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Mascouche renouvelle son engagement de prévenir les incendies

Il s’agit pour la Municipalité de renforcer la sécurité dans les foyers et de sensibiliser la population aux bonnes pratiques en matière de prévention. Lors des visites, les résidents échangeront avec les pompiers et poseront leurs questions. Dès la semaine prochaine, ces derniers seront à pied d’œuvre afin d’avertir la population sur la nécessité de changer les piles des avertisseurs de fumée et de faire des essais au moins deux fois par année.

La campagne s’étend à tous les types de résidences, incluant les duplex et les quadruplex. Les pompiers sillonneront la ville par secteurs, afin de rejoindre le plus grand nombre de citoyens possible.

Une dizaine de pompiers mobilisés

Lors de leur passage, les pompiers vérifieront les avertisseurs de fumée et les détecteurs de monoxyde de carbone, conformément au règlement municipal en vigueur. « Des fois on va dépasser un petit peu si notre objectif n’est pas atteint. Mais ils vont passer à travers au moins 3000 foyers pour vérifier les avertisseurs de fumée, pour donner des renseignements concernant tout ce qui touche l’incendie, tout ce qui touche la prévention aussi, parce qu’on peut donner des conseils en même temps », indique Guy Desnoyers, préventionniste au Service de la prévention des incendies de la Ville.

Il explique que le programme mobilise une dizaine de pompiers au total. Une partie d’entre eux consacrent deux heures de leur après-midi à couvrir un secteur résidentiel, en parallèle de leurs fonctions habituelles sur les camions. Par ailleurs, deux à quatre pompiers sont affectés à temps plein aux visites chaque jour, de 8 h 30 à 16 h.

Les pompiers seront toujours en uniforme officiel et seront munis d’une pièce d’identité du Service de la prévention des incendies de Mascouche, indique la Ville.

Non-conformité des détecteurs de fumée

Aucune sanction n’est prévue en cas de non-conformité des appareils. M. Desnoyers indique que le service mise avant tout sur la bonne foi des résidents. Lors de chaque visite, un constat est rempli sur place, puis un courrier officiel est envoyé dans les deux semaines suivantes pour rappeler aux propriétaires les correctifs à apporter, comme le remplacement d’un avertisseur défectueux. « Et souvent, ce qu’on va faire, parce que sur la lettre, ça indique de nous appeler quand ce sera fait, on va aller faire un tour dans quelques résidences pour voir si le changement [a bien été effectué] », explique le responsable.

Si des manquements persistent malgré ces rappels, le règlement municipal pourrait alors être invoqué. Guy Desnoyers se dit toutefois confiant que la population comprendra l’importance de se conformer, puisqu’il s’agit de la sécurité des familles.

En plus des visites, la Ville encourage la population à évaluer la sécurité de son domicile en remplissant le formulaire d’autoévaluation disponible en ligne.

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Sports

Rodger Brulotte – Un dernier hommage à un Terrebonnien plus grand que nature

Gens d’affaires, personnalités politiques et figures du monde des médias, sans oublier la famille et les amis, étaient présents. Mais, le temps d’une journée, tous se sont dits là pour leur ami. « C’est un ami, un chum », a résumé Pierre-Karl Péladeau.

Chroniqueur, animateur et commentateur sportif, Rodger Brulotte aura marqué le Québec par sa passion du baseball, sa voix et son énergie. Au-delà du micro, plusieurs ont rappelé un homme profondément engagé dans sa communauté, notamment auprès des jeunes et du milieu scolaire.

Personne assise parmi l'assistance d'une cérémonie, portant un foulard bleu des Expos orné d'un coquelicot rouge
Photo Joël Lemay – Fils de la famille propriétaire des Expos jusqu’en 1990, Stephen Bronfman connaît Rodger Brulotte depuis l’enfance.

La grande famille du baseball en deuil

La famille des Expos s’est déplacée sur la Rive-Nord pour lui rendre hommage. Stephen Bronfman, fils de l’ancien propriétaire majoritaire de l’équipe, a évoqué un lien personnel fort. « Je le connaissais depuis que j’avais 5 ans, c’était comme un grand frère », a-t-il confié.

Claude Brochu, ancien président des Expos, l’a décrit comme « un homme extraordinaire », soulignant son rôle dans le rayonnement du baseball au Québec. Même écho du côté de Geoff Molson, qui a insisté sur sa capacité à rassembler et à conseiller.

« C’est quelqu’un qui, lorsqu’il entrait dans une salle, tout le monde était content », a-t-il dit.

Un homme engagé, ici aussi

Au fil des témoignages, plusieurs ont tenu à rappeler l’ampleur de son implication, bien au-delà du sport professionnel. Rodger Brulotte s’était notamment investi dans différentes causes, dont la lutte contre le cancer, lui qui agissait à titre de coprésident du Relais pour la vie.

Son engagement communautaire lui avait aussi valu des distinctions, dont la Médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes en 2025, soulignant l’impact qu’il aura eu dans la région.

Éloge prononcé au lutrin d'une église lors d'une cérémonie funéraire, cierge allumé et fleurs blanches à proximité
Photo Joël Lemay – Pascale Vallée a livré un discours émouvant pour son mari.

Un dernier mot

Pascale Vallée, son épouse, a ouvert la cérémonie avec un discours empreint d’émotion, évoquant leurs derniers moments ensemble.

C’est finalement dans cette église où ils s’étaient mariés qu’elle a raconté, la voix nouée, qu’en chantant une dernière fois My Way de Frank Sinatra, Rodger Brulotte lui a soufflé : « Bonsoir, je suis parti. »

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Actualités

Mascouche adopte sa toute première Politique de participation publique

Adopter cette politique est une façon pour la Ville de rendre la participation plus accessible, d’améliorer les projets grâce aux idées de la communauté et de s’assurer que les initiatives répondent aux besoins réels des citoyens. La politique établit des règles précises quant à la façon d’informer la population et de l’inviter à donner son avis. Elle repose sur des principes d’ouverture, de collaboration et de neutralité.

Le maire Guillaume Tremblay est convaincu que les meilleurs projets sont ceux construits avec la population. Cette politique est, selon lui, la concrétisation de la vision de la Ville d’offrir des occasions claires et accessibles pour informer, consulter et impliquer les citoyens dans les décisions qui touchent leur quotidien.

« [Cette politique] nous guide pour vous consulter en amont, expliquer les enjeux de manière transparente et vous revenir sur ce que nous avons entendu et sur la façon dont votre contribution a été prise en compte », déclare le maire en préambule du document. Il invite les citoyens à prendre part aux démarches de participation publique lorsqu’ils y seront conviés, à partager leurs idées et leurs préoccupations dans un esprit constructif et de collectivité.

Coconstruire l’avenir de la Ville

La Ville sollicite depuis plusieurs années la participation de la population sur diverses thématiques, notamment par des sondages et des séances de consultation, afin de recueillir des commentaires et suggestions pour éclairer les décisions municipales et nourrir la réflexion autour des projets qu’elle pilote. La Politique de participation publique de la Ville de Mascouche va plus loin. Elle vient structurer la collaboration entre le conseil municipal, l’administration municipale et les citoyens, en appuyant leur engagement à favoriser des moments d’échange et de partage d’information, indique le document.

La Politique encourage une participation active des citoyens aux processus décisionnels de la Ville, tout en reconnaissant la contribution de chacun à l’amélioration d’un milieu de vie rassembleur. Elle vise aussi à partager la réalité et les enjeux municipaux actuels et futurs, et à renforcer le lien de confiance entre la population et l’administration municipale.

Elle poursuit quatre grandes ambitions. D’abord, renforcer le lien de confiance entre les citoyens et l’institution municipale, en intégrant la population aux processus décisionnels de façon transparente et continue. Ensuite, stimuler la participation active des Mascouchois en les informant et en les consultant suffisamment tôt pour qu’ils puissent exercer une véritable influence sur les décisions qui façonnent leur milieu de vie.

La Politique vise également à favoriser l’acceptabilité sociale des projets en s’appuyant sur des démarches ouvertes, qui donnent voix à la diversité des perspectives citoyennes. Enfin, elle entend bonifier la qualité des projets municipaux en les adaptant aux besoins réels et aux attentes de la communauté, dans le respect de l’intérêt collectif.

Des sujets variés, comme les grandes orientations de la Ville, les plans d’action ou l’aménagement de nouveaux parcs, pourront faire l’objet de consultations.

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Économie

L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Société

Commerçants et résidents dénoncent une situation préoccupante dans le Vieux-Terrebonne

Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.

Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.

Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.

Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.

La séance municipale comme tribune

Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.

Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »

Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »

Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.

« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.

Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.

Citoyenne prenant la parole au podium lors d'un conseil municipal de Terrebonne, élus assis au banc devant les drapeaux
Photo Dany Baribeau

Une réalité difficile à mesurer

Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.

Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.

Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.

Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.

La Ville en prend acte

Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.

Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.

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Économie

Un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif bientôt à Terrebonne

Le chantier de 164 nouvelles unités résidentielles s’installe sur le boulevard Lucille-Teasdale, dans un secteur en forte croissance démographique, et vient palier l’enjeu de pénurie de logements de la ville de Terrebonne.

Le projet, qui en est à sa première phase, est soutenu par le gouvernement du Québec dans le cadre du Programme d’innovation en construction en bois (PICB), qui découle du Plan pour une économie verte 2030. « Dès que nos critères seront atteints, on pourra déclencher la phase 2, sur le même terrain, qui, elle, va amener le projet jusqu’à 424 unités, la phase 2 étant prévue à 18 étages », annonce Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier de solidarité FTQ.

L’objectif, selon lui, est de reproduire ce modèle dans les milieux urbains qui s’y prêtent. La nature même du projet, un immeuble d’une si grande hauteur, le limite aux zones densément peuplées. Une fois, la première phase complétée et le modèle éprouvé, le projet sera déployé à plus grande échelle partout où les conditions le permettront, explique-t-il.

Façade moderne composée de panneaux verticaux brun texturé et bandes sombres, surface répétitive avec lignes régulières et ambiance extérieure.
Photo Iona Mousli – Le Fonds de solidarité FTQ inaugure son chantier de construction d’un immeuble résidentiel de 12 étages en bois massif à Terrebonne.

Innovation

Pour des raisons environnementales, le Fonds immobilier de solidarité FTQ mise sur le bois massif, un matériau à faible empreinte carbone. La conception est axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’efficacité énergétique, les principes de réemploi des matériaux et le confort thermique des occupants. En privilégiant le bois massif, le Fonds contribue à la décarbonation de son portefeuille immobilier, une priorité inscrite dans sa stratégie, soutient le vice-président.

Pour la première fois en Amérique du Nord, le projet aura recours à la technologie québécoise Upbrella, un procédé de construction abritée qui protège les matériaux des intempéries tout en améliorant la sécurité des travailleurs sur le chantier. Le bois massif utilisé sera quant à lui fourni par Nordic Structures – Chantiers Chibougamau, un partenaire de longue date du Fonds.

Le premier projet du genre, d’une douzaine d’étages, avait été construit en 2017 à Québec. « Ce projet-là a déjà commencé à faire changer, à son époque, certains critères du Code national du bâtiment. Et chacun des nouveaux projets, comme nous on le fait présentement, vient influencer les futurs codes », explique M. Cormier.

Un projet très attendu

Le maire de Terrebonne souligne que ce projet reflète la vision de développement que la Ville entend poursuivre, soit augmenter l’offre de logements sur son territoire tout en privilégiant des approches innovantes et respectueuses de l’environnement. Il aura des retombées tangibles sur le quotidien des résidents de Terrebonne, en s’attaquant aux défis de pénurie de logements et de changements climatiques auxquels la ville est confrontée, ajoute-t-il.

Réagissant sur ses réseaux sociaux, la députée de Terrebonne du Parti québécois, Catherine Gentilcore, estime que ce projet est un excellent exemple d’innovation en matière de construction résidentielle, alliant durabilité, rapidité et rentabilité.

« Ces nouveaux logements, construits de manière durable avec du bois du Québec, viendront donner un bon coup de pouce pour augmenter l’offre de logements et ainsi contribuer à résorber la pénurie. Leur emplacement aux abords des grands axes routiers et de transport en commun constitue également un exemple d’aménagement urbain responsable et moderne », écrit-elle.

Le Parti québécois partage le constat du Fonds quant à la nécessité de réduire les coûts de construction au Québec et propose plusieurs mesures en ce sens, notamment l’harmonisation des normes, l’assouplissement de certaines exigences jugées excessives et la simplification des démarches administratives pour les promoteurs, précise-t-elle.

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Sports

Deux duels entre les Hawks et le Titan pour débuter le calendrier préparatoire

Le Titan, c’est l’ancien Mobux de McMaster, rebaptisé en vue de la saison estivale 2026.

Les deux clubs se sont affrontés à deux reprises le 18 avril, dans des duels consécutifs.

Et les deux fois, ce sont les Mirabellois qui sont sortis gagnants : 5-1, puis 5-3.

Tommy Bouffard s’est imposé face aux Lavallois. Deux buts et deux mentions d’aide dans la première rencontre. Deux autres buts dans la seconde. Devant le filet, Isac Sévigny a effectué 28 arrêts.

La saison n’est pas encore commencée que déjà les politesses s’échangent. En fin de soirée, les arbitres ont distribué des pénalités pour inconduite de partie, abus verbal et conduite antisportive.

La LNHB lance officiellement sa saison vendredi 1er mai. Le Titan reprendra l’action samedi face au ProStyle Lettrage de Lévis.

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Sports

Les Titans misent sur la jeunesse… sans attendre

Nouvellement relancée à la suite du transfert de l’organisation du Mobux, l’équipe lavalloise appartient désormais au même groupe que les Hawks de Mirabel mené par Éric Lachapelle. Une acquisition qui vise autant à occuper un marché stratégique qu’à créer une rivalité naturelle dans la région.

« On cherchait une équipe pour venir créer une rivalité avec les Hawks de Mirabel et Joliette. Laval, c’était un beau marché », explique le propriétaire.

Contrairement aux Hawks, bâtis sur plusieurs années et portés par un noyau expérimenté, les Titans prennent un virage différent dès le départ. L’équipe sera jeune. Très jeune.

« C’est une jeune, jeune équipe. On va faire un peu le même principe qu’avec les Hawks, monter tranquillement vers l’objectif ultime », poursuit-il.

Sur papier, l’écart est frappant. Lors des premiers matchs face aux Hawks, il y avait presque 200 matchs d’expérience de différence entre les deux formations. Mais à Laval, ce n’est pas un défaut. C’est le plan.

Pour encadrer cette relève, l’organisation mise sur un duo bien connu dans le milieu : Benoît Desrosiers à la barre, épaulé par Jean-Sébastien Plante. Deux profils expérimentés, passés par différents formats de jeu et reconnus pour leur compréhension du hockey balle.

« Ce sont des passionnés. Des gars qui ont joué à l’international et qui amènent beaucoup aux joueurs. On a déjà des commentaires très positifs de la ligue », souligne Jean-Philippe, le président.

Le mélange entre jeunesse et encadrement est au cœur du projet. Plusieurs vétérans doivent encore se greffer à l’alignement, avec l’objectif clair d’accélérer la progression des plus jeunes.

Mais derrière ce discours de développement, l’ambition est assumée.

« On veut faire du bruit. On veut déranger dès cette année », assure Jean-Philippe.

Un pari audacieux, surtout considérant que la formation d’origine avait terminé au dernier rang la saison précédente.

Le défi est grand, mais nourrit par de bonnes rivalités et du sang neuf, la saison de hockey balle s’annonce prometteuse chez les Titans.

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Sports

Alexis Joseph et Thomas Rousseau seront de l’équipe canadienne des moins de 18 ans

Les deux hockeyeurs viennent tout juste de compléter leur saison dans la LHJMQ.

Des Sea Dogs de Saint John, Alexis Joseph a conclu sa première campagne dans le circuit Cecchini avec 24 buts et 60 points en 54 rencontres. Originaire de la MRC des Moulins, le premier choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ s’est taillé une place sur l’équipe étoile des recrues.

Il avait également porté les couleurs du Canada lors du Défi mondial des M17, à l’automne. Il avait terminé le tournoi au sommet des pointeurs avec 13 points en cinq matchs.

Thomas Rousseau, natif de Saint-Eustache, sort pour sa part d’une longue série opposant le Phoenix de Sherbrooke aux Cataractes de Shawinigan. Ces derniers ont finalement eu le meilleur en sept rencontres.

La saison n’est toutefois pas terminée pour l’ancien des Vikings de Saint-Eustache. Auteur de 22 buts et 52 points, Rousseau a terminé au deuxième rang des marqueurs du Phoenix. Il aura maintenant l’occasion de défendre le titre du programme canadien.

Les deux joueurs feront partie d’un groupe de quatre Québécois invités au camp de l’équipe nationale. Coéquipier de Joseph à Saint John, Cameron Chartrand s’ajoute à la brigade défensive. Giorgos Pantelas complète le quatuor. Né à Laval, il a terminé son hockey mineur à Kelowna, en Colombie-Britannique, et évolue aujourd’hui avec les Wheat Kings de Brandon, dans la WHL.

Le Championnat mondial des moins de 18 ans s’amorcera le 22 avril, précédé de deux rencontres préparatoires les 17 et 19 avril. Les villes de Bratislava et Trenčín, en Slovaquie, accueilleront le tournoi jusqu’au 2 mai.

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Culture

Sylvie Froment lance le troisième tome des Belles de Lanaudière

Ce troisième volet raconte l’histoire de la grand-mère maternelle de l’auteure, une femme forte qui accompagne sa famille à travers la crise économique, les maladies, le début du féminisme et le déclin de la foi religieuse au Québec. L’action se déroule à Joliette entre 1920 et 1970.

Après Alphonsine la soumise et Laura la fille-fleur, Sylvie Froment poursuit son œuvre de mémoire en abordant les thèmes de la bienveillance, de la solidarité familiale et de la résilience. Originaire de Montréal, l’auteure puise dans l’histoire de sa famille de Joliette pour dresser un portrait des familles lanaudoises d’autrefois.

Photo courtoisie — L’auteure Sylvie Froment entourée des tomes de sa saga Les Belles de Lanaudière.