victimes, qui sont capables de leur venir en aide. »

– Lucie Lecours, députée des Plaines

La protection des mineurs, un enjeu plus large

Lucie Lecours souligne un autre aspect de ce volet du PQLC, qui couvre aussi la violence faite aux mineurs. C’est un enjeu qui lui tient particulièrement à cœur depuis son passage, en 2009, au sein d’une commission spéciale transpartisane sur l’exploitation sexuelle des mineurs, laisse entendre l’élue. Les travaux de cette commission ont mené à plusieurs recommandations, dont la mise en place de programmes de liaison en matière de violence conjugale et de violence faite aux femmes.

Elle se réjouit que le programme cible aussi les jeunes, qui représentent selon elle des cibles faciles pour les prédateurs, notamment dans un contexte de cybercriminalité.

« [Les mineurs] sont des cibles tellement faciles. Donc, le programme d’agentes de liaison, c’est vraiment un bon programme qui va aller directement au cœur de la problématique », conclut-elle.

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Actualités

Plein les sens : l’été se vit à Terrebonne et Mascouche

Organisée avec l’aide de plusieurs organismes à but non lucratif de la région, la campagne Plein les sens vise à faire découvrir l’étendue de l’offre touristique du territoire à la population locale et aux visiteurs des régions environnantes. Activités de plein air, festivals, gastronomie et patrimoine : Terrebonne et Mascouche misent sur la diversité de leurs attraits.

Pour Annie Gingras, conseillère en communication à la MRC Les Moulins, le territoire se distingue notamment par l’accessibilité de son offre de plein air. « On est une belle destination pour s’initier au plein air. Donc, pas vraiment besoin d’aller très loin ou d’être bon dans une activité de plein air, on peut s’initier directement sur le territoire », explique-t-elle.

Plateforme d'observation en bois surplombant une zone humide verdoyante bordée d'arbres, par temps ensoleillé
Photo: Michel Julien – Tourisme Lanaudière
La campagne Plein les sens invite les résidents et les visiteurs à découvrir la diversité des attraits naturels et touristiques de Terrebonne et de Mascouche.

Célébrer l’été à l’extérieur

Les amateurs de plein air peuvent notamment profiter des nombreux sentiers cyclables du territoire. Le Groupe Plein Air Terrebonne (GPAT) propose également plusieurs activités, dont le kayak, la planche à pagaie, le vélo de montagne et le mini-putt.

Plus de 30 festivals et de nombreux spectacles en plein air animent également le territoire au cours de l’été. La programmation Pop ton été propose notamment des soirées musicales, des jeux et de l’humour dans différents parcs de Terrebonne. Lancée le 4 juin dernier, elle se poursuivra jusqu’au 22 août.

Au-delà des activités de plein air et des festivals, le Vieux-Terrebonne figure parmi les incontournables du territoire. Annie Gingras y voit un exemple de la diversité des expériences offertes aux visiteurs. « On peut autant aller au théâtre, faire une balade en cyclopousse historique dans le Vieux-Terrebonne puis terminer avec une marche au bord de la rivière », résume-t-elle. Cette diversité permet à la campagne de s’adresser autant aux résidents qui souhaitent redécouvrir leur milieu qu’aux visiteurs de passage.

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Économie

UGO Cycle lance son premier vélo cargo électrique conçu pour la famille

Un vélo cargo électrique de type « long tail » destiné aux familles pour leurs déplacements quotidiens.

Atlas se distinguent des modèles entièrement intégrés offerts sur le marché par sa conception modulaire, qui sépare le système électrique du cadre, son poids inférieur à 34 kg (75 lb) et son coût dit en dessous de la moyenne du marché pour un vélo cargo à moteur au pédalier.

« Le vélo cargo n’est plus un modèle marginal. Il entre de plus en plus dans le quotidien de familles québécoises à la recherche de solutions fiables pour leurs déplacements courants », a souligné Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle.

Une modularité héritée de la conversion

Selon M. Déligny, le principe de l’Atlas découle de la combinaison d’un vélo cargo traditionnel et d’une trousse d’électrification modulaire. Il explique avoir constaté, au fil des ans, une demande pour des vélos électriques performants, mais pas trop lourds. Cette combinaison, dit-il, est rarement offerte à prix abordable.

La configuration de l’Atlas en facilite la réparation, la réutilisation des composantes et l’adaptation du vélo à l’évolution des besoins, explique-t-il. Il s’agit d’éviter de recourir au remplacement complet d’un produit dont l’électrification est intégrée de manière permanente, souligne M. Déligny.

« Nous voulions concevoir un vélo cargo qui puisse évoluer dans le temps, sans devenir obsolète après quelques années, et qui soit réparable plutôt que jetable. Cette approche est exactement la même que celle appliquée aux vélos traditionnels que nous transformons ».

Hugo Deligny, président et fondateur d’UGO Cycle

La clientèle historique d’UGO Cycle se situe surtout entre 55 et 85 ans. Des gens qui « veulent utiliser le vélo de manière sociale, dans des groupes, pour des excursions », explique le concepteur. L’Atlas vise à élargir cette base vers les jeunes familles. « Avec l’augmentation du coût de la vie, la majorité des déplacements en ville, c’est moins de 10 kilomètres », soutient-il, estimant que ces trajets pourraient être remplacés par le vélo.

Un marché à Mascouche

UGO Cycle, qui compte cinq employés, exploite deux boutiques. Une à Saint-Hubert et l’autre à Mascouche, ouverte l’an dernier pour desservir la clientèle de la Rive-Nord. Le choix de Mascouche n’est pas fortuit, précise M. Deligny : l’emplacement est « relativement central entre Laval, Oka, Joliette et Saint-Jérôme ».

L’entreprise dit ne pas avoir de plans d’expansion immédiats. M. Déligny précise qu’« on est en pleine saison […] on commence à regarder les prochaines étapes » à l’automne, indique-t-il, précisant vouloir d’abord éviter les délais pour sa clientèle actuelle avant d’envisager toute croissance géographique ou tout nouveau modèle.

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Culture

10 000 personnes à Mascouche pour la Fête nationale, malgré la pluie

Bon Débarras, Alphonse Bisaillon et Klô Pelgag se sont succédé sur la grande scène. DJMA animait la soirée avec des classiques québécois, les percussionnistes de Kumpa’nia se chargeaient de l’ambiance, et l’humoriste Toby Laflamme assurait l’animation.

Sur scène avec néons bleus verticaux, une personne chante en levant la jambe dans une atmosphère brumeuse
Photo : courtoisie — Une averse en fin de soirée a forcé l’une des artistes à écourter sa prestation, mais le feu d’artifice a quand même eu lieu à 22 h.

Une averse en fin de soirée

Vers 21 h, une importante averse a interrompu les festivités, forçant Klô Pelgag à écourter sa prestation avant le feu d’artifice de 22 h. Plusieurs festivaliers sont tout de même revenus sur le site après le passage de l’orage.

L’édition 2026 soulignait le 75e anniversaire de la naissance de Guy Lafleur. Les comédiens du Théâtre Côte à Côte ont animé une partie de hockey pour les jeunes dans le cadre de cet hommage.

Accès et bénévoles

Le site disposait d’une plateforme réservée aux personnes à mobilité réduite, desservie par les bénévoles de l’Accorderie. Au total, une quarantaine de bénévoles ont participé à l’organisation de la soirée, avec l’appui du Club Optimiste et du Théâtre Côte à Côte.

La SODAM donne son prochain rendez-vous le 11 juillet avec le spectacle gratuit de l’auteur-compositeur-interprète brésilien Diogo Ramos, à 19 h à la Place du Village Dionis-Chaput.

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Actualités

Mascouche mise sur la photogrammétrie par drone

Cette opération de photogrammétrie vise à produire des cartes détaillées et des modèles 3D du territoire afin de soutenir la planification municipale.

Pour ce faire, un drone muni de caméras spécialisées capte une série d’images qui serviront ensuite à produire des représentations tridimensionnelles du territoire.

Selon la municipalité, cette technologie constitue un outil précieux pour soutenir la prise de décision et mieux répondre aux besoins actuels et futurs du territoire.

« [Ces modèles 3D détaillés] sont très utiles dans de nombreuses activités de planification et d’entretien du territoire, pour une meilleure planification de l’aménagement urbain, la gestion des infrastructures, l’amélioration de la sécurité publique et la préservation de l’environnement », affirme Isabelle Gagné, conseillère en communication de la Ville de Mascouche.

Les données recueillies permettront notamment d’actualiser les connaissances sur le territoire, d’appuyer les projets d’aménagement et de faciliter le suivi des infrastructures municipales.

La Ville souligne que cette initiative s’inscrit dans « une volonté d’optimiser la gestion du territoire en utilisant des technologies modernes adaptées aux défis actuels et futurs. »

Vie privée protégée

Consciente des préoccupations que peuvent susciter les survols par drone, l’administration municipale assure que les données recueillies feront l’objet d’un encadrement strict.

« Toutes les données collectées sont utilisées exclusivement à des fins municipales et ne seront pas rendues publiques », précise la Ville par communiqué.

L’administration ajoute qu’elle veille « rigoureusement à la protection des renseignements personnels, conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels et l’accès aux documents des organismes publics ».

L’opération de photogrammétrie se poursuivra jusqu’au mois de septembre.

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Actualités

Mascouche encense sa relève

Tous se sont démarqués par leur implication et leur influence positive auprès de leur entourage.

Lors d’une cérémonie à la salle du conseil municipal, en présence du maire et des élus municipaux, chaque lauréat sélectionné par son milieu a reçu une bourse de 100 $ et a été invité à signer le livre d’or de la Ville, un geste symbolique soulignant l’importance accordée à leur contribution citoyenne.

Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, a profité de l’occasion pour saluer l’engagement des jeunes récompensés.

« C’est toujours une grande fierté de souligner l’implication de notre relève. Bravo à toutes et à tous! », a déclaré le maire Guillaume Tremblay par voie de communiqué.

Cette initiative vise à reconnaître les jeunes qui, par leur leadership, leur esprit d’entraide, leur persévérance ou leur implication dans leur école et leur communauté, deviennent des modèles positifs pour leurs pairs.

Seize jeunes honorés

Les récipiendaires de l’édition 2026 des bourses d’engagement sont :

  • Ahmed Kenzy Bendaoud, de l’École Aux 4 Vents;
  • Alexe Magne, de l’École de La Mennais;
  • Alexis Lemay, de l’École de la Source;
  • Alice Auger, de l’École des Sommets;
  • Amélia Mercier, de l’École Pinewood;
  • Ariane Marsolais, de l’École du Coteau;
  • Catherine Léger, de l’École Le Prélude;
  • Chloé Emond, de l’École Le Prélude;
  • Dave Charrette, de l’École L’Envolée;
  • Ilan Béchio, de l’École de la Seigneurie;
  • Illyana Gervais, de l’École du Soleil-Levant;
  • Jacob Dubé, de l’École Le Rucher;
  • Joshua Mercier Joseph, de l’Académie St-Margaret;
  • Laurianne Viau, de l’École du Coteau;
  • Louis Faucher, de la Maison des jeunes La Barak, récipiendaire de la Bourse Jacques-Beauchemin;
  • Yosra Riahi, de l’École Des Hauts-Bois.

« Ces jeunes démontrent qu’il est possible d’avoir un impact positif autour de soi, peu importe son âge. Leur dévouement mérite d’être souligné et célébré », a conclu le maire Guillaume Tremblay par communiqué de la Ville.

Cette remise a été réalisée en collaboration avec les établissements scolaires du territoire ainsi que des organismes jeunesse.

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Culture

Un prix provincial pour l’embellissement du Vieux-Mascouche

Réalisée dans le cadre du 275e anniversaire de la municipalité, l’initiative regroupe trois aménagements visant à embellir le cœur historique de la ville.

La distinction souligne trois réalisations : une murale, la transformation artistique de neuf boîtiers électriques d’Hydro-Québec et l’aménagement d’une traverse piétonne accessible aux familles, aux aînés et aux personnes à mobilité réduite.

« C’est une grande fierté de voir que le travail qu’on a réalisé a été reconnu par une organisation comme Les Arts et la Ville », a souligné Elyse Lafortune, chef de division Développement culturel et social à la Ville de Mascouche. Le 275e anniversaire représente, selon elle, un moment favorable permettant à la Ville de laisser un legs durable à ses citoyens.

Le projet visait à rendre le Vieux-Mascouche plus attrayant à l’occasion de l’anniversaire de la ville, à ancrer la culture dans le quotidien des citoyens et à faire de l’espace public un reflet de l’identité de la ville.

« Nous avons déposé une candidature qui représente la revitalisation du Vieux-Mascouche avec les trois projets d’aménagement », explique-t-elle.

Un travail d’équipe et des contraintes

Le mandat pour la murale a été confié à l’organisme Arts du commun, un collectif d’artistes, en collaboration avec des élus municipaux appelés à faire ressortir les traits identitaires de Mascouche. L’œuvre représente notamment une famille, un clin d’œil au milieu agricole, un vélo de montagne évoquant l’activité physique et les parcs, ainsi qu’une image d’archives de la rivière en arrière-plan.

« La palette de couleurs a été choisie pour s’harmoniser avec l’ensemble de la signature visuelle du Vieux-Mascouche », ajoute Mme Lafortune.

Sur le plan logistique, « le défi n’était pas si grand puisque l’entreprise était extrêmement expérimentée dans le domaine, mais il fallait quand même pouvoir réussir à peindre uniquement les journées où il faisait beau », relate la responsable, soulignant l’interruption temporaire de la circulation dans la ruelle où se trouve l’œuvre.

Pour les transformateurs, un précédent réalisé ailleurs au Québec a facilité l’obtention de l’aval d’Hydro-Québec, indique Elyse Lafortune, précisant « qu’on avait un cahier des charges à respecter, il y avait certaines normes, des choses qu’on pouvait ou pas faire », ce qui incluait l’approbation préalable des maquettes et l’interdiction de peindre par-dessus certains autocollants d’identification.

« On a eu une excellente collaboration avec Hydro-Québec pour ce projet-là », affirme-t-elle.

Les artistes ayant peint les transformateurs ont été recrutés par le Festival des arts de Mascouche, à qui la Ville avait confié ce mandat précis.

Un accueil favorable du public

Selon Elyse Lafortune, l’accueil du public a été très favorable, les citoyens multipliant les commentaires sur la beauté de la murale. Les transformateurs peints, dit-elle, transforment désormais le trajet entre la place publique et l’hôtel de ville en « une galerie d’art à ciel ouvert, si on peut dire ».

Elle affirme qu’une ville de la région de l’Abitibi, qui souhaite comprendre comment l’aménagement des transformateurs avait été mené, a communiqué avec Mascouche. Preuve, selon elle, de l’importance du projet.

Mascouche remporte un Prix Les Arts et la Ville 2026 pour son projet de rayonnement du Vieux-Mascouche.

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Lettres ouvertes Société

Lettre ouverte — Coûts de construction : le temps des décisions est arrivé

Les études s’accumulent, les constats sont partagés et les effets sont visibles : des logements qui tardent à se construire, des projets d’infrastructures reportés, des rues qui se dégradent, des quartiers entiers bloqués faute de réseaux d’eau suffisants. Partout au Québec, les mêmes conséquences se répètent et la facture, elle, continue d’augmenter.

Ce que cela signifie concrètement, c’est moins de logements disponibles, des services plus coûteux et des occasions économiques qui échappent aux communautés. Et derrière ces impacts bien réels : des règles mal arrimées, des processus lourds et un financement imprévisible.

Ce phénomène n’est pas marginal. Il est systémique.

Dans le secteur municipal, qui porte 60 % des infrastructures publiques, les coûts augmentent d’environ 8 % par année. Alors que le déficit d’entretien des infrastructures d’eau dépasse 50 milliards de dollars, le Québec est pris dans un cercle vicieux : plus il y a des normes, plus c’est long, plus c’est cher, moins on construit.

Les réponses existent et font consensus. Elles doivent maintenant être mises en œuvre rapidement. Pour reprendre le contrôle sur les coûts de construction, deux leviers doivent être activés sans attendre.

Moderniser les normes pour construire sans délai inutile

L’augmentation des exigences gouvernementales au cours des dix dernières années a entraîné des coûts supplémentaires estimés entre 900 M$ et 1,5 G$ par année pour le milieu municipal, soit de 28 à 40 % de l’augmentation totale des coûts. Les normes poursuivent des objectifs importants, mais leur accumulation, leur manque de cohérence et leur application souvent rigide ne permettent plus de réaliser des projets à des coûts soutenables pour les contribuables du Québec.

Il faut passer à une approche plus agile et mieux coordonnée, revoir intelligemment les normes problématiques afin de les rendre plus cohérentes, mieux adaptées à la réalité du terrain et compatibles avec notre capacité collective de payer.

Réformer le financement pour passer plus rapidement à l’exécution

Aujourd’hui, le financement des infrastructures est fragmenté dans environ 200 programmes qui sont complexes et dont le financement est souvent imprévisible. Cette instabilité freine la planification, impacte la réalisation des projets et alourdit les coûts.

Il faut changer d’approche, simplifier en profondeur et surtout faire confiance aux municipalités qui ont la capacité de gérer les sommes dédiées aux travaux d’infrastructure. En regroupant l’ensemble des programmes d’aide financière pour les infrastructures municipales en un transfert général stable et prévisible à travers le temps, on permet de réduire considérablement la lourdeur administrative et investir là où se trouvent les besoins.

Tant que le Québec ne s’attaquera pas à la multiplication des normes et au financement des infrastructures, il ne reprendra pas le contrôle des coûts de construction. Cela implique de revoir l’approche actuelle, marquée par une culture du risque zéro qui, dans certains cas, peut conduire à des choix coûteux aux gains limités. Il faut mieux hiérarchiser les exigences et s’assurer que chaque dollar investi contribue réellement à nos priorités collectives et à notre capacité de bâtir.

Agir maintenant

Un chantier de réflexion sur les coûts est utile. Mais des diagnostics, le Québec en a déjà.

Cette journée doit se conclure par un plan d’action, avec des mesures immédiates et des échéanciers précis. Autrement, elle risque d’être perçue comme un exercice de plus, sans impact réel.

Nous sommes prêts à collaborer. Nous voulons faire partie des solutions et contribuer activement aux changements nécessaires.

Mais il faut des gestes rapides.

Stabiliser le financement et simplifier les règles : voilà les conditions pour reprendre le contrôle des coûts et relancer les projets.

Le Québec ne manque pas de solutions. Il manque de décisions.

Le temps de la réflexion est derrière nous.
Le prochain geste doit être concret, rapide et mesurable.

Guillaume Tremblay, président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche

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Actualités Politique

Le PEQ rouvrira pour deux ans

Les travailleurs immigrants et diplômés étrangers déjà établis au Québec pourront soumettre leur demande sans devoir passer par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).

Une première période de réception des demandes est prévue du 2 juillet au 31 octobre 2026, sans plafond sur le nombre de dossiers acceptés. Les dépôts débuteront le 2 juillet à 8 h 30 (heure de Montréal) dans le système Arrima, selon les mêmes conditions d’admissibilité qu’avant la suspension du programme.

Deux volets, des conditions précises

Le volet Diplômés du Québec s’adresse aux personnes ayant obtenu un baccalauréat, une maîtrise, un doctorat, un DEC technique ou un DEP (seul ou suivi d’une ASP totalisant au moins 1 800 heures), en date du 19 novembre 2025. Le volet Travailleurs étrangers temporaires exige une expérience de travail au Québec d’au moins deux ans dans les catégories 0, 1, 2 ou 3 de la Classification nationale des professions (CNP), également en date du 19 novembre 2025.

Dans les deux cas, les candidats doivent démontrer un niveau oral de français de 7, avoir l’intention de s’établir au Québec et s’engager à subvenir à leurs besoins essentiels. Une clause de droits acquis accompagne la réouverture afin d’éviter les ruptures de parcours.

L’UMQ salue la décision

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) accueille favorablement cette décision. Elle rappelle que le resserrement abrupt des règles avait déjà des répercussions dans les régions, où la rareté de main-d’œuvre fragilise les services essentiels. Le Québec compte actuellement quelque 115 000 postes vacants, dont plus de 82 000 à l’extérieur de Montréal.

« Cette décision arrive à point nommé pour l’ensemble du Québec. On ne peut pas se priver de personnes déjà bien intégrées, qui parlent français, qui étudient, travaillent et contribuent activement à la vitalité de nos milieux », a déclaré Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

En février dernier, les municipalités s’étaient mobilisées dans le cadre du mouvement des Cœurs bleus pour réclamer une transition ordonnée entre les deux programmes.

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Culture

Un dernier Festival des arts de Mascouche tout en beauté

Pour l’occasion, 63 artistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures exposeront leurs œuvres du 5 au 7 septembre au parc du Grand-Coteau.

Les membres du conseil d’administration du FAM ont présenté la programmation lors d’une rencontre tenue au restaurant Au Poulet Nouveau.

Ces derniers assurent vivre ce dernier rendez-vous public avec sérénité. « On a vécu quelque chose d’extraordinaire au fil des années. On a une équipe de bénévoles incroyables, une super directrice qui nous a aidées (Chantal Peterson); c’est fou le travail et le cœur qu’elle a pu mettre. C’est un événement que l’on peut inscrire dans le parcours de chacun des artistes qui y sont passés et qui va rester dans les mémoires de Mascouche longtemps », a indiqué Marie-Josée Quinn, la présidente du FAM.

Celle-ci s’est permis de rappeler la qualité des rendez-vous annuels ayant participé à la renommée du FAM. « C’est un symposium qui avait de la classe, avec des artistes d’une richesse incroyable et un background digne des plus grands festivals ou expositions de galeries d’art. Et c’est important de le dire; c’est avec le cœur que tout cela s’est construit », a souligné Mme Quinn, avant de dévoiler le programme du festival de septembre.

Une sélection de talents

Il faut s’attendre à y découvrir la crème des artistes puisque la soixantaine d’exposants ont été préalablement choisis parmi plus de 160 peintres ayant envoyé leur candidature au jury, chargé d’en retenir moins du tiers. Pas moins de 63 artistes afficheront donc leurs créations à l’un des stands, où certains s’exécuteront même en direct, sous les yeux observateurs des passants.

La rencontre de presse a donné un aperçu de leur talent puisque certains artistes s’y sont pointés avec l’une de leurs œuvres, fort jolies et inspirantes, il faut bien l’avouer. Même le rat finement reproduit sur toile par Suzanne Gagnon, qui profite de sa retraite du milieu éducatif pour se consacrer à l’art pictural et avec un talent évident.

Le dévoilement de la programmation a été par ailleurs l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’artiste qui y sera reçue comme invitée spéciale et présidente d’honneur de l’événement artistique de septembre.

Il s’agit de Tanya Aubut, une artiste saguenéenne reconnue pour son travail inspiré du StreetArt.

Personne posant à l’intérieur devant une grande toile colorée mêlant collage, portrait stylisé et motifs graphiques, lors d’une exposition artistique.
Photo : Reine Côté – Tanya Aubut a été choisie comme présidente d’honneur pour clore le dernier Festival des arts de Mascouche.

Présidente d’honneur : Tanya Aubut

Venue tout spécialement de Chicoutimi, Tanya s’est présentée en toute simplicité, elle qui a entamé sa carrière en autodidacte, sans études en arts, et qui s’y consacre et en vit depuis cinq ans.

Or la vie étant faite de hasards, Tanya s’est démarquée en participant à une télé-réalité tenue par une école d’art des États-Unis, ce qui lui a ouvert les portes de galeries d’art au Québec. Depuis, elle mène une carrière dans laquelle elle s’illustre par sa créativité ciblant l’art de rue que l’on appelle le StreetArt ou encore le PopArt.

« J’ai développé un style d’art reconnu aujourd’hui et qui me remplit de joie. Et être là pour la dernière édition, ça vaut tout l’or du monde pour moi, car je fais rarement des symposiums. C’est très, très, précieux à mon cœur. Et je prépare de belles choses pour l’événement », a laissé savoir l’artiste Aubut.

Cet art urbain qu’elle exprime en techniques mixtes l’interpelle. Mais plus encore, « le vrai, l’authenticité dans le StreetArt, c’est quelque chose que l’on admire pas assez », a-t-elle souligné.

D’ailleurs, ses œuvres sont autant de messages personnels qu’elle souhaitait communiquer, à commencer par l’importance de la confiance en soi, avec une pièce maîtresse où l’on reconnaît le terme UNIQUE. « Mes œuvres sont un peu des autoportraits, mais je sais qu’ils peuvent s’adresser à d’autres personnes et c’est vraiment là le cœur de mon travail. »

L’événement se déroulera donc sous un grand chapiteau, tandis que Tanya Aubut aura son coin à elle seule, à l’écart, dans le petit pavillon.

Au terme du festival, des prix totalisant 5000$ seront décernés à des artistes participants.

Les organisateurs ont prévu plusieurs activités pour le grand public et les artistes participants, dont un combat pictural et des classes de maîtres matinales.

Pour tous les détails, consultez le site de l’événement.