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Actualités Politique

Terrebonne : deux femmes, une campagne lancée la journée des droits des femmes

Déjà en pleine action depuis plus de deux semaines sur le terrain, la libérale Tatiana Auguste et la bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné ont entamé officiellement leur première journée de campagne électorale le dimanche 8 mars, coïncidant avec la journée internationale des droits des femmes.

Debout et déterminée

Nathalie Sinclair-Desgagné y voit un atout. C’est pour elle « un jour particulier pour commencer une campagne ». « Ça me rend particulièrement fière, dit la bloquiste, parce que le droit des femmes s’applique très bien à Terrebonne. »

« Le droit des femmes, c’est aussi le fait de se battre jusqu’en Cour suprême pour que chaque vote compte », souligne la bloquiste qui s’était engagée dans une véritable bataille judiciaire, contestant l’élection remportée par la libérale Tatiana Auguste, par une seule voix. La Cour suprême avait invalidé les résultats, tenant compte du fait qu’un vote par la poste d’une électrice n’était jamais parvenu au bureau de scrutin.

Mme Sinclair-Desgagné a lancé un appel à mener une campagne politique à l’image des femmes : rigoureuses, travaillantes, courageuses. Le courage, rappelle-t-elle, ne signifie pas l’absence de peur, mais la capacité à continuer le combat malgré elle.

« Alors nous, on ne fera pas campagne sur la peur, on fera campagne sur un terme que j’aime beaucoup qui s’appelle la tendreté. À l’image des femmes, tendresse et fermeté », conclut-elle.

Les libéraux confiants

Contrairement à la dernière campagne, la candidate se sent en territoire conquis aux portes des résidents de Terrebonne. « Les gens me connaissent plus, on a plus d’ouverture que quand j’étais candidate la dernière fois, donc c’est vraiment bien, puis on peut avoir de très belles conversations aux portes », se réjouit-elle.

« Cette journée est un bon rappel qu’il faut toujours se battre afin de garder notre place et nos acquis en tant que femmes » pour celle qui, après neuf mois à la Chambre des communes, a perdu son siège. Malgré la contestation du Bloc québécois, Tatiana Auguste avait été confirmée députée. Elle avait prêté serment au roi Charles III et siégé au comité responsable des anciens combattants.

Après la décision de la Cour suprême d’annuler l’élection, la libérale s’était montrée très active sur le terrain, multipliant les séances de porte-à-porte. Son chef Mark Carney avait effectué une première visite dans la circonscription en compagnie de la candidate.

Enjeux

La bloquiste Nathalie Sinclair-Desgagné a établi ses priorités devant plusieurs sympathisants et militants, lors du lancement de la campagne et l’inauguration de son local électoral. Elle soulève l’enjeu de la contamination de la rivière Mascouche par des polluants provenant de la base militaire de Bagotville, dont les effets se font sentir jusqu’à Terrebonne. Elle mentionne également la question de la récupération de territoires à vocation environnementale, comme le chantier Saint-Maurice, qui demeure sous contrôle de l’armée. La candidate s’engage à se battre contre les expropriations « sauvages du TGV qui va traverser Terrebonne et qui risque de [défiguer] notre magnifique ville ».

Quant à la libérale, Tatiana Auguste, sa priorité c’est d’être à l’écoute de ses concitoyens, leur parler de ce qui les préoccupe et aussi leur rendre compte du travail accompli et de celui qu’il reste à faire. Toutefois, plusieurs enjeux de la campagne précédente demeurent d’actualité, souligne-t-elle, notamment le coût de la vie et les relations commerciales avec les partenaires du Canada.

Cette campagne est, pour madame Auguste, l’occasion de faire valoir l’importance de Terrebonne à la table des décisions « parce qu’après une quarantaine d’années à […] être dans notre position, on peut vraiment faire avancer de sérieux projets ici avec les investissements du gouvernement », soutient-elle.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.

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Société

Terrebonne-Mascouche à table revient pour une deuxième édition

L’initiative offre aux amants de la gastronomie l’occasion de consommer local tout en soulignant le travail des restaurateurs, et contribue à renforcer le positionnement de la région comme destination gourmande de choix.

Les restaurants participants ont la liberté de composer leur propre menu, en s’appuyant sur leurs classiques ou en profitant de l’occasion pour tester de nouveaux plats, précise Patricia Lebel, présidente du Comité de développement touristique durable, culture et patrimoine de la MRC Les Moulins et conseillère municipale à la Ville de Mascouche. Ils offrent un menu trois services dans l’une des tranches de prix suivantes : 30 $, 45 $ ou 70 $ par personne.

L’événement s’inspire de Montréal à table et permet de dynamiser un secteur de la restauration soumis à de fortes pressions économiques, en attirant une clientèle qui n’aurait pas forcément franchi la porte de ces établissements en temps normal, soutient Mme Lebel.

« Ce n’est quand même pas simple en ce moment, le monde de la restauration. Il y a beaucoup de pression au niveau économique. Toute leur nourriture coûte déjà plus cher, puis les gens ont peut-être un peu moins d’économies pour aller les dépenser au restaurant », explique Patricia Lebel.

Opération de marketing et de rentabilité

Mélissa Corbeil, copropriétaire du restaurant Les Fous-Braques à Mascouche, renouvelle sa participation à l’événement. « Ce fut un succès pour nous. Alors, pourquoi ne pas continuer et mettre de l’avant encore une fois un menu spécial ? » Pour elle, l’événement est autant une opération marketing qu’une occasion de rentabilité. « On a de nouveaux clients qui nous ont découverts. Ça nous amène un chiffre d’affaires supérieur à la normale, grâce à une clientèle qu’on n’aurait pas été chercher autrement. »

Son restaurant, réputé pour mettre en valeur les artisans locaux, a choisi d’offrir un menu à 70 $ composé de plats inédits, en dehors de sa carte habituelle. « C’est une mise en place supplémentaire pour l’équipe de cuisine », reconnaît-elle.

Le Bâtiment B, à Terrebonne, ancré dans la communauté depuis douze ans, en est aussi à sa deuxième participation. Pour la responsable Stéphanie Gervais, l’objectif est avant tout de rejoindre une clientèle nouvelle. « On [veut] aller chercher une clientèle qui ne nous connaît pas nécessairement, mais qui aurait envie de nous découvrir », surtout en période hivernale parfois plus tranquille.

Comme Les Fous-Braques, le Bâtiment B n’a pas eu à revoir son offre pour intégrer l’événement, conservant une formule à 70 $. L’établissement n’a pas davantage eu à comprimer ses marges pour y participer. L’impact de la première édition a été modeste, mais concret, et la deuxième s’annonce plus populaire, portée par une campagne publicitaire plus musclée.

La MRC mise sur sa culture et sa table

L’aspect gastronomique ne constitue pas le seul atout qu’offre la MRC. Terrebonne-Mascouche à table s’inscrit également dans une stratégie de positionnement touristique de la région des Moulins, indique Patricia Lebel. Selon elle, le tourisme ne se construit pas sur un seul événement. La région mise sur ses produits phares, le plein air, son réseau de sentiers, ses marchés publics, ses festivals, afin de forger une identité propre et distincte.

« Notre identité, c’est le patrimoine, la découverte culturelle. Et ça se retrouve aussi dans nos plats », dit-elle.

Les maires de Terrebonne et de Mascouche saluent l’initiative. Pour Mathieu Traversy, préfet de la MRC Les Moulins et maire de Terrebonne, le succès de la première édition confirme que la restauration est un véritable moteur d’attractivité pour la région, et cette deuxième édition vient bonifier une formule qui rassemble citoyens, visiteurs et restaurateurs autour d’une expérience gourmande accessible et de qualité. Le maire de Mascouche abonde dans le même sens, soulignant que l’événement met en lumière le talent et le savoir-faire des restaurateurs de la MRC tout en contribuant au dynamisme économique et touristique du territoire.

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Sports

Lanaudière conclut la compétition avec 46 médailles

Ce résultat permet à la région de terminer au deuxième rang des délégations les plus améliorées par rapport à l’édition de 2024, souligne Loisirs Lanaudière.

Plusieurs disciplines ont contribué à ce bilan. L’haltérophilie arrive en tête avec 13 médailles, suivie du trampoline, qui a permis aux athlètes de Lanaudière de monter sur le podium à 11 reprises. Le patinage de vitesse et la gymnastique artistique ont également bien fait avec quatre médailles chacune.

Des podiums ont aussi été enregistrés en boxe, patinage artistique, gymnastique, judo, escrime, hockey masculin, plongeon et taekwondo, illustrant la diversité des disciplines dans lesquelles la délégation s’est démarquée.

Intérieur sobre avec mur gris; une personne tient un drapeau coloré et porte une médaille autour du cou.
Photo tirée de la page Facebook Jeux du Québec — Lanaudière – Antoine Richard, gagnant de trois médailles d’argent en haltérophilie, était le porte-drapeau à la cérémonie de clôture des Jeux.

Les athlètes de Terrebonne ont également contribué à la récolte de médailles de Lanaudière. En boxe, Gabriel Leonard a décroché une médaille d’argent. Clara Lebel a obtenu l’argent en escrime, tandis que Jayden Turgeon est monté sur la deuxième marche du podium en judo. En patinage de vitesse, Émile Godin s’est illustré en remportant deux médailles d’argent, portant à cinq le total de médailles pour les représentants de la ville.

Du côté de Mascouche, les athlètes ont aussi connu de bons résultats. Gabrielle Roy a remporté une médaille de bronze en patinage artistique. En patinage de vitesse, Maika Scholten a mis la main sur deux médailles d’argent. En trampoline, Florence Gauthier et Alicia Nardi ont décroché l’argent en équipe, tandis que Zac Lanteigne a également obtenu l’argent. Amylia Leporé s’est particulièrement démarquée en remportant deux médailles d’or dans cette discipline. Au total, les athlètes de Mascouche ont récolté six médailles.

Groupe réuni à l’intérieur; médailles au cou, certificat en main, ambiance d’équipe après une compétition sportive.
Photo ISO FLASH – Médaille d’argent pour l’équipe de hockey masculine de Lanaudière.

L’organisation dit être fière des athlètes, qui ont porté les couleurs de la région avec détermination tout au long de la compétition. Leurs performances ont été saluées, tout comme l’engagement des entraîneurs et accompagnateurs, qui ont contribué à faire ressortir le meilleur de chaque participant.

Loisirs Lanaudière a aussi tenu à remercier les missionnaires, dont le rôle a été jugé essentiel au bon déroulement de l’expérience vécue par les athlètes pendant les Jeux.

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Culture

Steve Hill de passage à Terrebonne

Sorti le 1er novembre 2024, Hangin’ On A String s’inscrit dans la continuité du parcours musical de Hill, quelque part entre le blues et le rock. « Dans la vie, je pense que je fais du blues-rock. Des fois ça penche plus du côté du blues, des fois plus du côté du rock. Pour moi, cet album-là penche plus du côté du rock », explique le musicien.

Avec le temps, Hill dit avoir cessé de vouloir définir précisément son style. « Où c’est que l’un commence et l’autre finit, j’ai arrêté de me poser des questions avec ça. J’y vais avec l’inspiration », résume-t-il.

L’album a été enregistré au célèbre Studio 606 de Dave Grohl, à Los Angeles, dans des conditions qui laissent toute la place à la performance. « On a fait ça live en studio en cinq jours. C’est bien cru. Il y a beaucoup d’énergie sur l’album », raconte Hill.

Cette approche se transpose naturellement sur scène, où les pièces trouvent toute leur ampleur. « Ces chansons-là fonctionnent vraiment bien en spectacle. Ça a été fait pour jouer en show aussi », ajoute-t-il.

Reconnu pour sa formule one-man-band, Hill occupe la scène avec guitare, percussions et voix, une approche qui lui permet de livrer des performances particulièrement intenses. Après plus de trois décennies de carrière et des milliers de spectacles, la passion demeure intacte.

« Je suis encore comme un ado au point de vue de la passion pour la musique. Je ne me tanne pas. Je tripe ces guitares encore autant, sinon plus », confie-t-il.

Cette énergie, Hill la canalise toujours dans un objectif simple : offrir le meilleur spectacle possible. « Ma vie est vraiment axée sur donner des bons shows. Je mets toutes les chances de mon bord pour donner tout le temps le meilleur show possible », affirme-t-il.

Le spectacle présenté à Terrebonne le 12 mars à 20 h permettra au public de découvrir les pièces de Hangin’ On A String dans leur environnement naturel : la scène.

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Actualités

Verglas : toutes les écoles du CSSDA fermées le 11 mars

Cette décision s’applique à toutes les écoles, aux centres de formation ainsi qu’aux services administratifs.

Les services de garde seront également fermés pour la journée. Par ailleurs, les cours du soir en formation professionnelle et en formation générale aux adultes sont annulés.

Le CSSDA indique qu’une nouvelle communication sera transmise en fin d’après-midi mercredi afin de préciser la situation pour la journée de jeudi.

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Actualités Environnement

Déversements d’eaux usées à Terrebonne

Ces interventions sont prévues dans la nuit du 9 mars, dans le secteur de Lachenaie, de 21 h à 5 h, et dans le secteur de La Plaine, les 10 et 11 mars, de 22 h à 4 h.

Face aux épisodes de fortes pluies, la Ville de Terrebonne, comme plusieurs municipalités québécoises, peut être contrainte de déverser des eaux usées non traitées dans la rivière lorsque les réseaux d’égouts atteignent leur capacité maximale, explique le maire Mathieu Traversy. Il a tenu à rassurer les citoyens que ces surverses demeurent des situations exceptionnelles et peu fréquentes.

Mieux répondre

La Ville dispose de différents types d’infrastructures selon les secteurs. Les étangs aérés assurent le traitement des eaux dans certaines zones, notamment à Lachenaie, tandis que les secteurs centres et Terrebonne-Ouest bénéficient désormais de la nouvelle station d’épuration, dotée de technologies de pointe, affirme le maire. Ces investissements permettent à la Ville d’être mieux outillée pour faire face aux changements climatiques et aux situations de surcharge, assure-t-il, tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire.

« L’ouragan Debby nous a donné des leçons desquelles on veut tirer des conclusions pour améliorer la situation », soutient le maire, soulignant que ces événements climatiques ont servi de leçon à la Ville et alimentent la réflexion dans le cadre de la stratégie bleue que Terrebonne entend déployer au cours des prochaines années.

Une mobilisation collective

Si la Ville invite les citoyens à réduire leur consommation d’eau lors de ces épisodes, elle rappelle que les secteurs commercial et industriel ont également leur rôle à jouer. Le maire a précisé que la sécurité civile mobilise et informe l’ensemble des acteurs dès qu’une situation potentiellement problématique est anticipée.

Le maire dit miser sur la collaboration de tous pour traverser ces moments.

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Actualités

Police de Terrebonne : Benoît Bilodeau prêt à prendre la relève

L’événement, empreint d’émotion, a été marqué par l’assermentation de Benoît Bilodeau, qui succède à Joël Lamarche à la direction du corps policier.

Cette cérémonie a également permis de souligner le départ à la retraite de M. Lamarche, après trois années à la tête du service et plus de 32 ans de service policier exemplaire au sein de l’organisation. Son engagement envers une police de proximité et son implication constante dans la communauté ont été salués par les élus municipaux et les membres du service.

Nommé officiellement à la suite de la séance extraordinaire du conseil municipal du 18 décembre 2025, Benoît Bilodeau est entré en fonction le lendemain, permettant une transition harmonieuse avec son prédécesseur. Policier respecté et apprécié, il compte 32 ans d’expérience au service de la population de Terrebonne, ainsi qu’aux municipalités de Sainte-Anne-des-Plaines et Bois-des-Filion. Au fil de sa carrière, il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment ceux de sergent et de lieutenant à la surveillance du territoire, de capitaine aux normes professionnelles et aux affaires publiques, ainsi qu’à la tête des enquêtes criminelles et du renseignement. Depuis décembre 2022, il agissait à titre de directeur adjoint.

M. Bilodeau se disait fier de prendre la direction du Service. Il dirigera ses unités pour répondre à des besoins importants en sécurité du territoire. Parmi ceux-ci figure entre autres l’enjeu de l’itinérance à Terrebonne où le rôle de policier devient une intervention sociale auprès de cette population. « Les policiers se doivent d’intervenir beaucoup plus socialement, surtout dans le cas de l’itinérance, puisqu’elle est reliée à des enjeux de consommation et de santé mentale et qu’on doit orienter la personne du mieux possible ».

Benoît Bilodeau en uniforme officiel, avec insignes et médailles, posé devant un fond uni vert.
Photo Ville de Terrebonne – Benoît Bilodeau

Toutefois, avoir plus de moyens et d’équipiers au sein de son corps policier ne ferait pas de mal au nouveau directeur, puisque selon lui, le manque d’aspirants policiers ayant passé à l’école de police serait criant.

La direction générale de la Ville souligne que cette nomination s’inscrit dans l’engagement de renforcer le sentiment de sécurité des citoyens. La directrice générale adjointe, Nathalie Reniers, affirme que l’expertise terrain et les capacités de mobilisation de M. Bilodeau en font « un choix naturel pour poursuivre notre mission de sécurité publique sur le territoire », disait-elle par voie de communiqué.

De son côté, la conseillère municipale Lindsay Jean, présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, a mis en lumière l’importance d’un leadership axé sur l’équité, l’écoute et la proximité avec la population.

Prenant la parole, Benoît Bilodeau a remercié les autorités municipales pour la confiance accordée et s’est engagé à travailler en collaboration avec les équipes policières, les organismes du milieu et les citoyens afin d’accentuer le sentiment de sécurité et d’optimiser la qualité des services offerts.

D’un autre côté, pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, cet événement a permis d’honorer la carrière et le travail de Joël Lamarche, l’ancien directeur.

« Son engagement, sa vision d’une police de proximité et son implication sincère au sein de la communauté auront marqué notre organisation », assure-t-il sur ses réseaux sociaux.

La Ville de Terrebonne a tenu à adresser ses salutations à Joël Lamarche pour la suite de son parcours et à souhaiter plein succès à Benoît Bilodeau dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

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Actualités

Terrebonne appuie le mouvement contre l’abolition du PEQ

La résolution demande au gouvernement du Québec d’instaurer une clause de droits acquis dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise. La conseillère Anna Guarnieri, qui donnait lecture de la résolution, a déclaré que la Ville joint ainsi sa voix à celle de l’UMQ pour réclamer un traitement équitable envers les travailleurs et étudiants déjà établis sur le territoire.

« Nous demandons au gouvernement d’agir avec équité en instaurant une clause grand-père pour les travailleurs et étudiants déjà établis ici. On ne peut pas changer les règles du jeu en plein milieu de la partie pour ceux qui contribuent déjà activement à notre communauté », a-t-elle déclaré.

La course à la chefferie de la CAQ, décisive pour le PEQ

Terrebonne entend maintenir la pression dans l’attente de la fin de la course à la chefferie de la Coalition Avenir Québec. Les deux candidats à la succession de François Legault se sont déjà positionnés sur le dossier, indique Mathieu Traversy, maire de Terrebonne, ce qui, selon lui, laisse espérer des avancées. La candidate à la chefferie de la CAQ s’engage à relancer le PEQ, tandis que M. Drainville, lui, promet une clause de droits acquis aux personnes touchées par l’abolition du programme.

« On continue à mettre de la pression parce qu’on pense qu’une personne qui a décidé de nous faire confiance au Québec pour venir bâtir sa vie professionnelle et personnelle mérite d’aller jusqu’au bout du processus et on doit respecter notre parole envers ces gens qui nous ont fait confiance », soutient le maire.

L’UMQ a orchestré une conférence de presse à Québec il y a environ une semaine, réunissant un nombre important d’acteurs des milieux étudiant, syndical et patronal, du secteur agricole, ainsi que la Fédération québécoise des municipalités, afin de réclamer une remise en question de la décision gouvernementale. « C’est rare de voir autant d’acteurs qui sont habituellement en confrontation demander à l’unisson une remise en question d’une décision gouvernementale. On espère que le gouvernement ne fera pas la sourde oreille à ce cri du cœur », déclare-t-il.

Une main-d’œuvre qualifiée

Le maire a souligné la nécessité d’attirer une main-d’œuvre qualifiée afin de soutenir les entreprises locales dans un contexte économique incertain, dit-il, notamment, en raison des tensions avec les États-Unis. « On essaie de diversifier notre économie. Évidemment que la main-d’œuvre est un élément essentiel pour être capable d’y parvenir. Maintenant, on veut jouer sur plus qu’un tableau », argue celui qui veut attirer des travailleurs qualifiés, honorer les engagements envers ceux qui ont choisi Terrebonne, mais aussi former la relève locale.

Mathieu Traversy dit vouloir faire de Terrebonne un lieu où il fait bon vivre, travailler et étudier.

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Actualités Éducation

Le quartier universitaire de Terrebonne se concrétise

La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, a insisté sur l’importance de rapprocher l’université des citoyens. Montréal peut sembler à portée de main depuis Terrebonne, selon elle, mais la réalité du transport quotidien raconte une autre histoire, souligne-t-elle. Certains étudiants doivent consacrer jusqu’à trois heures par jour pour se rendre dans les établissements universitaires de grands centres, un obstacle qui peut compromettre leur persévérance scolaire et freiner leur ambition, affirme la ministre.

« Mais quand on est loin de Montréal, puis qu’on se dit, pour aller à l’université, il va falloir que j’aille dans un grand centre, est-ce que je vais être capable de le faire ? Bien, c’est un niveau de difficulté qui peut le freiner. Alors, ce qu’on fait aujourd’hui, c’est donner des outils à nos jeunes pour qu’ils aillent plus loin », précise-t-elle.

Pour la ministre de l’Emploi et ministre responsable de la région de Lanaudière, Pascale Déry, « l’accès à des programmes de formation de proximité maximise les chances de retenir nos diplômés dans la région, en plus d’augmenter le taux de diplomation. » L’avancement du projet, selon elle, n’aurait pas atteint ce stade sans les efforts colossaux investis par tous les partenaires mobilisés pour parvenir à une solution adaptée aux réalités et besoins de la population. »

Un consensus régional

Selon le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette, ce projet vieux de plus de vingt ans est porté par un ensemble de partenaires régionaux, dont l’UQTR et la Ville de Terrebonne. « Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape pour le Quartier universitaire de l’UQTR à Terrebonne. Cela démontre le consensus régional autour de l’importance d’une présence universitaire forte dans Lanaudière », a indiqué M. Blanchette.

« Cet agrandissement nous donne les moyens d’augmenter l’offre de programmes universitaires, d’accroître le taux de diplomation et de répondre aux besoins de formation de la relève dans la région […] », s’est-il réjoui.

Le campus accueillera environ 1 000 étudiants pour la première phase et proposera des programmes sélectionnés pour répondre aux besoins spécifiques de la région, annonce M. Blanchette. Il s’agit de baccalauréats en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en psychologie, en sciences comptables, et en travail social, ainsi que des certificats en éducation et en comptabilité, et un diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences comptables.

Un tournant pour Terrebonne

Le maire de Terrebonne a rappelé que sa ville est la seule grande ville du Québec à ne pas disposer encore d’un véritable campus universitaire. Il s’est dit fier de l’appui du gouvernement du Québec et a réaffirmé l’engagement de la Ville à permettre à ses citoyens de vivre, travailler et étudier sur son territoire.

Le maire a tenu à saluer le travail accompli par l’UQTR, et s’est dit convaincu que l’offre de programmes sera si attrayante qu’elle pourrait même attirer des étudiants de Montréal.

« On dit que [le quartier universitaire] c’est pour les jeunes de la région de Lanaudière, mais j’ai très confiance, Mme la ministre, que même des gens de Montréal pourraient traverser à contresens peut-être le pont Charles-De Gaulle pour venir profiter de certaines cartes de programmes exceptionnelles. »

Au-delà de sa vocation académique, le campus constitue aussi un moteur économique, favorisant le maillage avec les entreprises et la création d’emplois, selon M. Traversy. « On sait qu’une université, c’est très académique, mais c’est aussi économique. Ça peut mener donc à du maillage avec des industries, avec la création d’emplois, avec tout un dynamisme pour le territoire. »

Le député de Marceau, Mathieu Lemay, a pour sa part, rappelé l’importance de l’éducation comme levier porteur sur les plans économique, culturel et social. Selon lui, permettre aux citoyens d’étudier à proximité de leur lieu de résidence, sans avoir à parcourir de longues distances, fait toute la différence pour les générations futures. « Ce quartier universitaire est un projet structurant dont les retombées se feront sentir pour les décennies à venir », a-t-il conclu.

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Actualités Environnement

Le fardeau environnemental du site d’enfouissement inquiète

Un résident de Terrebonne n’a pas caché ses inquiétudes lors de la période de questions de la séance municipale du 17 février 2026, s’interrogeant sur la durée pendant laquelle la Ville continuerait à autoriser l’expansion du site d’enfouissement exploité par le Complexe Enviro Connexion (CEC). Il a également exprimé ses préoccupations quant aux conséquences environnementales engendrées sur le territoire, notamment sur les nappes phréatiques, la faune et la flore.

Il a par ailleurs estimé que Terrebonne avait largement assumé sa part de responsabilité, alors que d’autres municipalités continuent d’acheminer leurs déchets vers ce site, jour après jour.

Le site d’enfouissement de Lachenaie accueille près de 50 % des déchets des 82 municipalités de la CMM et, selon les projections, atteindra sa pleine capacité en 2027. Le site cherche à s’agrandir afin de prolonger ses activités pendant 30 ans.

Des conditions claires

Le maire admet que l’enfouissement de résidus demeurera une nécessité pour Terrebonne durant les prochaines années et que les citoyens continueront d’utiliser le bac noir sur le territoire municipal. Toutefois, il ne souhaite pas que l’agrandissement du site se fasse à n’importe quel prix ni dans n’importe quelle condition. « […] On ne voulait pas se faire imposer par Québec un agrandissement sans que la Ville ait son mot à dire, ce qu’on a vu dans d’autres dossiers ailleurs au Québec. »

M. Traversy indique avoir rencontré l’entreprise CEC afin de poser ses propres conditions. « On a demandé des efforts du côté de l’entreprise pour augmenter les redevances, pour faire payer les autres villes qui utilisent notre site, leur juste part ou le plein prix pour l’enfouissement de leurs matières résiduelles », martèle-t-il.

La Ville avait d’abord sondé les maires et mairesses de la région de Montréal pour savoir si d’autres municipalités souhaitaient accueillir un site d’enfouissement technique. Aucune n’a manifesté d’intérêt, a déploré le maire de Terrebonne, qui espère qu’un jour, « il va falloir qu’il y ait quelqu’un d’autre qui finisse aussi par lever la main ».

Mathieu Traversy annonce la création d’un véritable écocentre afin de réduire progressivement la quantité de déchets enfouis chaque année. Il s’agit, selon lui, d’améliorer les pratiques de recyclage et de compostage et d’optimiser l’utilisation des espaces disponibles. Cette décision, assure le maire, répond à un objectif commun de la Ville et de son partenaire CEC.

« Donc plutôt qu’enfouir une panoplie de déchets, les matériaux de construction, les matériels électroniques, certaines matières dangereuses vont maintenant pouvoir être récupérées par CEC. Et donc essayer justement de minimiser la quantité de matières résiduelles qu’on met dans ce site-là », assure le maire.

La prochaine étape appartient au gouvernement du Québec, à qui il revient de décider ou non de l’agrandissement du site. « Le gouvernement doit partir en bureau d’audience publique […] sur la question au cours de la prochaine année », indique le maire. La Ville y présentera son mémoire et les conditions auxquelles elle se déclarerait favorable à un agrandissement.