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Société

116 jeunes récompensés aux Bourses des Ambassadeurs

C’est un montant sans précédent pour ce programme municipal visant à soutenir l’excellence et le dépassement de soi. La Ville de Mascouche honore chaque année des athlètes et des artistes, entre autres pour leurs réalisations exceptionnelles sur les scènes provinciale, nationale et internationale.

Pour le maire de Mascouche, M. Guillaume Tremblay : « Cette année exceptionnelle prouve que l’ambition de notre jeunesse est sans limites ». La détermination de ces ambassadeurs est une réelle source d’inspiration, souligne le maire. « En leur remettant cette bourse, la Ville ne fait pas que reconnaître leurs succès, elle investit dans les modèles et les leaders de demain », a-t-il déclaré.

Cette année, c’est un nombre record de 116 jeunes ambassadrices et ambassadeurs que la Ville de Mascouche a honorés le 17 mars dernier, lors de la cérémonie de reconnaissance annuelle tenue au Pavillon du Grand-Coteau.

Maya Labad, attaquante professionnelle de hockey, évoluant au sein de la Victoire de Montréal dans la Ligue professionnelle de hockey féminin, était présente à cette cérémonie. Ancienne ambassadrice, elle a rencontré les jeunes ambassadeurs.

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Actualités Politique

Le vote est ouvert dans Terrebonne

Les bureaux de vote, dont la liste est disponible sur le site d’Élections Canada, sont ouverts jusqu’à 20 h 30. Les électeurs doivent s’y présenter avec une preuve d’identité et d’adresse. Selon l’organisme électoral, les électeurs de la circonscription de Terrebonne qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale peuvent tout de même voter, à condition de s’inscrire directement au bureau de vote le jour du scrutin.

« Les électeurs qui votent par bulletin spécial dans leur circonscription et qui n’ont pas encore posté leur bulletin rempli doivent le déposer en personne au bureau local d’Élections Canada; ils ont jusqu’à la fermeture des bureaux de vote dans leur circonscription pour le faire », écrit Élections Canada, précisant que les bulletins de vote reçus après la fermeture des bureaux de vote ne seront pas comptés.

Cette élection se distingue par l’utilisation d’un bulletin de vote en blanc, sur lequel l’électeur doit impérativement inscrire le nom et le prénom du candidat choisi. Si un électeur écrit uniquement le nom du parti, son bulletin ne sera pas comptabilisé. Pour un électeur avec qui la rédaction s’est entretenue, « cela ne fait aucun sens ». Selon lui, un bulletin de vote adapté pourrait créer des inégalités.

Une véritable bataille

Cette joute électorale est une reprise de l’élection fédérale de 2025, remportée par une seule voix par la candidate libérale Tatiana Auguste. La Cour suprême avait invalidé les résultats à la suite des contestations du Bloc Québécois et d’une bataille judiciaire menée par la candidate Nathalie Sinclair-Desgagné.

Depuis, les deux candidates sont engagées dans une véritable bataille, chacune défendant des enjeux qu’elles jugent cruciaux pour Terrebonne. Pour Mme Auguste, la construction de l’échangeur Urbanova figure parmi les principales préoccupations des électeurs, tandis que Mme Sinclair-Desgagné met de l’avant le projet du TGV Alto et les potentielles expropriations qu’il implique.

Cette bataille oppose le Bloc Québécois, qui veut reconquérir son château fort, au Parti libéral, déterminé à obtenir une majorité absolue. « On va tout faire pour gagner », a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Le Bloc Québécois, de son côté, entend tout faire pour empêcher les libéraux d’atteindre leur objectif.

Perdre Terrebonne serait un véritable affront pour le Bloc Québécois, estime Daniel Béland, professeur James McGill au département de science politique de l’Université McGill. « Le Bloc veut défendre sa position au Québec et montrer que le parti demeure important, malgré le fait que les libéraux se dirigent vers un gouvernement majoritaire », souligne ce spécialiste de la politique canadienne. Il soutient qu’en cas d’échec du Bloc, le parti pourrait voir son influence diminuer à Ottawa.

« S’il y a assez de sièges, ils n’auront plus le même rôle dans les comités parlementaires. Évidemment, les votes de confiance ne joueront plus vraiment un rôle. Alors, cela va réduire l’influence politique du Bloc, peu importe ce qui se passe lundi », explique le professeur Béland.

À moins d’une surprise dans les deux circonscriptions ontariennes, une victoire du Bloc à Terrebonne constituerait tout de même un baume pour le parti, relativise le spécialiste.

En plus de la circonscription de Terrebonne, où se tient la reprise de l’élection d’avril 2025, les comtés torontois de University–Rosedale et de Scarborough–Sud-Ouest voteront eux aussi pour leur prochain représentant à la Chambre des communes. Dans ces derniers, les libéraux misent respectivement sur Danielle Martin et Doly Begum.

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Actualités

Négociation de mauvaise foi – La CSD poursuit le gouvernement

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a déposé un recours judiciaire pour négociation de mauvaise foi contre le gouvernement du Québec, après plus de 36 mois de négociation au nom de plus de 3 500 familles d’accueil à l’enfance et résidences d’accueil à l’adulte. Il s’agit d’une première dans l’histoire des négociations des ressources de type familial (RTF).

Depuis l’échéance de l’entente collective le 31 mars 2023, plus de 37 rencontres de négociation et 7 séances de médiation ont eu lieu sans progrès significatif sur le volet monétaire. Les RTF réclament un ajustement de leur rétribution pour couvrir la hausse du coût de la vie et les dépenses de base.

« Le gouvernement refuse de faire la moindre contre-proposition à la table de négociation. C’est non, mur à mur », affirme Kaven Bissonnette, vice-président de la CSD. Selon lui, des ressources intermédiaires faisant le même travail ailleurs au Québec reçoivent 36 % de plus en remboursement pour les mêmes dépenses.

Contrairement à d’autres travailleurs, les RTF n’ont pas le droit de grève ni de moyens de pression. « Lorsqu’une partie n’a aucun rapport de force, l’autre peut étirer les négociations indéfiniment, sans conséquence. Le recours juridique est devenu notre seule option », ajoute le vice-président. La CSD invoque l’article 40 de la Loi sur la représentation des ressources, qui impose une obligation de négocier de bonne foi.

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Actualités

L’accessibilité universelle se concrétise à Mascouche

Ce plan propose un ensemble de mesures destinées à réduire les obstacles, à favoriser la pleine participation de la population à la vie citoyenne et à améliorer l’accès aux services municipaux.

La Ville a déjà entrepris plusieurs démarches en ce sens et prévoit notamment l’installation d’une rampe d’accès permanente afin de garantir un accès universel à la salle du conseil municipal. Elle entend également procéder à une évaluation de l’accessibilité de son système d’alerte municipale pour assurer une communication efficace en situation d’urgence.

Par ailleurs, la municipalité envisage l’acquisition de mobilier actif pour la Bibliothèque Bernard-Patenaude afin de favoriser la concentration et l’inclusion des enfants ayant des besoins particuliers, tout en bonifiant sa politique d’approvisionnement pour y intégrer des critères d’accessibilité universelle.

Un droit fondamental

L’accessibilité universelle est, pour le maire de Mascouche, M. Guillaume Tremblay, « un droit fondamental et un engagement concret qui guide nos actions ». « Nous continuons aussi de rendre nos événements plus accessibles et de bonifier l’accessibilité de l’information municipale », indique M. Tremblay.

L’année 2025 à Mascouche a été marquée par la mise en place de plusieurs initiatives importantes visant à améliorer l’accessibilité aux services et aux infrastructures pour l’ensemble des citoyens. Selon un communiqué, la Ville a notamment élargi sa démarche de consultation en ouvrant, pour la première fois, la rencontre annuelle aux organismes culturels ainsi qu’à des partenaires externes, renforçant ainsi la portée collective des actions menées sur le territoire.

Par ailleurs, les célébrations entourant le 275e anniversaire de la Ville ont été pensées dans une perspective inclusive, avec l’intégration de mesures concrètes telles qu’une zone surélevée adaptée, du transport adapté et des voiturettes d’assistance afin de permettre à tous de participer pleinement aux festivités.

Des améliorations ont également été apportées aux infrastructures, notamment au petit pavillon du parc du Grand-Coteau, où des travaux ont été réalisés pour accroître l’accessibilité, incluant l’installation de portes automatiques et l’adaptation des équipements sanitaires. La Ville souligne également la mise en place d’un service de vote itinérant permettant aux personnes dans l’incapacité de se déplacer d’exercer leur droit de vote. Il s’agit pour Mascouche de favoriser la participation citoyenne.

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Actualités Politique

Terrebonne: Le Congrès du Parti libéral à l’heure du vote

Un signal clair de l’importance stratégique que les libéraux accordent à ce siège qui confirmerait la majorité tant convoitée à la Chambre des communes dès lundi soir, ou qui pourrait être renforcée si les libéraux remportent également les deux circonscriptions torontoises, considérées comme des châteaux forts du parti depuis plusieurs années.

Des milliers de libéraux se sont retrouvés à Montréal dans le cadre de ce congrès, qui s’est déroulé du 9 au 11 avril 2026. La ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, rejette fermement toute association de l’événement à la campagne électorale de Terrebonne. « Pour organiser un congrès de 4 500 personnes dans une ville, il faut réserver plus d’un an à l’avance », lâche-t-elle, précisant avoir su que le congrès se tiendrait à Montréal bien avant les dernières élections. « Donc, ça n’a vraiment aucun lien », a-t-elle tranché. »

Une question de « timing »

Pour le spécialiste en politique canadienne, le professeur Daniel Béland, la présence des libéraux à Montréal cette fin de semaine est purement stratégique. Il souligne la question du « timing ». Tenir un congrès au Québec dans ce contexte, dit-il, est « une façon implicite de montrer que le Parti libéral du Canada est très intéressé par ce qui se passe au Québec ». « Et c’est important pour le parti », affirme-t-il.

« Le Québec, c’est très important pour eux sur le plan électoral, évidemment. Donc oui, le choix de Montréal, c’est un choix stratégique pour essayer d’une certaine façon de renforcer leur message envers le Québec. »

– Daniel Béland, directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill, professeur James McGill au Département de science politique de l’Université McGill.

Selon le professeur Béland, les libéraux n’ont pas besoin de Terrebonne pour obtenir leur majorité, les deux sièges torontois en jeu étant des châteaux forts libéraux. Ils sont presque certains d’obtenir une majorité de sièges sans déclencher une nouvelle élection générale, soutient-il. Le Québec n’en demeure pas moins, aux yeux du spécialiste, « une province essentielle en termes de nombre de sièges, mais aussi, évidemment, parce que c’est la seule province à majorité francophone. »

Photo Christophe Godon
Le premier ministre du Canada a profité de sa visite pour serrer quelques mains.

Beaucoup d’appelés

La candidate libérale a profité de la tribune du congrès, samedi, pour lancer un appel aux milliers de militants présents afin de poursuivre le porte-à-porte à ses côtés. « Nous savons que pour gagner Terrebonne, c’est une porte à la fois, un appel à la fois, une conversation à la fois, et j’ose dire, un vote à la fois », a-t-elle déclaré, avant de conclure sous les applaudissements que « c’est ensemble que nous allons gagner Terrebonne. » Plusieurs poids lourds libéraux seront à Terrebonne dimanche et lundi, dont la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel. Des porte-paroles libéraux seniors, ainsi que plusieurs militants seront présents à la soirée électorale lundi.

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Faits divers

Terrebonne – Un homme de 32 ans arrêté pour vol de bijoux

Le Service de police de Terrebonne/Sainte-Anne-des-Plaines/Bois-des-Filion a reçu un appel vers 15 h 10 signalant le vol. Le suspect a pris la fuite à bord d’un véhicule après avoir dérobé des bijoux. Déjà connu des policiers, il a été localisé à sa résidence de Saint-Constant, où il a été arrêté sur place.

Une perquisition effectuée à son domicile a permis de recueillir des éléments de preuve. Steven Girard Roy, 32 ans, est accusé de vol qualifié et de bris de probation. Il a été gardé détenu à la suite de sa comparution.

L’enquête se poursuit, puisque le suspect pourrait être lié à d’autres vols qualifiés commis à Terrebonne et dans d’autres secteurs.

Toute personne détenant des informations sur cet événement ou sur des activités criminelles peut communiquer avec le Service de police au 450 471-4121 ou avec la ligne Échec au crime au 1-800-711-1800.

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Actualités

Un règlement encadre la violence verbale à l’encontre des policiers

Ces propos d’une violence inouïe ont incité les partis politiques de l’Assemblée nationale à adopter, à l’unanimité, une motion du Parti Québécois visant à modifier la Loi sur la police, afin d’interdire, au Québec, les insultes et injures contre des agents de la paix sur le terrain.

La vidéo en question montre la policière afficher un calme olympien face à une salve d’injures, de la part de l’automobiliste, visiblement interpellé pour des vitres teintées jugées illégales. Ce dernier n’a écopé d’aucune amende, parce qu’à Montréal, il n’existe aucun outil pour sanctionner les insultes envers les policiers.

À Terrebonne, un règlement municipal encadre, depuis 2015, ce type de comportement. Le Règlement R-4001 sur la paix, l’ordre public et le bien-être général. Adopté par le conseil municipal de la Ville de Terrebonne le 11 mai 2015, il interdit d’insulter, d’injurier ou de gêner un membre de la Direction de la police ou un agent de la paix lors d’une intervention policière.

Selon l’outil en question, le policier visé par les insultes donne à la personne en cause un constat d’infraction, au même titre qu’une infraction au Code de la sécurité routière. Cette personne risque une amende de 200 $ à 1000 $, et en cas de récidive dans les 24 mois, l’amende passe de 400 $ à 2000 $.

Le sommet de la pyramide

Malgré le règlement en vigueur, subir des insultes ou de la violence verbale en intervention est le quotidien des policiers et policières à Terrebonne, confie une agente de police jointe au téléphone. « Les policiers se font constamment insulter », lâche-t-elle.

Même constat du côté du vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne, Jean-Philippe Gagné, qui dit observer que le règlement n’a pas un effet dissuasif réel sur le terrain. Cependant, jamais ses membres n’ont eu à essuyer des propos d’une telle violence, fait-il remarquer.

« C’est un cas d’exception au niveau de la gravité des [propos]. Ce cas-là, c’est le top de la pyramide », insiste-t-il.

Vincent Charbonneau, capitaine aux affaires publiques de la police de la Ville de Terrebonne, reconnaît pour sa part que des propos à caractère misogyne ont déjà été adressés à des policières de Terrebonne. « Je suis certain que c’est déjà arrivé », admet-il, précisant que ces incidents ne sont pas répertoriés de façon spécifique.

Face à ce type de comportement, l’arrestation n’est pas la réponse privilégiée, établit-t-il, expliquant que les policiers gardent leur calme, regagnent leur véhicule et procèdent en deux temps. D’abord, ils émettent le constat d’infraction lié à l’interception initiale, « exemple une limite de vitesse, un stop ou des défectuosités sur le véhicule », ensuite, un second constat pour les insultes ou injures proférées durant l’intervention.

« […] Des fois, il va peut-être déjà avoir une arrestation pour une infraction criminelle. Et à travers l’infraction criminelle, la personne détenue va aussi insulter et injurier l’agent. Et là, c’est seulement un constat d’infraction qui est donné. Il n’y a pas d’arrestation à ce moment-là », explique M. Charbonneau, insistant sur le fait que chaque intervention étant unique, c’est à l’agent sur le terrain d’évaluer la situation et de décider de la marche à suivre en fonction de ce qu’il observe.

Le vice-président exécutif de la Fraternité des policiers de la Ville de Terrebonne affirme que dans un cas semblable à celui de la vidéo, l’automobiliste aurait certes reçu un constat d’infraction, mais la situation aurait pu aussi se solder par une arrestation, si les insultes s’étaient poursuivies. « On pourrait finir par l’arrêter pour mettre fin à l’infraction », déclare-t-il.

Moins qu’une protection, davantage un outil contre la violence verbale

M. Gagné ne croit pas que le règlement puisse protéger les forces de l’ordre contre ce type de comportement. Il s’agit, selon lui, d’un outil de négociation permettant de « faire désescalader » la situation. « Ça va faire réfléchir les gens quand tu leur [dis] qu’ils peuvent avoir une amende excessivement salée ».

Le mieux, selon le capitaine Charbonneau, « c’est de garder son calme face à la situation et de privilégier le dialogue ». La formation des policiers en matière d’intervention et de désescalade leur permet de comprendre la situation et de « tempérer les propos », explique-t-il.

« Le but, c’est justement de ne pas aggraver la situation. »

Les citoyens qui contreviennent au règlement agissent, selon lui, sans égard au sexe de l’agent en présence. « [..] C’est souvent l’uniforme ou le travail qui se fait insulter », souligne-t-il, rappelant qu’aucun agent n’est à l’abri des insultes malgré le règlement.

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Culture

Flambant nue sur la scène de la Salle Desjardins

Flambant nue, c’est la nouvelle pièce de théâtre écrite par Pierre-Michel Tremblay, co-fondateur de la troupe Les Éternels pigistes, première mouture, et qui réunit Isabelle Vincent, Christian Bégin, Pier Paquette et Marie Charlebois. L’auteur s’était commis à l’écriture scénique pour la troupe avec Quelques humains, Le rire de la Mer, Mille-Feuilles. Depuis, il enseigne à l’École nationale de l’humour ainsi qu’à l’Institut national de l’image et du son (INIS) et a participé à l’écriture de plusieurs séries dont Le club des 100 watts, le Grand Blond avec un show sournois, Un gars, une fille.

Quant aux Éternels pigistes, ils ne sont plus à présenter. Depuis la formation de leur compagnie en 1996, les comédiens ont déjà présenté huit pièces de théâtre.

De la réflexion à l’humour

Connus pour leur approche théâtrale entremêlant drame et humour sur fond d’interrelations humaines de plus en plus complexes, Les Éternels osent le questionnement sur scène. Ou si l’on préfère, l’exploration des profondeurs existentielles avec légèreté.

Pour Flambant nue, qui est en tournée au Québec depuis l’été dernier, on a souhaité présenter des personnages qui se questionnent sur différents aspects de la vie actuelle et le font sans ambages, abordant des thèmes aussi d’actualité que le rythme fou de la vie, la dépendance aux réseaux sociaux ou encore la polarisation actuelle dans le monde. Des aspects de la vie sur lesquels on se pose tous des questions.

« On retrouve le style tragicomique sketch, c’est ce qui nous interpelle, ce qu’on a envie de faire. C’est de la comédie noire, en fait. Mais on rit beaucoup, on réfléchit, on côtoie le comique et le tragique et ça, ça fait vraiment partie de notre dramaturgie en fait », assure la comédienne Marie Charlebois, en entrevue.

Marie Charlebois, elle, s’interroge sur le sens de sa vie. « Moi, mon personnage n’est pas capable de dormir, elle a toujours un hamster qui spin dans sa tête, qui se questionne sur sa place dans l’univers », explique la comédienne.

Dans un premier temps, chaque personnage livre un petit monologue, parle de ses préoccupations, en séance de thérapie chez le psychologue. Après, leurs préoccupations seront déclinées dans des sketchs qui viendront appuyer ce qui a été questionné, ce qui a été dit dans le monologue, laisse savoir Marie Charlebois.

« Je pense que tout le monde s’y reconnaîtra : on se pose la question sur les choix qu’on a fait qu’on aurait voulu ou qu’on aurait aimé ou pas faire. »

Cédrick Lapratte-Roy

Pour cette nouvelle pièce, Marie Charlebois n’a pas voulu plonger dans la mise en scène, elle qui s’y est souvent adonnée lors des pièces antérieures de la troupe. « J’avais vraiment envie de m’amuser, d’être libre comme actrice », clame-t-elle.

La troupe s’est tournée vers Cédrick Lapratte-Roy, jeune metteur en scène de la relève, mais dont la réputation se bonifie depuis sa sortie de l’école de théâtre de Saint-Hyacinthe en 2016. Son porte-folio mentionne entre autres le Théâtre Denise-Pelletier et la pièce Terrain glissant qu’il y a présentée et s’affiche actuellement avec Glissant, glissant, au Centre du Théâtre d’aujourd’hui.

Marie Charlebois affirme que les membres de la troupe ont été unanimes sur Cédrick Lapratte-Roy lors de leur rencontre. « On avait envie d’aller avec quelqu’un de plus jeune pour ne pas rester dans notre univers. C’était bien important pour nous. On s’est senti comme s’il faisait partie de la gang depuis des années. Il n’y a pas eu clash de générations. Je pense que ce qu’il y a de beau dans la culture dans l’art, c’est qu’on se rejoint par ce qu’on veut dire, ce qu’on a envie de dire, peu importe l’âge qu’on a. On passe par peut-être les mêmes chemins. Mais la rencontre a été extraordinaire, puis Cédrick s’est aussi entouré de jeunes de sa génération », soutient la comédienne, emballée d’y voir des filles se consacrer à des tâches de production autrefois assumées par des hommes.

« Ce sont toutes des filles aux décors, aux costumes, aux sons, lumières. Deux filles nous accompagnent pour la tournée. C’est très drôle. Les autres sont techniciennes, elles montent le show, conduisent le camion, défont le décor, puis elles sont très bonnes », raconte avec amusement et fierté la comédienne.

Celui-ci a choisi une mise en scène simple, sans décors excessifs. Le metteur en scène a choisi de placer ses personnages sur des cubes, en vue d’évoquer des buildings, un non-lieu même, laissant le spectateur dans l’imaginaire, tout en y assurant une ambiance, une atmosphère. « Je pense que c’est beaucoup inspiré du cinéaste Anderson dans les couleurs pastels et il a voulu créer ce monde-là par les couleurs », relève la comédienne.

Quoi qu’il en soit, un titre comme Flambant nue ne peut qu’être déconcertant, tant par son propos universel que par son traitement teinté d’humour noir et interprété par quatre comédiens, dont le talent n’est plus à démontrer.

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Économie

« Il est minuit moins une » pour le transport en commun au Québec

En vigueur depuis le 1er avril dernier, le nouveau Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC) répartit une enveloppe de 25 milliards de dollars entre l’ensemble des provinces.

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce qu’il appelle le manque de volonté des deux paliers de gouvernement à s’entendre sur un cadre de financement pour les projets de transport collectif à travers la province.

« Ce serait inacceptable de perdre cet argent qui pourrait servir à améliorer la mobilité dans nos communautés », martèle-t-il. « Pendant ce temps, d’autres provinces reçoivent leur part du gâteau pour réaliser des projets structurants », ajoute-t-il, appelant à une entente rapide. « Il est minuit moins une dans ce dossier ».

La Saint-Jean, échéance ultime

Le Québec est la seule province canadienne sans projet approuvé, alors que toutes ses voisines ont déjà encaissé leur part. Si l’argent continue de dormir à Ottawa, il pourrait être redirigé vers d’autres provinces, et ce sont les citoyens québécois qui en feraient les frais, déplore le maire.

Guillaume Tremblay fixe la fête nationale comme échéance pour que Québec signe cette entente. Il craint que l’arrivée imminente d’un nouveau gouvernement provincial ne complique encore davantage le dossier. « Le temps que le nouveau ministre des Transports comprenne les dossiers, ça va prendre encore bien du temps. C’est ça, notre crainte. »

Des projets structurants s’accumulent pendant que des promesses tardent à se concrétiser et que la population, elle, attend, affirme M. Tremblay. « On trouve ça vraiment malheureux que ce soit la population qui soit prise en otage pour des enjeux possiblement politiques », déplore-t-il, citant notamment le REM de l’Est parmi les nombreux projets qui, partout au Québec, sont toujours en attente de financement.

« On est un peu déçus de la situation. Encore une fois, c’est le monde municipal, ce sont les citoyens de nos villes qui sont toujours pris en otage à cause d’un manque de volonté des paliers de gouvernement à bien s’entendre », conclut Guillaume Tremblay.

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Actualités Politique

Les électeurs de Terrebonne auront droit à un bulletin de vote en blanc

Les électeurs qui se rendront aux urnes ou qui voteront par anticipation devront eux-mêmes inscrire le nom du candidat de leur choix sur le bulletin de vote, plutôt que d’apposer le traditionnel « X » dans le cercle correspondant. Pour que le vote soit pris en compte, l’intention de l’électeur doit être claire, même si le nom du candidat est mal orthographié. Les électeurs peuvent également inscrire le nom du parti sur le bulletin, précise Élections Canada.

« Si le nom inscrit fournit à l’équipe chargée du dépouillement suffisamment d’informations pour déterminer l’intention de l’électeur, le bulletin sera pris en compte. Si l’intention de l’électeur n’est pas claire, le bulletin ne pourra pas être pris en compte », écrit Matthew McKenna, porte-parole de l’organisme.

Si l’électeur n’inscrit que le nom du parti, laisse le bulletin en blanc, ou s’il mentionne le nom d’une personne qui ne se présente pas dans cette circonscription, son vote ne sera pas pris en compte, prévient le responsable.

Une mesure qui inquiète

Le Bloc Québécois est monté au créneau, critiquant le bulletin de vote adapté prévu par Élections Canada dans la circonscription de Terrebonne. « La solution proposée par Élections Canada est pire que le mal. Elle suggère que les activistes ont réussi », a écrit le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, sur son compte Facebook, dénonçant ainsi les activistes qui, selon lui, compliquent le processus électoral.

Pour la candidate libérale Tatiana Auguste, les enjeux d’accessibilité liés au bulletin de vote adapté sont une réelle préoccupation. Élections Canada doit mettre en place les mesures nécessaires, dit-elle, pour garantir que tous les citoyens puissent voter dans les meilleures conditions. « Donc, pour moi, ce sera à Élections Canada de gérer ça parce que la décision est déjà prise », indique-t-elle.

Le Comité du bulletin de vote le plus long, un groupe qui milite contre le système électoral actuel, a inscrit une quarantaine de candidats indépendants à l’élection partielle du 13 avril 2026 dans Terrebonne, forçant Élections Canada à revoir sa stratégie dans cette circonscription.

Si la nouvelle mesure vise à accommoder les électeurs, Élections Canada se dit consciente que ces changements pourraient réduire l’accessibilité du bulletin de vote pour certains. Toutefois, les électeurs pourront compter sur les travailleurs électoraux, qui font le serment de protéger le secret du vote, ainsi que sur l’aide d’un proche.

« Si un électeur pense avoir besoin d’aide, il est toujours conseillé de contacter à l’avance le bureau local d’Élections Canada afin de s’assurer qu’il bénéficiera du soutien nécessaire, indique l’organisme, précisant que « toute personne aidant un électeur à remplir ou à déposer son bulletin de vote doit signer une déclaration solennelle attestant qu’elle ne tentera pas d’influencer le choix de l’électeur, qu’elle remplira le bulletin conformément aux instructions de l’électeur et qu’elle préservera le secret du vote de l’électeur ». 

Élections Canada rassure

L’organisme électoral met en œuvre des mesures visant à apaiser les craintes. Il dit s’appuyer sur l’expérience acquise lors des précédentes élections partielles, notamment celle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin de vote similaire avait été utilisé. Selon Matthew McKenna, la plupart des électeurs avaient trouvé facile de voter et de remplir leur bulletin en blanc adapté.

« Le nombre de bulletins rejetés lors de l’élection partielle de Battle-River Crowfoot, où un bulletin similaire avait été utilisé, était bien inférieur à celui enregistré dans la même circonscription lors des élections fédérales de 2025, où un bulletin standard avait été utilisé », assure-t-il, précisant que l’organisme veille à ce que les électeurs sachent comment utiliser le bulletin adapté et puissent facilement vérifier le nom du candidat de leur choix au moment de voter.

Plusieurs dispositions sont prises pour faciliter le vote, telles que le renforcement de la formation du personnel, l’élaboration de nouveaux supports d’information et outils, et la mise en place d’aides supplémentaires dans les bureaux de vote.

Des leçons apprises

La décision d’un bulletin adapté s’appuie sur des expériences du passé où l’organisme a dû s’adapter à une liste de 91 candidats dans la circonscription de Carleton, en 2025 lors de la 45e élection générale.

« Nombre d’entre [les électeurs] ont déploré le manque d’accessibilité de ces bulletins et ont dit craindre que le secret du vote ne soit compromis », explique M. McKenna, soulignant des problèmes rapportés par le Comité consultatif sur les questions touchant les personnes handicapées.

Le bulletin de vote en blanc adapté permettra « de conserver les caractéristiques de sécurité et d’intégrité habituelles, comme la souche et le talon, dont n’étaient pas dotés les longs bulletins de certaines élections précédentes », assure Élections Canada.

Consultez toutes les nouvelles relatives à l’élection fédérale dans Terrebonne.