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Actualités

De Terrebonne au podium mondial de la viennoiserie

Ce dernier a décroché la médaille de bronze à la toute première Coupe du Monde de la viennoiserie, en France. Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi remporté le premier prix de la meilleure brioche mondiale grâce à une création inspirée de l’érable.

Face à 13 autres nations, l’artisan québécois a porté les couleurs du Canada jusque sur le podium, confirmant que le savoir-faire d’ici peut rivaliser avec les grandes traditions boulangères du monde.

Une passion héritée de quatre générations

Chez Damien Agliata, la boulangerie n’est pas un métier choisi au hasard, mais bien une composante de son ADN familial. Rapidement, il découvre une affinité particulière pour la viennoiserie plutôt que pour le pain traditionnel.

« J’ai arrêté l’école à 16 ans, et j’ai commencé la boulangerie à 17 ans avec mon père, raconte-t-il. Je suis boulanger de 4e génération. Mon père, mon grand-père, mon arrière-grand-père étaient boulangers. J’ai commencé à faire les croissants et les chocolatines… je n’ai jamais lâché cette branche de la boulangerie ».

Au-delà du concours, Damien défend une vision claire de l’alimentation : celle du produit bien fait, local et transparent. Pour lui, encourager les artisans de quartier demeure essentiel.

« On sait ce qu’on mange. On utilise des produits de haute qualité, exprime-t-il. Encourager l’artisan du coin, c’est toujours mieux que d’encourager les grosses industries ».

La brioche à l’érable qui a séduit le monde

Parmi les dix produits à présenter lors de la Coupe du monde de la viennoiserie, un devait incarner le pays représenté. Damien a alors choisi de miser sur le symbole des cabanes à sucre du Québec : l’érable. Une création qui a été réalisée artisanalement, sans colorant artificiel.

« Il fallait faire une brioche aux saveurs de notre pays, dit-il. J’ai essayé de représenter un peu l’automne avec la feuille d’érable, avec une crème à l’érable et des pacanes. Les premiers essais, ce n’était pas du tout concluant. Ça a pris un bon trois ou quatre mois avant de me statuer sur ce produit-là. »

Une victoire humaine avant tout

Au moment de parler de sa plus grande fierté, Damien ne mentionne ni trophée ni médaille. Il pense d’abord aux siens et aux épreuves qu’il a dû traverser pour trouver sa place, malgré son parcours académique atypique.

« Il y a plein de jeunes qui ne s’épanouissent pas à l’école, assure-t-il. Ça ne veut pas dire que tu n’es rien. La preuve, c’est dans le travail et la passion qu’on fait ses preuves ».

Dans la vitrine de La Shop à Pain, dirigée par Guillaume Roy, boulanger de 4e génération également, les croissants ont désormais un parfum de médaille. Et à travers le parcours de Damien Agliata, c’est tout un territoire qui rayonne : celui des artisans québécois capables de transformer beurre, farine et patience en excellence mondiale.

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Actualités Éducation

Le Collège Saint-Sacrement en route pour la finale provinciale du Défi génie inventif

D’aussi loin qu’Antoine Fournier s’en souvienne, c’est la première fois que le Collège Saint-Sacrement se qualifie aussi loin dans le concours. C’est pour lui une expérience hors du commun. Le genre d’événement qu’on ne vit qu’une fois. « On ne peut pas vivre ça tout le temps. Je me sens vraiment chanceux d’avoir fait partie d’une belle équipe comme ça, qui s’entoure et qui s’encourage », déclare celui qui a remporté la médaille d’or aux côtés de ses coéquipiers Henri Bousquet, Martin Yang et Thomas Guillemette.

Un véritable travail d’équipe, jumelé à de la motivation et de la persévérance qui « nous a forcés à continuer et à aller encore plus loin […] et qui nous a vraiment marqués », confie le jeune homme, soulignant que le parcours n’a pas été sans embûches.

« Au début, on n’était pas sûrs les uns des autres que ça allait vraiment marcher, parce que Martin, Henri, Thomas et moi, on n’est pas des gens qui se côtoient. Mais on a appris à se connaître à travers ce projet et on a découvert les passions et les intérêts des uns et des autres. »

–Antoine Fournier, élève au 2e secondaire, Collège Saint-Sacrement

Trois médailles et d’autres distinctions

Des médailles d’or, de bronze et d’argent ont été attribuées aux 3 équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement. Les deux premières représenteront la région au volet national du concours. Les jeunes ont relevé le défi « Tire la chaîne » qui consiste en la fabrication d’un prototype capable de se déplacer sur la plus grande distance possible grâce à la descente d’une masse, en tirant une chaîne.

Outre les 3 premiers prix, le Collège Saint-Sacrement est reparti avec plusieurs autres distinctions, dont celui de l’inventivité remis par la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke.

Ce qui les a distingués des autres équipes, croit Henri Bousquet, c’est la qualité du travail effectué. « On était la seule équipe du concours à avoir des roulements à billes. Ces roulements à billes réduisent considérablement la friction sur notre essieu en bois, ce qui a permis à notre bolide d’aller plus loin en tirant la chaîne », déclare le récipiendaire de la médaille d’or.

Pour M. Martin Dupont, enseignant responsable du projet Défi génie inventif au Collège Saint-Sacrement, ses équipes réunissaient des élèves de tous les niveaux, mais animés d’une même volonté de gagner. Il raconte qu’ils se sont donnés corps et âme dans la conception de leur bolide, peaufinant leurs ajustements jusqu’à la toute dernière minute. « C’était magnifique de les voir rayonner et être fiers de leur construction, une fois rendus à Saint-Jérôme », confie-t-il.

Ils en sont d’autant plus fiers, précise le responsable, qu’ils représenteront désormais leur région à la finale provinciale. « Pour eux, c’était une occasion en or de représenter leur collège. Ils étaient vraiment fiers de ça, ça se voyait dans leurs yeux », explique M. Dupont.

Un processus rigoureux

Depuis deux ans, l’enseignant Martin Dupont participe avec ses élèves au Défi. Cette année, il a organisé les activités à la fois en classe et en parascolaire à l’heure du midi, selon le niveau des élèves. Après avoir tenu une finale interne réunissant 25 équipes, il a retenu les trois meilleures formations pour la finale régionale. « Et puis, oui, on a eu une belle surprise […] quand on a remporté, en fait, les trois premières places », se réjouit-il.

Cette victoire a porté certains élèves à vouloir travailler encore plus fort à l’école, indique l’enseignant. Il note également que plusieurs n’avaient pas fermé l’œil la nuit précédant la compétition, signe de la pression ressentie. « C’est clairement quelque chose qui peut leur être utile dans leur vie de tous les jours, la gestion des émotions, du stress, toute l’anticipation par rapport à la compétition », estime-t-il.

Ce sont 33 jeunes qui se sont affrontés le 16 avril à l’Université du Québec en Outaouais, campus de Saint-Jérôme. Seulement quatre équipes sont admises au concours national. Les deux premières équipes de premier cycle du Collège Saint-Sacrement représenteront la région au volet national le 23 mai 2026 à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke.

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Économie

Lanaudière : Appel de projet de 500 000 $ pour lutter contre la pauvreté

Ce projet s’inscrit dans le cadre du déploiement de la Démarche lanaudoise et vise à soutenir financièrement des initiatives intervenant à la fois sur les causes et les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Les sommes attribuées proviennent du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité de Lanaudière, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

« Cet appel de projets témoigne de l’importance que nous accordons à la solidarité dans nos collectivités », a déclaré la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, dans un communiqué. Elle souhaite, par cette initiative, « soutenir des projets porteurs d’entraide, d’inclusion et de soutien concret aux personnes plus vulnérables. » Elle estime que « chaque projet peut réellement changer les choses dans la vie des gens et contribuer à bâtir une communauté plus forte ».

Des priorités locales

Les projets soumis doivent être en lien avec au moins l’une des six priorités locales de la MRC Les Moulins, à savoir l’accès à une alimentation abordable, saine et diversifiée pour les personnes vulnérables, l’ouverture à la diversité et le vivre-ensemble inclusif, l’accès au logement et la gestion d’un budget équilibré, la santé physique et mentale de la population, le développement des enfants et des jeunes dans toutes les sphères de leur vie, ainsi que le sentiment de sécurité pour l’ensemble des résidents du territoire.

« Dans un contexte où les défis sociaux sont de plus en plus préoccupants, nous avons la responsabilité collective d’agir concrètement pour faire une différence dans la qualité de vie des gens, et plus particulièrement dans la MRC Les Moulins dans le cadre du présent appel de projets », a déclaré Isabelle Perreault, présidente de la Table des préfets de Lanaudière.

Elle se dit convaincue que les réponses les plus efficaces émergent des communautés elles-mêmes, précisant que c’est par la concertation et l’entraide que des actions concrètes pourront voir le jour et améliorer durablement le bien-être des gens.

Les sommes disponibles pour cet appel de projets représentent le montant résiduel de l’enveloppe totale pour la MRC Les Moulins et s’ajoutent aux sommes déjà dévoilées en octobre 2025. Un nouvel appel de projets sera bientôt annoncé pour les autres territoires de la MRC et les projets régionaux. Les projets devront être soumis au plus tard le 18 mai 2026, et leur réalisation est prévue le 1er juillet 2026, avec une clôture des activités au plus tard le 31 mars 2029.

Les organismes qui souhaitent soumettre un projet doivent consulter le site Internet de la Table des préfets afin d’accéder à l’ensemble des documents liés à l’annonce, tels que le guide d’information, le formulaire de dépôt de projet et le formulaire budgétaire.

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Actualités Environnement

Consultation citoyenne pour le parc nature du Boisé à Terrebonne

Le conseiller municipal et vice-président de la Commission de l’aménagement et du patrimoine, Robert Auger, appelle les citoyens à donner leur avis afin de façonner ce projet récréotouristique.

« La participation citoyenne est essentielle dans la réalisation de ce projet. Nous voulons que ce futur parc nature reflète les aspirations de notre communauté », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une mobilisation collective. « C’est ensemble que nous en ferons un espace à la fois accueillant, respectueux de l’environnement et adapté aux besoins des générations futures », a déclaré le conseiller municipal du District 13 Coteau-des Vignobles.

La Ville entend concevoir un espace qui répond aux besoins de la population tout en respectant le milieu naturel. Cette démarche de consultation permettra aux citoyens et aux organismes de Terrebonne et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de contribuer aux orientations d’aménagement du futur parc nature. 

La participation citoyenne, une étape clé

Les citoyens et organismes peuvent contribuer à différentes étapes de la démarche, soit en déposant des propositions ou des préoccupations dans la boîte à idées disponible sur le site Internet de la Ville, en participant aux ateliers de réflexion et de co-construction conçus pour les résidents et organismes de Terrebonne, ou en répondant au sondage de validation.

Le maire Mathieu Traversy voit en ce futur parc nature du Boisé « un projet collectif dont nous sommes fiers ». Il s’agit pour lui, « de créer un lieu qui protège la nature tout en offrant un espace rassembleur et accessible pour toute la communauté ». Le maire appelle les citoyens de Terrebonne et de la CMM à participer à la réflexion sur l’aménagement du site.

« La participation citoyenne permettra de guider l’élaboration du plan d’aménagement, en recherchant un équilibre entre la protection de la biodiversité et des usages récréatifs respectueux du milieu naturel », précise la Ville dans un communiqué.

Les idées et commentaires recueillis serviront à orienter la réflexion sur les aménagements envisageables, notamment la création de sentiers et d’espaces d’observation, la mise en valeur des milieux naturels, l’aménagement d’espaces récréatifs légers respectueux de l’environnement, ainsi que la construction d’infrastructures comme un polydôme pouvant accueillir une patinoire réfrigérée en hiver et un terrain sportif en été.

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Actualités Environnement

Terrebonne se dote d’un plan pour protéger la couleuvre brune

Le projet est financé par une subvention de 250 000 $ de la Fondation de la faune du Québec et du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan nature 2030.

Discrète et inoffensive, la couleuvre brune joue pourtant un rôle concret dans les écosystèmes en régulant les populations de limaces, d’escargots et d’insectes. Son taux de mortalité actuel est jugé préoccupant par la Ville.

Le plan directeur prévoira des inventaires sur le territoire, l’analyse des connaissances existantes et l’identification de solutions pour protéger le reptile. Il servira également à guider les promoteurs dans le développement urbain durable.

« Nos milieux naturels sont une richesse collective, et nous voulons les protéger de façon structurée et cohérente », affirme Carl Miguel Maldonado, conseiller municipal et président de la Commission de la transition écologique et de l’environnement.

Des panneaux de sensibilisation seront également installés à des endroits stratégiques dans les prochains mois. Les citoyens seront notamment invités à observer les reptiles de loin et à éviter de les manipuler. Aucun coût supplémentaire ne sera assumé par les citoyens.

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Actualités

Mascouche renouvelle son engagement de prévenir les incendies

Il s’agit pour la Municipalité de renforcer la sécurité dans les foyers et de sensibiliser la population aux bonnes pratiques en matière de prévention. Lors des visites, les résidents échangeront avec les pompiers et poseront leurs questions. Dès la semaine prochaine, ces derniers seront à pied d’œuvre afin d’avertir la population sur la nécessité de changer les piles des avertisseurs de fumée et de faire des essais au moins deux fois par année.

La campagne s’étend à tous les types de résidences, incluant les duplex et les quadruplex. Les pompiers sillonneront la ville par secteurs, afin de rejoindre le plus grand nombre de citoyens possible.

Une dizaine de pompiers mobilisés

Lors de leur passage, les pompiers vérifieront les avertisseurs de fumée et les détecteurs de monoxyde de carbone, conformément au règlement municipal en vigueur. « Des fois on va dépasser un petit peu si notre objectif n’est pas atteint. Mais ils vont passer à travers au moins 3000 foyers pour vérifier les avertisseurs de fumée, pour donner des renseignements concernant tout ce qui touche l’incendie, tout ce qui touche la prévention aussi, parce qu’on peut donner des conseils en même temps », indique Guy Desnoyers, préventionniste au Service de la prévention des incendies de la Ville.

Il explique que le programme mobilise une dizaine de pompiers au total. Une partie d’entre eux consacrent deux heures de leur après-midi à couvrir un secteur résidentiel, en parallèle de leurs fonctions habituelles sur les camions. Par ailleurs, deux à quatre pompiers sont affectés à temps plein aux visites chaque jour, de 8 h 30 à 16 h.

Les pompiers seront toujours en uniforme officiel et seront munis d’une pièce d’identité du Service de la prévention des incendies de Mascouche, indique la Ville.

Non-conformité des détecteurs de fumée

Aucune sanction n’est prévue en cas de non-conformité des appareils. M. Desnoyers indique que le service mise avant tout sur la bonne foi des résidents. Lors de chaque visite, un constat est rempli sur place, puis un courrier officiel est envoyé dans les deux semaines suivantes pour rappeler aux propriétaires les correctifs à apporter, comme le remplacement d’un avertisseur défectueux. « Et souvent, ce qu’on va faire, parce que sur la lettre, ça indique de nous appeler quand ce sera fait, on va aller faire un tour dans quelques résidences pour voir si le changement [a bien été effectué] », explique le responsable.

Si des manquements persistent malgré ces rappels, le règlement municipal pourrait alors être invoqué. Guy Desnoyers se dit toutefois confiant que la population comprendra l’importance de se conformer, puisqu’il s’agit de la sécurité des familles.

En plus des visites, la Ville encourage la population à évaluer la sécurité de son domicile en remplissant le formulaire d’autoévaluation disponible en ligne.

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Sports

Rodger Brulotte – Un dernier hommage à un Terrebonnien plus grand que nature

Gens d’affaires, personnalités politiques et figures du monde des médias, sans oublier la famille et les amis, étaient présents. Mais, le temps d’une journée, tous se sont dits là pour leur ami. « C’est un ami, un chum », a résumé Pierre-Karl Péladeau.

Chroniqueur, animateur et commentateur sportif, Rodger Brulotte aura marqué le Québec par sa passion du baseball, sa voix et son énergie. Au-delà du micro, plusieurs ont rappelé un homme profondément engagé dans sa communauté, notamment auprès des jeunes et du milieu scolaire.

Personne assise parmi l'assistance d'une cérémonie, portant un foulard bleu des Expos orné d'un coquelicot rouge
Photo Joël Lemay – Fils de la famille propriétaire des Expos jusqu’en 1990, Stephen Bronfman connaît Rodger Brulotte depuis l’enfance.

La grande famille du baseball en deuil

La famille des Expos s’est déplacée sur la Rive-Nord pour lui rendre hommage. Stephen Bronfman, fils de l’ancien propriétaire majoritaire de l’équipe, a évoqué un lien personnel fort. « Je le connaissais depuis que j’avais 5 ans, c’était comme un grand frère », a-t-il confié.

Claude Brochu, ancien président des Expos, l’a décrit comme « un homme extraordinaire », soulignant son rôle dans le rayonnement du baseball au Québec. Même écho du côté de Geoff Molson, qui a insisté sur sa capacité à rassembler et à conseiller.

« C’est quelqu’un qui, lorsqu’il entrait dans une salle, tout le monde était content », a-t-il dit.

Un homme engagé, ici aussi

Au fil des témoignages, plusieurs ont tenu à rappeler l’ampleur de son implication, bien au-delà du sport professionnel. Rodger Brulotte s’était notamment investi dans différentes causes, dont la lutte contre le cancer, lui qui agissait à titre de coprésident du Relais pour la vie.

Son engagement communautaire lui avait aussi valu des distinctions, dont la Médaille de l’Ordre des grands Terrebonniens et Terrebonniennes en 2025, soulignant l’impact qu’il aura eu dans la région.

Éloge prononcé au lutrin d'une église lors d'une cérémonie funéraire, cierge allumé et fleurs blanches à proximité
Photo Joël Lemay – Pascale Vallée a livré un discours émouvant pour son mari.

Un dernier mot

Pascale Vallée, son épouse, a ouvert la cérémonie avec un discours empreint d’émotion, évoquant leurs derniers moments ensemble.

C’est finalement dans cette église où ils s’étaient mariés qu’elle a raconté, la voix nouée, qu’en chantant une dernière fois My Way de Frank Sinatra, Rodger Brulotte lui a soufflé : « Bonsoir, je suis parti. »

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Actualités

Mascouche adopte sa toute première Politique de participation publique

Adopter cette politique est une façon pour la Ville de rendre la participation plus accessible, d’améliorer les projets grâce aux idées de la communauté et de s’assurer que les initiatives répondent aux besoins réels des citoyens. La politique établit des règles précises quant à la façon d’informer la population et de l’inviter à donner son avis. Elle repose sur des principes d’ouverture, de collaboration et de neutralité.

Le maire Guillaume Tremblay est convaincu que les meilleurs projets sont ceux construits avec la population. Cette politique est, selon lui, la concrétisation de la vision de la Ville d’offrir des occasions claires et accessibles pour informer, consulter et impliquer les citoyens dans les décisions qui touchent leur quotidien.

« [Cette politique] nous guide pour vous consulter en amont, expliquer les enjeux de manière transparente et vous revenir sur ce que nous avons entendu et sur la façon dont votre contribution a été prise en compte », déclare le maire en préambule du document. Il invite les citoyens à prendre part aux démarches de participation publique lorsqu’ils y seront conviés, à partager leurs idées et leurs préoccupations dans un esprit constructif et de collectivité.

Coconstruire l’avenir de la Ville

La Ville sollicite depuis plusieurs années la participation de la population sur diverses thématiques, notamment par des sondages et des séances de consultation, afin de recueillir des commentaires et suggestions pour éclairer les décisions municipales et nourrir la réflexion autour des projets qu’elle pilote. La Politique de participation publique de la Ville de Mascouche va plus loin. Elle vient structurer la collaboration entre le conseil municipal, l’administration municipale et les citoyens, en appuyant leur engagement à favoriser des moments d’échange et de partage d’information, indique le document.

La Politique encourage une participation active des citoyens aux processus décisionnels de la Ville, tout en reconnaissant la contribution de chacun à l’amélioration d’un milieu de vie rassembleur. Elle vise aussi à partager la réalité et les enjeux municipaux actuels et futurs, et à renforcer le lien de confiance entre la population et l’administration municipale.

Elle poursuit quatre grandes ambitions. D’abord, renforcer le lien de confiance entre les citoyens et l’institution municipale, en intégrant la population aux processus décisionnels de façon transparente et continue. Ensuite, stimuler la participation active des Mascouchois en les informant et en les consultant suffisamment tôt pour qu’ils puissent exercer une véritable influence sur les décisions qui façonnent leur milieu de vie.

La Politique vise également à favoriser l’acceptabilité sociale des projets en s’appuyant sur des démarches ouvertes, qui donnent voix à la diversité des perspectives citoyennes. Enfin, elle entend bonifier la qualité des projets municipaux en les adaptant aux besoins réels et aux attentes de la communauté, dans le respect de l’intérêt collectif.

Des sujets variés, comme les grandes orientations de la Ville, les plans d’action ou l’aménagement de nouveaux parcs, pourront faire l’objet de consultations.

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Économie

L’incubateur d’entreprises innovantes Innohub lance TechLab

Pour le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, le passage d’une idée à une entreprise viable comporte de nombreuses étapes et incertitudes. « Avec cette nouvelle offre, InnoHub vient répondre directement à cette réalité : un accompagnement, de l’expertise, du mentorat et un réseau pour aider les entrepreneurs à avancer plus vite, avec moins de risques ».

InnoHub se positionne comme un carrefour d’innovation, indique le maire. Sa mission est d’appuyer les entrepreneurs dans la transformation de leurs idées en « projets concrets, solides et viables ».

InnoHub La Centrale propose désormais un parcours structuré, concret et évolutif, qui combine une phase d’incubation de 18 mois à une phase d’accélération de 12 mois, le tout soutenu par la plateforme numérique Catalyse, indiquent les responsables. Grâce à cet environnement intégré, les entrepreneurs pourront suivre leur progression en temps réel et profiter d’un accompagnement stratégique plus personnalisé, soulignent-ils.

Passer de l’idée à l’action

Le TechLab offre aux entrepreneurs un espace pour expérimenter et accélérer le développement de produits innovants. Il est doté d’équipements de pointe, dont des imprimantes 3D, des outils de prototypage, une salle de baladodiffusion et des casques de réalité virtuelle. Appuyé par un réseau d’experts et un écosystème collaboratif, le TechLab favorise l’apprentissage par l’action, la créativité et les connexions stratégiques.

« La nouvelle offre de services d’InnoHub est une expérience entrepreneuriale complète, structurée et ancrée dans la réalité des entreprises », a déclaré M. Tremblay. Il indique vouloir attirer des entrepreneurs ambitieux, leur fournir les outils appropriés au moment opportun et les accompagner dans le développement de projets solides, viables et porteurs pour l’économie. « InnoHub devient un partenaire stratégique pour celles et ceux qui veulent passer à l’action », ajoute-t-il.

Cette évolution s’inscrit dans le cadre du projet « Signature innovation » de la MRC Les Moulins et vise notamment à renforcer le positionnement du territoire en innovation et à soutenir la transition écologique des entreprises, indique un communiqué. Un volet en écoconception, développé en partenariat avec INÉDI, viendra également enrichir l’accompagnement offert.

Pour le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, avec cette évolution majeure, InnoHub La Centrale devient bien plus qu’un incubateur. « C’est un véritable carrefour d’innovation pour notre territoire », soutient-il, précisant que les conditions sont mises en place afin de permettre aux entrepreneurs de tester, d’apprendre, de collaborer et, surtout, d’accélérer leur croissance. « InnoHub est un levier concret pour placer Terrebonne et Mascouche comme un pôle incontournable en innovation et en entrepreneuriat durable », déclare le préfet de la MRC Les Moulins.

Investir dans l’économie régionale

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a contribué à hauteur de 2 612 010 $ dans la mise en place de cette offre renouvelée, dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité (FRR). La MRC Les Moulins, elle, a offert 652 990 $.

Mathieu Lemay, député de Masson et adjoint parlementaire du ministre des Relations internationales et de la Francophonie, se réjouit de l’inauguration du TechLab d’InnoHub La Centrale. Selon lui, « cet investissement de notre gouvernement vient appuyer concrètement les entrepreneurs d’ici, en leur donnant accès à des équipements modernes et à un environnement propice à l’innovation ». Il soutient que cette initiative permettra d’accélérer le développement de projets, de favoriser la création d’emplois de qualité et de renforcer la vitalité économique de la région.

Les entrepreneurs innovants sont invités dès maintenant à soumettre leur candidature et à déposer un projet innovant, leur permettant de devenir une entreprise incubée.

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Société

Commerçants et résidents dénoncent une situation préoccupante dans le Vieux-Terrebonne

Un homme d’une quarantaine d’années, qui, selon elle, se dirigeait initialement vers la route 25, aurait fait demi-tour dès qu’il l’a croisée pour la prendre en filature.

Elle explique avoir tenté plusieurs manœuvres pour le semer, se dirigeant vers des rues résidentielles et faisant semblant de téléphoner, sans succès. « […] Il continue la route, mais en se retournant à quelques occasions, comme pour voir vraiment dans ma direction. […] il s’arrête. Il fait quelques étirements au bord du trottoir en regardant encore dans ma direction. […] il prend le petit bout de chemin qui mène au barrage. […] il m’attendait au barrage, mine de rien. Il faisait comme s’il regardait l’eau », explique Mme Arguin.

Elle dit l’avoir confronté, le pointant du doigt et lui signifiant qu’elle appellerait la police. Il a nié la suivre, invoquant son circuit habituel d’exercice, avant de poursuivre son chemin, indique la sexagénaire.

Depuis l’incident, Lucie Arguin, qui fréquente Terrebonne depuis des années avant de s’y établir il y a environ un an, a changé ses habitudes de marche. Elle ne fait plus son circuit habituel sans être accompagnée d’une amie.

La séance municipale comme tribune

Lucie Arguin n’est pas la seule à avoir vécu pareil incident. Des commerçants et résidents du Vieux-Terrebonne se disent préoccupés par des cas de harcèlement, d’agressions sexuelles et de vols dans le secteur. Une situation qu’ils attribuent à la fermeture du poste de police de proximité.

Ils étaient une dizaine — victimes, résidents et commerçants — à prendre la parole lors de la séance ordinaire du 21 avril, présentant au conseil municipal un portrait qu’ils jugent alarmant de leur quartier. « Depuis la fermeture du poste de police à proximité de notre quartier, les enjeux se multiplient : trafic humain et sexuel, agressions envers les femmes, vols, plaintes liées au bruit et à la vitesse. Toutes ces situations entraînent un sentiment d’insécurité grandissant [au sein de la population du Vieux-Terrebonne.] »

Mobilisés par Leica Leclerc, propriétaire du salon MicroKlimat Coiffure dans le Vieux-Terrebonne, ils réclament l’éradication de ces pratiques dans le secteur. « Au salon, nous avons malheureusement dû intervenir à plusieurs reprises dans des situations hors de contrôle et faire appel aux autorités policières pour des situations de violence envers les femmes […] Des femmes sont aussi venues se réfugier, dans notre salon situé sur la rue Sainte-Marie, juste ici à côté, après avoir été suivies sur plusieurs rues ainsi que quelques quartiers. »

Elle rapporte avoir retrouvé dans le quartier une femme à moitié dévêtue, visiblement très intoxiquée, couverte de bleus et inconsciente de l’endroit où elle se trouvait. Après l’avoir ramenée au salon, elle dit avoir découvert une autre femme dans un état similaire à proximité, qui croyait se trouver à Montréal.

« En discutant avec la police, on a su que l’une venait de Toronto, l’autre de Brossard », explique-t-elle, soulignant que les deux femmes avaient déjà été retrouvées dans des situations similaires et fichées par les autorités policières dans des contextes liés au trafic sexuel.

Mme Leclerc rapporte que certaines clientes lui ont confié avoir été agressées à leur sortie des bars du secteur et qu’elle les a référées au CALACS.

Citoyenne prenant la parole au podium lors d'un conseil municipal de Terrebonne, élus assis au banc devant les drapeaux
Photo Dany Baribeau

Une réalité difficile à mesurer

Pour Mme Leclerc, son entreprise est bien plus qu’un salon. Il s’agit « d’un lieu de partage, d’écoute et d’implication dans notre communauté ». Ancienne intervenante psychosociale, elle dénonce la situation et rappelle que la sécurité de la communauté doit être une priorité.

Soulignant un sentiment d’insécurité grandissant dans le secteur, elle réclame le renforcement de la présence policière, l’ajout de caméras de surveillance, la présence de travailleurs de rue pour faire de la prévention notamment près des bars et des restaurants, ainsi qu’un meilleur éclairage dans les coins isolés, comme le stationnement Saint-Joseph.

Le sergent Vincent Charbonneau du Service de police de Terrebonne précise que depuis le déménagement du poste de commandement en 2024, le secteur Terrebonne, qui englobe le Vieux-Terrebonne et les environs, est passé de 25 % à 22 % des appels reçus par le service. Une diminution qui indique une baisse de la criminalité rapportée dans ce secteur, nuance-t-il.

Il reconnaît toutefois que les événements non signalés à la police lui échappent entièrement. « On a une diminution de la criminalité rapportée dans ce secteur-là. Mais cela existe quand même. S’il y a des événements que les gens ne rapportent pas à la police, on n’en a pas connaissance », soutient-il. M. Charbonneau annonce le déploiement dès le 17 mai d’une équipe multidisciplinaire, notamment à vélo, dédiée spécifiquement aux bars et aux secteurs achalandés. Il mentionne également qu’un plan de stratégie en sécurité urbaine est en cours d’élaboration pour l’été, en fonction des données de criminalité.

La Ville en prend acte

Le maire Mathieu Traversy annonce l’adoption d’une politique sur l’usage de caméras de surveillance dans les lieux publics. Celles-ci seront déployées au cours des prochains mois « afin d’assurer une surveillance en continu dans certains points plus chauds de la ville.

Le Conseil consultatif du Vieux-Terrebonne tiendra prochainement une rencontre où la question de la sécurité dans le secteur sera à l’ordre du jour. Le directeur du Service de police, M. Benoît Bilodeau, devrait y prendre part afin de discuter de ces enjeux, indique le maire.