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Société

Galilée honore ses donateurs

Ils sont des particuliers, des entreprises, des partenaires qui accompagnent l’institution, l’aidant à poursuivre son idéal afin de préserver la dignité des familles, nourrir les enfants avant l’école, au-delà du simple fait de distribuer des boîtes.

La mission de Galilée repose sur le dépannage alimentaire, l’éducation alimentaire et la récupération alimentaire. En 2025, ce sont quelque 340 ménages qui ont bénéficié des services de l’organisme, pour un total d’environ 5 000 dépannages, sans compter les paniers de Noël et les autres initiatives. Chaque famille reçoit un panier d’une valeur d’environ 250 $, comprenant de viande, des produits laitiers, des fruits et légumes, pour une contribution symbolique de seulement 10 $ par mois.

À cela s’ajoutent les cuisines collectives aux deux semaines, où les membres apprennent à cuisiner le contenu de leur panier, réduisant ainsi le gaspillage alimentaire. Le frigo sympathique, ouvert 24 heures sur 24, 365 jours par année, est accessible à toute la population de Terrebonne, pour déposer ou récupérer de la nourriture librement. Galilée offre également un camp de jour à seulement 10 $ pour tout l’été.

Donner quand les dons se font plus rares

Avec un budget annuel d’environ 400 000 $, dont près de 80 000 $ proviennent de dons privés, l’apport des donateurs n’est pas symbolique. Il est structurant. Ils jouent un rôle qui n’est pas à négliger, permettant à l’organisme d’enrichir ses paniers, et de maintenir des services de qualité, alors que le coût des aliments ne cesse d’augmenter et que les dons en denrées se font plus rares.

Pourquoi ? Parce que le contexte a changé.

L’arrivée d’une chaîne de magasins de liquidation alimentaire a bouleversé la chaîne de distribution. Les fournisseurs, qui donnaient auparavant leurs surplus aux banques alimentaires, préfèrent désormais les vendre. Résultat : Galilée et ses partenaires, dont Moisson Laurentides, reçoivent moins de denrées qu’avant.

« Donc, ça impacte beaucoup notre budget. On reçoit moins de denrées qu’avant de nos partenaires. Puis, il reste beaucoup moins de choses pour les banques alimentaires.

Même pour Moisson-Laurentides, avec qui on fait affaire, on remarque qu’il y a vraiment une baisse. Ce n’est pas de leur faute. »

Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme Galilée

Les subventions gouvernementales, elles, ne représentent que 32 % du budget de l’organisme, et le financement par projet, souvent limité dans le temps, ne permet pas d’assurer une stabilité durable. « Le gouvernement ne croit pas souvent que les organismes communautaires, c’est un investissement. Il voit ça plutôt comme une charge et ça ne devrait pas, parce que c’est vraiment un investissement au niveau de la communauté », souligne Marie-Ève Plante, directrice générale de l’organisme.

« Sans eux, on aurait beaucoup de difficultés. […] Mais c’est sûr que ce n’est pas assez », plaide la responsable.

Galilée peut compter sur quelque 2 000 bénévoles par année. Une subvention avait permis de financer une ressource pour assurer la coordination des services et encadrer les bénévoles, mais à son terme, la ressource a dû être abandonnée.

« Donc, il faut que je trouve une autre subvention pour payer cette personne-là », plaide la responsable.

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Culture

Hurtubise Oeuvres choisies – Une nouvelle galerie d’art au Théâtre du Vieux-Terrebonne

En grande première, place aux œuvres de Jacques Hurtubise, artiste sérigraphiste renommé ayant longtemps créé dans son atelier du chemin Saint-Louis, à Terrebonne.

L’inauguration de cette nouvelle galerie d’art s’est tenue le 4 juin dernier en présence de nombreux invités et surtout, de Christiane Deshaies, grande amie et responsable de la succession artistique de l’artiste Hurtubise, décédé en 2012.

C’est donc dans une joyeuse ambiance qu’amis, dignitaires et représentants des médias ont pu découvrir cette première exposition, précédée des explications de Chloé Laframboise, directrice Patrimoine et Événements, puis de Claudéric Provost, directeur général et artistique, qui y ont vu une belle opportunité d’offrir des expositions aux spectateurs s’étant déplacés pour un événement culturel dans ce magnifique établissement aux abords de l’Île-des-Moulins.

Enrichir l’expérience culturelle

En prenant la parole, le directeur Claudéric Provost a rappelé avoir observé les murs vides à son arrivée à la tête de La Nouvelle Société, il y a quatre ans. « On se disait que les 500-600 paires de “fesses” qui venaient tous les soirs ici et qui ont payé un billet pour voir un spectacle, on pourrait les mettre en relation avec les arts visuels et sans que ça ne coûte rien. Et on est parti de là », a expliqué M. Provost.

L’équipe s’est donc mise à la recherche de financement et entrepris d’acheter du mobilier adapté pour finalement pouvoir investir entre 40 000 $ et 50 000 $ dans cette aventure grâce à l’obtention de subventions et au soutien de partenaires.

L’Équipe de La Nouvelle Société souhaite donc enrichir l’expérience culturelle des spectateurs du théâtre qui accueille plus de 100 000 personnes annuellement. Déjà, trois grandes expositions annuelles sont prévues et que l’on pourra découvrir les œuvres sur le grand mur arrondi de la Galerie 866 du 2e étage durant quatre mois chacune. En dehors du calendrier événementiel de la scène théâtrale et musicale, il faudra réserver pour visiter l’exposition en cours.

Personne posant dans une galerie d'art entre deux sérigraphies colorées encadrées aux motifs abstraits éclaboussés
Photo Reine Côté

Exposition Œuvres choisies

« Pour donner vie à cette galerie pour la toute première fois, il nous fallait une exposition forte et audacieuse. Pour ceux qui ne connaissent pas Jacques Hurtubise, c’est une figure majeure de l’art québécois. Accueillir Jacques Hurtubise à la Galerie 866 est aussi un geste sentimental pour nous parce que cet artiste de renommée internationale, qui a exposé à Paris, Londres Sao Paulo, a été un fier résident de Terrebonne et il a gardé son atelier ici pendant de nombreuses années. Donc ce soir, c’est un peu comme si ses œuvres revenaient à la maison », a souligné la directrice du volet Patrimoine et Événements, en expliquant le choix de Jacques Hurtubise.

Pour lui rendre hommage, la direction de la Nouvelle Société s’est donc entendue avec le galeriste Simon Blais, pour une sélection de 20 sérigraphies réalisées entre 1970 et 2012. Il s’agit d’œuvres aux contrastes chromatiques, parfois en noir et blanc, mais aussi mises en valeur par l’inclusion de couleurs éclatantes, dont le rose vif, qu’affectionnait particulièrement l’artiste, qui avait fait l’École des Beaux-Arts de Montréal.

« On espère que vous allez être frappés par la spontanéité de son geste et bien sûr par sa maîtrise légendaire de la couleur. Chez Hurtubise, le rose n’est pas qu’une couleur ; c’est un cri de liberté radicale », a commenté Mme Laframboise.

Éclatement créatif

Né à Montréal, l’artiste peintre est parti étudier ensuite à New York où il a eu une réelle révélation artistique ; un véritable éclatement créatif qui a changé son approche de l’art à son retour au Québec.

Sur un angle plus personnel, rappelons que l’artiste s’est exilé un long moment au Cap Breton après la perte de sa fille, qui a été un drame dans sa vie. Mme Deshaies, qui a bien connu l’artiste, rappelle que Jacques Hurtubise revenait ensuite trois à quatre fois durant l’année à Terrebonne pour travailler dans l’atelier qu’il y avait conservé.

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Actualités Politique

Le député de Masson Mathieu Lemay ne se représentera pas

Il a diffusé l’annonce le 3 juin dernier sur les réseaux sociaux. La circonscription de Masson couvre Mascouche et le secteur de La Plaine, à Terrebonne.

Élu une première fois en 2014, puis réélu en 2018 et en 2022, Lemay aura siégé douze ans à l’Assemblée nationale. Il dit prendre cette décision « avec le sentiment du devoir accompli » et évoque les sacrifices personnels liés à la fonction, dont le temps passé loin de sa famille. Il souhaite poursuivre son engagement public « sous une forme différente », sans préciser laquelle. Il restera en poste jusqu’à la fin de son mandat.

Dans son bilan, le député retient l’agrandissement du Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, l’arrivée d’un campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières dans la circonscription, de même que la construction d’une maison des aînés, de CPE et de nouvelles écoles. Ingénieur de formation et diplômé en gestion, il était aussi adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Son départ force la Coalition Avenir Québec à trouver un nouveau candidat dans Masson, une circonscription en croissance, en vue du scrutin du 5 octobre 2026.

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Économie

CentrOparc de Mascouche – Alubase : une plus grande usine pour un plus grand marché

L’entreprise pourra ainsi élargir son offre de produits d’aluminium et créer de nouveaux emplois.

Alubase, l’usine appartenant à Stéphane Plante, fabrique des supports pour climatiseurs, thermopompes et génératrices qu’elle distribue essentiellement au Canada, au Québec, dans les Maritimes et en Ontario. En augmentant sa surface de fabrication et sa main-d’œuvre, Alubase pourra compléter son offre, qui se décline tout de même en 150 produits, et espère développer davantage son marché commercial vers l’Ouest canadien.

Collaborateurs et gens d’affaires s’étaient réunis dans le CentrOparc de Mascouche en cette matinée venteuse et ensoleillée, qualifiée par certains d’heureux présage pour cet immense chantier qui s’est amorcé au début du mois de mai. Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, n’a pas boudé son plaisir d’assister à ce lancement de projet d’usine qu’il se dit honoré d’accueillir sur son territoire.

« Merci pour cette belle nouvelle économique ; on en a besoin en ce moment un peu plus difficile économiquement, même si de bonnes nouvelles comme celle-là, on en a toujours besoin », a commenté le maire de Mascouche.

Deux intervenants au podium lors du lancement d'un chantier devant les bannières d'Alubase et de Guimond Construction
Photo Reine Côté – Le président et propriétaire de l’usine Alubase, Stéphane Plante, et le président de Guimond Construction, bien heureux de procéder au lancement de la construction du nouveau bâtiment qui abritera l’usine dans quelques mois.

Plus de produits, plus d’employés

Pour Stéphane Plante, qui a lancé les prémisses de cette usine de supports d’aluminium avec son père au tournant des années 1990, c’est tout un chemin parcouru. M. Plante ouvrira un nouveau local de 3000 pieds carrés en 2004 pour les opérations d’usinage puis un plus grand en 2012 de 33 000 pieds carrés, qu’il revend.

Ce 3e bâtiment, qui sera situé sur l’avenue de la Gare, a nécessité un investissement de 18 millions de dollars et sa construction a été confiée à Guimond Construction, qui en assure entièrement la charge. Il s’agit donc d’un projet mené en mode collaboratif, auquel la Ville de Mascouche apporte son soutien.

Alors qu’Alubase s’était initialement établie à Terrebonne, cette nouvelle adresse lui offrira un deuxième souffle, confirme M. Plante, puisque l’espace y sera presque doublé et que des employés additionnels y seront ajoutés à la vingtaine qui s’affaire déjà à la fabrication de produits en aluminium.

Modernité et espace doublé

Le futur bâtiment d’une superficie totale de 63 768 pieds carrés comprendra une surface au sol de 55 446 pieds carrés ainsi qu’un étage de 8 322 pieds carrés. Cette infrastructure épurée sera dotée d’une fenestration abondante et une haute efficacité énergétique grâce à un système de récupération de chaleur. Conçu pour le bien-être des équipes, le site intégrera une terrasse sur le toit, une salle multifonctionnelle dotée d’un gym, de vestiaires et de douches, ainsi que des bornes de recharge pour véhicules électriques.

La structure sera érigée le 9 juin. Et l’on assure pouvoir livrer le bâtiment fini avant l’hiver, soit en novembre.

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Actualités Santé

La SLA réclame un financement urgent pour espérer un traitement

Elle explique que chez certains patients, la maladie s’insinue progressivement avant de s’installer durablement. Ses premières manifestations varient d’un patient à l’autre, indique la directrice de la clinique de SLA et neurologue au CHUM.

« Il y a des patients qui vont commencer par avoir de la difficulté à marcher, ils vont s’enfermer dans leurs pieds. [Chez d’autres], ça va plutôt commencer par une perte de dextérité, de la difficulté à tourner des clés, ou se boutonner. Puis d’autres patients, ça va commencer plutôt par la faiblesse des muscles du visage, donc ils vont avoir de la difficulté à parler ou à avaler en premier », décrit la spécialiste.

Près d’un siècle après sa découverte, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) demeure incurable. Plusieurs de ceux que la maladie touche deviennent aphasiques, en insuffisance respiratoire, voire impotents. La SLA brise l’autonomie, réduit l’espérance de vie et laisse des familles dans le désarroi, déplorent les responsables.

Pour en venir à bout, personnes touchées, chercheurs et cliniciens du Québec appellent à une mobilisation, à l’occasion de la Journée Lou Gehrig le 2 juin, pour faire avancer la recherche sur cette maladie pour laquelle aucun traitement curatif n’a encore été trouvé. Le financement, disent-ils, est la seule planche de salut.

Pour Claudine Cook, directrice générale de SLA Québec, « chaque jour compte pour les personnes atteintes et leurs proches », appelant à une mobilisation de tous les Québécois. Environ 4 000 Canadiens, dont 600 Québécois, vivent actuellement avec la SLA, tandis qu’environ 1 000 nouveaux cas sont diagnostiqués au pays et autant de décès surviennent, indique-t-elle.

« La SLA est rapidement fatale, et aucun traitement curatif n’existe encore », rappelle-t-elle.

Une lueur d’espoir

L’approbation du Qalsody au Canada en 2025 a offert une lueur d’espoir. Il s’agit du premier traitement capable de ralentir, voire de renverser, la progression de la SLA. Or, cette avancée ne concerne qu’environ 2 % des patients porteurs d’une mutation génétique rare. « Pour les 98 % restants, la recherche d’un traitement demeure une course contre la montre », indique le Dr Richard Robitaille, professeur et chercheur à l’Université de Montréal. Selon lui, environ 80 % des personnes atteintes décèdent dans les deux à cinq ans suivant le diagnostic, « ce qui fait de la SLA l’une des maladies neurodégénératives les plus foudroyantes ».

Le manque de financement stable demeure aujourd’hui l’un des principaux obstacles à la progression de la recherche sur la SLA, déplore le chercheur, précisant que sans ressources pérennes, il devient difficile de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et de faire avancer les pistes de traitement.

Tout au long du mois de juin, plusieurs édifices publics et privés s’illumineront en bleu en signe de solidarité. SLA Québec organise également une série d’événements de financement, notamment, la Marche SLA Québec, le défi cycliste ROULEZ SLA Québec et le tournoi de golf Unis sur les verts pour vaincre la SLA. Ces activités estivales visent à soutenir les personnes touchées par la maladie et à financer la recherche.

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Actualités

Lanaudière et les Laurentides font front commun pour se faire entendre du gouvernement

Et parce qu’elles estiment être peu visibles et peu entendues, les deux régions décident de s’unir afin de « parler d’une voix forte auprès des décideurs politiques », pour s’assurer que leurs territoires obtiennent la juste part qui leur revient.

Les deux régions se retrouvent généralement en queue de peloton dans le soutien gouvernemental et bénéficient d’une couverture politique insuffisante, dénonce M. Lalande. Le sous-financement, dit-il, est visible dans différents secteurs. Plusieurs projets d’école ont notamment été stoppés en raison du manque de financement, alors que ces régions connaissent un fort taux de croissance démographique. « C’est là qu’il y a le plus de classes modulaires actuellement, parce que les taux de croissance démographique le demandent. » Le même constat s’impose pour les soins hospitaliers et le réseau routier. Les défis sont nombreux, soutient le préfet.

« Quand on regarde les différents indices qui démontrent l’engagement et les investissements publics dans différents secteurs, ce n’est pas rare que les régions de Lanaudière et Laurentides arrivent dernière et avant-dernière dans le soutien gouvernemental qui accompagne les investissements. Ça peut aller en récréotourisme, ça peut aller en investissement manufacturier, en nombre de ressources, par exemple, dans le domaine de la santé par population. On a plusieurs indices comme ça qui tendent à démontrer que nos deux régions sont moins bien financées qu’ailleurs. »

Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides.

Deux représentants régionaux se serrant la main devant un podium et des bannières lors d'une entente interrégionale
Photo courtoisie – Xavier-Antoine Lalande, président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides et Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie.

Les élections provinciales pour un meilleur impact

Cette alliance interrégionale constitue, de l’avis de la présidente de la Table des préfets de Lanaudière, et préfète de la MRC de Matawinie, une avancée significative pour porter avec force les besoins et les réalités de « nos territoires auprès des décideurs nationaux ».

La période électorale est tout indiquée pour porter cette revendication commune puisque le paysage politique tend à se modifier. Il s’agit pour Isabelle Perreault, d’une opportunité de « s’assurer qu’on soit entendu ».

Historiquement, les Laurentides et Lanaudière ont toujours fait front commun pour défendre les intérêts de leur population. Ils sont d’ailleurs liés de manière géostratégique et partagent plusieurs défis. « C’est quand même une alliance assez naturelle », soutient Mme Perreault.

Dans les prochaines semaines, les deux territoires s’attèleront à recenser leurs enjeux prioritaires et à formuler des propositions concrètes à l’intention des partis politiques provinciaux, dans l’espoir d’obtenir des engagements fermes du gouvernement du Québec.

Notons que la Table des Préfets de Lanaudière et le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides ont scellé cette entente en marge de l’Assemblée des MRC de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui s’est tenue mercredi à Québec. La FQM a profité de l’événement pour présenter ses priorités en vue des prochaines élections.

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Infrastructures et financement gouvernemental : le maire de Mascouche n’en démord pas

En marge du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins, il a réitéré ses demandes en matière d’infrastructures et de financement.

Le maire s’est dit toutefois prêt à faire confiance aux deux dirigeants. Ni la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ni le premier ministre fédéral Mark Carney ne sont en poste depuis longtemps, a-t-il rappelé. « Je vais donner la chance aux coureurs », laisse-t-il tomber.

M. Tremblay dit percevoir chez les deux dirigeants une volonté réelle d’en arriver rapidement à des consensus et d’injecter des fonds dans les municipalités. Il souhaite néanmoins que les sommes annoncées se concrétisent rapidement dans les coffres municipaux afin de ne pas freiner les projets en cours. « On va voir », a-t-il tout de même tempéré.

Une entente attendue depuis deux ans

Le 2 juin, le premier ministre du Canada, Mark Carney et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont annoncé conjointement la conclusion de plusieurs ententes, dont le Fonds pour le transport en commun du Canada (FTCC).

C’est près de 10 milliards de dollars qui seront versés aux municipalités québécoises pour soutenir la réalisation de projets d’infrastructures essentiels dans toutes les régions, notamment en matière de transport en commun.

Une annonce saluée par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui réclamait depuis longtemps une telle entente entre les deux paliers de gouvernement. Ces sommes permettront aux municipalités de lancer ou de poursuivre des projets structurants répondant aux besoins concrets de leurs communautés.

TGV : une consultation digne de ce nom, d’abord

Sur le projet de train à grande vitesse, dont le tracé potentiel traverse la région, le maire se montre prudent, mais ferme. La MRC des Moulins n’a pas encore pris position officiellement, et pour cause, aucun tracé définitif n’a été présenté. Le maire réclame une véritable consultation citoyenne.

« Donc, on demande de rencontrer tous les citoyens pour nous assurer d’avoir un projet qui va répondre aux besoins de la population, mais aussi aux attentes en lien avec les enjeux qu’on parle d’agriculture, d’expropriation. »

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche

Les consultations tenues jusqu’ici ressemblent davantage à des exercices de communication qu’à de véritables démarches participatives, laisse-t-il entendre. « On demande de rencontrer tous les citoyens pour s’assurer d’avoir un projet qui répond aux besoins de la population », a-t-il conclu.

Photo courtoisie – Le présidente de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay salue l’entente sur Fonds pour le transport en commun du Canada.

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Terrebonne veut renforcer le sentiment de sécurité de ses citoyens

Lors de la dernière séance municipale d’avril, un groupe de citoyens et de commerçants du Vieux-Terrebonne a fait un plaidoyer contre une situation d’insécurité qu’ils jugeaient grandissante. Ils réclamaient une intervention rapide des autorités municipales. Plusieurs initiatives ont été annoncées en réponse, dont l’installation de caméras de surveillance dans des espaces stratégiques et le renforcement de la présence policière dans les points névralgiques.

Terrebonne n’en est toutefois pas à sa première initiative en matière de sécurité dans l’espace public. La Ville est généralement coansidérée comme sécuritaire et affiche un faible taux de criminalité. Selon Statistique Canada, son indice de gravité de la criminalité demeure bien en deçà de la moyenne nationale. Les autorités municipales souhaitent néanmoins aller plus loin afin de prévenir les enjeux émergents et maintenir un milieu de vie sécuritaire.

Si en 2024 un coup de sonde avait été lancé auprès de diverses communautés afin de tâter le pouls de la situation sécuritaire sur le territoire, la Ville estime aujourd’hui nécessaire de se doter d’outils supplémentaires pour mieux répondre aux préoccupations exprimées sur le terrain.

Pour une situation sécuritaire stable à Terrebonne

Il s’est ensuivi la visite du ministre de la Sécurité publique du Canada, Gary Anandasangaree, en compagnie de la députée de Terrebonne, Tatiana Auguste, dans le cadre d’une visite sur les enjeux de sécurité publique qui touchent la communauté.

Lors d’une visite au quartier général du service de police, le ministre s’est enquis des besoins de financement du milieu et a discuté avec ses homologues des ajustements législatifs nécessaires pour mieux outiller Terrebonne dans la lutte contre le crime.

La Ville a amorcé, quelques jours plus tard, l’élaboration de sa toute première Stratégie de sécurité urbaine afin de renforcer le sentiment de sécurité dans les espaces publics pour l’ensemble de la population.

Établir une meilleure sécurité dans la communauté et mettre les citoyens en confiance, en prévenant toute forme de criminalité à travers le déploiement d’outils technologiques, voilà le leitmotiv de la Ville.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, considère cette mesure préventive de la Ville comme un pilier important. La Stratégie de sécurité urbaine de Terrebonne s’appuie, dit-il, sur l’expertise locale. Elle contribuera, selon le ministre, à assurer la sécurité et le sentiment de sécurité de toute la communauté.

Le maire Mathieu Traversy a, quant à lui, dit vouloir « s’assurer que Terrebonne demeure une communauté sécuritaire ». C’est une priorité pour l’élu. À l’hôtel de ville, tous s’entendent pour « créer des milieux de vie plus sécuritaires, inclusifs et accueillants pour l’ensemble de la population ». Et c’est à travers « des outils concrets, modernes et responsables pour prévenir les incidents et soutenir le travail des intervenants » que les autorités municipales entendent démontrer que « la sécurité est une responsabilité partagée ».

La vidéosurveillance comme outil de dissuasion

Il y a la décision, il y a la mise en œuvre, il y a aussi la dissuasion de commettre tout acte répréhensible. C’est là qu’entre en jeu le système de vidéosurveillance instauré par la Ville depuis quelques mois.

Certaines caméras ont déjà été installées au parc Angora au cours du mois de mai. Ces installations, réalisées en conformité avec la Politique de vidéosurveillance de la Ville, font l’objet d’un encadrement strict. Ladite politique encadre l’utilisation des caméras afin d’assurer le respect de la confidentialité et de la vie privée, indique-t-on. L’usage de ces dispositifs est strictement limité à des fins ciblées et proportionnées, exclusivement pour des raisons de sécurité publique.

« La vidéosurveillance est avant tout un outil de prévention et de dissuasion face aux risques de violence et de criminalité et s’inscrit en complément des actions de prévention sociale et communautaire déjà en place », soutient la conseillère municipale et présidente de la Commission de l’inclusion sociale et de la sécurité publique, Lindsay Jean.

La Ville instaurera, d’ici la fin de l’année, un registre volontaire des caméras privées afin de faciliter la coordination avec les autorités en cas d’incident et d’améliorer l’efficacité des interventions, indique le directeur du Service de police de Terrebonne, Benoît Bilodeau.

L’UMI en renfort

Depuis le 17 mai, le Service de police de Terrebonne déploie les activités saisonnières de son Unité mobile d’intervention (UMI) dans le cadre même de cette stratégie de sécurité urbaine. Cette équipe de sept policiers a pour mandat de veiller à l’application rigoureuse de la réglementation municipale, provinciale et fédérale, de mener des opérations ciblées et d’assurer une présence visible dans les parcs, les espaces publics et les zones scolaires, à pied, à vélo ou en véhicule de patrouille.

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Société

Richard Mercier, ou la vie d’un homme au grand cœur

« Richard aura été un exemple d’implication, de détermination et d’altruisme », écrit le maire de Mascouche Guillaume Tremblay qui a rendu un hommage personnel à l’homme sur ses réseaux sociaux. Le maire le remercie de l’avoir accompagné et orienté dans ses débuts en politique.

« Je t’aime, mon ami », conclut-il.

Né le 16 juin 1939 à Cap-Saint-Ignace, au bas du fleuve, Richard Mercier a grandi sur une « terre de roche », dans une famille modeste où le travail manuel et l’entraide étaient des valeurs fondamentales. C’est dans ce Québec rural que se sont forgées les convictions qui allaient guider toute sa vie.

Militant dans l’âme

Avant de se faire héros du militantisme, Richard Mercier a été employé chez Dominion, se distinguant par sa capacité à abhorrer l’injustice. Gérant des fruits et légumes et syndiqué, il est alors propulsé dans le milieu syndical. Alors que le local est en tutelle sous la main mise d’une centrale américaine, indigné, il prend une décision assumée, et se lance dans l’action.

Sa carrière syndicale le mène au cœur du mouvement ouvrier québécois. Il devient une figure respectée du syndicat des travailleurs de l’alimentation et du commerce. Il contribue ensuite à l’affiliation à la FTQ et noue des liens étroits avec Louis Laberge, dont il est proche au point d’être pressenti pour lui succéder un jour.

Ces années le mènent jusqu’aux plus hautes sphères, où il assiste, admiratif, aux échanges entre Laberge et René Lévesque : « […] Louis m’amenait toujours dans ses rencontres et ô combien de rencontres avec M. Lévesque. Ça a été une expérience extraordinaire de voir deux grands visionnaires, deux personnes qui pouvaient se parler de la société québécoise avec autant de passion […] », confiera-t-il à la Société d’histoire de Mascouche dans une entrevue réalisée en 2023.

La SODAM aux premières loges de son histoire

La Société d’histoire de Mascouche a rendu un vibrant hommage à M. Mercier, invitant la communauté à réécouter cette entrevue dans laquelle il se confie sur son enfance, son parcours de syndicaliste, son arrivée à Mascouche et son engagement pour la cause des aînés.

« Tous se souviendront de cet homme généreux, brillant et engagé », peut-on lire sur le compte Facebook de la SODAM.

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Actualités Environnement

20 M$ pour moderniser le parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche

La Ville en déboursera 10 M$ ce qui permettra de réduire les coûts d’intérêts et de préserver sa capacité financière à long terme. 

« Nous posons un geste fort et responsable en y consacrant 10 M$ qui seront payés comptant pour transformer ce lieu unique en un grand parc de plein air, accessible à deux pas de chez vous », affirme le maire Guillaume Tremblay.

La Communauté métropolitaine de Montréal offrira, elle aussi, un soutien financier de 1 M$.

Le projet prévoit notamment le développement d’un réseau totalisant près de 25 km de sentiers pédestres et cyclables ainsi que l’aménagement d’un espace intégré aux bâtiments patrimoniaux visant à accueillir les visiteurs.

La Ville met les bouchées doubles afin de rendre accessible la portion de la forêt située au nord de la rivière Mascouche. Des travaux préparatoires sont en cours et aboutiront en 2029.

« On va créer et relier des sentiers pédestres et équestres. On va offrir un accès à la rivière Mascouche. On va connecter ce site-là à notre réseau de mobilité active déjà existant. On va mettre en valeur un patrimoine naturel exceptionnel. Et on va créer une destination majeure pour Mascouche et pour la grande région », a promis le maire Guillaume Tremblay lors du dîner-conférence annuel de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins.

Ce projet revêt une valeur immense pour Mascouche, affirme le maire qui s’engage à en faire « un lieu identitaire et rassembleur pour les générations actuelles et futures. »

Offrir un accès privilégié aux citoyens

Le parc offrira aux citoyens un accès à des milieux naturels à proximité de leur domicile, dans un environnement connecté à la rivière Mascouche, aux sentiers et au réseau de mobilité active de la Ville.

Ce sera une destination phare de plein air qui rendra Mascouche plus attractif.

Entre l’annonce d’un projet et sa concrétisation, le chemin est rarement sans embûches, rappelle le maire, soulignant l’importance du projet pour la communauté.

« Aucun manuel de gestion ne vous apprend à prévoir », a-t-il lancé, prenant en exemple la présence d’un martinet ramoneur niché dans une vieille cheminée patrimoniale du site qui, selon lui, ralentit les travaux.

Si le maire se dit sensible à la protection de la faune, il n’a pas caché une certaine impatience face à la situation. « La patience, je ne suis pas celui qui en a le plus », a-t-il admis avec humour.

Le domaine seigneurial, une fois livré, devrait avoir des retombées positives pour résidents de Mascouche, et stimuler l’économie locale. Le maire s’attend à ce que les visiteurs attirés par le site fréquentent les restaurants, les cafés et les commerces du secteur, contribuant ainsi à la vitalité du vieux Mascouche et du centre-ville.